RÉFLEXIONS. Lectionnaire catholique.

RÉFLEXIONS pour Mt 11:25-30

Il est étrange d'entendre que ce qui est inaccessible aux sages et aux intelligents est révélé aux tout-petits. Il est vrai que nous sommes déjà habitués à ce que les paroles de Jésus contiennent non seulement un sens direct, mais aussi une parabole ; pourtant, même en tenant compte de cela, comment des tout-petits peuvent-ils contenir ce qui s'est révélé inaccessible aux plus sages ?

Ici, une fois de plus, ce que dit le Christ ne rentre pas dans la logique de notre quotidien. Mais la sagesse humaine a proclamé dès l'Antiquité : « Je sais seulement que je ne sais rien. » Ce n'est qu'en prenant conscience de ses limites que l'on peut espérer les dépasser, et pour commencer à comprendre quelque chose, il faut se reconnaître ignorant. Or les scribes et les pharisiens de tous les temps ont du mal à reconnaître leur propre ignorance ; mais un tel orgueil leur ferme la possibilité de voir quelque chose de nouveau avec un regard non troublé. Et bien que l'essentiel, comme on le sait, ne puisse pas être vu par les yeux, beaucoup de choses peuvent être senties par une âme non encombrée de pseudo-savoir, qui a gardé une ouverture d'enfant.

Lorsque nous entendons la promesse du Christ de donner le repos à ceux qui peinent et qui sont chargés, le repos promis nous apparaît d'abord comme un repos après de lourds travaux. Ce n'est qu'ensuite que nous nous souvenons du repos du Septième jour, de l'union avec le Seigneur qui donne la possibilité d'entrer dans Son repos.

Le fait que le Christ appelle précisément ceux qui travaillent et qui sont chargés à prendre sur eux Son joug paraît d'abord paradoxal ; pourtant la contradiction apparente est levée par Lui-même. Car le Christ est le seul dont la charge, lorsqu'elle est acceptée librement, ne courbe pas mais redresse. Son fardeau est léger précisément parce qu'il donne des forces et nous enlève le poids du fardeau du péché.