RÉFLEXIONS. Lecture en trois ans.

RÉFLEXIONS pour Ex 15:1-27

Par qui et quand fut composé cet hymne de l’Exode que nous voyons au chapitre 15 du livre correspondant ? Il n’y a pas de réponse univoque ; les chercheurs bibliques avancent différentes hypothèses. Une chose est claire : quel que soit le moment où il est apparu, l’Exode devient ici un chemin d’abord spirituel, et seulement ensuite physique. Dieu ouvre un chemin à Son peuple, et c’est pourquoi les miracles sont possibles. En effet, le miracle ne suppose pas toujours une manifestation ou une action immédiate d’une force surnaturelle. Dieu peut intervenir dans une situation de différentes manières. Souvent Il le fait de telle sorte qu’un incroyant peut facilement expliquer ce qui arrive par la chance, par un heureux concours de circonstances, par le hasard. Dieu n’est pas envahissant ; Il ne s’imposera pas aux yeux de celui qui ne veut pas Le connaître.

Cela se comprend : Il n’a pas besoin d’esclaves qui Le suivraient par peur, ou parce qu’ils auraient compris le caractère inévitable de Sa volonté et l’absence d’alternative. Il Lui importe qu’on L’accueille consciemment, mais aussi tout à fait librement, non parce qu’il n’y aurait nulle part où aller. Son dessein, pourtant, Dieu l’accomplit en tout cas, car c’est, après tout, Son monde, et Il est libre d’y agir comme Il le juge nécessaire ; Il a pour une telle action bien plus de raisons que chacun de nous.

Quant à nous, nous sommes libres de nous tourner vers Lui et alors de Le voir, ou de ne pas nous tourner vers Lui, de ne pas remarquer, de ne pas faire attention, et alors de nous consoler avec le hasard, la coïncidence, la chance. Si toutefois cela peut être appelé une consolation. Mais si nous nous tournons tout de même vers Lui, alors nous verrons ce qui arrive avec les yeux de Moïse : nous verrons le monde comme l’incarnation du dessein de Dieu, et ce qui nous arrive, à nous et autour de nous, comme le chemin par lequel Dieu nous conduit vers le but qu’Il nous a fixé dans le cadre de ce dessein. Comme il en fut avec Son peuple et avec Moïse lui-même, à qui Dieu confia la conduite de Son peuple.