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RÉFLEXIONS pour Ac 2:1-47

Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,
quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient.
Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux.
Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.
Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel.
Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome.
Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : " Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?
Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel?
Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d'Asie,
10 de Phrygie et de Pamphylie, d'Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence,
11 tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! "
12 Tous étaient stupéfaits et se disaient, perplexes, l'un à l'autre : " Que peut bien être cela ? "
13 D'autres encore disaient en se moquant : " Ils sont pleins de vin doux ! "
14 Pierre alors, debout avec les Onze, éleva la voix et leur adressa ces mots : " Hommes de Judée et vous tous qui résidez à Jérusalem, apprenez ceci, prêtez l'oreille à mes paroles.
15 Non, ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez; ce n'est d'ailleurs que la troisième heure du jour.
16 Mais c'est bien ce qu'a dit le prophète :
17  Il se fera dans les derniers jours, dit le Seigneur, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair. Alors vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards des songes.
18  Et moi, sur mes serviteurs et sur mes servantes je répandrai de mon Esprit.
19  Et je ferai paraître des prodiges là-haut dans le ciel et des signes ici-bas sur la terre.
20  Le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang, avant que vienne le Jour du Seigneur, ce grand Jour.
21  Et quiconque alors invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
22 " Hommes d'Israël, écoutez ces paroles. Jésus le Nazôréen, cet homme que Dieu a accrédité auprès de vous par les miracles, prodiges et signes qu'il a opérés par lui au milieu de vous, ainsi que vous le savez vous-mêmes,
23 cet homme qui avait été livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l'avez pris et fait mourir en le clouant à la croix par la main des impies,
24 mais Dieu l'a ressuscité, le délivrant des affres de l'Hadès. Aussi bien n'était-il pas possible qu'il fût retenu en son pouvoir;
25 car David dit à son sujet : Je voyais sans cesse le Seigneur devant moi, car il est à ma droite, pour que je ne vacille pas.
26  Aussi mon cœur s'est-il réjoui et ma langue a-t-elle jubilé ; ma chair elle-même reposera dans l'espérance
27  que tu n'abandonneras pas mon âme à l'Hadès et ne laisseras pas ton saint voir la corruption.
28  Tu m'as fait connaître des chemins de vie, tu me rempliras de joie en ta présence.
29 " Frères, il est permis de vous le dire en toute assurance : le patriarche David est mort et a été enseveli, et son tombeau est encore aujourd'hui parmi nous.
30 Mais comme il était prophète et savait que Dieu lui avait juré par serment de faire asseoir sur son trône un descendant de son sang,
31 il a vu d'avance et annoncé la résurrection du Christ qui, en effet, n'a pas été abandonné à l'Hadès, et dont la chair n'a pas vu la corruption :
32 Dieu l'a ressuscité, ce Jésus; nous en sommes tous témoins.
33 Et maintenant, exalté par la droite de Dieu, il a reçu du Père l'Esprit Saint, objet de la promesse, et l'a répandu. C'est là ce que vous voyez et entendez.
34 Car David, lui, n'est pas monté aux cieux ; or il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Siège à ma droite,
35  jusqu'à ce que j'aie fait de tes ennemis un escabeau pour tes pieds.
36 " Que toute la maison d'Israël le sache donc avec certitude : Dieu l'a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié. "
37 D'entendre cela, ils eurent le cœur transpercé, et ils dirent à Pierre et aux apôtres : " Frères, que devons nous faire ? "
38 Pierre leur répondit : " Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez alors le don du Saint Esprit.
39 Car c'est pour vous qu'est la promesse, ainsi que pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. "
40 Par beaucoup d'autres paroles encore, il les adjurait et les exhortait : " Sauvez-vous, disait-il, de cette génération dévoyée. "
41 Eux donc, accueillant sa parole, se firent baptiser. Il s'adjoignit ce jour-là environ trois mille âmes.
42 Ils se montraient assidus à l'enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières.
43 La crainte s'emparait de tous les esprits : nombreux étaient les prodiges et signes accomplis par les apôtres.
44 Tous les croyants ensemble mettaient tout en commun;
45 ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et en partageaient le prix entre tous selon les besoins de chacun.
46 Jour après jour, d'un seul cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple et rompaient le pain dans leurs maisons, prenant leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur.
47 Ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple. Et chaque jour, le Seigneur adjoignait à la communauté ceux qui seraient sauvés.
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La lecture d’aujourd’hui nous parle de ce triomphe du Royaume que Jésus avait promis à Ses disciples. Et ce triomphe ne fut rien d’autre que la descente de l’Esprit Saint sur les apôtres, décrite avec tant de détail par l’évangéliste (v. 1-4). Au premier regard, cette description contient tous les éléments traditionnels propres à la tradition prophétique de l’Ancien Testament: car, dans l’Antiquité aussi, l’action de l’esprit de Dieu se manifestait parfois par un souffle de vent (2 S 5:22-24), et la présence de Dieu, habituellement appelée dans la Bible « gloire », rappelait souvent le feu ou la lumière (Ex 40:34-38). Mais maintenant cette présence ne touche pas seulement ceux qui se trouvaient dans la chambre. Elle s’étend aussi à ceux qui écoutaient les apôtres dans les rues de Jérusalem. Et ils perçoivent la prédication des apôtres comme si ceux-ci parlaient dans la langue maternelle des pèlerins venus à Jérusalem pour la fête depuis des pays très divers (v. 5-13).

Et il ne s’agit évidemment pas du fait que les apôtres auraient soudain reçu des capacités surnaturelles pour les langues étrangères. Car, même si c’était le cas, dans les rues de Jérusalem aux jours de la fête de Chavouot (la Pentecôte), il y avait tant de nations et de langues représentées que les apôtres n’auraient pas pu prêcher simultanément à tous, même si chacun d’eux avait réellement parlé une langue étrangère: dans la liste donnée par l’évangéliste, manifestement incomplète, il y en a nettement plus que douze. Il s’agit, semble-t-il, du fait que ceux qui écoutaient les apôtres se sont eux aussi trouvés dans le Royaume, où il n’existe aucune barrière linguistique. Ici, les sens sont perçus non par le mot, mais directement, de cœur à cœur; leur incarnation se fait déjà dans l’âme de l’auditeur, qui exprime naturellement ce qu’il a reçu avec les mots de sa langue maternelle. Ainsi s’accomplirent les paroles du Sauveur sur le Royaume et sur l’Esprit, dites aux apôtres au moment de l’Ascension (Ac 1:8).

Mais la Pentecôte n’était que le commencement de l’histoire du Royaume entrant dans le monde, et maintenant les apôtres l’ont parfaitement compris. Ainsi Pierre, d’une part, parle de la fin des temps, qui est déjà venue (v. 14-21), et d’autre part de cette époque nouvelle qui a commencé après la résurrection du Sauveur (v. 25-36). Le sens principal de sa prédication est que, malgré tout, il n’est pas trop tard pour se convertir et recevoir le Messie crucifié et ressuscité; bien que le dernier jour soit déjà arrivé, les portes du Royaume ne sont pas du tout fermées, au contraire, elles s’ouvrent toutes grandes pour quiconque est prêt à entrer (v. 37-40).

Un tel témoignage était extrêmement inhabituel: car, selon les représentations traditionnelles, on associait à la fin des temps seulement le Jugement; il n’était déjà plus question d’aucune conversion, on estimait qu’il était trop tard pour se repentir au jour du Jugement. Or maintenant il apparaissait que l’histoire du salut, au fond, ne faisait que commencer, et que chacun avait une chance de salut, même ceux qui se trouvaient directement ou indirectement impliqués dans cette mort que le Sauveur dut subir sur la croix (v. 36-38). Ainsi s’acheva l’histoire terrestre et commença l’histoire du Royaume entrant dans le monde.

Autres réflexions

 
Pour Ac 2:1-47
Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,
quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient.
Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux.
Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.
Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel.
Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome.
Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : " Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?
Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel?
Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d'Asie,
10 de Phrygie et de Pamphylie, d'Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence,
11 tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! "
12 Tous étaient stupéfaits et se disaient, perplexes, l'un à l'autre : " Que peut bien être cela ? "
13 D'autres encore disaient en se moquant : " Ils sont pleins de vin doux ! "
14 Pierre alors, debout avec les Onze, éleva la voix et leur adressa ces mots : " Hommes de Judée et vous tous qui résidez à Jérusalem, apprenez ceci, prêtez l'oreille à mes paroles.
15 Non, ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez; ce n'est d'ailleurs que la troisième heure du jour.
16 Mais c'est bien ce qu'a dit le prophète :
17  Il se fera dans les derniers jours, dit le Seigneur, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair. Alors vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards des songes.
18  Et moi, sur mes serviteurs et sur mes servantes je répandrai de mon Esprit.
19  Et je ferai paraître des prodiges là-haut dans le ciel et des signes ici-bas sur la terre.
20  Le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang, avant que vienne le Jour du Seigneur, ce grand Jour.
21  Et quiconque alors invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
22 " Hommes d'Israël, écoutez ces paroles. Jésus le Nazôréen, cet homme que Dieu a accrédité auprès de vous par les miracles, prodiges et signes qu'il a opérés par lui au milieu de vous, ainsi que vous le savez vous-mêmes,
23 cet homme qui avait été livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l'avez pris et fait mourir en le clouant à la croix par la main des impies,
24 mais Dieu l'a ressuscité, le délivrant des affres de l'Hadès. Aussi bien n'était-il pas possible qu'il fût retenu en son pouvoir;
25 car David dit à son sujet : Je voyais sans cesse le Seigneur devant moi, car il est à ma droite, pour que je ne vacille pas.
26  Aussi mon cœur s'est-il réjoui et ma langue a-t-elle jubilé ; ma chair elle-même reposera dans l'espérance
27  que tu n'abandonneras pas mon âme à l'Hadès et ne laisseras pas ton saint voir la corruption.
28  Tu m'as fait connaître des chemins de vie, tu me rempliras de joie en ta présence.
29 " Frères, il est permis de vous le dire en toute assurance : le patriarche David est mort et a été enseveli, et son tombeau est encore aujourd'hui parmi nous.
30 Mais comme il était prophète et savait que Dieu lui avait juré par serment de faire asseoir sur son trône un descendant de son sang,
31 il a vu d'avance et annoncé la résurrection du Christ qui, en effet, n'a pas été abandonné à l'Hadès, et dont la chair n'a pas vu la corruption :
32 Dieu l'a ressuscité, ce Jésus; nous en sommes tous témoins.
33 Et maintenant, exalté par la droite de Dieu, il a reçu du Père l'Esprit Saint, objet de la promesse, et l'a répandu. C'est là ce que vous voyez et entendez.
34 Car David, lui, n'est pas monté aux cieux ; or il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Siège à ma droite,
35  jusqu'à ce que j'aie fait de tes ennemis un escabeau pour tes pieds.
36 " Que toute la maison d'Israël le sache donc avec certitude : Dieu l'a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié. "
37 D'entendre cela, ils eurent le cœur transpercé, et ils dirent à Pierre et aux apôtres : " Frères, que devons nous faire ? "
38 Pierre leur répondit : " Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez alors le don du Saint Esprit.
39 Car c'est pour vous qu'est la promesse, ainsi que pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. "
40 Par beaucoup d'autres paroles encore, il les adjurait et les exhortait : " Sauvez-vous, disait-il, de cette génération dévoyée. "
41 Eux donc, accueillant sa parole, se firent baptiser. Il s'adjoignit ce jour-là environ trois mille âmes.
42 Ils se montraient assidus à l'enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières.
43 La crainte s'emparait de tous les esprits : nombreux étaient les prodiges et signes accomplis par les apôtres.
44 Tous les croyants ensemble mettaient tout en commun;
45 ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et en partageaient le prix entre tous selon les besoins de chacun.
46 Jour après jour, d'un seul cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple et rompaient le pain dans leurs maisons, prenant leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur.
47 Ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple. Et chaque jour, le Seigneur adjoignait à la communauté ceux qui seraient sauvés.
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Le jour de la Pentecôte commence un temps nouveau : le temps de la prédication apostolique et de l’action du Saint-Esprit...  Lire la suite

Le jour de la Pentecôte commence un temps nouveau : le temps de la prédication apostolique et de l’action du Saint-Esprit dans l’Église. On a sans doute dit et écrit davantage sur ce chapitre que sur tout le reste des Actes, mais nous ne pouvons nous arrêter ici que sur quelques points. Lorsque nous parlons de l’Esprit, nous devons comprendre comment Lui, invisible et incompréhensible, se manifeste dans la vie de l’homme et dans celle de l’Église. Tout d’abord, le feu de leur cœur pousse les apôtres, qui auparavant craignaient de se montrer en public, à sortir sur les places de Jérusalem et à prêcher le Royaume manifesté en Jésus. Dans la prédication de Pierre, nous voyons une audace extraordinaire — certains diraient sans doute une « originalité » — dans l’interprétation de l’Écriture, en particulier des psaumes de David. Cela aussi est un don de l’Esprit : voir et percevoir la révélation de Dieu dans l’Écriture et dans les événements contemporains. Enfin, dans la dernière partie du chapitre, nous voyons comment l’Esprit a multiplié et transformé la communauté apostolique. Il vaut la peine de relire attentivement ces versets (41–47) afin de comprendre sur quels principes le Seigneur commence à bâtir Son Église.

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Pour Ac 2:1-13
Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,
quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient.
Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux.
Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.
Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel.
Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome.
Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : " Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?
Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel?
Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d'Asie,
10 de Phrygie et de Pamphylie, d'Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence,
11 tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! "
12 Tous étaient stupéfaits et se disaient, perplexes, l'un à l'autre : " Que peut bien être cela ? "
13 D'autres encore disaient en se moquant : " Ils sont pleins de vin doux ! "
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Il est devenu banal de désigner le jour de la Pentecôte comme le jour de naissance de l'Église. C'est absolument vrai. Mais de quoi s'agit-il exactement? Le plus souvent, on parle de la communauté apostolique sur laquelle est descendu l'Esprit Saint, faisant d'elle l'Église, la première communauté ecclésiale sur la terre...  Lire la suite

Il est devenu banal de désigner le jour de la Pentecôte comme le jour de naissance de l'Église. C'est absolument vrai. Mais de quoi s'agit-il exactement? Le plus souvent, on parle de la communauté apostolique sur laquelle est descendu l'Esprit Saint, faisant d'elle l'Église, la première communauté ecclésiale sur la terre. C'est vrai, bien sûr. Mais avec cette perspective, l'Église se trouve tout de même un peu limitée. Elle devient une communauté, certes inhabituelle, conduite par le Christ ressuscité Lui-même, guidée par l'Esprit Saint, mais tout de même une communauté humaine.

D'ailleurs, en mentionnant la primauté du Christ et la conduite de l'Esprit Saint, beaucoup disent: divino-humaine. Mais même cette définition limite encore l'Église. Il sera sans doute plus exact de dire que l'Église n'est pas une communauté. Pas une société de personnes. C'est un processus. Un processus spirituel. Un courant du souffle de Dieu, dans lequel entrent les personnes qui ont accueilli ce souffle dans leur coeur. Ce souffle de Dieu fait irruption dans le monde le jour de la Pentecôte. Ce «comme un vent» qui envahit la pièce où étaient réunis les apôtres et ceux qui partageaient leur pensée n'était pas un vent ordinaire, physique.

Le souffle de Dieu est parfois réellement ressenti comme une brise légère, les livres bibliques en parlent. Mais ici ce n'est plus une brise légère: c'est un vent violent, presque un ouragan, qui entre dans la maison. Ainsi le Royaume, son souffle, entre dans le monde. Comme si la porte du Royaume s'était ouverte et qu'il avait afflué ici, vers nous. Précisément ainsi: non seulement dans l'assemblée des fidèles, mais dans le monde. Toutes les assemblées, aussi nombreuses soient-elles dans l'histoire de l'Église, ne sont que dérivées de ce processus. Et lui-même, ce courant du Royaume dans le monde, est proprement l'Église. Ce souffle du Royaume rassemble les hommes en assemblées, et le mot grec qui, dans les livres du Nouveau Testament, désigne l'Église se traduit justement par «assemblée».

Il fait d'eux une église. Et aussi l'Église avec une majuscule. Même ceux qui se trouvent là comme par hasard, à la manière de ces gens dans la rue qui écoutent la prédication de Pierre. Ils n'entendent pas seulement des mots: les apôtres ne connaissaient pas autant de langues que l'auteur des Actes en énumère, et ces langues étaient même plus nombreuses que les apôtres. Ils entendent ce qui est derrière les mots. Seul un habitant du Royaume peut entendre ainsi. Et donc tous ceux qui écoutaient alors Pierre sont devenus pour un temps des habitants du Royaume. Et donc une partie de l'Église.

Combien de temps ils sont restés dans le Royaume, et donc dans l'Église, c'est une autre question. Les «langues de feu» mentionnées par l'auteur du livre ne couvrent pas par hasard chacun de ceux qui se trouvaient alors dans la pièce. La lumière de la présence de Dieu est propre à chacun. Comme la Présence elle-même est propre à chacun. Sa mesure et sa permanence ne dépendent pas seulement de Dieu, mais aussi de l'homme. C'est cela qui détermine la mesure de la participation d'une personne concrète à la vie du Royaume. Mais c'est déjà la question du chemin spirituel de cette personne concrète. Le Royaume est entré dans le monde. La porte est ouverte. Et chacun se tient devant cette porte. Entrer ou non ne dépend que de l'homme.

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Pour Ac 2:1-11
Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,
quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient.
Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux.
Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.
Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel.
Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome.
Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : " Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?
Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel?
Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d'Asie,
10 de Phrygie et de Pamphylie, d'Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence,
11 tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! "
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Aujourd'hui est pour Dieu une fête particulière: après avoir traversé l'horreur de la perte de Son Époux, Sa Résurrection et...  Lire la suite

Aujourd'hui est pour Dieu une fête particulière: après avoir traversé l'horreur de la perte de Son Époux, Sa Résurrection et Son retour au ciel, l'Église reçoit le Consolateur longtemps attendu. C'est le jour de naissance de l'Église, l'Épouse du Christ. Celle qui vient de naître proclame au monde d'une voix forte, pleine de joie. Comme le psalmiste a décrit avec justesse les événements d'aujourd'hui: «Vous tous, peuples, battez des mains, acclamez Dieu par des cris de joie; car le Seigneur Très-Haut est redoutable, grand Roi sur toute la terre (...) Dieu monte au milieu des acclamations, le Seigneur au son de la trompette (...) Dieu règne sur les nations, Dieu siège sur Son trône saint; les princes des peuples se rassemblent avec le peuple du Dieu d'Abraham, car les boucliers de la terre sont à Dieu; Il est souverainement élevé» (voir Ps. 46). Aujourd'hui le Seigneur accomplit Sa promesse: «Celui qui croit en Moi, comme dit l'Écriture, de son sein couleront des fleuves d'eau vive» (Jn 7:38).

Aujourd'hui ces flots se répandent sur le monde. La joie dont les apôtres sont remplis déborde: une telle chose ne peut ni ne doit être gardée en soi. Ce vent violent qui remplit la chambre haute où les disciples étaient réunis continue de souffler dans le monde. Et chacun de ceux qui «les entendait parler dans sa propre langue» comprend que, dans le miracle qui s'accomplit presque sous ses yeux, il y a aussi une place pour lui. Le feu contamine les gens autour des apôtres. Et à l'Église «s'ajoutèrent ce jour-là environ trois mille âmes» (Ac 2:41). C'est ainsi, et seulement ainsi, que se produit la «transmission» vivante de la foi: l'Esprit Saint nous «contamine», et nous sommes saisis d'étonnement et d'admiration devant les grandes oeuvres de Dieu (voir Ac 2:7, 2:11).

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Pour Ac 2:1-11
Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,
quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient.
Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux.
Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.
Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel.
Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome.
Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : " Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?
Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel?
Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d'Asie,
10 de Phrygie et de Pamphylie, d'Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence,
11 tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! "
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Le miracle de la descente du Saint-Esprit sur les apôtres s’accompagne de tous les signes extérieurs traditionnels d’une théophanie...  Lire la suite

Le miracle de la descente du Saint-Esprit sur les apôtres s’accompagne de tous les signes extérieurs traditionnels d’une théophanie (manifestation de Dieu) : bruit, vent, feu... Le changement intérieur qui s’opère chez les disciples du Christ demeure imperceptible, mais c’est à partir de ce moment que l’Église fait remonter son existence : présence invisible de Dieu dans les cœurs transformés de personnes qui ressentent et reconnaissent leur unité les unes avec les autres.

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Pour Ac 2:1
Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,
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Lorsque nous lisons plus loin le livre des Actes, nous remarquons que l'unanimité est l'un des fruits de l'Esprit Saint descendu sur les apôtres à la Pentecôte et agissant ensuite puissamment dans l'Église. Mais ici, dans ce verset, il devient clair que...  Lire la suite

Lorsque nous lisons plus loin le livre des Actes, nous remarquons que l'unanimité est l'un des fruits de l'Esprit Saint descendu sur les apôtres à la Pentecôte et agissant ensuite puissamment dans l'Église. Mais ici, dans ce verset, il devient clair que l'unanimité parmi les apôtres est apparue déjà avant la descente de l'Esprit Saint, et là ne se cache pas une contradiction, mais une dynamique spirituelle vivante. S'il n'y avait eu aucune unanimité parmi les disciples, la Pentecôte n'aurait sans doute pas eu lieu; cependant ils acquièrent leur unanimité véritable, authentique et indestructible au moment où ils voient les « langues de feu » descendre sur chacun d'eux.

D'où vient donc cette unanimité « préliminaire »? La Pentecôte aurait-elle eu lieu seulement à cause d'une coïncidence fortuite d'humeurs et de pensées chez quelques personnes? Bien sûr que non. Ce ne sont pas des gens quelconques, mais les disciples du Christ, que lui-même a formés pendant trois ans; ce sont ces mêmes disciples auxquels il est apparu après sa Résurrection et dont il « ouvrit l'intelligence à la compréhension des Écritures »; et enfin ce sont ces mêmes apôtres auxquels il dit, en soufflant sur eux: « Recevez l'Esprit Saint ». Ainsi, cette « petite » unanimité est elle aussi le résultat de l'œuvre de Dieu.

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Pour Ac 2:4
Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.
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En la fête de la Pentecôte, tournons-nous vers ce qu'en ont pensé et écrit des auteurs ecclésiastiques autorisés  Lire la suite

En la fête de la Pentecôte, tournons-nous vers ce qu'en ont pensé et écrit des auteurs ecclésiastiques autorisés de l'avant-dernier millénaire. Voici quelques textes :

Saint Cosmas de Maïouma, dans le canon de la fête, souligne que l'effusion de l'Esprit Saint devient le commencement de notre transfiguration, le commencement de notre divinisation : « La puissance qui vient maintenant, l'Esprit bon, l'Esprit de la sagesse de Dieu, l'Esprit qui procède du Père et qui est donné aux fidèles par le Fils, demeure en eux par la nature de la sainteté dans laquelle il se révèle à nous ».

L'auteur de l'ikos appelle Dieu à s'unir à nous dans l'effusion de l'Esprit : « Donne promptement la consolation à tes serviteurs, Jésus, quand notre esprit défaille ; ne te sépare pas de nos âmes dans les afflictions, ne t'éloigne pas de nos pensées dans les épreuves, mais viens toujours toi-même le premier à nous ; approche-toi de nous, approche-toi, Toi qui es partout présent ; comme tu demeures toujours avec tes apôtres, unis-toi aussi à ceux qui t'aiment, Toi le Généreux, afin que, nous aussi, unis à toi, nous te chantions et glorifiions ton Esprit très saint ». Notons que le mot grec que le texte slavon traduit par « approche-toi » signifie plutôt union ou fiançailles, c'est-à-dire conclusion d'une alliance. C'est précisément cette proximité, à en juger par les paroles de saint Jean Damascène dans le second canon de la fête, qui constitue l'essence du dessein de Dieu :

Les lèvres très pures du Sauveur proclament :

Orphelins, mes amis, je ne vous laisserai pas,

Siégeant sur le trône paternel d'en haut,

Je répandrai sur vous l'Esprit en abondance,

afin que resplendisse la grâce pour ceux qui l'attendent.

Et Jean Damascène nous rappelle encore que le don de l'Esprit Saint ne se répand que depuis les plaies du Christ crucifié : « Me lavant par la parole divine de la vie nouvelle, ô Toi qui es consubstantiel, tu fais couler pour moi les flots de la grâce de ton côté transpercé, Verbe de Dieu, posant sur moi le sceau par la flamme de ton Esprit ».

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Pour Ac 2:6
Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome.
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La prédication des apôtres le jour de la Pentecôte nous permet de regarder le Royaume d’un côté un peu inattendu pour nous, en le voyant de l’intérieur et par les yeux de ceux qui y demeurent dans toute la plénitude possible pour l’homme non encore...  Lire la suite

La prédication des apôtres le jour de la Pentecôte nous permet de regarder le Royaume d’un côté un peu inattendu pour nous, en le voyant de l’intérieur et par les yeux de ceux qui y demeurent dans toute la plénitude possible pour l’homme non encore transfiguré. Elle nous entrouvre notamment quelque chose d’important au sujet des formes de communication possibles dans le Royaume.

Bien sûr, la parole joue un rôle immense, dans le Royaume comme dans notre monde en voie de transfiguration mais pas encore transfiguré, non seulement comme moyen de communication au sens strict, réduit à la transmission d’informations, mais aussi comme forme d’expression et d’incarnation des sens que nous voulons transmettre à autrui. Or le sens ne se réduit pas au seul contenu informatif ; il suppose, comme le disent les psychologues modernes, une coloration intentionnelle, il suppose notre rapport à l’information communiquée, sans lequel on ne peut parler de sens. Et ce rapport, sans aucun doute, a besoin pour s’exprimer précisément d’une langue vivante, de sa sonorité, de sa forme extérieure.

Mais, d’un autre côté, c’est justement cette forme sonore extérieure de la langue qui devient souvent un obstacle, non seulement à la communication, mais aussi au processus d’expression et d’incarnation des sens. Il y a là la diversité des langues et les limites des formes de chaque langue concrète. Dans le Royaume, ces obstacles sont manifestement surmontés, non par une quelconque transformation des langues en tant que telles, mais par la transmission directe et immédiate des sens d’une personne à une autre.

En effet, le seul nombre de peuples et de tribus énumérés dans le livre des Actes, qui écoutaient les apôtres, oblige à oublier toute possibilité de communication verbale ordinaire : même si les apôtres qui prêchaient s’étaient soudain montrés capables de parler toutes les langues du monde, ils étaient trop peu nombreux pour prêcher simultanément dans toutes les langues dont l’auditoire pouvait avoir besoin.

Manifestement, il s’agissait ici précisément d’une transmission directe et immédiate des sens, que chacun incarnait ensuite lui-même en paroles, et, ce qui n’a rien d’étonnant, en paroles de sa langue maternelle.

Dans le Royaume, aucune différence individuelle, y compris linguistique, ne fait obstacle à la communication proprement dite ; ces différences, bien sûr, demeurent, car il n’est pas question de nivellement ni d’uniformité dans la vie du Royaume. Mais lorsqu’il s’agit d’incarner les sens communiqués et reçus, l’homme se trouve absolument libre : recevant ce qui est communiqué sans déformation, il trouve un instrument pleinement adéquat pour exprimer ce qu’il a reçu. Une telle communication enrichit spirituellement le Royaume et ses habitants.

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Pour Ac 2:7-8
Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : " Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?
Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel?
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La description du sermon des apôtres le jour de la Pentecôte nous explique beaucoup: et en ce qui concerne la révélation, et relativement à l’inspiration divine, et même de la vie dans le Royaume. Comment les apôtres pouvaient vraiment parler simultanément en un tel nombre de langues, que suppose la multitude mentionnée dans le récit de peuples présentés sur la place de Jérusalem...  Lire la suite

La description du sermon des apôtres le jour de la Pentecôte nous explique beaucoup: et en ce qui concerne la révélation, et relativement à l’inspiration divine, et même de la vie dans le Royaume. Comment les apôtres pouvaient vraiment parler simultanément en un tel nombre de langues, que suppose la multitude mentionnée dans le récit de peuples présentés sur la place de Jérusalem? Et à peine les apôtres eux-mêmes possédaient quelques langues, excepté leur araméen natal, ah peut-être encore le grec. Et on les entend entre temps, comme des gens parlant plusieurs langues! Que s'est-il passé? En bref: et ceux qui parlaient, et ceux qui écoutaient se sont apparemment trouvés dans un même espace spirituel, dans l'espace du Royaume. Et là, on n’a évidemment pas besoin des mots pour communiquer. Cela ne signifie pas qu’on n’utilise pas les mots dans le Royaume, ils ne sont juste pas là le seul moyen de communication, comme dans le monde non transformé.

Dans le Royaume, la communication est probablement possible comme un échange direct des sens, et une telle communication se passe en un niveau supérieur aux mots. Mais la parole est trop importante pour l’homme pour s’en passer de cela, même dans le Royaume, elle n’est pas simplement un moyen de communication, mais aussi le moyen de l'expression et la réalisation des sens, y compris les sens révélés par Dieu. Et réalise tout un chacun les sens perçus dans les mots de sa langue maternelle: il se trouve alors que chacun «entend» (et plus exactement, perçoit) les paroles des apôtres dans sa langue maternelle.

Une telle forme de communication comme de l'échange des sens est sûrement le principal. Mais on la rencontre aussi dans notre monde non transformé, particulièrement, quand ça concerne la révélation. En quelle langue parle Dieu? Car les prophètes, par exemple, L'entendent littéralement, entendent les mots dits et adressés à eux! Probablement, il n’aurait rien coûté à Dieu de révéler les sens des mots. Mais paraît-il, Il laisse cela à ceux, à qui les ouvre, c'est pourquoi il y a tant de spécificités humaines dans les sermons des prophètes bibliques.

Et les Saintes Ecritures sont aussi elles-mêmes nées notamment ainsi, selon sa diversité de genre et stylistique: Dieu ouvrait les sens à celui, à qui Il voulait les ouvrir, et ceux à qui Il les ouvrait, trouvaient (peut être avec Son aide) les mots pour la révélation reçue. Probablement, autrement il n'y aurait pas eu de sens dans la révélation: car, elle n’est pas seulement appelée à informer quelqu’un de quelque chose, dont il ne connaissait pas avant, elle est appelée en premier lieu à transformer l’homme et le conduire au Royaume. Et sans la participation de l’homme lui-même, comme on voit, ni l’un ni l'autre est possible. Et Dieu, en causant avec l’homme, l'entraîne dans Sa vie. Dans cette même vie du Royaume, sans lequel le salut est impossible.

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Pour Ac 2:14-21
14 Pierre alors, debout avec les Onze, éleva la voix et leur adressa ces mots : " Hommes de Judée et vous tous qui résidez à Jérusalem, apprenez ceci, prêtez l'oreille à mes paroles.
15 Non, ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez; ce n'est d'ailleurs que la troisième heure du jour.
16 Mais c'est bien ce qu'a dit le prophète :
17  Il se fera dans les derniers jours, dit le Seigneur, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair. Alors vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards des songes.
18  Et moi, sur mes serviteurs et sur mes servantes je répandrai de mon Esprit.
19  Et je ferai paraître des prodiges là-haut dans le ciel et des signes ici-bas sur la terre.
20  Le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang, avant que vienne le Jour du Seigneur, ce grand Jour.
21  Et quiconque alors invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
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S’adressant à ceux qui étaient rassemblés, Pierre commence par défendre les apôtres contre l’accusation d’ivresse : c’était indispensable pour établir le sérieux de la prédication apostolique. Malheureusement, à notre époque, l’argument de Pierre selon lequel...  Lire la suite

S’adressant à ceux qui étaient rassemblés, Pierre commence par défendre les apôtres contre l’accusation d’ivresse : c’était indispensable pour établir le sérieux de la prédication apostolique. Malheureusement, à notre époque, l’argument de Pierre selon lequel des gens ne peuvent pas être ivres puisqu’il est encore trop tôt ne fonctionnerait plus : les mœurs ont beaucoup changé, et les amateurs d’alcool s’enivrent à toute heure... Mais quoi qu’en disent les adversaires, ceux d’alors comme les plus tardifs, le christianisme est inséparable de la sobriété, comprise plus largement que l’abstinence d’alcool : la foi donne le regard le plus sobre possible sur la réalité.

En relevant la ressemblance de ce qui se passe avec ce qui avait été annoncé dans la prophétie de Joël, Pierre s’appuie sur une prophétie de l’Ancien Testament non parce qu’il voudrait tirer par les cheveux une justification tirée de livres anciens pour l’appliquer aux événements du moment. Oui, il s’adresse à des personnes qui ont besoin d’une argumentation fondée sur les livres de l’Ancien Testament ; mais toute la question est que Pierre voit réellement que les prophéties de l’Ancien Testament se déploient sous les yeux de ceux qui sont rassemblés. Plus nous comparerons l’Ancien et le Nouveau Testament, plus nous pourrons voir leur lien réciproque.

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Pour Ac 2:22-36
22 " Hommes d'Israël, écoutez ces paroles. Jésus le Nazôréen, cet homme que Dieu a accrédité auprès de vous par les miracles, prodiges et signes qu'il a opérés par lui au milieu de vous, ainsi que vous le savez vous-mêmes,
23 cet homme qui avait été livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l'avez pris et fait mourir en le clouant à la croix par la main des impies,
24 mais Dieu l'a ressuscité, le délivrant des affres de l'Hadès. Aussi bien n'était-il pas possible qu'il fût retenu en son pouvoir;
25 car David dit à son sujet : Je voyais sans cesse le Seigneur devant moi, car il est à ma droite, pour que je ne vacille pas.
26  Aussi mon cœur s'est-il réjoui et ma langue a-t-elle jubilé ; ma chair elle-même reposera dans l'espérance
27  que tu n'abandonneras pas mon âme à l'Hadès et ne laisseras pas ton saint voir la corruption.
28  Tu m'as fait connaître des chemins de vie, tu me rempliras de joie en ta présence.
29 " Frères, il est permis de vous le dire en toute assurance : le patriarche David est mort et a été enseveli, et son tombeau est encore aujourd'hui parmi nous.
30 Mais comme il était prophète et savait que Dieu lui avait juré par serment de faire asseoir sur son trône un descendant de son sang,
31 il a vu d'avance et annoncé la résurrection du Christ qui, en effet, n'a pas été abandonné à l'Hadès, et dont la chair n'a pas vu la corruption :
32 Dieu l'a ressuscité, ce Jésus; nous en sommes tous témoins.
33 Et maintenant, exalté par la droite de Dieu, il a reçu du Père l'Esprit Saint, objet de la promesse, et l'a répandu. C'est là ce que vous voyez et entendez.
34 Car David, lui, n'est pas monté aux cieux ; or il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Siège à ma droite,
35  jusqu'à ce que j'aie fait de tes ennemis un escabeau pour tes pieds.
36 " Que toute la maison d'Israël le sache donc avec certitude : Dieu l'a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié. "
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Parlant à la foule rassemblée du Christ et de Sa résurrection, Pierre lui reproche Son exécution. Il est probable que tous ceux...  Lire la suite

Parlant à la foule rassemblée du Christ et de Sa résurrection, Pierre lui reproche Son exécution. Il est probable que tous ceux qui étaient présents n'étaient pas directement responsables de Sa mise à mort ; mais, par leur consentement tacite ou leur indifférence, ils ont tous participé au rejet du Messie que le peuple attendait depuis si longtemps. Pourtant, Pierre ne dit pas cela pour accuser l'assemblée et s'affirmer ainsi à ses dépens, mais pour l'appeler à se repentir, comme lui-même s'est repenti de sa propre faiblesse, et à réparer le rejet par l'accueil du Christ.

Pierre révèle de nouveau le sens des prophéties de l'Ancien Testament et conduit encore une fois ses auditeurs à comprendre que Jésus est bien le Messie. Cette fois, il s'appuie sur les intuitions prophétiques de David, et nous voyons combien leur sens se dévoile de manière inattendue après la Résurrection, qui a fourni la clé permettant de comprendre bien des passages de l'Écriture jusque-là obscurs.

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Pour Ac 2:22-32
22 " Hommes d'Israël, écoutez ces paroles. Jésus le Nazôréen, cet homme que Dieu a accrédité auprès de vous par les miracles, prodiges et signes qu'il a opérés par lui au milieu de vous, ainsi que vous le savez vous-mêmes,
23 cet homme qui avait été livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l'avez pris et fait mourir en le clouant à la croix par la main des impies,
24 mais Dieu l'a ressuscité, le délivrant des affres de l'Hadès. Aussi bien n'était-il pas possible qu'il fût retenu en son pouvoir;
25 car David dit à son sujet : Je voyais sans cesse le Seigneur devant moi, car il est à ma droite, pour que je ne vacille pas.
26  Aussi mon cœur s'est-il réjoui et ma langue a-t-elle jubilé ; ma chair elle-même reposera dans l'espérance
27  que tu n'abandonneras pas mon âme à l'Hadès et ne laisseras pas ton saint voir la corruption.
28  Tu m'as fait connaître des chemins de vie, tu me rempliras de joie en ta présence.
29 " Frères, il est permis de vous le dire en toute assurance : le patriarche David est mort et a été enseveli, et son tombeau est encore aujourd'hui parmi nous.
30 Mais comme il était prophète et savait que Dieu lui avait juré par serment de faire asseoir sur son trône un descendant de son sang,
31 il a vu d'avance et annoncé la résurrection du Christ qui, en effet, n'a pas été abandonné à l'Hadès, et dont la chair n'a pas vu la corruption :
32 Dieu l'a ressuscité, ce Jésus; nous en sommes tous témoins.
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Pour les chrétiens, le fait de la Résurrection de Jésus d’entre les morts a toujours servi de preuve de Sa messianité ; pourtant les apôtres ne le regardent pas de manière aussi directe : pour eux, il est évident que la Résurrection du Sauveur n’est pas seulement une manifestation de la puissance de Dieu, mais aussi...  Lire la suite

Pour les chrétiens, le fait de la Résurrection de Jésus d’entre les morts a toujours servi de preuve de Sa messianité ; pourtant les apôtres ne le regardent pas de manière aussi directe : pour eux, il est évident que la Résurrection du Sauveur n’est pas seulement une manifestation de la puissance de Dieu, mais aussi le point culminant de ces processus spirituels qui ont commencé bien avant la venue du Sauveur dans le monde. S’il en était autrement, elle n’aurait pas pour les chrétiens la signification qu’elle a ; car, après tout, Dieu peut ressusciter qui Il veut, si telle est Sa volonté, et à la fin des temps viendra le jour où ressusciteront tous ceux qui ont jamais vécu sur la terre.

La manifestation de la puissance de Dieu est toujours un signe, mais les signes n’ont de sens que dans le contexte des événements auxquels ils sont liés ; c’est pourquoi la Résurrection du Sauveur n’a de sens que dans le contexte de toute l’histoire du peuple de Dieu et, plus largement, de toute l’histoire de la Révélation, qui commence avec la création du monde : car Dieu s’est révélé au monde dès le commencement de son existence. Et bien que Pierre, dans sa prédication, n’aille pas si loin, il rappelle David, précisément parce que des promesses dépassant les limites de l’histoire terrestre se sont trouvées liées à David. Pierre voit dans tout ce qui arrive l’accomplissement des promesses données à David. Il comprend que le royaume promis à David, qui ne cessera pas et ne disparaîtra pas, n’est pas un royaume terrestre, mais celui-là même que Jésus a apporté dans le monde, le Royaume avec une majuscule.

La venue du Messie est à la fois une rupture de l’histoire terrestre et son sommet. Car il ne s’agit pas seulement de la manifestation de la puissance de Dieu au moment de la Résurrection ; il s’agit aussi du fait que la puissance de Dieu, la puissance du Royaume, est désormais entrée dans le monde, et que l’ancienne histoire, l’histoire du monde déchu, s’est achevée là. Une autre histoire a commencé, l’histoire du Royaume. Et le commencement de cette histoire fut la Pentecôte, tandis que sa source fut la Résurrection. Si la Résurrection avait été quelque chose d’absolument étranger au monde, elle serait restée un fait isolé de l’histoire terrestre ; pour nous aujourd’hui, elle aurait été le plus grand des miracles, mais resté loin dans le passé. Or elle est devenue la source de ce Royaume dont l’histoire continue aujourd’hui, et à cette histoire, en tant que chrétiens, nous avons un rapport direct et immédiat.

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Pour Ac 2:24
24 mais Dieu l'a ressuscité, le délivrant des affres de l'Hadès. Aussi bien n'était-il pas possible qu'il fût retenu en son pouvoir;
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Rempli de l'Esprit Saint le jour de la Pentecôte, Pierre prononce la toute première prédication de l'Église du Nouveau Testament — une prédication où, pour la première fois, retentit pour les gens «du dehors» la Bonne Nouvelle, et cette Nouvelle — concerne la résurrection du Christ...  Lire la suite

Rempli de l'Esprit Saint le jour de la Pentecôte, Pierre prononce la toute première prédication de l'Église du Nouveau Testament — une prédication où, pour la première fois, retentit pour les gens « du dehors » la Bonne Nouvelle, et cette Nouvelle concerne la résurrection du Christ. Cet événement étonnant est unique dans l'histoire de l'humanité, et l'Église cherchera pendant de nombreuses années une description verbale adéquate pour lui.

Dans ces paroles de Pierre, nous voyons une première tentative d'exprimer le paradoxe : d'un côté, Jésus Lui-même se révèle vainqueur de la mort, puisqu'elle ne peut Le retenir. De l'autre, seul le vivant peut rendre la vie à un mort ; et si personne d'autre n'y a participé, cela signifie que c'est le Dieu vivant qui a ressuscité le Christ. Ce paradoxe se résout dans un autre paradoxe, que l'Église formulera plus tard : l'humanité divine du Christ.

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Pour Ac 2:36-41
36 " Que toute la maison d'Israël le sache donc avec certitude : Dieu l'a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié. "
37 D'entendre cela, ils eurent le cœur transpercé, et ils dirent à Pierre et aux apôtres : " Frères, que devons nous faire ? "
38 Pierre leur répondit : " Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez alors le don du Saint Esprit.
39 Car c'est pour vous qu'est la promesse, ainsi que pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. "
40 Par beaucoup d'autres paroles encore, il les adjurait et les exhortait : " Sauvez-vous, disait-il, de cette génération dévoyée. "
41 Eux donc, accueillant sa parole, se firent baptiser. Il s'adjoignit ce jour-là environ trois mille âmes.
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La réaction des Juifs qui écoutent la prédication de Pierre peut paraître étrange, compte tenu du fait que ses dernières paroles parlaient de leur faute. Pierre, en les appelant à croire en Jésus Christ, ne craint pas cette vérité. Il faut apprendre de lui une telle attitude quand,...  Lire la suite

La réaction des Juifs qui écoutent la prédication de Pierre peut paraître étrange, compte tenu du fait que ses dernières paroles parlaient de leur faute. Pierre, en les appelant à croire en Jésus Christ, ne craint pas cette vérité. Il faut apprendre de lui une telle attitude quand, en parlant de quelque chose, en prêchant, on ne craint pas de dire à une personne la vérité, même en sachant qu'elle est « contre elle ».

Et quelle est donc la réaction ? « Ils eurent le coeur touché ». Et précisément parce que ce qui avait été dit était la vérité et avait été dit avec amour. De plus, ces personnes ne se sont pas fermées et ne se sont pas endurcies contre la vérité qui leur était dite ; elles l'ont accueillie et ont voulu changer quelque chose. Alors Dieu répond à cette disponibilité du coeur et envoie un don : la componction du coeur, quelque chose qui change le coeur lui-même, et en mieux, en y édifiant la miséricorde, l'amour envers ceux qui nous entourent. Et le Seigneur ne fit pas exception : ils L'aimèrent aussi. Et quoi de plus merveilleux que le sentiment d'amour pour Dieu ?

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Pour Ac 2:36-41
36 " Que toute la maison d'Israël le sache donc avec certitude : Dieu l'a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié. "
37 D'entendre cela, ils eurent le cœur transpercé, et ils dirent à Pierre et aux apôtres : " Frères, que devons nous faire ? "
38 Pierre leur répondit : " Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez alors le don du Saint Esprit.
39 Car c'est pour vous qu'est la promesse, ainsi que pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. "
40 Par beaucoup d'autres paroles encore, il les adjurait et les exhortait : " Sauvez-vous, disait-il, de cette génération dévoyée. "
41 Eux donc, accueillant sa parole, se firent baptiser. Il s'adjoignit ce jour-là environ trois mille âmes.
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La réponse à la question de savoir ce qu'est le christianisme et ce que doit faire un chrétien retentit de façon parfaitement claire dans la bouche de Pierre. Il s'agit avant tout du repentir des péchés commis et du bain au nom de Jésus-Christ, qui libère de ces péchés et de leurs conséquences une fois pour toutes...  Lire la suite

La réponse à la question de savoir ce qu'est le christianisme et ce que doit faire un chrétien retentit de façon parfaitement claire dans la bouche de Pierre. Il s'agit avant tout du repentir des péchés commis et du bain au nom de Jésus-Christ, qui libère de ces péchés et de leurs conséquences une fois pour toutes. Ensuite commence une vie nouvelle, la vie dans le Royaume, inséparable de ce que l'apôtre appelle « le don du Saint-Esprit ». C'est ainsi que sonne la traduction synodale. Mais le texte grec permet une autre interprétation, plus vraisemblable : recevez le don de Dieu, l'Esprit Saint.

Ce souffle de Dieu dont le Royaume est pénétré est le principal cadeau fait par Dieu aux chrétiens. Cadeau reçu par le Christ, dans l'union avec Lui comme Roi de ce Royaume. C'est là que se trouve la réponse à la question de savoir ce que doit faire le chrétien. Vivre. Vivre dans le Royaume. Si le christianisme était une nouvelle religion quelconque, la question de savoir ce que doivent faire ses adeptes serait tout à fait pertinente. Mais le fait est que Pierre ne parle pas de religion. Il ne propose rien de nouveau, sur le plan religieux, à ses auditeurs. Même le bain (ou, comme on l'appelle en russe, le baptême) des chrétiens n'est qu'une variété des bains de purification qui existaient à cette époque.

La différence n'est pas ici dans la forme religieuse, mais dans le contenu, dans ce qui était lié au bain. Ici, il ne s'agissait pas d'une simple purification, mais d'une purification où ceux qui étaient purifiés demandaient la purification au Sauveur Lui-même. Afin qu'ensuite, purifiés, ils soient liés à Lui et puissent être associés à la vie de ce Royaume dont Il est le Roi. Le bain purificateur devenait ici une sorte de laissez-passer pour le Royaume.

Mais ce n'était que le premier pas ; ensuite, il fallait vivre dans le Royaume. Vivre de telle sorte que le cœur du chrétien devienne le lieu où demeure le Royaume. Qu'il soit non seulement autour, mais aussi au-dedans. Parce qu'il n'en va pas autrement, autrement on ne peut être associé à la vie du Royaume. Le souffle du Royaume qui entre dans le cœur du chrétien devient le principal cadeau de Dieu. Il faut maintenant apprendre à vivre avec ce don, vivre de telle sorte qu'on ne le perde pas. C'est là la principale science chrétienne : la science de la vie dans le Royaume, la science de l'acquisition et de la garde dans son cœur du don de Dieu, le souffle du Royaume.

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Pour Ac 2:36-37
36 " Que toute la maison d'Israël le sache donc avec certitude : Dieu l'a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié. "
37 D'entendre cela, ils eurent le cœur transpercé, et ils dirent à Pierre et aux apôtres : " Frères, que devons nous faire ? "
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L’opinion que toute l'histoire de l'humanité déchue n’est, au fond, rien d'autre que la répétition de la chute sous différentes formes a été exprimé plusieurs fois par les historiens et les théologiens chrétiens. Et, si peut-être parler de l'histoire juive...  Lire la suite

L’opinion que toute l'histoire de l'humanité déchue n’est, au fond, rien d'autre que la répétition de la chute sous différentes formes a été exprimé plusieurs fois par les historiens et les théologiens chrétiens. Et, si peut-être parler de l'histoire juive, comme de l'histoire du peuple de Dieu, le supplice du si longtemps attendu Messie, Qui la grande partie du peuple n'a pas trouvé le temps de remarquer, est le meilleur témoignage à cela.

En fait, Jésus a été condamné à la mort non pas pour le mensonge messianique et même pas pour les crimes religieux (telles sortes d’accusations qui ont été avancées dans le Sanhédrin, étaient juste un paravent), mais uniquement parce qu'Il empêchait les autorités (laïque, et religieux) de jouer à leurs jeux politiques. Et ici, semble-t-il, se manifeste la caractéristique de la nature humaine déchue, peut être, tout juste notamment ce qu'autrefois, à l'aube de l'histoire de l'humanité, est devenu la raison de sa chute : L'altération de la perspective spirituelle, à cause de laquelle le plus important semble bagatelle ne valant pas d'attention, et le moins important engendré par l’homme lui-même des illusions et des mirages — le plus important. Toute l’horreur spirituelle de la situation peut-être réside précisément dans le fait que Christ a été crucifié entre autres, ne pensant pas du tout de Lui non seulement comme du Messie, mais même simplement comme d’un homme, ne pensant pas ne serait-ce que dans cette proportion que demande en général de réfléchir chaque condamnation à mort porté à toute personne sans exception.

A travers le Messie, Qui selon les paroles était si attendu, on a simplement franchi, comme à travers la barrière empêchant les autorités. Et en effet, la volonté d'enjamber les gens, qui gênent, et aller au but sur les cadavres, peut être considérée comme la manifestation la plus caractère de la nature humaine déchue. Mais voici est venu le jour de la Pentecôte, a fait irruption dans le monde le souffle du Royaume, a retenti le sermon des apôtres. Et ceux qui les écoutaient, se trouvaient eux-mêmes dans le Royaume, où la perspective spirituelle n'est pas du tout déformée, comme est déformé son monde déchu, où toutes les choses et toutes les situations sont telles, que Dieu leur voit.

Et la réponse au sermon est devenue une question tout à fait régulière dans une telle situation: que devons-nous faire maintenant, quand le plus terrible s'est déjà produit, et nous tous, dans une certaine mesure avions pris part en cela? Et — telle est la vie du Royaume! — cette question même est devenue le début du chemin du salut. En effet, il n’y a rien d’irréparable pour Dieu — la résurrection du Christ est un témoignage à cela. Seulement une chose est irréparable: la mauvaise volonté des gens d’accepter ce qui est évident. Et, avant tout, son propre péché.

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Pour Ac 2:37-38
37 D'entendre cela, ils eurent le cœur transpercé, et ils dirent à Pierre et aux apôtres : " Frères, que devons nous faire ? "
38 Pierre leur répondit : " Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez alors le don du Saint Esprit.
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Les gens qui avaient entendu Pierre prirent sa prédication au sérieux. La question «que devons-nous donc faire?» ne fut pas posée par hasard. En effet, s’il s’agit du rejet du Messie Lui-même, et d’un rejet conscient, on ne peut échapper aux conséquences d’un tel péché...  Lire la suite

Manifestement, les gens qui avaient entendu Pierre prirent sa prédication au sérieux. La question «que devons-nous donc faire?» ne fut pas posée par hasard. En effet, s’il s’agit du rejet du Messie Lui-même, et d’un rejet conscient, on ne peut échapper aux conséquences d’un tel péché. Le yahvisme comme le judaïsme ont traditionnellement considéré le péché conscient comme un péché dont les conséquences pèsent indéfiniment sur l’homme, même si celui-ci se repent profondément et sincèrement de ce qu’il a fait. Et ici, il s’agissait du péché d’avoir participé à la mort du Messie... Il y avait de quoi réfléchir et de quoi avoir peur.

Pierre indique aussitôt à ceux qui l’écoutent la seule issue possible à cette situation. Une issue devenue possible précisément grâce à Celui que, selon la parole de l’apôtre, les hommes ont tué et que Dieu a ressuscité. Et cette issue est liée à la possibilité de participer à cette vie nouvelle, la vie du Royaume, qui, le jour de la Pentecôte, est devenue une réalité ouverte à chacun.

En entrant dans le Royaume, l’homme recommence sa vie. À partir d’une page blanche. Les conséquences de tous les péchés qu’il a commis restent dans sa vie ancienne, si, bien sûr, il ne les traîne pas avec lui. Et pour que cela n’arrive pas, il faut précisément cette conversion dont parle l’évangéliste. Dans la traduction synodale, elle est traditionnellement appelée repentir, mais il s’agit bien d’une conversion: le mot grec correspondant de l’original signifie au moins cela. Or la conversion n’est pas seulement le retour vers Dieu, dont on s’était détourné. Et ce n’est pas seulement le regret émotionnel des péchés commis.

C’est aussi la compréhension de ce qui a été fait, la prise de conscience de la qualité spirituelle de ses actes et des intentions qui les sous-tendent. Et le refus conscient de celles qui sont incompatibles avec la Torah, avec l’Évangile, avec les commandements donnés par Dieu. Alors il devient réellement possible de commencer une vie nouvelle à partir d’une page blanche. Alors pouvait devenir réalité cette vie communautaire dont parle l’auteur du livre des Actes: car elle ne peut exister que tant que chaque membre de cette communauté vit la vie du Royaume dans toute la plénitude qui lui est accessible. Comme cela doit être dans l’Église avec un grand É.

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Pour Ac 2:38-43
38 Pierre leur répondit : " Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez alors le don du Saint Esprit.
39 Car c'est pour vous qu'est la promesse, ainsi que pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. "
40 Par beaucoup d'autres paroles encore, il les adjurait et les exhortait : " Sauvez-vous, disait-il, de cette génération dévoyée. "
41 Eux donc, accueillant sa parole, se firent baptiser. Il s'adjoignit ce jour-là environ trois mille âmes.
42 Ils se montraient assidus à l'enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières.
43 La crainte s'emparait de tous les esprits : nombreux étaient les prodiges et signes accomplis par les apôtres.
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L’Église est jeune et pleine de forces, des forces que l’Esprit du Seigneur a insufflées en elle. Les sauvés s’ajoutent par milliers, de nombreux signes s’accomplissent, tous les croyants ont reçu le don de l’Esprit Saint et demeurent...  Lire la suite

L’Église est jeune et pleine de forces, des forces que l’Esprit du Seigneur a insufflées en elle. Les sauvés s’ajoutent par milliers, de nombreux signes s’accomplissent, tous les croyants ont reçu le don de l’Esprit Saint et demeurent dans la crainte de Dieu ; leur vie est le modèle d’une vie chrétienne pleinement accomplie (voir Ac 2:42). Vraiment, ce n’est plus une vie, c’est un rêve… Mais un rêve, c’est tout de même quelque chose de généralement inaccessible, quelque chose que l’on invente pour soulager sa conscience. On se dit : c’est un idéal incompatible avec la réalité. Or ce dont vivent les premiers chrétiens, c’est justement la vraie réalité. Plus réelle que celle dans laquelle nous vivons maintenant.

Et dans l’entretien avec Nicodème, le Seigneur parle précisément de cet être nouveau, du Royaume de Dieu qui est au-dedans d’eux et au milieu d’eux (voir Lc 17:21, Mt 18:20). Par le repentir, par le baptême d’eau et d’Esprit, par la naissance d’en haut, nous pouvons entrer, ou plus exactement nous donnons au Christ la possibilité de nous conduire dans cette autre vie (voir Jn 3:13). Peut-être ne l’avons-nous pas encore remarqué nous-mêmes, mais Lui a déjà tout fait. Il ne nous reste qu’à y croire comme à rien d’autre. Croire, afin de prendre progressivement conscience de ce qui nous est arrivé…

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Pour Ac 2:38
38 Pierre leur répondit : " Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez alors le don du Saint Esprit.
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Le premier sermon de l'apôtre Pierre le jour de la Pentecôte a fait plusieurs gens avoir «le cœur transpercé» et poser la question...  Lire la suite

Le premier sermon de l'apôtre Pierre le jour de la Pentecôte a fait plusieurs gens avoir «le cœur transpercé» et poser la question : «que devenons nous faire?» Chaque personne, qui reçoit la Bonne Nouvelle pose cette même question. Et voici la réponse, que Dieu nous propose à travers Son Église.

Premièrement: il faut se repentir. Nous avons déjà plusieurs fois parlé du sujet concernant la repentance ici. Nous nous rappellerons simplement que: c'est le basculement de l'esprit, la reconnaissance du fait que nous ne sommes pas autosuffisants et sans péchés et notre appel à Dieu comme source de vie et d'amour. Deuxièmement : il faut se baptiser. Il s'agit d’une ablution complète comme signe de repentance et début d’une vie nouvelle. Au nom de Jésus-Christ signifie ayant confiance en Lui et en Lui obéissant, pour l’union avec Lui dans Sa mort et résurrection. Troisièmement : le don du Saint Esprit. Il ne suffit pas seulement d'être exempt du péché, il faut être rempli de justice; il ne suffit pas seulement de commencer une vie nouvelle, il faut qu’elle soit une vie dans l’Esprit Saint. Et tout cela nous est donné, comme don, et il nous reste seulement à l’accepter, le cultiver et le garder.

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Pour Ac 2:42-47
42 Ils se montraient assidus à l'enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières.
43 La crainte s'emparait de tous les esprits : nombreux étaient les prodiges et signes accomplis par les apôtres.
44 Tous les croyants ensemble mettaient tout en commun;
45 ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et en partageaient le prix entre tous selon les besoins de chacun.
46 Jour après jour, d'un seul cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple et rompaient le pain dans leurs maisons, prenant leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur.
47 Ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple. Et chaque jour, le Seigneur adjoignait à la communauté ceux qui seraient sauvés.
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Dans le Livre des Actes, on rencontre des passages particuliers qui semblent résumer tout ce qui a été dit auparavant, et à la fin du deuxième chapitre du livre nous voyons précisément un tel passage. On pourrait croire que, vu tout ce qui s’est produit pendant le temps décrit dans les premiers chapitres du livre, ce bilan devrait toucher à des choses...  Lire la suite

Dans le Livre des Actes, on rencontre des passages particuliers qui semblent résumer tout ce qui a été dit auparavant, et à la fin du deuxième chapitre du livre nous voyons précisément un tel passage. On pourrait croire que, vu tout ce qui s’est produit pendant le temps décrit dans les premiers chapitres du livre, ce bilan devrait toucher à des choses d’une importance fondamentale — par exemple l’Ascension ou la Pentecôte, car, en fin de compte, ce sont justement ces événements qui ont déterminé l’existence même de l’Église.

Mais l’auteur du livre parle d’autre chose : il raconte simplement la vie de l’Église en ce temps-là, le processus de son existence, de sa présence dans le monde — et de sa présence dans le Royaume. Ce n’est pas par hasard que le passage parle de la fraction du pain, de la prière et de la communion avec les apôtres. Telle était, dans l’Église des premiers chrétiens, la vie du Royaume, et telle elle demeure aujourd’hui. Rien de nouveau n’a été inventé, et cela ne pouvait pas l’être : car c’est ainsi que le Sauveur lui-même a défini cette vie lors de la Cène.

Quant à la vie communautaire, elle était plus étroite que chez nous aujourd’hui. Il ne s’agissait certes guère d’une vie commune du type de celle qui caractérisait les monastères médiévaux, souvent organisés comme de grands foyers collectifs. De telles formes de vie commune étaient peu propres au judaïsme.

Mais il y avait autre chose : une caisse communautaire, alimentée par les dons généreux des frères riches, une caisse dans laquelle chaque personne dans le besoin pouvait recevoir de l’aide. Bien sûr, la Synagogue a toujours connu la bienfaisance. Mais ici, il s’agit apparemment de plus que de simple bienfaisance : il s’agit de pauvreté au sens où les prophètes en parlaient, de pauvreté comme état spirituel et non comme situation matérielle. La conscience de ce fait simple : tout ce qui t’appartient n’est à toi que de façon conditionnelle, jusqu’au moment où cela devient plus nécessaire à l’un de tes frères. La compréhension qu’il n’existe pas sur terre de propriété absolue : il n’y a ici qu’un droit d’usage, déterminé par des circonstances concrètes, des circonstances qui exigent de ne rien considérer comme sien et d’user de tout ce qui est nécessaire. Or c’est bien la projection de la vie du Royaume dans la société, une vie où il n’y a rien à soi, et s’il y en a, c’est une vie perdue. Celui qui veut garder sa vie pour lui-même la perd, comme le dit le Sauveur lui-même, tandis que celui qui la donne au Christ, en la faisant entrer dans le Royaume, la reçoit au contraire en retour dans une plénitude impensable dans le monde non transfiguré.

La vie communautaire des premiers chrétiens était une sorte de pratique de la vie du Royaume. Car il vaut mieux s’habituer à la vie nouvelle le plus tôt possible, afin qu’ensuite, lorsque le Royaume se révélera dans toute sa plénitude, on y entre aussi naturellement que cela est possible à l’homme déchu.

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Pour Ac 2:42
42 Ils se montraient assidus à l'enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières.
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Luc donne ici une définition de la plénitude de la vie chrétienne. En effet, si l’essence de cette vie...  Lire la suite

Luc donne ici une définition de la plénitude de la vie chrétienne. En effet, si l’essence de cette vie est l’union avec Dieu, l’accueil de Sa présence et de Son action dans chacun de nos jours, alors où, en quoi nous a-t-Il laissé cette présence et cette action? Vous direz: partout? C’est vrai, mais une telle présence de Sa part est « diffuse », impersonnelle; elle n’implique pas de relations personnelles avec Lui. Alors vous direz: en Jésus-Christ? Oui, car Il est avec nous « tous les jours jusqu’à la fin du monde ». Il est le Verbe de Dieu venu dans la chair, et Il demeure avec nous dans la Parole de Dieu, dans la Bible. Luc appelle cela « l’enseignement des Apôtres », parce que c’est précisément la perception apostolique de l’Ancien Testament et le témoignage apostolique au sujet du Christ qui constituent notre Bible.

Où encore rencontrons-nous le Christ? Bien sûr, dans la prière. Dans la prière qui Lui est adressée, et dans la prière au Père que nous partageons avec le Fils. Et il y a une présence particulière du Christ dans Son Corps et Son Sang, dans le repas eucharistique, la « fraction du pain ». Enfin, souvenons-nous des paroles de Jésus: « dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de Mes frères, c’est à Moi que vous l’avez fait ». Il y a donc Sa présence en chacun des hommes que nous rencontrons; il y a Son action particulière chez ceux qui « ont reçu l’Esprit Saint en croyant ». Et c’est pourquoi la « communion », l’amour fraternel, l’entraide sont aussi une rencontre avec le Christ et l’accueil de Lui dans notre vie.

Faisons attention à tous ces « canaux de communication », sans chercher à en « mettre en avant » certains au détriment des autres; essayons de vivre non pas dans le « ou bien-ou bien », mais dans le « et-et ».

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