Dans le Livre des Psaumes les pécheurs sont comparés assez souvent à la vannure emportée par le vent. Une telle comparaison est tout à fait justifiée, si on tient compte de sa signification spirituelle: car, il s'agit de ce qu'on appelle d'habitude l'ampleur spirituelle de l’homme...
Dans le Livre des Psaumes les pécheurs sont comparés assez souvent à la vannure emportée par le vent. Une telle comparaison est tout à fait justifiée, si on tient compte de sa signification spirituelle: car, il s'agit de ce qu'on appelle d'habitude l'ampleur spirituelle de l’homme. Et la vie elle-même est généralement perçue dans la Bible, d'une part, comme le souffle, que Dieu "insuffla" l’homme «aux narines» à la création, et de l'autre part— comme la force remplissant l’homme, pendant qu’il est vivant (dans la traduction Bible de Jérusalem on l’appelle généralement «l'âme», bien que le mot correspondant juif ait peu de liens avec ce que nous appelons généralement aujourd'hui âme, ayant en vue le début de la personnalité de l’homme).
Quand cette force quitte l’homme, il meurt, se transforme en ombre, il ne lui reste plus qu’une une enveloppe vide de ce qu’il était avant, dans le monde des vivants. Et cependant l’homme déchu (et les personnes ayant l'expérience spirituelle sentaient toujours cela) est impliquée dans la vie même pas dans cette plénitude, qui lui aurait été accessible même dans l'état de non-transformation, qu’il soit libre du péché.
Le chemin de la justice, rapprochant l’homme de Dieu, s'appelle dans les livres bibliques le chemin de la vie, et raison pour laquelle: il rapproche l’homme de la Source de vie et donne l'espoir qu'un jour, celui qui marche sur ce chemin obtiendra la vie dans toute sa plénitude. L'auteur du Livre d’Esdras transfère ces mêmes représentations et sur le peuple en général.
Mais si on l’applique chez une personne concrète il faudra parler de son chemin terrestre, qui s'achève par la mort et la résurrection le jour du Jugement, et si on l’applique à un peuple alors il faudra parler de son histoire, qui doit s'achever par la venue du Royaume messianique du Messie. Mais est-ce que le peuple vivra jusqu'à ce jour? Ne se dispersera-t-il pas sur la terre?
Comme on voit, ici aussi tout dépend de l'ampleur spirituelle. La mort historique d’un peuple, tout comme la mort physique de l’homme, dépend de cette force vive, que lui donne Dieu ainsi qu'Il le donne à une personne concrète. Et tout comme dans le cas avec une personne concrète, c’est seulement du peuple que dépend, comment il disposera de ce don de Dieu.