RÉFLEXIONS. Lecture en trois ans.

RÉFLEXIONS pour Is 4:2-6

Aujourd'hui, nous lisons chez le prophète Isaïe la célèbre parabole de la vigne, que le Seigneur Jésus-Christ reprendra peu avant la Passion. Pour nous, il importe avant tout d'entendre le sens direct de cette parabole. Car ce qui concerne l'Israël de l'Ancien Testament n'est pas moins actuel pour le nouvel Israël, l'Église, le peuple chrétien.

Le Seigneur dit que Son peuple est une vigne qu'Il a plantée pour qu'elle porte du fruit. Non pas comme un musée d'une beauté surnaturelle, non pas comme un piédestal d'honneur, non pas comme une auberge pour voyageurs fatigués, mais comme un jardin qui doit porter du fruit. L'apôtre Paul précise pour nous quel est ce fruit dans l'Épître aux Galates : « Le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ». Voilà la vérité que le Seigneur attend de nous. Et si nous ne portons pas ce fruit, notre choix conduira à ce dont le Christ a parlé aux Juifs : « Voici, votre maison vous est laissée déserte ». (Mt 23:38)

Mais le prophète, comme le Seigneur, ne parle pas pour nous prédire des malheurs. Dieu veut toujours notre repentir et notre conversion. C'est pourquoi il est important pour nous de ne pas craindre d'entendre cette dénonciation et de mettre notre espérance dans la promesse de Dieu selon laquelle les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre l'Église.