RÉFLEXIONS pour Lc 1:26-38
Que cette conversation de Marie avec l'archange Gabriel compte beaucoup pour nous. Quelques répliques seulement, et pourtant c'est en elles que se décide le destin du monde ; d'elles dépend notre vie. Et au fondement de cet entretien se trouve une confiance sans limites. La confiance de Dieu envers nous, envers l'homme en général et envers Marie personnellement. Le salut de l'humanité, le salut de toute l'humanité, est entre les mains d'une seule personne. Le Dieu tout-puissant, qui a fait sortir Israël du pays d'Égypte, qui a donné de la nourriture à tout un peuple dans le désert, qui a châtié Sodome et Gomorrhe pour leurs péchés, se remet entre les mains d'une fragile jeune fille.
Et, d'autre part, nous voyons la confiance de Marie envers Dieu. D'abord Elle est troublée par la salutation de l'archange, et qui ne se serait pas effrayé à Sa place ? Mais Dieu, par la bouche de Gabriel, est prêt à répondre à Ses questions, et Elle n'a pas peur de les poser.
Nous appelons souvent la Mère de Dieu la Nouvelle Ève, et en effet l'entretien de l'Annonciation est comme le miroir de cette conversation que Dieu mène avec Adam et Ève (Gn 3:9–13). Plus exactement, qu'Il essaie de mener, car ni Adam ni Ève ne répondent directement à Ses questions, et à chaque parole de Lui ils commencent à avoir de plus en plus peur. La toute première conséquence de leur péché est la perte de la confiance en Dieu... Marie agit tout autrement : Elle ne se cache pas de Dieu, et reçoit de Lui les réponses à Ses questions. Et, en se remettant entre les mains de Dieu, Elle nous donne un exemple d'humilité et de confiance.
De confiance même lorsque ce que Dieu nous propose est effrayant et inconnu. De confiance dans la promesse de la Vie éternelle même lorsqu'il semble qu'après la mort il n'y ait rien. Et Dieu n'attend pas de nous une compréhension de notre destinée qui serait au-dessus de nos forces ; Il nous propose seulement de consentir à ce qu'Il nous propose ici et maintenant.
