RÉFLEXIONS. Lecture en trois ans.

RÉFLEXIONS pour 2P 3:1-18

Notre époque semble précisément caractérisée par l’oubli de l’attente du Second Avènement. Cette pensée peut paraître étrange, car on parle sans cesse de la fin du monde ; tout le monde attend, tremble et a peur. Mais Lui, Dieu, quelqu’un L’attend-il ? En ce sens, il est très utile aux chrétiens de fréquenter des Juifs dont la foi est véritablement sincère. Ils se souviennent que les choses ne seront pas toujours comme aujourd’hui. Ils attendent avec intensité, non seulement avec crainte, mais aussi avec joie, la venue du Messie.

Pourtant, en principe, nous aussi nous attendons... Seulement, on ne voit pas dans notre vie cette attente intense et joyeuse avec laquelle on attend la personne aimée, en courant constamment à la porte, en prêtant l’oreille aux pas... et aussi en vérifiant son téléphone pour voir s’il n’y a pas un message expliquant son retard.

Nous vivons comme les jours viennent. Parfois, nous nous rappelons soit que notre monde est fini, soit que nous-mêmes sommes mortels. Nous prenons peur. Pendant un temps, cette frayeur peut même nous pousser à prier plus souvent, à faire quelque chose pour notre salut. Puis nous oublions de nouveau. Car nous oublions que nous n’attendons pas la Fin, mais le Commencement, que nous attendons Quelqu’un qui peut tout changer et tout rendre nouveau. Nous ne nous souvenons pas qu’en réalité nous « attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre où habitera la justice ». La vérité fait peur.

Et il est également effrayant de tout remettre simplement entre les mains de Dieu, ce Dieu pour qui « un jour est comme mille ans, et mille ans comme un jour ». C’est pourquoi, pour être avec Lui, il faut oublier le temps et vivre comme si l’éternité s’étendait devant nous, alors même que nous pouvons mourir l’instant suivant.

Si nous prenons conscience, ne serait-ce qu’une minute, que chacune de nos pensées, chaque parole et chaque action peut être la dernière, tandis que l’éternité s’étend devant nous, alors la vérité cesse d’être un épouvantail et devient réalité. Cet instant même, cette pensée, cette parole et cette action deviennent vérité. Car Dieu est la vérité qui éclaire chaque instant et toute l’éternité.

En même temps, par amour pour nous, le Seigneur S’est abaissé au point de naître, de devenir homme et de vivre dans le temps. Bien plus, Il a « usé de patience » et nous a sauvés par Sa patience. Un tel Dieu ne fait pas peur, et nous désirons Lui exprimer notre gratitude pour le salut au moins par cette même attente patiente sur le seuil, l’attente de Son Avènement, de la venue de Sa Lumière et de Sa vérité qui transforme le monde.