RÉFLEXIONS pour Qo 12:1-3
En fait, il serait bon de se souvenir du Créateur non seulement aux jours de la jeunesse, mais aussi dans ces jours et années qui sont à juste titre appelés lourds. Ce sont les jours de la vieillesse, dont il est parlé au moyen d'un tableau imagé de la destruction du corps: ceux qui gardent la maison, les mains tremblantes, celles qui moulent, dont il en reste peu, les dents... Mais quand viennent les malheurs, on se souvient plus souvent du Créateur, selon le principe: «tant que le tonnerre n'a pas grondé, le paysan ne se signe pas»; il faudrait pourtant se souvenir de Lui indépendamment des malheurs, et d'autant plus en leur absence. C'est pourquoi l'Ecclésiaste s'adresse au jeune homme plein de forces et d'espérances: pour la jeunesse aussi, se tenir devant Dieu est nécessaire. Et, par-dessus tout, acquérir une foi authentique dans la jeunesse est d'une beauté particulière.
L'Ecclésiaste formule l'essence de tout, et elle est loin de la répétition des raisonnements sur le fait que tout est vanité, répétition qui peut plonger tel lecteur dans la dépression. Si tout pour l'homme consiste dans la crainte de Dieu et l'observance de Ses commandements, alors ce tout donne sens à notre existence. Et si Dieu amène toute œuvre en jugement, cela signifie que nos œuvres ne sont pas déjà dépourvues de sens, puisqu'il faut les rapporter à Sa volonté. Il n'y a donc pas que vanité des vanités dans le monde qu'Il a créé.
