RÉFLEXIONS pour Ex 11:1-10
L’affrontement approche de son dénouement. Pour l’auteur biblique, dans la mort des premiers-nés égyptiens et dans le salut des Israélites, on voit avec une parfaite clarté le « doigt de Dieu » ; le Seigneur Lui-même traverse l’Égypte, frappant et sauvant. Une tâche difficile nous est confiée : mettre d’une manière ou d’une autre la catastrophe en relation avec l’intervention de Dieu dans l’histoire, sachant qu’Il apporte la vie, non la mort, et sachant en même temps que c’est Sa voix, Son appel adressé aux hommes. Ce n’est pas par hasard que nous nous souvenons de Dieu précisément dans les situations de catastrophe et d’horreur.
Le Dieu d’Israël est un Dieu redoutable, terrible : Il conduit Son peuple à la victoire en frappant et en punissant ses ennemis, et en cas d’infidélité Sa colère se retourne aussi contre les Israélites. Voir en ce Dieu le Dieu d’amour, de pardon, de sacrifice de soi n’est pas seulement une tâche d’« apologie de la Bible », de conciliation de ses éléments ; c’est la tâche de voir, dans ce monde terrible et magnifique, la présence à la fois du Dieu Tout-Puissant et du Dieu de liberté et d’amour. Cela exigera de nous la capacité d’accueillir une vérité paradoxale, et donc aussi notre propre unité intérieure.
