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RÉFLEXIONS pour 2Co 5:15-21

15 Et il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.
16 Ainsi donc, désormais nous ne connaissons personne selon la chair. Même si nous avons connu le Christ selon la chair, maintenant ce n'est plus ainsi que nous le connaissons.
17 Si donc quelqu'un est dans le Christ, c'est une création nouvelle: l'être ancien a disparu, un être nouveau est là.
18 Et le tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation.
19 Car c'était Dieu qui dans le Christ se réconciliait le monde, ne tenant plus compte des fautes des hommes, et mettant en nous la parole de la réconciliation.
20 Nous sommes donc en ambassade pour le Christ; c'est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ: laissez-vous réconcilier avec Dieu.
21 Celui qui n'avait pas connu le péché, Il l'a fait péché pour nous, afin qu'en lui nous devenions justice de Dieu.
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Dans presque chacune de ses lettres, Paul touche d’une manière ou d’une autre à la question de savoir en quoi consistent l’essence et le sens du christianisme. Et la deuxième Lettre aux Corinthiens ne fait pas exception. Ici, Paul nous rappelle encore que le christianisme n’est pas une nouvelle religion ni un nouvel enseignement moral, mais une vie nouvelle, dont la nouveauté consiste en ce qu’elle ne nous appartient pas, mais appartient au Christ, qui est venu dans le monde afin de la partager avec chacun de nous qui voudra la recevoir. C’est seulement ainsi que nous pouvons à la fois communier au Royaume et être délivrés du péché.

Cette vie nouvelle, qui entre en nous par lui, est comme une transfusion de sang dans certaines maladies graves: il arrive que le sang du malade soit irrémédiablement empoisonné, de sorte qu’il ne reste qu’à le remplacer par un autre, frais. Et notre vie, donnée par Dieu, s’est trouvée empoisonnée par le péché à tel point que le seul moyen de ne pas nous laisser mourir est de remplacer cette vie ancienne par une autre, nouvelle, libre du péché.

N’est-ce pas pour cela que la vie chrétienne est à la fois si joyeuse et si difficile? Vivre dans le Royaume est assurément joyeux, mais il faut alors consentir à une «transfusion de vie», et donc renoncer une fois pour toutes à quelque chose de si connu, habituel et, à bien des égards, commode, malgré tous les problèmes existants. Mais ce renoncement est pour le Royaume. Et chacun fait lui-même son choix.

Autres réflexions

 
Pour 2Co 5:15
15 Et il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.
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Que signifient les mots de Paul sur la nécessité pour les chrétiens à vivre «pour Celui qui est mort et ressuscité pour eux» - le Christ? Parfois on les comprend comme la nécessité de se rappeler de ce que le Sauveur a fait pour nous et ce que cela Lui a coûté, parfois comme l'appel à une certaine «participation» mystique dans Ses souffrances, en expliquant clairement d'ailleurs pas toujours...  Lire la suite

Que signifient les mots de Paul sur la nécessité pour les chrétiens à vivre «pour Celui qui est mort et ressuscité pour eux» - le Christ? Parfois on les comprend comme la nécessité de se rappeler de ce que le Sauveur a fait pour nous et ce que cela Lui a coûté, parfois comme l'appel à une certaine «participation» mystique dans Ses souffrances, en expliquant clairement d'ailleurs pas toujours, quel pourrait être cette participation mystique aujourd'hui et pourquoi elle Lui est nécessaire. Certes, la mémoire est importante, et les souffrances sont inévitables. Mais en effet, le Sauveur est venu au monde non pas pour qu’on se rappelle de Lui comme on se rappelle souvent des gens célèbres, morts il y a longtemps, et aussi bien sûr pour que nous ne souffrions pas pour Lui.

Il connaissait parfaitement que Ses disciples seront persécutés et qu’ils vont souffrir, mais comme on voit, Il ne donnait aucun sens mystique à ces souffrances, les considérant juste comme une conséquence inévitable de l'opposition des chrétiens à ce mal, dans lequel se trouve le monde déchu. Est importante autre chose: se rappeler que la voie terrestre du Sauveur ne s'achève pas par hasard avec la mort sur la croix et la résurrection.

De même du fait que si dans Sa résurrection il n’y a bien sûr aucun mérite de notre part, dans sa mort sur la croix chacun de nous est dans une certaine mesure coupable. Et pas parce que nous avons pris part d’une manière mystique aux événements d’il y a deux mille ans, mais parce que nous sommes tous nés et vivons dans le monde pourquoi que nous sommes nés et nous vivons dans le monde, où le juste doit automatiquement mourir. Et si nous ne faisons rien pour changer ces automatismes, nous pouvons nous considérer complices de la mort de tous les justes de tous les temps et tous les peuples, y compris aussi le Messie, Qui est aussi mort la mort d’un Juste innocent. Et toute tentative de changer cet automatisme d'une manière ou d'une autre amène à deux choses.

Premièrement, elle nous amène inévitablement à l'opposition avec ce mal, dans lequel se trouve le monde déchu. Et, en souffrant dans cette confrontation, nous participons non pas mystiquement, mais tout à fait réellement dans les souffrances du Sauveur, et dans les souffrances de tous les justes persécutés ou tués pour leur justice, qui n’est pas seulement identique dans toutes les époques, mais aussi une pour tous.

Et, deuxièmement, la tentative de changer l’automatisme, si seulement nous sommes cohérents, tôt ou tard nous amènera inévitablement au seuil du Royaume, ce même qu’a apporté au monde le Sauveur au prix de Sa mort. Ne serait-ce parce que chaque justice est fondée dans le Royaume, qui est aussi un pour tous, et s'achève notamment là. Et toute vie, joint au Royaume, tout chemin, s’achevant à l’intérieur, sera la vie pour le Mort et le Ressuscité, et le chemin conduisant à Lui. Pour partager Sa vie, qui s'est avérée (inattendu même pour Ses disciples les plus proches) plus que Sa mort.

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Pour 2Co 5:15
15 Et il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.
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Si la vie s'achève inévitablement et définitivement par la mort, pourquoi, proprement dit, ne devrais-je pas être égoïste ? Il m’est donné pas vraiment beaucoup de temps...  Lire la suite

Si la vie s'achève inévitablement et définitivement par la mort, pourquoi, proprement dit, ne devrais-je pas être égoïste ? Il m’est donné pas vraiment beaucoup de temps, et il faut vivre ce temps de manière qu’il ne soit pas péniblement mal... D'ici découle le fameux truand principe «meurs aujourd'hui, moi je mourrai demain».

Mais si Christ est mort pour tous, si notre mort est vaincue par Sa mort, alors tout change. Je ne dois pas happer, dérober les morceaux de vie des autres, je peux joindre ma vie à la vie de Celui, qui est mort pour moi et ressuscité, en essayant de vivre comme Il vit, pour passer ensemble avec Lui {Jésus} de la mort physique a la Résurrection. Et ça ne sera pas une vie pour soi-même, parce qu'Il ne vit pas pour Lui-même, mais pour les autres, pour ceux qu’Il aime, et donc - pour Lui. Et ce sera ma reconnaissance réelle à Celui, qui m’a ouvert la voie à la vie éternelle.

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Pour 2Co 5:18-19
18 Et le tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation.
19 Car c'était Dieu qui dans le Christ se réconciliait le monde, ne tenant plus compte des fautes des hommes, et mettant en nous la parole de la réconciliation.
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En quoi se distingue la signification biblique du mot «paix» de ce qui est universellement admis? Dans notre langage journalier nous le comprenons assez platement, comme l’opposé...  Lire la suite

En quoi se distingue la signification biblique du mot «paix» de ce qui est universellement admis? Dans notre langage journalier nous le comprenons assez platement, comme l’opposé de la guerre ou l'absence des dissensions. Ce mot «shalom» est beaucoup plus volumineux – c’est un état d’harmonie et d’équilibre, d’ordre et de beauté.

Tel est l'état des relations à l'intérieur de la Trinité, tel était l'état de l’univers au septième jour de la Création, telles deviennent nos relations avec le Dieu à travers Jésus-Christ, - «car il est notre paix» (Eph. 2:14). Et en outre, nous sommes capables de répandre ces relations sur d'autres gens, puisque nous est donnée la parole et le service de la réconciliation.

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Pour 2Co 5:20-21
20 Nous sommes donc en ambassade pour le Christ; c'est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ: laissez-vous réconcilier avec Dieu.
21 Celui qui n'avait pas connu le péché, Il l'a fait péché pour nous, afin qu'en lui nous devenions justice de Dieu.
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Pour Paul, c’est évident : le Royaume et le fait d’y demeurer sont inséparables des relations qui unissent au Christ chacun de ses disciples...  Lire la suite

Pour Paul, c’est évident : le Royaume et le fait d’y demeurer sont inséparables des relations qui unissent au Christ chacun de ses disciples, mais ces relations elles-mêmes ne sont possibles que lorsque l’homme, dans le Christ, demeure jusqu’au bout et entièrement pauvre, au sens spirituel du mot dans lequel le prophète Isaïe de Jérusalem parlait déjà de la pauvreté. Et en ce sens, la pauvreté menée jusqu’au bout n’est rien d’autre qu’un anéantissement, jusqu’à la mort physique, si bien sûr elle est requise pour le témoignage. Et pour le Messie, jusqu’à une immersion complète, sans réserve et sans aucune condition, dans la vie pécheresse du monde déchu, dans les profondeurs de laquelle Il devait apporter la plénitude du Royaume qui était contenue en Lui.

Et le mal du monde pécheur fait réellement prisonnier le Messie Lui-même : il ne peut pénétrer dans les profondeurs de son cœur ni de sa nature humaine, libre du pouvoir du péché, mais il s’est trouvé capable de Le conduire à la croix. Celui qui n’a pas connu le péché s’est trouvé sous le pouvoir du péché, il est devenu péché pour nous, comme Paul le décrit. Telle est la pauvreté du Messie menée jusqu’au bout, pauvreté sans laquelle le Royaume ne serait pas entré dans le monde, parce que le Messie Lui-même ne pouvait entrer dans le monde autrement qu’en pauvre.

Cela se comprend : toute autre entrée aurait signifié se soumettre aux lois du monde qui gît dans le mal. Ne pas s’y soumettre signifiait sortir du monde, mais sortir du monde tout en y restant, c’est précisément mourir. Un tel chemin, pour le Messie portant en Lui toute la plénitude de Dieu, toute la plénitude du Royaume, ne pouvait s’achever sur terre que par la croix. Et par la résurrection, bien sûr, mais cela relève déjà de la réalité du Royaume, non du monde déchu. Du Royaume auquel le monde déchu ne peut appartenir que dans la mesure où, en se transfigurant, il cesse d’être déchu.

Et nous, chrétiens, devenons participants de ce processus, ce que l’apôtre nous rappelle. Si nous sommes vivants et demeurons dans ce monde, ce n’est que dans la mesure où lui-même a déjà cessé d’être déchu, dans la mesure où il a déjà eu le temps d’être transfiguré et de devenir partie du Royaume. Si le Royaume n’était pas dans le monde, il ne nous resterait qu’à mourir. Ou à vivre comme vivaient les justes qui attendaient le Royaume aux temps préchrétiens. Si, bien sûr, nous sommes chrétiens autrement que de nom.

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Pour 2Co 5:14-17
14 Car l'amour du Christ nous presse, à la pensée que, si un seul est mort pour tous, alors tous sont morts.
15 Et il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.
16 Ainsi donc, désormais nous ne connaissons personne selon la chair. Même si nous avons connu le Christ selon la chair, maintenant ce n'est plus ainsi que nous le connaissons.
17 Si donc quelqu'un est dans le Christ, c'est une création nouvelle: l'être ancien a disparu, un être nouveau est là.
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Chez l'apôtre Paul, tout paraît si simple : « le monde ancien s'en est allé, désormais tout est nouveau »... Et nous, nous cherchons toujours comment, progressivement, peu à peu...  Lire la suite

Chez l'apôtre Paul, tout paraît si simple : « le monde ancien s'en est allé, désormais tout est nouveau »... Et nous, nous cherchons toujours comment, progressivement, peu à peu, tout doucement — de manière fluide et indolore — passer, pour ainsi dire, à l'état de « créature nouvelle ». Tout se serait-il donc produit chez Paul instantanément et sans difficulté ? Je ne le pense pas : si l'on lit attentivement ses épîtres, on comprend que, pour lui non plus, rien n'était simple. Alors pourquoi s'exprime-t-il avec une telle netteté ? Sans doute parce qu'il sait ce qui est essentiel. L'essentiel, c'est la nouveauté qui est en moi grâce à la victoire du Christ ; quant au « vieil homme », il est, hélas, toujours là, mais ce n'est pas lui qu'il faut regarder : c'est le Christ.

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Pour 2Co 5:11-21
11 Connaissant donc la crainte du Seigneur, nous cherchons à persuader les hommes. Quant à Dieu, nous sommes à découvert devant lui, et j'espère que, dans vos consciences aussi, nous sommes à découvert.
12 Nous ne recommençons pas à nous recommander nous-mêmes devant vous; nous vous donnons seulement occasion de vous glorifier à notre sujet, pour que vous puissiez répondre à ceux qui se glorifient de ce qui se voit et non de ce qui est dans le cœur.
13 En effet, si nous avons été hors de sens, c'était pour Dieu; si nous sommes raisonnables, c'est pour vous.
14 Car l'amour du Christ nous presse, à la pensée que, si un seul est mort pour tous, alors tous sont morts.
15 Et il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.
16 Ainsi donc, désormais nous ne connaissons personne selon la chair. Même si nous avons connu le Christ selon la chair, maintenant ce n'est plus ainsi que nous le connaissons.
17 Si donc quelqu'un est dans le Christ, c'est une création nouvelle: l'être ancien a disparu, un être nouveau est là.
18 Et le tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation.
19 Car c'était Dieu qui dans le Christ se réconciliait le monde, ne tenant plus compte des fautes des hommes, et mettant en nous la parole de la réconciliation.
20 Nous sommes donc en ambassade pour le Christ; c'est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ: laissez-vous réconcilier avec Dieu.
21 Celui qui n'avait pas connu le péché, Il l'a fait péché pour nous, afin qu'en lui nous devenions justice de Dieu.
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En poursuivant son propos sur le Royaume, Paul attire l'attention sur ce qui constitue proprement...  Lire la suite

En poursuivant son propos sur le Royaume, Paul attire l'attention sur ce qui constitue proprement le fondement du christianisme: les chrétiens sont ceux qui vivent de la même vie que le Christ ressuscité, la vie de ce Royaume qu'Il a apporté au monde; ils deviennent une «création nouvelle», renouvelés par le souffle de Dieu qui traverse ce Royaume (v. 17). C'est pourquoi il est insensé d'aborder les témoins du Royaume avec une mesure humaine ordinaire: ce qu'ils disent n'exprime pas leurs propres évaluations de ce qui se passe ni leur attitude envers cela, mais le regard de Dieu sur la situation, que les témoins ne font que transmettre à ceux à qui ils prêchent. Et si les évaluations se révèlent parfois dures, ce n'est qu'une donnée objective, non la mauvaise volonté du témoin qui, de sa propre initiative, ne recourrait jamais à une telle dureté (v. 13).

La preuve de la sincérité du témoin ne peut être que son ouverture à Dieu et aux hommes (v. 11-12), ouverture sans laquelle aucun témoignage du Royaume n'est possible. Quand il s'agit de témoignage, le témoin, plus que quiconque, suit le principe compris spirituellement: «rien de personnel». Toutes les sympathies et antipathies humaines passent au second plan, car elles sont principalement conditionnées par les limites de la nature humaine déchue et n'ont rien à voir avec le Royaume. Le chrétien ne vit déjà plus de sa vie naturelle propre: il vit de la vie du Ressuscité, pour laquelle ces sympathies et antipathies n'ont aucune importance (v. 14-15). Même la relation au Sauveur Lui-même cesse alors d'être purement humaine, comme elle ne pouvait manquer de l'être, par exemple, chez les apôtres qui fréquentaient Jésus pendant Son ministère terrestre (v. 16). Le seul but du témoignage devient le salut de chacun, sa réconciliation avec Dieu par le Christ et son entrée, dans le Christ, dans le Royaume que le Sauveur ouvre à tout chercheur prêt à Lui faire confiance (v. 18-21).

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Pour 2Co 5:10-15
10 Car il faut que tous nous soyons mis à découvert devant le tribunal du Christ, pour que chacun recouvre ce qu'il aura fait pendant qu'il était dans son corps, soit en bien, soit en mal.
11 Connaissant donc la crainte du Seigneur, nous cherchons à persuader les hommes. Quant à Dieu, nous sommes à découvert devant lui, et j'espère que, dans vos consciences aussi, nous sommes à découvert.
12 Nous ne recommençons pas à nous recommander nous-mêmes devant vous; nous vous donnons seulement occasion de vous glorifier à notre sujet, pour que vous puissiez répondre à ceux qui se glorifient de ce qui se voit et non de ce qui est dans le cœur.
13 En effet, si nous avons été hors de sens, c'était pour Dieu; si nous sommes raisonnables, c'est pour vous.
14 Car l'amour du Christ nous presse, à la pensée que, si un seul est mort pour tous, alors tous sont morts.
15 Et il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.
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À la fin de la lecture apostolique d'aujourd'hui, il y a des paroles disant que l'amour du Christ nous enveloppe...  Lire la suite

À la fin de la lecture d'aujourd'hui, il y a des paroles disant que l'amour du Christ nous enveloppe. L'apôtre explique pourquoi cela se produit, ce qui est requis de nous pour être enveloppés par l'amour du Christ. Sa pensée n'est pas exprimée de façon tout à fait claire dans notre traduction synodale russe. On y lit : « l'amour du Christ nous enveloppe, nous qui raisonnons ainsi : si un seul est mort pour tous... ». Dans l'original, l'apôtre Paul écrit : l'amour du Christ nous saisit, κρίναντας τούτο, ayant compris qu'un seul est mort pour tous. Le texte slavon dit ici : « nous qui avons jugé cela », et il utilise le passé simple, non le présent comme dans la traduction synodale. Le bienheureux Jérôme de Stridon, en traduisant ce texte en latin, souligne encore davantage cet aspect : dans la Vulgate, ces paroles sonnent ainsi : « nos aestimantes hoc... ». Ce verbe signifie « évaluer », tout comme l'anglais « to estimate » qui en est issu.

Voici donc de quoi il s'agit : l'amour du Christ nous enveloppe, remplit de lui-même toute notre vie lorsque nous évaluons la grandeur de Son sacrifice, lorsque nous comprenons, lorsque nous prenons conscience qu'en Lui nous sommes réellement tous morts. Plus encore, il est important d'en prendre conscience comme d'un fait accompli. Non pas raisonner en cherchant un sens à un phénomène religieux, mais juger, comprendre que cela a déjà eu lieu et que, comme fait historique, cela nous concerne directement. C'est seulement ainsi que l'on peut recevoir cet amour sans lequel la vie perd son appui.

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