RÉFLEXIONS pour 2Tm 1:6-7
Nous savons sans doute tous que l’avidité est mauvaise. C’est précisément pourquoi tous tendent à reconnaître qu’il faut partager l’Esprit et les dons du Seigneur. De plus, on sait que le don est donné par Dieu pour servir les autres par ce don (voir 1 Co 12:28), de même que les forces pour faire quelque chose sont données à l’homme non pas sans raison, mais quand apparaît la nécessité de faire cette chose.
Avec l’avidité, semble-t-il, tout est clair. Mais il se révèle que le don doit encore être « ravivé » (2 Tm 1:6), comme l’écrit l’apôtre Paul. Et il l’explique par rien d’autre que ceci : « Dieu ne nous a pas donné un esprit de crainte, mais de force, d’amour et de maîtrise de soi » (2 Tm 1:7). Paul voulait sans doute dire par là qu’il ne faut pas craindre d’utiliser le don, ni de chercher à le faire croître en soi, à augmenter son « rendement ». Et plus généralement, il ne faut pas avoir peur, parce que la peur paralyse, surtout la peur de perdre le don lui-même. Car si l’on serre fortement quelque chose dans ses poings, il devient impossible de s’en servir…
Les paroles sur « l’esprit de force » donné à la place de « l’esprit de crainte » peuvent sembler étranges, car la force est d’ordinaire associée à la cruauté, à l’arbitraire. Mais Jésus aussi parlait « comme ayant autorité » (Mt 7:29), avec force, et l’on attend ici de nous un bon usage de cette liberté dont Dieu nous a gratifiés. Force de volonté et désir d’accomplir le dessein de Dieu dans le choix de « l’amour et de la maîtrise de soi » (2 Tm 1:7).
