RÉFLEXIONS pour 2Co 5:15-21
Dans presque chacune de ses lettres, Paul touche d’une manière ou d’une autre à la question de savoir en quoi consistent l’essence et le sens du christianisme. Et la deuxième Lettre aux Corinthiens ne fait pas exception. Ici, Paul nous rappelle encore que le christianisme n’est pas une nouvelle religion ni un nouvel enseignement moral, mais une vie nouvelle, dont la nouveauté consiste en ce qu’elle ne nous appartient pas, mais appartient au Christ, qui est venu dans le monde afin de la partager avec chacun de nous qui voudra la recevoir. C’est seulement ainsi que nous pouvons à la fois communier au Royaume et être délivrés du péché.
Cette vie nouvelle, qui entre en nous par lui, est comme une transfusion de sang dans certaines maladies graves: il arrive que le sang du malade soit irrémédiablement empoisonné, de sorte qu’il ne reste qu’à le remplacer par un autre, frais. Et notre vie, donnée par Dieu, s’est trouvée empoisonnée par le péché à tel point que le seul moyen de ne pas nous laisser mourir est de remplacer cette vie ancienne par une autre, nouvelle, libre du péché.
N’est-ce pas pour cela que la vie chrétienne est à la fois si joyeuse et si difficile? Vivre dans le Royaume est assurément joyeux, mais il faut alors consentir à une «transfusion de vie», et donc renoncer une fois pour toutes à quelque chose de si connu, habituel et, à bien des égards, commode, malgré tous les problèmes existants. Mais ce renoncement est pour le Royaume. Et chacun fait lui-même son choix.
