Lorsque des parents inculquent à leurs enfants: « Aide ta grand-mère, balaie le sol » ou « Tu ne peux pas jouer tant que tu n'as pas fait tes devoirs », il est peu probable qu'ils aient pour but de transformer le balayage du sol ou les devoirs en occupation quotidienne et principale. Leur but n'est pas du tout là. Ce qu'ils veulent surtout transmettre aux enfants, c'est un système de priorités, la compréhension de ce qui est moins important et de ce qui l'est davantage: en particulier, que balayer le sol est l'une des manières d'aider sa grand-mère, et qu'étudier est plus important que se divertir, car l'instruction les aidera plus tard à nourrir leurs propres enfants. Dans l'idéal, nous espérons que nos enfants devenus grands, ayant assimilé le système de valeurs qu'ils reçoivent de nos interdictions et de nos encouragements, apprendront eux-mêmes à déterminer comment aider maintenant de la meilleure manière celui qui a besoin d'aide. Et cela non pas seulement parce qu'un jour nous ne serons plus auprès d'eux, mais simplement parce que nous voulons que leur personne grandisse dans la plénitude de la liberté et de la responsabilité.
Imaginons maintenant une telle situation: le petit-fils devenu grand vient chez sa grand-mère qui l'attend avec impatience; mais au lieu de s'asseoir et de parler avec elle, d'écouter ses plaintes au sujet de sa santé et de lui raconter sa vie, il commence à faire la vaisselle, à ranger, etc. On ne peut pas dire que ce soit mal: il semble bien l'aider. Pourtant, en réalité, l'importance et la valeur de sa venue pour elle ne résident pas du tout là; elle attendait de lui quelque chose de tout autre: une participation et un soutien. Et qu'en résulte-t-il? Une grand-mère attristée et un petit-fils blessé par son ingratitude.
Et nous voyons ici comment une disposition importante et juste, destinée à renforcer le lien entre les générations, devient entre elles un mur sourd. En un certain sens, c'est cela que l'apôtre Paul a en vue lorsqu'il dit que « le péché, prenant occasion du commandement, m'a séduit et par lui m'a fait mourir ». Cela, au fond, n'abolit pas la sainteté du commandement lui-même, mais nous montre avec quelle facilité, en déformant son essence, on peut transformer ce qui est saint en péché.
Lorsque des parents inculquent à leurs enfants: « Aide ta grand-mère, balaie le sol » ou « Tu ne peux pas jouer tant que tu n'as pas fait tes devoirs », il est peu probable qu'ils aient pour but de transformer le balayage du sol ou les devoirs en occupation quotidienne et principale. Leur but n'est pas du tout là. Ce qu'ils veulent surtout transmettre aux enfants, c'est...
Lorsque des parents inculquent à leurs enfants: « Aide ta grand-mère, balaie le sol » ou « Tu ne peux pas jouer tant que tu n'as pas fait tes devoirs », il est peu probable qu'ils aient pour but de transformer le balayage du sol ou les devoirs en occupation quotidienne et principale. Leur but n'est pas du tout là. Ce qu'ils veulent surtout transmettre aux enfants, c'est... Lire la suite
Les pharisiens refusaient de reconnaître Jean le Baptiste aussi bien que le Seigneur Jésus lui-même comme envoyés de Dieu. Chacun d'eux, malgré toute leur différence, déplaisait aux pharisiens par quelque chose. Jean le Baptiste leur déplaisait par son ascétisme et son appel au renouvellement de la foi. Le Seigneur... le Seigneur ne leur convenait en rien, notamment parce qu'il ne rejetait pas le repentir des pécheurs que les pharisiens considéraient comme voués à la perdition.
En réalité, bien sûr, derrière cela se tenait le refus d'accueillir la Bonne Nouvelle, d'abord parce que les pharisiens voulaient surtout paraître meilleurs que tous à leurs propres yeux. L'Évangile ne donne cette possibilité ni à eux ni à personne d'autre. Le Seigneur leur applique l'image des enfants qui ne pleurent pas aux chants tristes et ne se réjouissent pas aux chants joyeux. Dieu, dit ainsi le Seigneur, essaie de transmettre aux pharisiens sa parole, sa volonté, la Bonne Nouvelle, de telle et telle manière, par les voies les plus diverses. Mais ils ne réagissent à rien, et cela révèle précisément leur refus de répondre à l'appel de Dieu.
Le problème n'est pas de savoir comment est Jean le Baptiste ou comment est Jésus lui-même. Ceux qui cherchent la Parole de Dieu pourront, d'une manière ou d'une autre, la trouver et l'accueillir, conclut le Seigneur par ses paroles: « la sagesse a été justifiée par ses enfants ». Les uns sont venus au Christ par la prédication du Baptiste, d'autres ont reconnu eux-mêmes en lui le Sauveur... Celui qui a des oreilles et veut entendre entendra.
À notre époque, ce fragment de l'Évangile reste exceptionnellement actuel. Souvent les gens disent: « Je croirais bien, mais... » Quelque chose ne convient toujours pas à celui qui ne veut pas croire. Tantôt il y a beaucoup de mauvais dans la Bible, puisqu'elle dit la vérité sur l'histoire, tantôt les chrétiens sont mauvais, tantôt les commandements sont étranges... C'est précisément à cette position que se rapportent les paroles du Christ.
Les pharisiens refusaient de reconnaître Jean le Baptiste aussi bien que le Seigneur Jésus lui-même comme envoyés de Dieu. Chacun d'eux, malgré toute leur différence, déplaisait aux pharisiens par quelque chose. Jean le Baptiste leur déplaisait par...
Les pharisiens refusaient de reconnaître Jean le Baptiste aussi bien que le Seigneur Jésus lui-même comme envoyés de Dieu. Chacun d'eux, malgré toute leur différence, déplaisait aux pharisiens par quelque chose. Jean le Baptiste leur déplaisait par... Lire la suite
La question du chemin étroit et du chemin large est habituellement comprise par la plupart des chrétiens dans le contexte de tout ce que Jésus a dit sur les persécutions de ses disciples et, plus largement, sur l'opposition au mal dans lequel le monde repose. Pourtant cette image possède aussi un contexte de sens plus large. En effet, toute route, qu'il s'agisse d'une autoroute à plusieurs voies ou d'un sentier étroit, suppose toujours et par définition une limitation. L'absence de « resserrement », et donc de frontières, ne peut signifier qu'une seule chose: l'absence totale de route, l'absence de chemin. Et cela vaut non seulement pour le chemin physique, mais aussi, et plus encore, pour le chemin spirituel. En choisissant un certain chemin spirituel, en nous y engageant, nous nous retranchons par là même la possibilité de suivre simultanément un autre chemin. Il est impossible de marcher sur deux chemins à la fois. Et le chemin se révèle d'autant plus étroit que sa qualité spirituelle est davantage déterminée.
Il ne s'agit déjà plus tant de l'extérieur que de l'intérieur. La qualité de la vie de l'homme, de son existence, devient de plus en plus déterminée, ou, autrement dit, la qualité de son âme au sens biblique du mot. L'âme comme ce flux de vie qui passe à travers nous et dans lequel nous demeurons nous-mêmes. C'est la qualité de ce flux qui détermine ce que sera notre vie: quelle part y sera spirituelle et quelle part naturelle; quelle part sera notre volonté suivant les commandements de Dieu, et quelle part sera hasard et automatisme, inévitables là où il n'y a pas de conscience de ses propres intentions, décisions et actes, ni de leur mise en relation avec les commandements donnés par Dieu. Et si l'homme marche sur le chemin du Royaume en participant de plus en plus à sa vie, la qualité de son âme devient elle aussi de plus en plus spirituellement déterminée.
Et en même temps, le chemin devient de plus en plus étroit. Car en acquérant détermination et forme, il acquiert inévitablement aussi des limites claires. La qualité intérieure est impensable sans forme, et la forme n'existe pas sans limitations. L'absence de limites et de forme signifie aussi l'absence de qualité; or sans elle, la vie dans le Royaume est impossible, car là tout est parfaitement clair et distinct autant que la volonté de Dieu est claire et distincte. Et tout y est dans la plénitude, dans la même plénitude où demeure le souffle de Dieu qui pénètre le Royaume.
La question du chemin étroit et du chemin large est habituellement comprise par la plupart des chrétiens dans le contexte de tout ce que Jésus a dit sur les persécutions de ses disciples et, plus largement, sur l'opposition au mal dans lequel le monde repose. Pourtant cette image possède aussi un contexte de sens plus large...
La question du chemin étroit et du chemin large est habituellement comprise par la plupart des chrétiens dans le contexte de tout ce que Jésus a dit sur les persécutions de ses disciples et, plus largement, sur l'opposition au mal dans lequel le monde repose. Pourtant cette image possède aussi un contexte de sens plus large... Lire la suite
Le Seigneur promet la paix à son peuple, et ce n'est pas seulement la fin de la guerre avec l'Assyrie. Lorsque régnera le Messie, rameau issu de la racine de Jessé, le père de David, la paix deviendra universelle: elle s'étendra à tous les peuples et transfigurera toute la nature; les animaux cesseront de s'exterminer entre eux et de détruire l'homme, le petit enfant pourra jouer avec le serpent, l'hostilité entre Israël et les païens prendra fin.
Mais quand viendront donc ces temps merveilleux? Le Nouveau Testament nous parle de la réconciliation avec Dieu par la mort de Jésus Christ. N'est-ce pas là le commencement et la racine de la paix sur la terre, le commencement de l'accomplissement de son Royaume?
Le Seigneur promet la paix à son peuple, et ce n'est pas seulement la fin de la guerre avec l'Assyrie. Lorsque régnera le Messie, rameau issu de la racine de Jessé, le père de David, la paix deviendra universelle: elle s'étendra...
Le Seigneur promet la paix à son peuple, et ce n'est pas seulement la fin de la guerre avec l'Assyrie. Lorsque régnera le Messie, rameau issu de la racine de Jessé, le père de David, la paix deviendra universelle: elle s'étendra... Lire la suite
Devant les habitants de la Judée, et devant nous aussi, se pose la question des priorités, et elle ne paraît ni simple ni univoque. Ceux qui estiment que le temps n'est pas encore venu de construire le Temple avancent leurs arguments. Car le peuple n'a commencé que tout récemment à revenir de l'exil: la vie interrompue par l'invasion ennemie vient seulement de commencer à renaître, toutes les maisons ne sont pas encore rebâties, le dommage n'est pas réparé. Où prendre les forces et les moyens pour restaurer le Temple?
Telle est la logique des raisonnements humains, apparemment correcte, mais qui manifeste une fois encore sa limitation. Ceux qui pensent ainsi comptent sur eux-mêmes, sur leur travail et leurs compétences, et ce serait excellent si, derrière l'espérance en leurs propres forces, ne se dessinait pas une nouvelle tentative de se passer de Dieu. Et bien que la voix des prophètes ait déjà retenti plus d'une fois, même aujourd'hui, après les leçons amères des invasions et de l'exil, tous ne tirent pas les conclusions nécessaires: il est impossible d'obtenir quoi que ce soit sans lui.
Ces dernières années, on entend de plus en plus souvent des plaintes disant que les temps changent, tandis que les malheurs autour de nous ne font que se multiplier. Il faudrait réfléchir: mettons-nous souvent nos désirs en relation avec sa volonté? Sommes-nous prêts à commencer par la restauration des temples, dont le plus proche est appelé à devenir nous-mêmes?
Devant les habitants de la Judée, et devant nous aussi, se pose la question des priorités, et elle ne paraît ni simple ni univoque. Ceux qui estiment que le temps n'est pas encore venu de construire le Temple avancent leurs arguments. Car le peuple...
Devant les habitants de la Judée, et devant nous aussi, se pose la question des priorités, et elle ne paraît ni simple ni univoque. Ceux qui estiment que le temps n'est pas encore venu de construire le Temple avancent leurs arguments. Car le peuple... Lire la suite
Malgré tout le désir du roi Balaq, et peut-être aussi le sien propre, Balaam ne peut pas maudire Israël. Dieu demeure immuable dans sa bénédiction. Mais ce n'est que le côté extérieur. À l'intérieur d'Israël, comme nous le lisons dans d'autres chapitres, Dieu reproche à son peuple son manque de foi et le châtie. Mais telle est la nature de l'amour de Dieu: malgré tous nos péchés et notre infidélité, il demeure immuable. Et quels que soient les efforts de Balaq, le prophète prononce non des malédictions, mais des bénédictions. Dieu prouve une fois de plus, et loin d'être la dernière, son amour pour ceux qu'il a choisis.
Malgré tout le désir du roi Balaq, et peut-être aussi le sien propre, Balaam ne peut pas maudire Israël. Dieu demeure immuable dans sa bénédiction. Mais ce n'est que le côté extérieur...
Malgré tout le désir du roi Balaq, et peut-être aussi le sien propre, Balaam ne peut pas maudire Israël. Dieu demeure immuable dans sa bénédiction. Mais ce n'est que le côté extérieur... Lire la suite
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