RÉFLEXIONS pour Ac 3:1-10
Nous voyons la première guérison accomplie par les apôtres après l’ascension du Christ au ciel. Un mendiant boiteux qui mendiait aux portes du Temple est guéri, un homme semblable aux millions de ses compagnons qui, pendant des millénaires, mendieront de la même façon aux portes d’autres temples. Mais justement, ce mendiant n’avait pas été amené par les apôtres ; depuis longtemps, tous ceux qui venaient au Temple le voyaient.
Il est bien connu que, parmi les mendiants, outre les personnes rejetées en marge et véritablement nécessiteuses, il y a toujours eu de nombreux professionnels qui gagnent ainsi leur vie et n’ont pas l’intention de changer de mode de vie. Les apôtres risquaient de tomber sur l’un de ceux qui n’avaient pas besoin de guérison ou qui, même guéris, n’en auraient pas témoigné publiquement, mais auraient continué à mendier en simulant leur ancienne maladie. Le mendiant, cependant, agit de manière « peu pratique », ce qui signifie qu’il a l’intention de changer de mode de vie.
L’homme guéri loue Dieu, et non les apôtres, sans qu’il y ait là aucune ingratitude. Les apôtres eux-mêmes témoignent en effet que la guérison vient de Dieu. Ainsi, l’homme guéri attesta sa foi : la puissance par laquelle ils pouvaient guérir leur avait été donnée par Dieu.
