RÉFLEXIONS. La réflexion principale.

RÉFLEXIONS pour Mt 7:1

Lorsque le Seigneur Jésus Christ guérit le paralytique que quatre hommes lui avaient amené après avoir défait le toit de la maison, il dit : « Tes péchés te sont pardonnés ». Les pharisiens et les scribes s'en indignent, car, pensent-ils, nul ne peut pardonner les péchés sinon Dieu. Aujourd'hui, en lisant un passage du Sermon sur la montagne, nous entendons une pensée semblable de la bouche de Jésus lui-même. Et après la résurrection, il dit aux disciples : « Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés... » Il est important d'essayer de regarder ensemble ces épisodes évangéliques afin de comprendre ce que le Seigneur dit du pardon.

Alors, dans la maison de la belle-mère de Pierre, le Seigneur ne réfute pas la prémisse initiale des scribes, mais souligne que, contrairement aux hommes, le Dieu-homme peut pardonner les péchés en vertu de sa divinité et par le droit du sacrifice de la Croix. Dans le Sermon sur la montagne, il dit que seul peut juger celui qui est juste lui-même et dont le regard n'est pas abîmé par le péché. Enfin, le Seigneur donne à l'Église le commandement de pardonner les péchés parce qu'il est lui-même sa tête et que l'Église est appelée par lui à transmettre son pardon.

Mais, en pratique, ce qui importe pour nous, c'est que ses paroles « Ne jugez pas, afin de ne pas être jugés » sont, si l'on peut dire, un principe « technique » grâce auquel tu peux passer du monde de la condamnation au monde du pardon. Cela exige de reconnaître sa propre incapacité à juger et son propre péché, c'est-à-dire le repentir. Et surtout, cela exige de désirer précisément le pardon, et non une « juste rétribution ».