RÉFLEXIONS. La Bible pour les débutants.

RÉFLEXIONS pour Mc 9:14-29

Le passage d’aujourd’hui nous ramène de nouveau au thème des guérisons, et cette fois il s’agit encore de la guérison d’un possédé. Mais maintenant la guérison du possédé par Jésus Lui-même est précédée d’une tentative infructueuse entreprise par les apôtres (v.18). En outre, apparaît dans le texte un dialogue bref mais très significatif sur la foi et l’incrédulité (v.23–24). Le lien, à première vue, n’est pas tout à fait clair: car il arrivait que même des païens reçoivent la guérison, comme ce fut le cas de la Syro-Phénicienne mentionnée dans ce même Évangile (Mc 7:25–30). Mais beaucoup de choses deviendront plus compréhensibles si l’on médite le sens du mot «foi». Dans le langage religieux moderne, la foi désigne souvent la conviction de la justesse de telle ou telle opinion ou représentation au sujet de Dieu, de l’homme, de la vie spirituelle et d’autres choses importantes du point de vue religieux. Pourtant, le mot hébreu que l’on traduit d’ordinaire en russe par «foi», comme le mot grec correspondant qu’emploie l’évangéliste, désignent moins la foi comme conviction que la fidélité et la confiance envers celui à qui cette fidélité a été promise. La fidélité et la confiance étaient le fondement des relations entre Jésus et tous ceux qu’Il rencontrait durant Son ministère terrestre. Si, dès le début, la confiance ne naissait pas entre Lui et ceux avec qui Il communiquait, la suite de la relation devenait impossible, de même que dans les cas où, après s’être confié une fois, l’homme trahissait ensuite Jésus pour quelque raison. Mais si les relations ne s’établissaient pas ou se rompaient, le Royaume de Dieu se trouvait fermé pour l’homme — car il est inséparable de la personne de Jésus Lui-même, et dans ce cas il ne pouvait pas non plus être question de guérison. Un tel homme pouvait conserver ses convictions religieuses, mais les convictions et les opinions en elles-mêmes ne peuvent ouvrir le Royaume à personne. Inversement, la confiance en Jésus l’ouvre même à un païen qui, comme la femme syro-phénicienne venue à Lui, pouvait n’avoir aucune vision religieuse du monde réfléchie. Pour Jésus, manifestement, les relations personnelles avec une personne concrète, ou leur absence, comptent davantage que sa vision du monde.