RÉFLEXIONS pour Lc 9:49-50
Il nous faut parcourir un assez long chemin avant de parvenir à cette pensée simple : qui n'est pas contre nous est pour nous. Il est plus facile de chercher des ennemis que de vivre parmi des compagnons de lutte et des collaborateurs. Il est plus agréable de se croire l'autorité ultime en matière de vérité que de se reconnaître comme l'un parmi beaucoup d'autres. Il faut longtemps pour assimiler que l'on n'est pas le premier, mais le dernier parmi ceux que le Seigneur a appelés. Sur ce chemin, nous cherchons toujours à quitter « qui n'est pas contre vous est pour vous » pour aller vers « qui n'est pas avec moi est contre moi ». Nous cherchons à nous mettre sur le même plan que le Seigneur et à prendre la place du premier et du meilleur disciple, celui qui a tout compris et qui réorganisera aussitôt le monde selon sa propre compréhension. C'est précisément de cela que le Seigneur nous protège en nous donnant pour exemple l'attitude d'un enfant, d'un tout-petit, envers la hiérarchie, le pouvoir, l'avancement de carrière, notre place dans le monde et, finalement, envers ce que nous savons tout simplement de lui et de nous-mêmes.
