RÉFLEXIONS pour Mt 9:2
Dès l’Antiquité, le psalmiste disait : « Heureux ceux dont les péchés sont effacés ». L’homme éprouve très lourdement le sentiment de sa condition pécheresse, surtout si cette expérience est confuse et inconsciente. Le sentiment de culpabilité, vague et sombre, nous courbe vers la terre et paralyse toute activité créatrice. Le sentiment de notre propre imperfection ou, comme disent les psychologues, le manque d’estime de soi positive, nous pousse presque plus fortement que la faim ou la soif. Parfois cette expérience nous pousse à des choses tout à fait terribles, mais surtout elle nous prive de la joie et du sentiment de plénitude et de sens de la vie.
Toute l’expérience de l’humanité converge vers l’idée que notre imperfection et notre faute sont étroitement liées aux malheurs et aux souffrances de l’humanité. Et c’est réellement une captivité, un blocus que nous ne sommes pas capables de briser. C’est pourquoi il est si important d’entendre ces paroles du Christ sur le pardon. Par elles, Il nous ouvre une vie nouvelle, dans laquelle nous pouvons être libres et vivre de manière sensée, pleine et joyeuse. Et pour cela, rien n’est requis : ni réorganisation sociale de la société, ni efforts titanesques pour changer sa propre biographie... Seulement la foi que les paroles du Christ sur le pardon sont vraies.
