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RÉFLEXIONS pour Ep 2:10

10 Nous sommes en effet son ouvrage, créés dans le Christ Jésus en vue des bonnes œuvres que Dieu a préparées d'avance pour que nous les pratiquions.
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Comment comprendre les mots de l'apôtre, que nous sommes préparés par Dieu pour les bonnes œuvres en le Christ Jésus, en outre, selon le sens du texte original, préparés du début des temps? Est-ce que cela signifie que nous ne pouvons pratiquer aucune autre oeuvre, excepté les bonnes? Ou alors on peut tout de même violer la préparation initiale? Et que dire alors de cette liberté du choix du chemin spirituel, dont on parle tant dans de différents livres bibliques? On aurait bien sûr pu dire que Dieu a vraiment préparé l’homme aux bonnes oeuvres au moment même de sa création, et si on suppose que le plan de Dieu sur l’homme apparaît au même moment avec le plan sur toute la création, il pourrait alors s’agir du début des temps.

Mais ce plan, comme on voit, comprenait la liberté de l’homme, une liberté tellement complète que fut même possible pour l’homme la chute, la violation directe de l'interdiction imposée par Dieu. Comme on voit, la préparation c’est la préparation, et la liberté c’est la liberté. Mais l'apôtre en effet, ne parle pas simplement de la préparation, mais de la préparation en «le Christ Jésus».

Une telle approche change un peu les choses: il ne s’agit plus simplement de l’homme et non pas simplement du peuple de Dieu, mais du Messie et de ce reste messianique, dont parlaient les prophètes. Les représentations traditionnelles du Messie comprenaient justement la doctrine selon laquelle le Messie et le peuple de Dieu étaient déjà conçus par Dieu avant même la création du monde, au début des temps. Et si tel est le cas, alors tout un chacun, qui est devenu chrétien, se trouve impliquer dans ce plan et à tout ce qui est lié à lui.

Bien sur, on ne parle ici d’aucune prédétermination en ce qui concerne une personne concrète: car, on ne naît pas chrétien, chacun décide pour lui-même, et naturellement, et tout à fait librement, si suivre le Christ ou non. Mais quand le choix est fait et la personne devient chrétienne, elle s’avère collaboratrice dans la réalisation d'un tel plan, qui a en effet été conçu par Dieu au début des temps. Et elle {la personne} reçoit une nouvelle préparation pour de bonnes oeuvres en le Christ Jésus.

Autres réflexions

 
Pour Ep 2:10
10 Nous sommes en effet son ouvrage, créés dans le Christ Jésus en vue des bonnes œuvres que Dieu a préparées d'avance pour que nous les pratiquions.
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Comment comprendre les paroles de l'apôtre selon lesquelles nous sommes destinés par Dieu aux bonnes œuvres dans le Christ Jésus, et destinés, selon le sens du texte original, depuis le commencement des temps ? Cela signifie-t-il que nous ne pouvons accomplir aucune autre œuvre que les bonnes ? Ou bien la destination originelle...  Lire la suite

Comment comprendre les paroles de l'apôtre selon lesquelles nous sommes destinés par Dieu aux bonnes œuvres dans le Christ Jésus, et destinés, selon le sens du texte original, depuis le commencement des temps ? Cela signifie-t-il que nous ne pouvons accomplir aucune autre œuvre que les bonnes ? Ou bien la destination originelle peut-elle tout de même être violée ? Et que faire alors de cette liberté de choisir son chemin spirituel dont parlent tant de livres bibliques différents ?

On pourrait certes dire que Dieu a réellement destiné l'homme aux bonnes œuvres au moment même de sa création, et si l'on suppose que le dessein de Dieu sur l'homme apparaît en même temps que Son dessein sur toute la création, on pourrait même parler du commencement des temps. Mais ce dessein, comme on le voit, incluait aussi la liberté de l'homme, une liberté si complète que la chute même est devenue possible pour l'homme, violation directe de l'interdit posé par Dieu. Ainsi, la destination est une chose, et la liberté en est une autre.

Mais l'apôtre ne parle pas simplement de destination ; il parle d'une destination « dans le Christ Jésus ». Une telle approche change quelque peu la question : il ne s'agit plus seulement de l'homme, ni même seulement du peuple de Dieu, mais du Messie et de ce reste messianique dont parlaient les prophètes. Or les représentations traditionnelles du Messie incluaient précisément l'enseignement selon lequel le Messie et le peuple de Dieu avaient été conçus par Dieu avant même la création du monde, au commencement des temps. S'il en est ainsi, chaque personne devenue chrétienne s'est trouvée associée à ce dessein et à tout ce qui s'y rattache.

Bien sûr, il ne peut être question ici d'aucune prédestination concernant une personne concrète : car on ne naît pas chrétien ; chacun décide pour soi, en toute liberté, s'il suivra le Christ ou non. Mais lorsque le choix est fait et que l'homme devient chrétien, il devient collaborateur dans la réalisation d'un tel plan, réellement conçu par Dieu au commencement des temps. Et il reçoit une nouvelle destination pour les bonnes œuvres dans le Christ Jésus.

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Pour Ep 2:8-10
Car c'est bien par la grâce que vous êtes sauvés, moyennant la foi. Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu;
il ne vient pas des œuvres, car nul ne doit pouvoir se glorifier.
10 Nous sommes en effet son ouvrage, créés dans le Christ Jésus en vue des bonnes œuvres que Dieu a préparées d'avance pour que nous les pratiquions.
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L’apôtre Paul parle de notre salut comme d’un fait accompli. L’apôtre utilise l’aspect accompli du passé pour souligner que, dans...  Lire la suite

L’apôtre Paul parle de notre salut comme d’un fait accompli. L’apôtre utilise l’aspect accompli du passé pour souligner que, dans le grand amour de Dieu, tout cela a déjà eu lieu, tout cela existe déjà. Et l’homme qui croit à la réalité du don de Dieu devient pleinement participant de ce salut déjà accompli par le Christ.

L’apôtre souligne que c’est un don libre, non contraint par nos œuvres. Cela lui importe, parce que, puisque le salut nous est donné selon la richesse de la miséricorde de Dieu et non selon nos mérites, «afin que personne ne se glorifie», ajoute-t-il, il ne peut donc être accueilli que par la foi, et non par les œuvres de la loi. Cette pensée est exprimée par l’apôtre à plusieurs reprises dans différentes lettres, parce que la tentation de penser que nous méritons la miséricorde de Dieu par nos efforts est suspendue au-dessus de nous comme une épée de Damoclès. Mais cette miséricorde, ce don du Sang du Christ, est si grand qu’il est impossible de le mériter par quoi que ce soit. Quant aux bonnes œuvres, selon la parole de l’apôtre, elles sont le but et le contenu de cette vie nouvelle dans le Christ à laquelle nous sommes appelés.

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