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RÉFLEXIONS pour Lc 18:1-17

Et il leur disait une parabole sur ce qu'il leur fallait prier sans cesse et ne pas se décourager.
" Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et n'avait de considération pour personne.
Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait le trouver, en disant : "Rends-moi justice contre mon adversaire ! "
Il s'y refusa longtemps. Après quoi il se dit : "J'ai beau ne pas craindre Dieu et n'avoir de considération pour personne,
néanmoins, comme cette veuve m'importune, je vais lui rendre justice, pour qu'elle ne vienne pas sans fin me rompre la tête". "
Et le Seigneur dit : " Écoutez ce que dit ce juge inique.
Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus qui crient vers lui jour et nuit, tandis qu'il patiente à leur sujet!
Je vous dis qu'il leur fera prompte justice. Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? "
Il dit encore, à l'adresse de certains qui se flattaient d'être des justes et n'avaient que mépris pour les autres, la parabole que voici:
10 " Deux hommes montèrent au Temple pour prier ; l'un était Pharisien et l'autre publicain.
11 Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : "Mon Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont rapaces, injustes, adultères, ou bien encore comme ce publicain ;
12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que j'acquiers. "
13 Le publicain, se tenant à distance, n'osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine, en disant : "Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ! "
14 Je vous le dis : ce dernier descendit chez lui justifié, l'autre non. Car tout homme qui s'élève sera abaissé, mais celui qui s'abaisse sera élevé. "
15 On lui présentait aussi les tout-petits pour qu'il les touchât; ce que voyant, les disciples les rabrouaient.
16 Mais Jésus appela à lui ces enfants, en disant : " Laissez les petits enfants venir à moi, ne les empêchez pas ; car c'est à leurs pareils qu'appartient le Royaume de Dieu.
17 En vérité je vous le dis : quiconque n'accueille pas le Royaume de Dieu en petit enfant n'y entrera pas. "
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Quand nous disons que Dieu n'est pas comme nous, cela ne veut pas seulement dire qu'Il est meilleur, plus fort, plus sage que nous. Cela veut dire qu'Il voit le monde autrement que nous. Lorsque se trouvent devant nous en même temps une personne pieuse, honnête et convenable, et un riche collecteur d'impôts, qui a sur la conscience bien des larmes et des malheurs, nos sympathies se portent spontanément non du côté du «nouveau riche». C'est précisément sur cette réaction que repose le récit du pharisien et du publicain: Dieu voit autrement, Il a d'autres idées sur la foi. Si l'un dit: «Merci, tout va bien pour moi», et l'autre: «Aie pitié de moi», le point décisif n'est ni la piété, ni l'observance du jeûne ou d'autres prescriptions. Simplement, l'un a besoin de louange, et l'autre d'amour. Dieu voit le cœur de chacun; quant à nous, c'est déjà bien si nous voyons le nôtre.

Autres réflexions

 
Pour Lc 18:1-8
Et il leur disait une parabole sur ce qu'il leur fallait prier sans cesse et ne pas se décourager.
" Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et n'avait de considération pour personne.
Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait le trouver, en disant : "Rends-moi justice contre mon adversaire ! "
Il s'y refusa longtemps. Après quoi il se dit : "J'ai beau ne pas craindre Dieu et n'avoir de considération pour personne,
néanmoins, comme cette veuve m'importune, je vais lui rendre justice, pour qu'elle ne vienne pas sans fin me rompre la tête". "
Et le Seigneur dit : " Écoutez ce que dit ce juge inique.
Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus qui crient vers lui jour et nuit, tandis qu'il patiente à leur sujet!
Je vous dis qu'il leur fera prompte justice. Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? "
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Quand l'homme a besoin de quelque chose, il réclame sans relâche ce qui lui manque pour être heureux...  Lire la suite

Quand l'homme a besoin de quelque chose, il réclame sans relâche ce qui lui manque pour être heureux. Et le Seigneur, à première vue, nous encourage à L'appeler sans relâche à l'aide. Comme nous pensons souvent alors que Dieu est un grand preneur de pots-de-vin, agissant selon le principe: «nous pour Lui, Lui pour nous». Or Lui, en nous donnant ce qui est pour notre bien, ne nous donnera jamais ce qui est pour notre mal. Parce qu'Il est inflexible, Il est entier, Il est incorruptible. Ces qualités de Lui sont décrites dans le livre de la Sagesse: «...ta parole toute-puissante comme un guerrier redoutable. Elle portait une épée aiguë». En ce sens, être avec Lui, c'est comme marcher sur le fil d'un rasoir qui retranche de nous tout ce qui est dangereux pour nous-mêmes.

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Pour Lc 18:1-8
Et il leur disait une parabole sur ce qu'il leur fallait prier sans cesse et ne pas se décourager.
" Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et n'avait de considération pour personne.
Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait le trouver, en disant : "Rends-moi justice contre mon adversaire ! "
Il s'y refusa longtemps. Après quoi il se dit : "J'ai beau ne pas craindre Dieu et n'avoir de considération pour personne,
néanmoins, comme cette veuve m'importune, je vais lui rendre justice, pour qu'elle ne vienne pas sans fin me rompre la tête". "
Et le Seigneur dit : " Écoutez ce que dit ce juge inique.
Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus qui crient vers lui jour et nuit, tandis qu'il patiente à leur sujet!
Je vous dis qu'il leur fera prompte justice. Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? "
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La parabole du juge injuste qui nous est racontée est une démarche très spirituelle de Jésus. N’est-elle pas une illustration vivante des représentations humaines du...  Lire la suite

La parabole du juge injuste qui nous est racontée est une démarche très spirituelle de Jésus. N’est-elle pas une illustration vivante des représentations humaines du mécanisme par lequel Dieu prend Ses décisions? Nous, petits et faibles, nous crions et hurlons, et ce n’est que grâce à notre insistance importune que quelque chose se produit. Cette image paraît si absurde, surtout si nous adressons une demande à Dieu, qui est miséricordieux, qu’on a envie d’en rire et de ne plus faire ainsi.

Quoi qu’il se passe dans nos têtes, Dieu ne nous abandonnera quand même pas et viendra à notre aide. Lui, Il viendra; mais trouvera-t-Il la foi là où on L’appelle au secours? Il peut en effet arriver que de telles représentations de Dieu remplacent ce que nous savons de Lui par l’Écriture, ce qui nous a été enseigné.

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Pour Lc 18:1-8
Et il leur disait une parabole sur ce qu'il leur fallait prier sans cesse et ne pas se décourager.
" Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et n'avait de considération pour personne.
Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait le trouver, en disant : "Rends-moi justice contre mon adversaire ! "
Il s'y refusa longtemps. Après quoi il se dit : "J'ai beau ne pas craindre Dieu et n'avoir de considération pour personne,
néanmoins, comme cette veuve m'importune, je vais lui rendre justice, pour qu'elle ne vienne pas sans fin me rompre la tête". "
Et le Seigneur dit : " Écoutez ce que dit ce juge inique.
Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus qui crient vers lui jour et nuit, tandis qu'il patiente à leur sujet!
Je vous dis qu'il leur fera prompte justice. Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? "
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Le récit du juge et de la veuve est plein de comique, et ce n’est pas un hasard si son intrigue peut venir à l’esprit en lisant une nouvelle de Tchekhov...  Lire la suite

Le récit du juge et de la veuve est plein de comique, et ce n’est pas un hasard si son intrigue peut venir à l’esprit en lisant une nouvelle de Tchekhov. On voit presque cette femme tenace, capable d’exaspérer n’importe qui. Mais voici ce qui frappe : le Seigneur est prêt à comparer la prière adressée au Père céleste à une requête présentée à un juge sans scrupules. Réfléchissons : où est donc le respect ? Comment peut-on parler de réalités élevées sur un ton aussi terre à terre et comparer le Père céleste à un personnage pareil ?

Il s’avère pourtant que c’est possible si, grâce aux pharisiens, un respect démesurément gonflé a commencé à empêcher de comprendre que les valeurs spirituelles nous ont été données non pour être admirées, mais pour servir chaque jour. Nous transformons trop facilement notre foi en une sorte de gâteau de fête, alors qu’elle est du pain, la nourriture de chaque jour. Les paroles de l’Évangile nous sont données non comme un exemple inaccessible, mais comme une orientation pour la vie.

Le pain mérite bien sûr d’être traité avec soin. Comprendre la nécessité quotidienne des valeurs spirituelles ne doit pas devenir une raison de les traiter avec légèreté.

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Pour Lc 18:2-8
" Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et n'avait de considération pour personne.
Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait le trouver, en disant : "Rends-moi justice contre mon adversaire ! "
Il s'y refusa longtemps. Après quoi il se dit : "J'ai beau ne pas craindre Dieu et n'avoir de considération pour personne,
néanmoins, comme cette veuve m'importune, je vais lui rendre justice, pour qu'elle ne vienne pas sans fin me rompre la tête". "
Et le Seigneur dit : " Écoutez ce que dit ce juge inique.
Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus qui crient vers lui jour et nuit, tandis qu'il patiente à leur sujet!
Je vous dis qu'il leur fera prompte justice. Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? "
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En règle générale, les paroles les plus incompréhensibles de la lecture d'aujourd'hui sont celles-ci: «bien qu'il tarde à les défendre»? Pourquoi...  Lire la suite

En règle générale, les paroles les plus incompréhensibles de la lecture d'aujourd'hui sont celles-ci: «bien qu'il tarde à les défendre»? Pourquoi tarde-t-Il, qu'attend-Il, quand nous allons si mal, demandent les gens. C'est pourquoi réfléchissons aujourd'hui précisément à ces paroles. Nous nous souvenons bien des paroles du psaume: que Tes compassions nous devancent bientôt, Seigneur, car nous sommes extrêmement appauvris (Ps 78:8), nous nous en souvenons particulièrement bien parce qu'elles sont entrées dans les prières de la sixième heure, et donc nous les entendons souvent à l'église. Dans le Psautier, cet appel «hâte-toi de nous exaucer» se fait encore entendre trois fois (Ps 68:18, 101:3, 142:7). Nous désirons beaucoup que le Seigneur nous aide plus vite, nous Le pressons. Qui sait, peut-être que sans cela il n'y aurait pas besoin de dire qu'Il tarde. Non pas qu'en voyant avec quelle impatience nous attendons Son aide, Il tarde exprès, non, bien sûr. Mais parce qu'Il veut comme nous dégriser. Il veut que nous nous retournions vers nous-mêmes et regardions combien Il nous a déjà donné. Plus que tout, Il veut notre croissance, ce qui sera impossible s'Il fait tout à notre place. Ici, la comparaison avec des parents terrestres nous paraît tout à fait appropriée. Quand un enfant demande de l'aide pour rédiger une dissertation scolaire, tout parent raisonnable lui demandera d'abord d'essayer d'écrire quelque chose lui-même. Le Seigneur, comme un Parent aimant, ne tarde que dans un seul cas: lorsqu'il s'agit de vie et de mort. Et c'est alors précisément qu'Il accomplit un miracle. Si nous nous en souvenons, nous comprendrons plus justement le miracle et nous ne chercherons pas de faux miracles.

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Pour Lc 18:7-8
Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus qui crient vers lui jour et nuit, tandis qu'il patiente à leur sujet!
Je vous dis qu'il leur fera prompte justice. Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? "
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Les paroles du Christ : « Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient vers lui... bien qu’il tarde à les défendre », dans la traduction synodale, suscitent souvent le trouble chez le lecteur. Le Seigneur propose aux disciples la parabole d’un juge inique qui finit pourtant par défendre une pauvre veuve à cause de son insistance...  Lire la suite

Les paroles du Christ : « Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient vers lui... bien qu’il tarde à les défendre », dans la traduction synodale, suscitent souvent le trouble chez le lecteur. Le Seigneur propose aux disciples la parabole d’un juge inique qui finit pourtant par défendre une pauvre veuve à cause de son insistance. Le juge inique, dont il serait absurde d’attendre la justice, n’a pas pu résister à la fermeté de la suppliante. À plus forte raison, dit le Christ, Dieu, qui aime ses élus, répondra à leurs demandes. C’est ainsi que l’évangéliste Luc comprend cette parabole, et c’est pourquoi il l’a intitulée : « parabole sur le fait qu’il faut toujours prier et ne pas se décourager ».

Si l’homme ne reçoit pas aussitôt ce qu’il demande, il commence à douter de la bonté de Dieu. C’est une erreur répandue, conditionnée par l’ignorance de Dieu. La parabole du Christ réfute précisément cette opinion. Mais alors pourquoi Dieu « tarde-t-il à les défendre » ? À ces paroles de la traduction synodale correspondent dans l’original des paroles tout autres. Le texte grec contient ici un seul verbe au sens de « être patient, faire preuve d’endurance » : « il patiente en eux » (en ses élus). Patientiam habebit in illis, « il garde patience en eux », lui répond la Vulgate. « Et il use de longanimité à leur sujet », transmet avec une grande précision le texte slavon. Il s’agit donc de la participation de Dieu à l’endurance des souffrances de ses élus.

Il est difficile de rendre ce sens en russe, pour que le résultat soit une traduction et non une interprétation. Peut-être : « Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit, n’est-ce pas lui qui patiente [en eux] ? Oui, il leur accordera promptement justice... Mais le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Pour nous, il est important de comprendre que le Seigneur ne parle pas de l’indifférence du Créateur, qui condescendrait aux cris de ses hommes comme à contrecœur, dans l’intervalle entre des affaires plus importantes. Nullement. Le Christ souligne précisément la participation de Dieu à nos souffrances. En outre, il ressort du texte original que cette participation entre dans la profondeur même des relations de Dieu avec le monde et de son dessein sur lui.

Du point de vue pratique, les paroles du Christ sur la foi sont importantes. Au sujet de la longanimité de Dieu et des souffrances des élus, le Christ dit quelque chose de difficile à comprendre non seulement pour nous, mais aussi, sans doute, pour les disciples. Mais, dit-il, la question n’est pas de savoir comment est Dieu. La question est le manque de foi, qui ne nous donne pas la possibilité de voir, de connaître avec quelle promptitude Dieu accorde sa protection. Et ce même manque de foi nous prive de la possibilité de demander et de recevoir cette protection.

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Pour Lc 18:7-8
Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus qui crient vers lui jour et nuit, tandis qu'il patiente à leur sujet!
Je vous dis qu'il leur fera prompte justice. Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? "
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De tout temps les hommes posent cette question : Dieu protège-t-Il Ses élus ? Si oui, pourquoi les bons meurent-ils, et sinon, où est Son amour ?...  Lire la suite

De tout temps les hommes posent cette question : Dieu protège-t-Il Ses élus ? Si oui, pourquoi les bons meurent-ils, et sinon, où est Son amour ? Ces questions se font entendre surtout après de terribles catastrophes. En effet, même si nous avons déjà compris que ce n'est pas Dieu qui provoque ces horreurs, que tout cela est la conséquence du péché, directement ou indirectement, comme dans les catastrophes naturelles : « toute la création gémit et souffre les douleurs de l'enfantement jusqu'à présent » Rm 8,22, la question de la protection demeure quand même.

Jésus ne donne pas de réponse directe, mais Il indique la juste direction de la réflexion : « Le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Pour que Dieu puisse accorder Sa protection, il faut notre confiance en Lui ; il faut que nous remettions entièrement notre vie entre Ses mains. L'avons-nous fait en demandant Sa protection, ou comptons-nous tout de même sur Son aide, mais à nos conditions ? Par exemple, avons-nous accepté Son regard sur ce qu'est la vie humaine, ou insistons-nous intérieurement sur notre propre compréhension, qui y voit d'abord une vie physique ? C'est pourtant de cela que dépend avant tout ce qu'est la protection de Dieu.

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Pour Lc 18:9-14
Il dit encore, à l'adresse de certains qui se flattaient d'être des justes et n'avaient que mépris pour les autres, la parabole que voici:
10 " Deux hommes montèrent au Temple pour prier ; l'un était Pharisien et l'autre publicain.
11 Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : "Mon Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont rapaces, injustes, adultères, ou bien encore comme ce publicain ;
12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que j'acquiers. "
13 Le publicain, se tenant à distance, n'osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine, en disant : "Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ! "
14 Je vous le dis : ce dernier descendit chez lui justifié, l'autre non. Car tout homme qui s'élève sera abaissé, mais celui qui s'abaisse sera élevé. "
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Le publicain et le pharisien sont deux côtés de l'être humain qui coexistent paisiblement en nous. Et le pharisien qui vit en nous peut être une personne très honorable...  Lire la suite

Le publicain et le pharisien sont deux côtés de l'être humain qui coexistent paisiblement en nous. Et le pharisien qui vit en nous peut être une personne très honorable : le jeûne, la prière, la dîme de tout ce que l'on possède, ce n'est déjà pas si peu.

Même le Seigneur dit que « celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l'autre ». Autrement dit, le pharisien a reçu sa justification, mais pas dans la même mesure que le publicain. Cela s'est produit parce que le pharisien exigeait qu'on le traite avec justice, tandis que le publicain espérait la miséricorde.

En fin de compte, nous non plus n'avons pas besoin de la justice dont le pharisien en nous désire si souvent le triomphe ; nous avons besoin de la miséricorde que le publicain demande humblement. Car selon la justice, il nous revient bien peu, sinon rien du tout, tandis que selon la miséricorde le Royaume nous est promis.

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Pour Lc 18:9-14
Il dit encore, à l'adresse de certains qui se flattaient d'être des justes et n'avaient que mépris pour les autres, la parabole que voici:
10 " Deux hommes montèrent au Temple pour prier ; l'un était Pharisien et l'autre publicain.
11 Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : "Mon Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont rapaces, injustes, adultères, ou bien encore comme ce publicain ;
12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que j'acquiers. "
13 Le publicain, se tenant à distance, n'osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine, en disant : "Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ! "
14 Je vous le dis : ce dernier descendit chez lui justifié, l'autre non. Car tout homme qui s'élève sera abaissé, mais celui qui s'abaisse sera élevé. "
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La parabole du publicain et du pharisien fut racontée à ceux «qui étaient persuadés d’être justes et méprisaient les autres». Et en vérité, comment peut-on être juste en méprisant les autres?...  Lire la suite

La parabole du publicain et du pharisien fut racontée à ceux «qui étaient persuadés d’être justes et méprisaient les autres». Et en vérité, comment peut-on être juste en méprisant les autres? On ne le peut pas. En revanche, on peut simplement ne pas voir quelque chose en soi...

Le pharisien remercie Dieu. Et qui sait ce qu’il y a de plus dans cette prière: la vantardise et l’orgueil de soi-même, son bien-aimé, ou une reconnaissance sincère envers Dieu qui donne la force d’accomplir les commandements, et pour le fait que le pharisien lui-même soit né dans une famille normale, et non dans une famille de brigands quelconques? Mais dans sa prière, il condamne non seulement le péché, mais aussi le pécheur, comme s’il s’élevait aux dépens d’un autre. Or, lorsque nous condamnons, il y a une personne de moins parmi celles qui laissent ouverte la possibilité qu’un homme se corrige.

Le Seigneur appelle à laisser ouverte la voie du repentir et de la miséricorde de Dieu. Et nous, non. Sans parler du fait qu’à travers nous le Seigneur ne peut plus aider personne: ni nous-mêmes, ni les personnes près de nous.

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Pour Lc 18:9-14
Il dit encore, à l'adresse de certains qui se flattaient d'être des justes et n'avaient que mépris pour les autres, la parabole que voici:
10 " Deux hommes montèrent au Temple pour prier ; l'un était Pharisien et l'autre publicain.
11 Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : "Mon Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont rapaces, injustes, adultères, ou bien encore comme ce publicain ;
12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que j'acquiers. "
13 Le publicain, se tenant à distance, n'osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine, en disant : "Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ! "
14 Je vous le dis : ce dernier descendit chez lui justifié, l'autre non. Car tout homme qui s'élève sera abaissé, mais celui qui s'abaisse sera élevé. "
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Est-il mauvais de jeûner régulièrement, de prier, d'accomplir soigneusement les prescriptions religieuses ? Certains, commentant la parabole du publicain et du pharisien, disent : oui, c'est mauvais. Mauvais parce que cela détourne de l'essentiel...  Lire la suite

Est-il mauvais de jeûner régulièrement, de prier, d'accomplir soigneusement les prescriptions religieuses ? Certains, commentant la parabole du publicain et du pharisien, disent : oui, c'est mauvais. Mauvais parce que cela détourne de l'essentiel, de la vie spirituelle comme telle, des relations vivantes avec Dieu, et pousse l'homme à s'admirer lui-même. D'autres objectent : non, ce n'est pas mauvais ; la parabole parle d'autre chose, de cet orgueil qui pousse à s'exalter soi-même et à humilier le voisin qui se tient à côté. S'il n'y a ni orgueil ni exaltation de soi, alors tout va bien, on peut accomplir tous les devoirs religieux sans ressembler au pharisien de l'Évangile.

Mais si l'on regarde la situation plus attentivement, il n'est pas difficile de remarquer que les deux côtés ont raison, chacun à sa manière. Les pharisiens étaient effectivement des hommes profondément religieux. Jusqu'à quel point ils étaient sincères, et ce qui se tenait en général derrière leur religiosité, est une autre question. Le plus vraisemblable est qu'il y avait ici ce qui se cache toujours derrière toute religiosité : une certaine mesure de sincérité, une vie spirituelle profonde et intense que l'on rencontrait parfois, une superficialité beaucoup plus fréquente, couverte d'un légalisme plus ou moins zélé ; en un mot, tout comme chez tous les hommes religieux de tous les temps et de toutes les traditions.

Si un tel homme religieux s'engageait sur le chemin spirituel et le parcourait jusqu'au bout, il surmontait d'ordinaire sa religiosité au point qu'elle cessait pratiquement de déterminer sa vie, n'en touchant que légèrement la surface, même si, de l'extérieur, aux yeux de personnes dont le regard ne pénètre pas plus profondément que cette surface, un tel homme pouvait paraître profondément religieux.

Jésus, cependant, ne condamne chez le pharisien ni sa religiosité ni même l'orgueil comme tel ; celui-ci n'est qu'une conséquence. Il attire l'attention sur ce qui engendre l'orgueil, sur sa racine spirituelle. Cette racine devient le regard de l'homme fixé sur lui-même, sur telle ou telle de ses capacités ou qualités. C'est ce regard intérieur, déplacé par l'homme de Dieu vers lui-même, qui détruit tous ses efforts spirituels, les détournant de leur but véritable et de leur véritable objet vers un but illusoire, vers un objet qui n'est en fait qu'une illusion, un mirage engendré par l'effort d'une volonté humaine faussement orientée.

Le problème n'est même pas que l'homme déchu soit presque toujours enclin à surestimer ses capacités et ses qualités, se voyant meilleur qu'il ne l'est en réalité. Le problème est que, si l'on parle proprement de vie spirituelle, l'homme déchu ne possède aucune capacité ni qualité. La justice n'est pas une propriété de l'homme déchu, mais son état, dérivé de cette dynamique des relations de l'homme avec Dieu sans laquelle il ne peut être question d'aucune justice. En s'examinant et en s'analysant lui-même, l'homme perd cette dynamique.

Même si, dans cet examen, il perçoit quelque chose de vrai, cette vérité se révèle relative : elle n'est qu'une coupe statique de la dynamique spirituelle, qu'il est impossible de saisir en tournant devant les miroirs psychiques disposés dans sa propre âme, comme le fait le pharisien de la parabole du Sauveur. C'est ce déplacement de l'attention du processus de la communion vivante avec Dieu vers son reflet dans sa propre âme qui brise la vie spirituelle de l'homme, détruisant ses relations avec Dieu, même si extérieurement il peut sembler que tout va bien pour lui, car, au sens religieux, il demeure réellement aussi pieux qu'il l'a toujours été. Désormais, cependant, derrière la piété se trouve le vide spirituel, et c'est de cela que Jésus avertit dans Sa parabole.

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Pour Lc 18:10-14
10 " Deux hommes montèrent au Temple pour prier ; l'un était Pharisien et l'autre publicain.
11 Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : "Mon Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont rapaces, injustes, adultères, ou bien encore comme ce publicain ;
12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que j'acquiers. "
13 Le publicain, se tenant à distance, n'osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine, en disant : "Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ! "
14 Je vous le dis : ce dernier descendit chez lui justifié, l'autre non. Car tout homme qui s'élève sera abaissé, mais celui qui s'abaisse sera élevé. "
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Et pourtant, en quoi consiste cette exaltation de soi dont parle Jésus à propos du pharisien ? Est-il mauvais d’observer les commandements et d’être une personne religieuse ? En soi, manifestement non, car le Sauveur ne condamne pas le pharisien ; Il dit seulement que...  Lire la suite

Et pourtant, en quoi consiste cette exaltation de soi dont parle Jésus à propos du pharisien ? Est-il mauvais d’observer les commandements et d’être une personne religieuse ? En soi, manifestement non, car le Sauveur ne condamne pas le pharisien ; Il dit seulement que le publicain, qui n’a rien à dire à Dieu sinon des paroles de repentir, est devant Lui plus juste que le pharisien prêt à énumérer ses succès et ses accomplissements religieux. Mais le problème, semble-t-il, n’est pas la religiosité comme telle, ni même le fait qu’elle permette de regarder le pécheur de haut ; il est que, aussi paradoxal que cela puisse paraître, elle peut parfois détourner l’homme de Dieu.

Au fond, le seul fait que le pharisien, debout dans le Temple devant Dieu, pense et parle de lui-même, du publicain qui se tient à côté, de sa religiosité, bref, de n’importe quoi sauf de Dieu, peut être considéré comme un échec spirituel, du moins dans cette situation précise. Bien sûr, un seul échec n’annule pas les accomplissements du pharisien, mais ce jour-là, il l’a passé dans le Temple sans aucun profit spirituel. Et, de manière paradoxale, c’est précisément sa propre religiosité qui l’a conduit à ce résultat.

Le publicain, lui, a passé son temps dans le Temple non sans profit spirituel : il n’évaluait ni lui-même ni les autres. Il communiquait simplement avec Dieu. Cela a suffi, car Dieu ne nous demande nullement d’évaluer qui que ce soit. Il connaît Lui-même le prix de chacun de nous. Quant à nous, il nous faut seulement Le regarder. Et alors, nous n’aurons très exactement devant personne à « nous exalter ».

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Pour Lc 18:10-14
10 " Deux hommes montèrent au Temple pour prier ; l'un était Pharisien et l'autre publicain.
11 Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : "Mon Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont rapaces, injustes, adultères, ou bien encore comme ce publicain ;
12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que j'acquiers. "
13 Le publicain, se tenant à distance, n'osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine, en disant : "Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ! "
14 Je vous le dis : ce dernier descendit chez lui justifié, l'autre non. Car tout homme qui s'élève sera abaissé, mais celui qui s'abaisse sera élevé. "
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Nous commettons souvent une erreur à propos de ce texte. Nous jugeons trop facilement le pharisien. Mais nous oublions que nous devons...  Lire la suite

Nous commettons souvent une erreur à propos de ce texte. Nous jugeons trop facilement le pharisien. Mais nous oublions que nous devons nous rappeler qu'il était, apparemment, réellement juste. Et la justice n'est pas peu de chose. Mais le Seigneur nous appelle à comprendre que la justice seule ne suffit pas. Que manque-t-il donc au pharisien? La première chose qui vient à l'esprit, c'est qu'il lui manque la contrition du cœur (Ps 33), ou la qualité néotestamentaire qui en est la plus proche: la pauvreté en esprit. Il lui manque le repentir. C'est précisément pourquoi ce texte est aussi rattaché au début du Grand Carême. Mais le repentir n'est pas seulement la conscience de son péché et la prière pour le pardon. C'est quelque chose de plus. C'est quelque chose qui nous unit les uns aux autres de la façon la plus forte. Car les péchés d'autrui, nous les voyons toujours très bien, et voici que la conscience de notre propre péché adoucit notre cœur à l'égard des péchés des autres. Souvenons-nous des paroles de l'épître de Jacques: Car le jugement est sans miséricorde pour celui qui n'a pas fait miséricorde; la miséricorde triomphe du jugement. (Jc 2:13). Le repentir n'est pas tant la demande adressée à Dieu d'alléger le jugement sur moi personnellement que la miséricorde envers les prochains. Et cela aussi, nous l'oublions souvent en lisant le texte de la lecture d'aujourd'hui. Car se frapper la poitrine peut parfois même être très agréable, lorsque nous lisons superficiellement le texte sur la condamnation du pharisien et la justification du publicain.

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Pour Lc 18:10-14
10 " Deux hommes montèrent au Temple pour prier ; l'un était Pharisien et l'autre publicain.
11 Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : "Mon Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont rapaces, injustes, adultères, ou bien encore comme ce publicain ;
12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que j'acquiers. "
13 Le publicain, se tenant à distance, n'osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine, en disant : "Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ! "
14 Je vous le dis : ce dernier descendit chez lui justifié, l'autre non. Car tout homme qui s'élève sera abaissé, mais celui qui s'abaisse sera élevé. "
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La parabole du publicain et du pharisien a pris une place exceptionnellement importante dans la vie et la tradition de l’Église. Comme le Notre Père, la prière du publicain, « Ô Dieu, aie pitié de moi, pécheur »,...  Lire la suite

La parabole du publicain et du pharisien a pris une place exceptionnellement importante dans la vie et la tradition de l’Église. Comme le Notre Père, la prière du publicain, « Ô Dieu, aie pitié de moi, pécheur », est devenue l’une des prières quotidiennes indispensables. La lecture de cette parabole ouvre directement pour nous le temps de préparation à ce qui est le plus important dans l’année : la célébration de la Crucifixion et de la Résurrection du Christ. Et surtout, peut-être, la parabole du publicain et du pharisien parle de la position de l’homme devant Dieu. Tout y est important, chaque détail. Il est important que tu puisses venir t’adresser au Tout-Puissant, quel que soit le poids de culpabilité qui t’accable. Il est important que tu n’aies pas à te justifier ni à expliquer comment tu en es arrivé là… Ta tâche est de venir, d’atteindre cette entrée dans la maison du Seigneur et de te tourner vers Lui de tout ton cœur. Et le plus important est que ton repentir rencontre la miséricorde de Dieu, et qu’Il justifie le publicain par ses larmes. Toutes les circonstances accessoires de la vie sont laissées de côté : un homme repentant rencontre le Dieu qui aime. Et, dans cette rencontre, l’amour de Dieu triomphe de tout.

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Pour Lc 18:14
14 Je vous le dis : ce dernier descendit chez lui justifié, l'autre non. Car tout homme qui s'élève sera abaissé, mais celui qui s'abaisse sera élevé. "
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Le Seigneur dit que « celui-ci descendit dans sa maison justifié plutôt que l'autre ». Autrement dit, le pharisien a reçu sa justification, mais pas autant que le collecteur d'impôts. Cela s'est produit parce que le pharisien exigeait qu'on le traite avec justice, tandis que le collecteur d'impôts espérait la miséricorde. En fin de compte, nous aussi n'avons pas besoin de la justice dont le pharisien en nous veut trop souvent le triomphe ; nous avons besoin de la miséricorde que le collecteur d'impôts demande doucement. Car selon la justice...  Lire la suite

Le collecteur d'impôts et le pharisien sont deux côtés de l'homme qui cohabitent paisiblement en nous. Et le pharisien qui vit en nous peut être un homme très digne : le jeûne, la prière, la dîme de tout ce que l'on possède, ce n'est déjà pas si peu. Même le Seigneur dit que « celui-ci descendit dans sa maison justifié plutôt que l'autre ». Autrement dit, le pharisien a reçu sa justification, mais pas autant que le collecteur d'impôts. Cela s'est produit parce que le pharisien exigeait qu'on le traite avec justice, tandis que le collecteur d'impôts espérait la miséricorde.

En fin de compte, nous aussi n'avons pas besoin de la justice dont le pharisien en nous veut trop souvent le triomphe ; nous avons besoin de la miséricorde que le collecteur d'impôts demande doucement. Car selon la justice il nous revient très peu, sinon rien du tout, tandis que selon la miséricorde le Royaume nous est promis.

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Pour Lc 18:15
15 On lui présentait aussi les tout-petits pour qu'il les touchât; ce que voyant, les disciples les rabrouaient.
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Nous comprenons et ressentons bien toute la gamme de nos tendres sentiments envers les enfants, et cela ne nous étonne pas que le Seigneur les aime aussi et veuille qu'on les Lui amène. Mais, en plus de cet aspect purement vital, le texte d'aujourd'hui comporte un aspect profondément philosophique. Pour le comprendre, tournons-nous vers un passage du discours de réception du prix Nobel de Joseph Brodsky...  Lire la suite

Nous comprenons et ressentons bien toute la gamme de nos tendres sentiments envers les enfants, et cela ne nous étonne pas que le Seigneur les aime aussi et veuille qu'on les Lui amène. Mais, en plus de cet aspect purement vital, le texte d'aujourd'hui comporte un aspect profondément philosophique. Pour le comprendre, tournons-nous vers un passage du discours de réception du prix Nobel de Joseph Brodsky. « Toute nouvelle réalité esthétique précise pour l'homme la réalité éthique. Car l'esthétique est la mère de l'éthique ; les notions de “bien” et de “mal” sont d'abord des notions esthétiques, qui précèdent les notions de “bien moral” et de “mal moral”. En éthique, tout n'est pas permis parce qu'en esthétique tout n'est pas permis, parce que le nombre de couleurs dans le spectre est limité. Le nourrisson sans raison qui, en pleurant, repousse l'inconnu ou, au contraire, tend les bras vers lui, fait instinctivement un choix esthétique, et non moral. Le choix esthétique est individuel, et l'expérience esthétique est toujours une expérience privée. [...] Il ne s'agit pas tant de dire que la vertu ne garantit pas le chef-d'oeuvre, que de dire que le mal [...] est toujours un mauvais styliste. Plus l'expérience esthétique d'un individu est riche, plus son goût est ferme, plus son choix souverain est net, plus il est libre, même s'il n'en est peut-être pas plus heureux ».

Il est très important pour nous de relever deux choses dans ces paroles : le nourrisson fait un choix esthétique parce qu'il ne connaît pas l'éthique, et, en un certain sens, l'éthique dépend de l'esthétique. Voilà pourquoi « le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent ». Cela nous est bien plus difficile à comprendre que les tendres sentiments envers les enfants, les nôtres comme ceux de Jésus. L'apprentissage des normes éthiques du christianisme nous coûte tant, alors que les enfants n'ont pas encore parcouru ce chemin épineux ; comment donc se retrouvent-ils devant nous ? Mais voici la réponse de Joseph Brodsky. En effet, à un niveau profond, l'esthétique précède l'éthique : au fond, c'est seulement le manque d'une esthétique véritable dans cette vie terrestre qui a rendu l'éthique nécessaire. L'éthique est inévitablement liée à notre souffrance, parce qu'elle nous interdit ce dont nous avons parfois très envie, et cela témoigne déjà de son « étiologie » terrestre. L'esthétique véritable ne porte en elle aucune souffrance et elle est un écho du Ciel. Et ce sont précisément les enfants, qui ne connaissent pas encore l'éthique, qui n'y ont tout simplement pas encore été instruits, qui conservent jusqu'à un certain temps le sens de l'esthétique véritable.

Relevons encore une pensée de Brodsky : « Le choix esthétique est individuel, et l'expérience esthétique est toujours une expérience privée ». Cela aussi nous conduit au niveau de l'enfance. Car l'éthique, au fond, ce sont les normes de l'existence au sein de la société, l'existence des adultes ; les enfants, tant que nous ne les avons pas confiés à la maternelle, et même encore quelque temps après, sont des êtres au plus haut point individuels, simplement parce qu'ils n'ont pas encore eu affaire à la société. Mais quelle richesse dans cette individualité, si seulement notre prière à Dieu pouvait être ainsi. Puis ils vous rapportent de la maternelle ou de l'école ce que disent les autres enfants, l'éducatrice, l'institutrice, et ainsi de suite ; ensuite, ils ont déjà peur de ne pas être comme tout le monde. Il y a quelque chose de cela dans notre vie en Dieu, une sorte d'esprit d'écolier : s'il est dit quand et comment lire, alors nous lisons à ce moment-là et de cette manière-là, et nous pensons que nous prions. En réalité, la prière est un travail extrêmement rude de recherche du vrai Visage de Dieu, oui, beaucoup s'en souviennent, mais aussi de notre propre vrai visage. Il ne faut pas l'oublier. Et très souvent, il s'avère qu'il faut le chercher dans sa petite enfance.

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Pour Lc 18:15
15 On lui présentait aussi les tout-petits pour qu'il les touchât; ce que voyant, les disciples les rabrouaient.
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En Orient, une croyance est répandue partout : si un prophète ou un juste touche un nourrisson, le destin de l'enfant sera heureux. Même les adultes cherchaient et cherchent à toucher des personnes connues pour leur justice ; et si les parents parviennent à faire en sorte qu'une personne connue pour...  Lire la suite

En Orient, une croyance est répandue partout : si un prophète ou un juste touche un nourrisson, le destin de l'enfant sera heureux. Même les adultes cherchaient et cherchent à toucher des personnes connues pour leur justice ; et si les parents parviennent à faire en sorte qu'une personne connue pour sa justice caresse, par exemple, la tête de leur nourrisson, ils ne peuvent rien souhaiter de plus grand pour leur enfant.

Manifestement, c'est pour des raisons semblables qu'on apportait des nourrissons au Sauveur. Les disciples, quant à eux, pensaient semble-t-il qu'il y avait là des préjugés répandus dans le peuple. En effet, les représentations juives traditionnelles de la vie spirituelle supposent qu'elle soit au moins un tant soit peu consciente, de sorte qu'on ne peut, par exemple, parler d'aucune vie spirituelle à propos d'un enfant qui ne connaît pas la Torah.

Le désir des parents d'apporter les nourrissons à Jésus leur paraissait absurde et dépourvu de sens : à un tel âge, on ne peut de toute façon parler d'aucune vie spirituelle. Jésus Lui-même, cependant, voit cette situation autrement. Il ne se propose évidemment pas d'enseigner quoi que ce soit aux nourrissons qu'on Lui apporte. Mais Il ne repousse pas non plus ceux qui se trouvent près de Lui.

Cela se comprend : si Jésus n'était qu'un maître de la Torah, fût-il le plus grand de tous, les nourrissons n'auraient rien à faire auprès de Lui. Mais Il n'est pas seulement Maître, Il est le Messie qui a apporté le Royaume au monde. Le Royaume, qui est toujours avec Lui et qui peut se révéler à ceux qui cherchent, s'ils Lui font confiance. Et ici, il n'est pas toujours important de comprendre ce qui se passe. Parfois, le souffle du Royaume agit même sur ceux qui ont les représentations les plus vagues de Dieu, du Royaume et du Messie.

Bien sûr, il ne peut être question ici d'une vie spirituelle ou ecclésiale consciente : pour une telle vie, l'homme doit comprendre et prendre conscience de la manière dont Dieu agit avec lui. Mais l'action du souffle du Royaume peut parfois être utile du point de vue de la préparation de l'homme à une vie spirituelle consciente. En tout cas, elle ne sera jamais superflue, et c'est pourquoi le Sauveur ne repousse aucun de ceux qui viennent à Lui avec des intentions pures, même naïves.

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Pour Lc 18:16-17
16 Mais Jésus appela à lui ces enfants, en disant : " Laissez les petits enfants venir à moi, ne les empêchez pas ; car c'est à leurs pareils qu'appartient le Royaume de Dieu.
17 En vérité je vous le dis : quiconque n'accueille pas le Royaume de Dieu en petit enfant n'y entrera pas. "
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Souvent, les hommes ne peuvent pas comprendre l'appel du Christ à ressembler aux petits enfants, à s'efforcer d'être comme des enfants, « car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent », comme nous le dit la lecture d'aujourd'hui. « Qu'est-ce que cela signifie ? demandent-ils. Car...  Lire la suite

Souvent, les hommes ne peuvent pas comprendre l'appel du Christ à ressembler aux petits enfants, à s'efforcer d'être comme des enfants, « car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent », comme nous le dit la lecture d'aujourd'hui. « Qu'est-ce que cela signifie ? demandent-ils. Car les enfants non seulement ne possèdent pas la mesure nécessaire de raison, mais ils ne connaissent pas non plus l'amour sacrificiel ; ce n'est qu'en grandissant, et encore pas tous, que les hommes maîtrisent cet art très difficile d'aimer sans rien recevoir en retour ».

Comme cela arrive souvent, dans cette incompréhension qui est la nôtre, l'apôtre Paul vient à notre aide. Il ne découle nullement de ses épîtres qu'il faille s'efforcer aveuglément de devenir semblable à des petits enfants. Au contraire, quelque part il parle négativement de notre enfance : « Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant » (1 Co 13:11), ou encore 1 Co 3:1, Ep 4:14, He 5:13. Et, au premier abord, cela paraît contredire l'appel du Christ.

Mais un autre texte de l'apôtre donne la clé : « Frères, ne soyez pas des enfants sous le rapport du jugement ; pour le mal, soyez de petits enfants, mais pour le jugement, soyez des hommes faits » (1 Co 14:20). Voilà donc de quoi parle le Christ : que nous percevions le mal comme des petits enfants, avec le même désarmement, en n'ayant rien de commun avec lui. « C'est une personne encore intacte », dit-on dans de tels cas. C'est à une telle perception intacte du monde que le Seigneur nous appelle.

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