RÉFLEXIONS pour Jn 6:56-69
La parole du Christ sur Lui-même comme Pain céleste, donné par le Père, est si incroyable que même certains des disciples préfèrent quitter le Maître. Il n’y a rien d’étonnant à cela : en nous regardant nous-mêmes et en regardant l’histoire de l’humanité, nous verrons que nous nous détournons très souvent du Christ précisément parce que Sa Parole dépasse notre intelligence. Apprendre à être fidèles à Dieu, dont les voies et les pensées dépassent infiniment nos voies et nos pensées, n’est pas si simple.
C’est pourquoi les paroles de l’apôtre Pierre, à la fin du passage d’aujourd’hui, retentissent comme une telle victoire, comme un éclat si lumineux de vérité : « Seigneur ! à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ; et nous avons cru et nous avons connu que Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Nous aurions peut-être préféré un Dieu plus compréhensible, plus rationnel et, j’oserai dire, plus primitif — mais il n’y en a pas d’autre. Ainsi le choix qui nous est proposé est, comme le Seigneur Lui-même l’a dit au chapitre 30 du Deutéronome : « je mets aujourd’hui devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction ». Il importe toutefois que, sans ces paroles du Christ, mystérieuses et difficiles, nous n’aurions pas eu de choix, mais seulement la malédiction.
