Les deux paniers de figues symbolisent deux parties du peuple. Mais la véritable différence entre elles ne réside pas du tout dans le fait que les uns se sont déjà retrouvés en captivité et ont goûté les malheurs et les peines d'un temps de guerre, tandis que les autres doivent encore y passer — ce qui est beaucoup plus important, c'est la réaction intérieure à ces épreuves.
Les deux brigands crucifiés à côté du Sauveur ont éprouvé sur la croix des souffrances absolument identiques, mais leur réaction fut différente, et les conclusions qu'ils tirèrent devant la mort furent diamétralement opposées. Il en va de même ici : différents représentants d'un seul et même peuple réagissent différemment aux mêmes souffrances. Et pourtant une partie du peuple — même encore minoritaire — est déjà entrée sur le chemin du repentir; ce chemin sera long, mais il portera de bons fruits.
Ceux qui sont comparés aux figues mauvaises et qui ne se sont pas encore engagés sur le chemin vers le Seigneur ont eux aussi la possibilité du repentir. Mais pour l'instant ils ne sont pas tels — et ils vont vers la mort, que montre vivement la pourriture des fruits rejetés.
