L’hymne à la grandeur du Créateur est inséparablement uni à la célébration de la grandeur de Sa création. Le monde est beau, et son infinie diversité, qui émerveille le psalmiste, témoigne de la puissance sans limites du Créateur.
Puis, après les réflexions sur la nature, retentit le souhait qu’il n’y ait plus de pécheurs sur la terre. Il pourrait paraître inattendu et artificiellement rattaché au propos principal, mais il n’en est rien : le rythme intérieur comme la construction logique du psaume nous conduisent à reconnaître que tout n’est pas harmonieux dans ce monde créé avec beauté, et que le péché en est la cause. Même lorsque nous réfléchissons à la crise écologique qui déforme et détruit la création, nous finissons inévitablement par comprendre que ses causes s’enracinent dans notre état de péché—et ce n’est certainement pas le seul exemple de la puissance destructrice du péché.
Souhaiter la disparition des pécheurs signifie-t-il vouloir leur destruction physique ? Le péché détruit lui-même les pécheurs, mais il ne quitte pas le monde ; après avoir perdu les uns, il passe à d’autres. La disparition des pécheurs signifie donc leur libération du pouvoir du péché.
