RÉFLEXIONS pour Ps 123
Le pécheur repentant est comparé à un esclave. La mention du mot « esclave » dans l’Écriture rebute beaucoup de gens ; elle leur paraît humilier la dignité humaine, si bien qu’ils pensent devoir se briser eux-mêmes pour accepter une telle comparaison. Il est difficile à celui qui répète sans cesse le même ensemble de péchés familiers d’admettre que ce qui lui paraît humiliant l’élève et le redresse en réalité.
Oui, tôt ou tard, il faut voir que tout pécheur tombe sous la dépendance du péché et en devient ainsi l’esclave ; il ne faut donc pas s’offenser de ce mot. Mais constater la réalité ne signifie pas qu’elle doive demeurer immuable. Un esclave n’ose pas regarder le visage de son maître et ne regarde que sa main, qui donne des ordres ou punit ; mais nous, même conscients de notre indignité, nous pouvons regarder Celui qui a fait sortir le peuple de la maison de servitude.
Aujourd’hui encore, Il a le pouvoir de nous libérer de l’asservissement humiliant à notre propre état de péché et de nous rendre une conscience véritable de notre dignité et de notre valeur à Ses yeux. Il ne tient qu’à nous de vouloir nous tourner vers Lui.
