10 Qui veut, en effet, aimer la vie et voir des jours heureux doit garder sa langue du mal et ses lèvres des paroles fourbes, |
11 s'éloigner du mal et faire le bien, chercher la paix et la poursuivre. |
12 Car le Seigneur a les yeux sur les justes et tend l'oreille à leur prière, mais le Seigneur tourne sa face contre ceux qui font le mal. |
13 Et qui vous ferait du mal, si vous devenez zélés pour le bien? |
14 Heureux d'ailleurs quand vous souffririez pour la justice! N'ayez d'eux aucune crainte et ne soyez pas troublés. |
15 Au contraire, sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur Christ, toujours prêts à la défense contre quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous. |
16 Mais que ce soit avec douceur et respect, en possession d'une bonne conscience, afin que, sur le point même où l'on vous calomnie, soient confondus ceux qui décrient votre bonne conduite dans le Christ. |
17 Car mieux vaudrait souffrir en faisant le bien, si telle était la volonté de Dieu, qu'en faisant le mal. |
18 Le Christ lui-même est mort une fois pour les péchés, juste pour des injustes, afin de nous mener à Dieu. Mis à mort selon la chair, il a été vivifié selon l'esprit. |
19 C'est en lui qu'il s'en alla même prêcher aux esprits en prison, |
20 à ceux qui jadis avaient refusé de croire lorsque se prolongeait la patience de Dieu, aux jours où Noé construisait l'Arche, dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes, furent sauvées à travers l'eau. |
21 Ce qui y correspond, c'est le baptême qui vous sauve à présent et qui n'est pas l'enlèvement d'une souillure charnelle, mais l'engagement à Dieu d'une bonne conscience par la résurrection de Jésus Christ, |
22 lui qui, passé au ciel, est à la droite de Dieu, après s'être soumis les Anges, les Dominations et les Puissances. |
Les douze versets de la première épître catholique de l’apôtre Pierre que nous lisons aujourd’hui semblent former un très long passage à cause de l’abondance de choses extrêmement importantes que dit l’apôtre. Le plus important est sans doute ce que l’apôtre dit de notre baptême. Les stéréotypes de notre conscience nous poussent à considérer le baptême, comment dire... de diverses manières. Parfois il est pour nous un rite d’initiation, ou quelque chose comme une vaccination contre les maladies et les malheurs.
C’est pourquoi il est si important d’entendre ce que dit l’apôtre Pierre : le baptême, selon lui, n’est pas le lavage des souillures de la chair, c’est-à-dire qu’il n’a pas de rapport avec la pureté rituelle. L’apôtre affirme que l’essentiel dans le baptême est l’engagement envers Dieu d’une bonne conscience. Le mot grec signifie ici non pas simplement une promesse, mais une promesse faite solennellement, un vœu. Pour diverses raisons, pour la plupart d’entre nous, cet événement même, la prononciation des vœux baptismaux, passe inaperçu. C’est en partie pourquoi nous ne gardons pas en mémoire ces vœux, cet « engagement envers Dieu d’une bonne conscience ». Or l’apôtre Pierre dit que c’est précisément un tel baptême, une promesse ou un serment au Christ, qui nous sauve par la résurrection de Jésus-Christ.
Il n’est pas moins important que tout le reste, sauf la bonne conscience, demeure hors champ. Le salut est donné par la résurrection de Jésus-Christ, et par rien d’autre. Pour l’obtenir, il faut promettre à Dieu d’avoir une bonne conscience et accomplir cette promesse. Premièrement, ce christocentrisme est important en lui-même, parce que tout ce qui prétend occuper la place centrale dans notre vie, en dehors du Fils de Dieu Lui-même, est une idole. Deuxièmement, ce regard de l’apôtre contient toute l’infinie diversité des formes de la vocation chrétienne.
À ce propos, il est également important que l’apôtre parle de notre destinée. Des persécutions qui échoient aux chrétiens, l’apôtre parle avec un calme étonnant, comme d’une chose qui lui est parfaitement compréhensible. Il l’explique par le fait qu’une bonne conscience devant Dieu entraîne tout chrétien sur ce chemin de Croix qu’a parcouru aussi le Chef de l’Église. Mais, à la suite du Maître et Seigneur, l’apôtre Pierre nous dit : n’ayez pas peur, c’est le chemin de la vie.
10 Qui veut, en effet, aimer la vie et voir des jours heureux doit garder sa langue du mal et ses lèvres des paroles fourbes, |
11 s'éloigner du mal et faire le bien, chercher la paix et la poursuivre. |
12 Car le Seigneur a les yeux sur les justes et tend l'oreille à leur prière, mais le Seigneur tourne sa face contre ceux qui font le mal. |
13 Et qui vous ferait du mal, si vous devenez zélés pour le bien? |
14 Heureux d'ailleurs quand vous souffririez pour la justice! N'ayez d'eux aucune crainte et ne soyez pas troublés. |
15 Au contraire, sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur Christ, toujours prêts à la défense contre quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous. |
16 Mais que ce soit avec douceur et respect, en possession d'une bonne conscience, afin que, sur le point même où l'on vous calomnie, soient confondus ceux qui décrient votre bonne conduite dans le Christ. |
17 Car mieux vaudrait souffrir en faisant le bien, si telle était la volonté de Dieu, qu'en faisant le mal. |
18 Le Christ lui-même est mort une fois pour les péchés, juste pour des injustes, afin de nous mener à Dieu. Mis à mort selon la chair, il a été vivifié selon l'esprit. |
19 C'est en lui qu'il s'en alla même prêcher aux esprits en prison, |
20 à ceux qui jadis avaient refusé de croire lorsque se prolongeait la patience de Dieu, aux jours où Noé construisait l'Arche, dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes, furent sauvées à travers l'eau. |
21 Ce qui y correspond, c'est le baptême qui vous sauve à présent et qui n'est pas l'enlèvement d'une souillure charnelle, mais l'engagement à Dieu d'une bonne conscience par la résurrection de Jésus Christ, |
22 lui qui, passé au ciel, est à la droite de Dieu, après s'être soumis les Anges, les Dominations et les Puissances. |
L’apôtre Pierre écrivit son Épître catholique vers l’an 63, tout au début de la période des persécutions contre les chrétiens. À cette époque, le nouveau peuple de Dieu, choisi et sanctifié par l’Esprit Saint, s’engageait sur le chemin de Croix à la suite de son Maître. C’est pourquoi l’apôtre écrit sur le sens de la souffrance et met les souffrances des fidèles en relation avec la souffrance salvatrice du Christ Lui-même. Une tradition rapporte que, vers l’époque où fut écrite cette épître, au début des persécutions à Rome, l’apôtre quitta la ville sur l’insistance des chrétiens et rencontra le Christ sur la route, juste au-delà des remparts. « Seigneur, où vas-Tu ? » Lui demanda l’apôtre Pierre, et le Seigneur lui répondit qu’Il allait à Rome pour y être crucifié de nouveau. À ces mots, Pierre retourna à Rome et y subit le martyre. Plus tard, on construisit sur le lieu de cette rencontre l’église Domine quo vadis (Seigneur, où vas-Tu ?), où se trouve encore aujourd’hui la pierre sur laquelle se tenaient les pieds du Christ.
Le passage de l’Épître de Pierre lu aujourd’hui semble contenir précisément les réflexions de l’apôtre à ce sujet. L’apôtre dit que nous devons toujours être prêts à répondre de notre espérance et explique que la souffrance pour de bonnes actions, lorsqu’elle nous est donnée par la volonté du Créateur, est pour nous une occasion de rencontrer le Christ et de nous unir à Lui. L’apôtre écrit que le salut lui-même s’est accompli parce que le Christ a souffert innocemment pour nos péchés. Le sens de ses paroles est que notre souffrance innocente est mystérieusement liée à la Passion salvatrice du Christ. L’apôtre Paul formulera cette pensée ainsi : « je complète en ma chair ce qui manque aux afflictions du Christ pour Son Corps » (Col 1:24). Dans l’Épître aux Romains, dans le passage lu pendant le sacrement du Baptême, il ajoute : « nous avons été ensevelis avec Lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous marchions nous aussi dans une vie nouvelle » (Rm 6:4).
13 Et qui vous ferait du mal, si vous devenez zélés pour le bien? |
Que veut dire l'apôtre lorsqu'il affirme qu'aucun mal ne peut être fait à celui qui aspire au bien ? Si nous comprenons ses paroles comme se rapportant exclusivement à notre monde encore non transfiguré, elles peuvent paraître excessivement optimistes. Mais que faut-il considérer comme le bien ? Et de quoi cela dépend-il ?
Dès cinq siècles avant la naissance du Sauveur, le philosophe athénien Socrate affirmait que le mal ne peut pas venir à l'homme de l'extérieur, et que ce que les gens considèrent d'ordinaire comme mal, entendant par là les échecs, les souffrances et même la mort, n'est pas en réalité le mal. Le vrai mal, selon le philosophe, l'homme ne peut se le faire qu'à lui-même, en faisant un mauvais choix et en nuisant ainsi à sa propre âme. C'est ainsi qu'un homme qui vivait au temps de Zacharie et de Malachie, mais ne les avait jamais entendus, résolvait la question du bien et du mal.
Il semblerait que l'apôtre ait la même chose en vue : si l'on comprend le mal comme le dommage qu'un homme inflige à sa propre âme, alors celui qui aspire seulement au bien n'a vraiment rien à craindre. Mais il s'agit d'un homme déchu dans un monde déchu. Peut-on être sûr de son propre mouvement inébranlable sur le chemin du bien ?
On voit que la seule sagesse humaine ne suffit pas ici. Mais l'apôtre ne parle pas seulement d'elle. Maintenant que le Messie est venu et a apporté le Royaume dans le monde, l'homme ne reste plus seul dans son aspiration au bien, face à face avec le monde qui gît dans le mal et avec son propre péché. Et si, auparavant, la seule intention ne suffisait pas, si celui qui choisissait le chemin de la justice devait être un héros spirituel, désormais il suffit simplement de rester ferme dans son intention. Pour tout le reste, nous serons toujours aidés.
15 Au contraire, sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur Christ, toujours prêts à la défense contre quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous. |
16 Mais que ce soit avec douceur et respect, en possession d'une bonne conscience, afin que, sur le point même où l'on vous calomnie, soient confondus ceux qui décrient votre bonne conduite dans le Christ. |
17 Car mieux vaudrait souffrir en faisant le bien, si telle était la volonté de Dieu, qu'en faisant le mal. |
18 Le Christ lui-même est mort une fois pour les péchés, juste pour des injustes, afin de nous mener à Dieu. Mis à mort selon la chair, il a été vivifié selon l'esprit. |
Malheureusement, nous avons souvent des difficultés à témoigner de notre espérance et de notre foi. Ou bien nous nous cachons comme des souris sans dire un mot à personne, ou bien nous faisons agressivement la leçon à ceux qui nous entourent... L’apôtre Pierre dit qu’il faut répondre avec douceur et révérence à quiconque nous demande raison de notre espérance. Ainsi, premièrement, toute personne a le droit non seulement de nous demander, mais même d’exiger de nous raison de notre espérance, et nous n’avons pas le droit de refuser ! Deuxièmement, il faut y être prêts, c’est-à-dire comprendre clairement en quoi nous croyons, comment le formuler au mieux et comment l’expliquer. Troisièmement, notre réponse doit être donnée avec douceur, c’est-à-dire que nous ne devons pas nous placer dans la position d’un donneur de leçons qui sait tout. Quatrièmement, elle doit être donnée avec révérence : nous ne devons pas non plus rabaisser la dignité de la foi en disant « modestement » que cela est bien sûr sans importance et sans conséquence... Il importe que toute personne qui sait que je suis croyant porte, d’une manière ou d’une autre, un jugement sur l’Église d’après mes paroles. C’est une grande responsabilité, et nous n’avons pas le droit de l’oublier.
15 Au contraire, sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur Christ, toujours prêts à la défense contre quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous. |
Que signifie «sanctifier Dieu dans son coeur»? Sans doute garder en soi, de toutes ses forces, la foi en la sainteté de Dieu, en Sa bonté ultime et absolue. De cette foi découle alors aussi le désir de glorifier Dieu, de Le remercier et de L'adorer.
La bonté de Dieu est aussi la source de toute notre espérance, de notre confiance. Rendre compte de notre espérance, c'est alors notre témoignage à Sa bonté, à Son amour, et donc au Christ, à Sa mort et à Sa résurrection.
Ce témoignage nous est commandé par le Seigneur dans Son «grand mandat»: aller dans le monde entier et proclamer l'Évangile à toute créature, aller et enseigner toutes les nations. Nous savons nous protéger de ce mandat, par exemple au moyen des paroles de Jésus: «Ne jetez pas les perles devant les porcs» (cf. Mt 7:6), en sous-entendant silencieusement que tous ceux avec qui nous n'avons pas envie de parler sont des porcs. L'apôtre Pierre nous appelle à sortir de notre abri et à rendre compte «à quiconque».
Les mots «avec douceur et respect» sont remarquables. Le respect se comprend, puisque nous devons parler de la sainteté de Dieu. Ici, les plaisanteries stupides et les comparaisons déplacées sont manifestement hors de propos, même si notre parole doit être convaincante, «assaisonnée de sel», selon l'expression de l'apôtre Paul. Quant à la douceur, elle signifie que nous ne devons pas contraindre nos auditeurs à accepter notre témoignage, ni leur faire la leçon de haut. Nous pouvons partager avec eux notre expérience, l'expérience de l'Église, mais nous n'avons pas le droit d'attenter à leur liberté de décision.
21 Ce qui y correspond, c'est le baptême qui vous sauve à présent et qui n'est pas l'enlèvement d'une souillure charnelle, mais l'engagement à Dieu d'une bonne conscience par la résurrection de Jésus Christ, |
Le baptême, selon ces mots de l'apôtre Pierre, est l'événement, par lequel nous devenons des participants de la résurrection du Christ. Pour nous privé de vie, n'ayant pas le salut, ce don salutaire vient notamment grâce à la foi exprimée dans le baptême. Et c'est pourquoi il est important d'entendre les mots de l'apôtre concernant ce que c'est que notre baptême. Les stéréotypes de notre conscience nous forcent à nous rapporter du baptême différemment. Parfois c’est pour nous un rite initiatique, ou quelque chose comme les vaccins des maladies et des malheurs.
C'est pourquoi il est si important d'entendre ce que dit l'apôtre Pierre : le baptême, d'après lui, n’est pas l’enlèvement de la souillure charnelle, c'est-à-dire il ne concerne pas la pureté rituelle. L'apôtre affirme que l'essentiel dans le baptême est l’engagement à Dieu de la bonne conscience. Le mot grec signifie ici non simplement l’engagement, mais un engagement fait solennellement, un vœu. Pour de différentes raisons, pour la plupart de nous, cet événement - fait des vœux de baptême - passe inaperçu. C'est pourquoi nous ne gardons pas en partie dans la mémoire ces vœux - «l’engagement à Dieu d’une bonne conscience». Et l'apôtre Pierre fait savoir que c’est notamment un tel baptême, l’engagement ou le serment à Christ, qui nous sauve par la résurrection de Jésus-Christ.
Il n’est pas moins important que tout le reste, excepté une bonne conscience, reste «off». Le salut n’est donné que par la résurrection de Jésus-Christ, et rien de plus. Pour l’avoir {le salut}, il est nécessaire de s’engager à Dieu d’avoir une bonne conscience et tenir cet engagement. Premièrement, une telle centralisation sur le Christ est en elle-même importante, puisque tout ce qui prétend à une place centrale dans notre vie, hormis le Fils de Dieu, est une idole. Deuxièmement, un tel regard de l'apôtre contient en lui-même toute une variété indénombrable des formes de la vocation chrétienne.
De ce fait, il est aussi important que l'apôtre parle de notre destin. L'apôtre parle des persécutions échéant aux chrétiens, avec un calme surprenant, comme de quelque chose qui lui est tout à fait clair. Il argumente cela par le fait qu'une bonne conscience devant Dieu entraînera n'importe quel chrétien sur ce chemin de la Croix, dont le Chef de l'Église a aussi traversé. Mais, après le Maitre et le Seigneur, l'apôtre Pierre nous dit : ne craignez pas, c'est le chemin de la vie.
1 Pareillement, vous les femmes, soyez soumises à vos maris, afin que, même si quelques-uns refusent de croire à la Parole, ils soient, sans parole, gagnés par la conduite de leurs femmes, |
2 en considérant votre vie chaste et pleine de respect. |
3 Que votre parure ne soit pas extérieure, faite de cheveux tressés, de cercles d'or et de toilettes bien ajustées, |
4 mais à l'intérieur de votre cœur dans l'incorruptibilité d'une âme douce et calme: voilà ce qui est précieux devant Dieu. |
5 C'est ainsi qu'autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu se paraient, soumises à leurs maris: |
6 telle Sara obéissait à Abraham, en l'appelant son Seigneur. C'est d'elle que vous êtes devenues les enfants, si vous agissez bien, sans terreur et sans aucun trouble. |
7 Vous pareillement, les maris, menez la vie commune avec compréhension, comme auprès d'un être plus fragile, la femme ; accordez-lui sa part d'honneur, comme cohéritière de la grâce de Vie. Ainsi vos prières ne seront pas entravées. |
8 Enfin, vous tous, en esprit d'union, dans la compassion, l'amour fraternel, la miséricorde, l'esprit d'humilité, |
9 ne rendez pas mal pour mal, insulte pour insulte. Bénissez, au contraire, car c'est à cela que vous avez été appelés, afin d'hériter la bénédiction. |
10 Qui veut, en effet, aimer la vie et voir des jours heureux doit garder sa langue du mal et ses lèvres des paroles fourbes, |
11 s'éloigner du mal et faire le bien, chercher la paix et la poursuivre. |
12 Car le Seigneur a les yeux sur les justes et tend l'oreille à leur prière, mais le Seigneur tourne sa face contre ceux qui font le mal. |
En lisant les passages des épîtres qui semblent donner des instructions de conduite précises et sans ambiguïté, il est très facile de remarquer une foule d'erreurs dans le comportement des autres. Mais la tâche principale, en lisant le passage d'aujourd'hui, consiste à accomplir attentivement et exactement ce qui te concerne et, peut-être, à passer complètement sur ce qui concerne autrui. En parlant de la manière dont se construisent les relations au sein de la famille, l'apôtre Pierre s'attend probablement moins que tout à entendre de nous des phrases telles que : « Bon, maintenant tout est clair, rien ne marchera tant qu'elle ne commencera pas à m'obéir », ou : « Évidemment, nous ne pouvons pas être ensemble tant qu'il ne commencera pas à me traiter comme un vase plus faible. » Et nos relations avec les autres n'imiteront pas le Christ tant que nous attendrons de tous qu'ils soient miséricordieux et amicaux envers nous et que personne ne nous rende le mal pour notre propre mal. Pour lire les épîtres et agir conformément à ce que nous avons lu, il nous faudra commencer par nous-mêmes afin de voir des jours véritablement heureux.
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