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La Bible de Jerusalem (fr)

1 Corinthiens, Chapitre 7

J’en viens maintenant à ce que vous m’avez écrit à savoir, « il est bon pour l’homme de s’abstenir de la femme ».
Toutefois, à cause des débauches, que chaque homme ait sa femme et chaque femme son mari.
Que le mari s’acquitte de son devoir envers sa femme, et pareillement la femme envers son mari.
La femme ne dispose pas de son corps, mais le mari. Pareillement, le mari ne dispose pas de son corps, mais la femme.
Ne vous refusez pas l’un à l’autre, si ce n’est d’un commun accord, pour un temps, afin de vaquer à la prière ; et de nouveau soyez ensemble, de peur que Satan ne profite, pour vous tenter, de votre incontinence.
Ce que je dis là est une concession, non un ordre.
Je voudrais que tous les hommes fussent comme moi ; mais chacun reçoit de Dieu son don particulier, celui-ci d’une manière, celui-là de l’autre.
Je dis toutefois aux célibataires et aux veuves qu’il leur est bon de demeurer comme moi.
Mais s’ils ne peuvent se contenir, qu’ils se marient : mieux vaut se marier que de brûler.
10 Quant aux personnes mariées, voici ce que je prescris, non pas moi, mais le Seigneur : que la femme ne soit pas séparée de son mari —
11 au cas où elle en aurait été séparée, qu’elle ne se remarie pas ou qu’elle se réconcilie avec son mari — et que le mari ne répudie pas sa femme.
12 Quant aux autres, c’est moi qui leur dis, non le Seigneur : si un frère a une femme non croyante qui consente à cohabiter avec lui, qu’il ne la répudie pas.
13 Une femme a-t-elle un mari non croyant qui consente à cohabiter avec elle, qu’elle ne répudie pas son mari.
14 En effet le mari non croyant se trouve sanctifié par sa femme, et la femme non croyante se trouve sanctifiée par le mari croyant. Car autrement, vos enfants seraient impurs, alors qu’ils sont saints !
15 Mais si la partie non croyante veut se séparer, qu’elle se sépare ; en pareil cas, le frère ou la sœur ne sont pas liés : Dieu vous a appelés à vivre en paix.
16 Et que sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari ? Et que sais-tu, mari, si tu sauveras ta femme ?
17 Par ailleurs, que chacun continue de vivre dans la condition que lui a départie le Seigneur, tel que l’a trouvé l’appel de Dieu. C’est la règle que j’établis dans toutes les Églises.
18 Quelqu’un était-il circoncis lors de son appel ? qu’il ne se fasse pas de prépuce. L’appel l’a-t-il trouvé incirconcis ? qu’il ne se fasse pas circoncire.
19 La circoncision n’est rien, et l’incirconcision n’est rien ; ce qui compte, c’est de garder les commandements de Dieu.
20 Que chacun demeure dans l’état où l’a trouvé l’appel de Dieu.
21 Étais-tu esclave, lors de ton appel ? Ne t’en soucie pas. Et même si tu peux devenir libre, mets plutôt à profit ta condition d’esclave.
22 Car celui qui était esclave lors de son appel dans le Seigneur est un affranchi du Seigneur ; pareillement celui qui était libre lors de son appel est un esclave du Christ.
23 Vous avez été bel et bien achetés ! Ne vous rendez pas esclaves des hommes.
24 Que chacun, frères, demeure devant Dieu dans l’état où l’a trouvé son appel.
25 Pour ce qui est des vierges, je n’ai pas d’ordre du Seigneur, mais je donne un avis en homme qui, par la miséricorde du Seigneur, est digne de confiance.
26 Je pense donc que c’est une bonne chose, en raison de la détresse présente, que c’est une bonne chose pour l’homme d’être ainsi.
27 Es-tu lié à une femme ? ne cherche pas à rompre. N’es-tu pas lié à une femme ? ne cherche pas de femme.
28 Si cependant tu te maries, tu ne pèches pas ; et si la jeune fille se marie, elle ne pèche pas. Mais ceux-là connaîtront la tribulation dans leur chair, et moi, je voudrais vous l’épargner.
29 Je vous le dis, frères : le temps se fait court. Que désormais ceux qui ont femme vivent comme s’ils n’en avaient pas ;
30 ceux qui pleurent, comme s’il ne pleuraient pas ; ceux qui sont dans la joie, comme s’ils n’étaient pas dans la joie ; ceux qui achètent, comme s’ils ne possédaient pas ;
31 ceux qui usent de ce monde, comme s’ils n’en usaient pas vraiment. Car elle passe, la figure de ce monde.
32 Je voudrais vous voir exempts de soucis. L’homme qui n’est pas marié a souci des affaires du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur.
33 Celui qui s’est marié a souci des affaires du monde, des moyens de plaire à sa femme ;
34 et le voilà partagé. De même la femme sans mari, comme la jeune fille, a souci des affaires du Seigneur ; elle cherche à être sainte de corps et d’esprit. Celle qui s’est mariée a souci des affaires du monde, des moyens de plaire à son mari.
35 Je dis cela dans votre propre intérêt, non pour vous tendre un piège, mais pour vous porter à ce qui est digne et qui attache sans partage au Seigneur.
36 Si quelqu’un pense, étant en pleine ardeur juvénile, qu’il risque de mal se conduire vis-à-vis de sa fiancée, et que les choses doivent suivre leur cours, qu’il fasse ce qu’il veut : il ne pèche pas, qu’ils se marient !
37 Mais celui qui a pris dans son cœur une ferme résolution, en dehors de toute contrainte, en gardant le plein contrôle de sa volonté, et a ainsi décidé en lui-même de respecter sa fiancée, celui-là fait bien.
38 Ainsi celui qui se marie avec sa fiancée fait bien, mais celui qui ne se marie pas fait mieux encore.
39 La femme demeure liée à son mari aussi longtemps qu’il vit ; mais si le mari meurt, elle est libre d’épouser qui elle veut, dans le Seigneur seulement.
40 Elle sera pourtant plus heureuse, à mon sens, si elle reste comme elle est. Et je pense bien, moi aussi, avoir l’Esprit de Dieu.

1 Corinthiens, Chapitre 8

Pour ce qui est des viandes immolées aux idoles, « nous avons tous la science », c’est entendu. Mais la science enfle ; c’est la charité qui édifie.
Si quelqu’un s’imagine connaître quelque chose, il ne connaît pas encore comme il faut connaître ;
mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est connu de lui.
Donc, pour ce qui est de manger des viandes immolées aux idoles, nous savons qu’« une idole n’est rien dans le monde » et qu’« il n’est de Dieu que le Dieu unique ».
Car, bien qu’il y ait, soit au ciel, soit sur la terre, de prétendus dieux — et de fait il y a quantité de dieux et quantité de seigneurs —,
pour nous en tout cas, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et vers qui nous allons, et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui viennent toutes choses et par qui nous allons.
Mais tous n’ont pas la science. Certains, par suite de leur fréquentation encore récente des idoles, mangent les viandes immolées comme telles, et leur conscience, qui est faible, s’en trouve souillée.
Ce n’est pas un aliment qui nous fera comparaître en jugement devant Dieu. Si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de plus ; et si nous en mangeons, nous n’avons rien de moins.
Mais prenez garde que cette liberté dont vous usez ne devienne pour les faibles occasion de chute.
10 Si en effet quelqu’un te voit, toi qui as la science, attablé dans un temple d’idoles, sa conscience à lui qui est faible ne va-t-elle pas se croire autorisée à manger des viandes immolées aux idoles ?
11 Et ta science alors va faire périr le faible, ce frère pour qui le Christ est mort !
12 En péchant ainsi contre vos frères, en blessant leur conscience, qui est faible, c’est contre le Christ que vous péchez.
13 C’est pourquoi, si un aliment doit causer la chute de mon frère, je me passerai de viande à tout jamais, afin de ne pas causer la chute de mon frère.

1 Corinthiens, Chapitre 9

Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? N’ai-je donc pas vu Jésus, notre Seigneur ? N’êtes-vous pas mon œuvre dans le Seigneur ?
Si pour d’autres je ne suis pas apôtre, pour vous du moins je le suis ; car c’est vous qui, dans le Seigneur, êtes le sceau de mon apostolat.
Ma défense contre ceux qui m’accusent, la voici :
N’avons-nous pas le droit de manger et de boire ?
N’avons-nous pas le droit d’emmener avec nous une épouse croyante, comme les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ?
Ou bien, est-ce que moi seul et Barnabé, nous n’avons pas le droit de ne pas travailler ?
Qui fait jamais campagne à ses propres frais ? Qui plante une vigne et n’en mange pas le fruit ? Qui fait paître un troupeau et ne se nourrit pas du lait du troupeau ?
N’y a-t-il là que propos humains ? Ou bien la Loi ne le dit-elle pas aussi ?
C’est bien dans la Loi de Moïse qu’il est écrit : Tu ne muselleras pas le bœuf qui foule le grain. Dieu se mettrait-il en peine des bœufs ?
10 N’est-ce pas évidemment pour nous qu’il parle ? Oui, c’est pour nous que cela a été écrit : celui qui laboure doit labourer dans l’espérance, et celui qui foule le grain, dans l’espérance d’en avoir sa part.
11 Si nous avons semé en vous les biens spirituels, est-ce chose extraordinaire que nous récoltions vos biens temporels ?
12 Si d’autres ont ce droit sur vous, ne l’avons-nous pas davantage ? Cependant nous n’avons pas usé de ce droit. Nous supportons tout au contraire pour ne pas créer d’obstacle à l’Évangile du Christ.
13 Ne savez-vous pas que les ministres du temple vivent du temple, que ceux qui servent à l’autel partagent avec l’autel ?
14 De même, le Seigneur a prescrit à ceux qui annoncent l’Évangile de vivre de l’Évangile.
15 Mais je n’ai usé, moi, d’aucun de ces droits, et je n’écris pas cela pour qu’il en soit ainsi à mon égard ; plutôt mourir que de... Mon titre de gloire, personne ne le réduira à néant.
16 Annoncer l’Évangile en effet n’est pas pour moi un titre de gloire ; c’est une nécessité qui m’incombe. Oui, malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile !
17 Si j’avais l’initiative de cette tâche, j’aurais droit à une récompense ; si je ne l’ai pas, c’est une charge qui m’est confiée.
18 Quelle est donc ma récompense ? C’est qu’en annonçant l’Évangile, j’offre gratuitement l’Évangile, sans pleinement user du droit que me confère l’Évangile.
19 Oui, libre à l’égard de tous, je me suis fait l’esclave de tous, afin de gagner le plus grand nombre.
20 Je me suis fait Juif avec les Juifs, afin de gagner les Juifs ; sujet de la Loi avec les sujets de la Loi — moi, qui ne suis pas sujet de la Loi — afin de gagner les sujets de la Loi.
21 Je me suis fait un sans-loi avec les sans-loi — moi qui ne suis pas sans une loi de Dieu, étant sous la loi du Christ — afin de gagner les sans-loi.
22 Je me suis fait faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver à tout prix quelques-uns.
23 Et tout cela, je le fais à cause de l’Évangile, afin d’en avoir ma part.
24 Ne savez-vous pas que, dans les courses du stade, tous courent, mais un seul obtient le prix ? Courez donc de manière à le remporter.
25 Tout athlète se prive de tout ; mais eux, c’est pour obtenir une couronne périssable, nous une impérissable.
26 Et c’est bien ainsi que je cours, moi, non à l’aventure ; c’est ainsi que je fais du pugilat, sans frapper dans le vide.
27 Je meurtris mon corps au contraire et le traîne en esclavage, de peur qu’après avoir été celui qui proclame aux autres, je ne sois moi-même disqualifié.

1 Corinthiens, Chapitre 10

Car je ne veux pas que vous l’ignoriez, frères : nos pères ont tous été sous la nuée, tous ont passé à travers la mer,
tous ont été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer,
tous ont mangé le même aliment spirituel
et tous ont bu le même breuvage spirituel — ils buvaient en effet à un rocher spirituel qui les accompagnait, et ce rocher c’était le Christ.
Cependant, ce n’est pas le plus grand nombre d’entre eux qui plut à Dieu, puisque leurs corps jonchèrent le désert.
Ces faits se sont produits pour nous servir d’exemples, pour que nous n’ayons pas de convoitises mauvaises, comme ils en eurent eux-mêmes.
Ne devenez pas idolâtres comme certains d’entre eux, dont il est écrit : Le peuple s’assit pour manger et boire, puis ils se levèrent pour s’amuser.
Et ne forniquons pas, comme le firent certains d’entre eux ; et il en tomba vingt-trois milliers en un seul jour.
Ne tentons pas non plus le Seigneur, comme le firent certains d’entre eux ; et ils périrent par les serpents.
10 Et ne murmurez pas, comme le firent certains d’entre eux ; et ils périrent par l’Exterminateur.
11 Cela leur arrivait pour servir d’exemple, et a été écrit pour notre instruction à nous qui touchons à la fin des temps.
12 Ainsi donc, que celui qui se flatte d’être debout prenne garde de tomber.
13 Aucune tentation ne vous est survenue, qui passât la mesure humaine. Dieu est fidèle ; il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation, il vous donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter.
14 C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie.
15 Je vous parle comme à des gens sensés ; jugez vous-mêmes de ce que je dis.
16 La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ?
17 Parce qu’il n’y a qu’un pain, à plusieurs nous ne sommes qu’un corps, car tous nous participons à ce pain unique.
18 Considérez l’Israël selon la chair. Ceux qui mangent les victimes ne sont-ils pas en communion avec l’autel ?
19 Qu’est-ce à dire ? Que la viande immolée aux idoles soit quelque chose ? Ou que l’idole soit quelque chose ?...
20 Mais ce qu’on immole, c’est à des démons et à ce qui n’est pas Dieu qu’on l’immole. Or, je ne veux pas que vous entriez en communion avec les démons.
21 Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons ; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur et à la table des démons.
22 Ou bien voudrions-nous provoquer la jalousie du Seigneur ? Serions-nous plus forts que lui ?
23 « Tout est permis »; mais tout n’est pas profitable. « Tout est permis »; mais tout n’édifie pas.
24 Que personne ne cherche son propre intérêt, mais celui d’autrui.
25 Tout ce qui se vend au marché, mangez-le sans poser de question par motif de conscience ;
26 car la terre est au Seigneur, et tout ce qui la remplit.
27 Si quelque infidèle vous invite et que vous acceptiez d’y aller, mangez tout ce qu’on vous sert, sans poser de question par motif de conscience.
28 Mais si quelqu’un vous dit : « Ceci a été immolé en sacrifice », n’en mangez pas, à cause de celui qui vous a prévenus, et par motif de conscience.
29 Par conscience j’entends non la vôtre, mais celle d’autrui ; car pourquoi ma liberté relèverait-elle du jugement d’une conscience étrangère ?
30 Si je prends quelque chose en rendant grâce, pourquoi serais-je blâmé pour ce dont je rends grâce ?
31 Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, et quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu.
32 Ne donnez scandale ni aux Juifs, ni aux Grecs, ni à l’Église de Dieu,
33 tout comme moi je m’efforce de plaire en tout à tous, ne recherchant pas mon propre intérêt, mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés.

1 Corinthiens, Chapitre 11

Montrez-vous mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Christ.
Je vous félicite de ce qu’en toutes choses vous vous souvenez de moi et gardez les traditions comme je vous les ai transmises.
Je veux cependant que vous le sachiez : l’origine de tout homme, c’est le Christ ; l’origine de la femme, c’est l’homme ; et l’origine du Christ, c’est Dieu.
Tout homme qui prie ou prophétise ayant des cheveux longs fait affront à sa tête.
Toute femme qui prie ou prophétise le chef découvert fait affront à sa tête ; c’est exactement comme si elle était tondue.
Si donc une femme ne se couvre, alors, qu’elle se coupe les cheveux ! Mais si c’est une honte pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou tondus, qu’elle se couvre.
L’homme, lui, ne doit pas se couvrir la tête, parce qu’il est l’image et la gloire de Dieu ; quant à la femme, elle est la gloire de l’homme.
Ce n’est pas l’homme en effet qui a été tiré de la femme, mais la femme de l’homme ;
et ce n’est pas l’homme, bien sûr, qui a été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme.
10 Voilà pourquoi la femme doit discipliner sa chevelure, à cause des anges.
11 Aussi bien, dans le Seigneur, la femme n’est pas autre que l’homme, et l’homme n’est pas autre que la femme ;
12 car, de même que la femme a été tirée de l’homme, ainsi l’homme naît par la femme, et tout vient de Dieu.
13 Jugez-en par vous-mêmes. Est-il convenable que la femme prie Dieu la tête découverte ?
14 La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c’est une honte pour l’homme de porter les cheveux longs,
15 tandis que c’est une gloire pour la femme de les porter ainsi ? Car la chevelure lui a été donnée comme couvre-chef.
16 Au reste, si quelqu’un se plaît à ergoter, tel n’est pas notre usage, ni celui des Églises de Dieu.
17 Et puisque j’en suis aux recommandations, je n’ai pas à vous louer de ce que vos réunions tournent non pas à votre bien, mais à votre détriment.
18 Car j’apprends tout d’abord que, lorsque vous vous réunissez en assemblée, il se produit parmi vous des divisions, et je le crois en partie.
19 Il faut bien qu’il y ait aussi des scissions parmi vous, pour permettre aux hommes éprouvés de se manifester parmi vous.
20 Lors donc que vous vous réunissez en commun, ce n’est pas le Repas du Seigneur que vous prenez.
21 Dès qu’on est à table en effet, chacun prend d’abord son propre repas, et l’un a faim, tandis que l’autre est ivre.
22 Vous n’avez donc pas de maisons pour manger et boire ? Ou bien méprisez-vous l’Église de Dieu, et voulez-vous faire honte à ceux qui n’ont rien ? Que vous dire ? Vous louer ? Sur ce point, je ne vous loue pas.
23 Pour moi, en effet, j’ai reçu du Seigneur ce qu’à mon tour je vous ai transmis : le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain
24 et, après avoir rendu grâce, le rompit et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. »
25 De même, après le repas, il prit la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang ; chaque fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi. »
26 Chaque fois en effet que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.
27 Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur.
28 Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe ;
29 car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s’il ne discerne le Corps.
30 Voilà pourquoi il y a parmi vous beaucoup de malades et d’infirmes, et que bon nombre sont morts.
31 Si nous nous examinions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés.
32 Mais par ses jugements le Seigneur nous corrige, pour que nous ne soyons point condamnés avec le monde.
33 Ainsi donc, mes frères, quand vous vous réunissez pour le Repas, attendez-vous les uns les autres.
34 Si quelqu’un a faim, qu’il mange chez lui, afin de ne pas vous réunir pour votre condamnation. Quant au reste, je le réglerai lors de ma venue.

1 Corinthiens, Chapitre 12

Pour ce qui est des dons spirituels, frères, je ne veux pas vous voir dans l’ignorance.
Quand vous étiez païens, vous le savez, vous étiez entraînés irrésistiblement vers les idoles muettes.
C’est pourquoi, je vous le déclare : personne, parlant avec l’Esprit de Dieu, ne dit : « Anathème à Jésus », et nul ne peut dire : « Jésus est Seigneur », s’il n’est avec l’Esprit Saint.
Il y a, certes, diversité de dons spirituels, mais c’est le même Esprit ;
diversité de ministères, mais c’est le même Seigneur ;
diversité d’opérations, mais c’est le même Dieu qui opère tout en tous.
À chacun la manifestation de l’Esprit est donnée en vue du bien commun.
À l’un, c’est un discours de sagesse qui est donné par l’Esprit ; à tel autre un discours de science, selon le même Esprit ;
à un autre la foi, dans le même Esprit ; à tel autre les dons de guérisons, dans l’unique Esprit ;
10 à tel autre la puissance d’opérer des miracles ; à tel autre la prophétie ; à tel autre le discernement des esprits ; à un autre les diversités de langues, à tel autre le don de les interpréter.
11 Mais tout cela, c’est l’unique et même Esprit qui l’opère, distribuant ses dons à chacun en particulier comme il l’entend.
12 De même, en effet, que le corps est un, tout en ayant plusieurs membres, et que tous les membres du corps, en dépit de leur pluralité, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il du Christ.
13 Aussi bien est-ce en un seul Esprit que nous tous avons été baptisés en un seul corps, Juifs ou Grecs, esclaves ou hommes libres, et tous nous avons été abreuvés d’un seul Esprit.
14 Aussi bien le corps n’est-il pas un seul membre, mais plusieurs.
15 Si le pied disait : « Parce que je ne suis pas la main, je ne suis pas du corps », il n’en serait pas moins du corps pour cela.
16 Et si l’oreille disait : « Parce que je ne suis pas l’œil, je ne suis pas du corps », elle n’en serait pas moins du corps pour cela.
17 Si tout le corps était œil, où serait l’ouïe ? Si tout était oreille, où serait l’odorat ?
18 Mais, de fait, Dieu a placé les membres, et chacun d’eux dans le corps, selon qu’il a voulu.
19 Si le tout était un seul membre, où serait le corps ?
20 Mais, de fait, il y a plusieurs membres, et cependant un seul corps.
21 L’œil ne peut donc dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi », ni la tête à son tour dire aux pieds : « Je n’ai pas besoin de vous. »
22 Bien plus, les membres du corps qui sont tenus pour plus faibles sont nécessaires ;
23 et ceux que nous tenons pour les moins honorables du corps sont ceux-là mêmes que nous entourons de plus d’honneur, et ce que nous avons d’indécent, on le traite avec le plus de décence ;
24 ce que nous avons de décent n’en a pas besoin. Mais Dieu a disposé le corps de manière à donner davantage d’honneur à ce qui en manque,
25 pour qu’il n’y ait point de division dans le corps, mais qu’au contraire les membres se témoignent une mutuelle sollicitude.
26 Un membre souffre-t-il ? tous les membres souffrent avec lui. Un membre est-il à l’honneur ? tous les membres se réjouissent avec lui.
27 Or vous êtes, vous, le corps du Christ, et membres chacun pour sa part.
28 Et ceux que Dieu a établis dans l’Église sont premièrement les apôtres, deuxièmement les prophètes, troisièmement les docteurs... Puis il y a les miracles, puis les dons de guérisons, d’assistance, de gouvernement, les diversités de langues.
29 Tous sont-ils apôtres ? Tous prophètes ? Tous docteurs ? Tous font-ils des miracles ?
30 Tous ont-ils des dons de guérisons ? Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ?
31 Aspirez aux dons supérieurs. Et je vais encore vous montrer une voie qui les dépasse toutes.

1 Corinthiens, Chapitre 13

Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, je ne suis plus qu’airain qui sonne ou cymbale qui retentit.
Quand j’aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j’aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien.
Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert de rien.
La charité est longanime ; la charité est serviable ; elle n’est pas envieuse ; la charité ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas ;
elle ne fait rien d’inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s’irrite pas, ne tient pas compte du mal ;
elle ne se réjouit pas de l’injustice, mais elle met sa joie dans la vérité.
Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout.
La charité ne passe jamais. Les prophéties ? elles disparaîtront. Les langues ? elles se tairont. La science ? elle disparaîtra.
Car partielle est notre science, partielle aussi notre prophétie.
10 Mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partiel disparaîtra.
11 Lorsque j’étais enfant, je parlais en enfant, je pensais en enfant, je raisonnais en enfant ; une fois devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant.
12 Car nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, mais alors ce sera face à face. À présent, je connais d’une manière partielle ; mais alors je connaîtrai comme je suis connu.
13 Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d’entre elles, c’est la charité.

1 Corinthiens, Chapitre 14

Recherchez la charité ; aspirez aussi aux dons spirituels, surtout à celui de prophétie.
Car celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu ; personne en effet ne comprend : il dit en esprit des choses mystérieuses.
Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes ; il édifie, exhorte, réconforte.
Celui qui parle en langue s’édifie lui-même, celui qui prophétise édifie l’assemblée.
Je voudrais, certes, que vous parliez tous en langues, mais plus encore que vous prophétisiez ; car celui qui prophétise l’emporte sur celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète, pour que l’assemblée en tire édification.
Et maintenant, frères, supposons que je vienne chez vous et vous parle en langues, en quoi vous serai-je utile, si ma parole ne vous apporte ni révélation, ni science, ni prophétie, ni enseignement ?
Ainsi en est-il des instruments de musique, flûte ou cithare ; s’ils ne donnent pas distinctement les notes, comment saura-t-on ce que joue la flûte ou la cithare ?
Et si la trompette n’émet qu’un son confus, qui se préparera au combat ?
Ainsi de vous : si votre langue n’émet pas de parole intelligible, comment saura-t-on ce que vous dites ? Vous parlerez en l’air.
10 Il y a, de par le monde, je ne sais combien d’espèces de langages, et rien n’est sans langage.
11 Si donc j’ignore la valeur du langage, je ferai l’effet d’un Barbare à celui qui parle, et celui qui parle me fera, à moi, l’effet d’un Barbare.
12 Ainsi de vous : puisque vous aspirez aux dons spirituels, cherchez à les avoir en abondance pour l’édification de l’assemblée.
13 C’est pourquoi celui qui parle en langue doit prier pour pouvoir interpréter.
14 Car, si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence n’en retire aucun fruit.
15 Que faire donc ? Je prierai avec l’esprit, mais je prierai aussi avec l’intelligence. Je dirai un hymne avec l’esprit, mais je le dirai aussi avec l’intelligence.
16 Autrement, si tu ne bénis qu’en esprit, comment celui qui a rang de non-initié répondra-t-il « Amen ! » à ton action de grâces, puisqu’il ne sait pas ce que tu dis ?
17 Ton action de grâces est belle, certes, mais l’autre n’en est pas édifié.
18 Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langues plus que vous tous ;
19 mais dans l’assemblée, j’aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, pour instruire aussi les autres, que dix mille en langue.
20 Frères, ne soyez pas des enfants pour le jugement ; des petits enfants pour la malice, soit, mais pour le jugement soyez des hommes faits.
21 Il est écrit dans la Loi : C’est par des hommes d’une autre langue et par des lèvres d’étrangers que je parlerai à ce peuple, et même ainsi ils ne m’écouteront pas, dit le Seigneur.
22 Ainsi donc, les langues servent de signe non pour les croyants, mais pour les infidèles : la prophétie, elle, n’est pas pour les infidèles mais pour les croyants.
23 Si donc l’Église entière se réunit ensemble et que tous parlent en langues, et qu’il entre des non-initiés ou des infidèles, ne diront-ils pas que vous êtes fous ?
24 Mais si tous prophétisent et qu’il entre un infidèle ou un non-initié, le voilà repris par tous, jugé par tous ;
25 les secrets de son cœur sont dévoilés, et ainsi, tombant sur la face, il adorera Dieu, en déclarant que Dieu est réellement parmi vous.
26 Que conclure, frères ? Lorsque vous vous assemblez, chacun peut avoir un cantique, un enseignement, une révélation, un discours en langue, une interprétation. Que tout se passe de manière à édifier.
27 Parle-t-on en langue ? Que ce soit le fait de deux ou de trois tout au plus, et à tour de rôle ; et qu’il y ait un interprète.
28 S’il n’y a pas d’interprète, qu’on se taise dans l’assemblée ; qu’on se parle à soi-même et à Dieu.
29 Pour les prophètes, qu’il y en ait deux ou trois à parler, et que les autres jugent.
30 Si un autre qui est assis a une révélation, que le premier se taise.
31 Car vous pouvez tous prophétiser à tour de rôle, pour que tous soient instruits et tous exhortés.
32 Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes ;
33 car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix, comme dans toutes les Églises des saints.
34 Que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de prendre la parole ; qu’elles se tiennent dans la soumission, selon que la Loi même le dit.
35 Si elles veulent s’instruire sur quelque point, qu’elles interrogent leur mari à la maison ; car il est inconvenant pour une femme de parler dans une assemblée.
36 Est-ce de chez vous qu’est sortie la parole de Dieu ? Ou bien, est-ce à vous seuls qu’elle est parvenue ?
37 Si quelqu’un croit être prophète ou inspiré par l’Esprit, qu’il reconnaisse en ce que je vous écris un commandement du Seigneur.
38 S’il l’ignore, c’est qu’il est ignoré.
39 Ainsi donc, mes frères, aspirez au don de prophétie, et n’empêchez pas de parler en langues.
40 Mais que tout se passe dignement et dans l’ordre.
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