11 En l'an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, ce jour-là jaillirent toutes les sources du grand abîme et les écluses du ciel s'ouvrirent. |
12 La pluie tomba sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits. |
13 Ce jour même, Noé et ses fils, Sem, Cham et Japhet, avec la femme de Noé et les trois femmes de ses fils, entrèrent dans l'arche, |
14 et avec eux les bêtes sauvages de toute espèce, les bestiaux de toute espèce, les bestioles de toute espèce qui rampent sur la terre, les volatiles de toute espèce, tous les oiseaux, tout ce qui a des ailes. |
15 Auprès de Noé, entra dans l'arche un couple de tout ce qui est chair, ayant souffle de vie, |
16 et ceux qui entrèrent étaient un mâle et une femelle de tout ce qui est chair, comme Dieu le lui avait commandé. Et Yahvé ferma la porte sur Noé. |
17 Il y eut le déluge pendant quarante jours sur la terre; les eaux grossirent et soulevèrent l'arche, qui fut élevée au-dessus de la terre. |
18 Les eaux montèrent et grossirent beaucoup sur la terre et l'arche s'en alla à la surface des eaux. |
19 Les eaux montèrent de plus en plus sur la terre et toutes les plus hautes montagnes qui sont sous tout le ciel furent couvertes. |
20 Les eaux montèrent quinze coudées plus haut, recouvrant les montagnes. |
21 Alors périt toute chair qui se meut sur la terre: oiseaux, bestiaux, bêtes sauvages, tout ce qui grouille sur la terre, et tous les hommes. |
22 Tout ce qui avait une haleine de vie dans les narines, c'est-à-dire tout ce qui était sur la terre ferme, mourut. |
23 Ainsi disparurent tous les êtres qui étaient à la surface du sol, depuis l'homme jusqu'aux bêtes, aux bestioles et aux oiseaux du ciel; ils furent effacés de la terre et il ne resta que Noé et ce qui était avec lui dans l'arche. |
24 La crue des eaux sur la terre dura cent cinquante jours. |
Que peut le juste ? Et que vaut la justice ? D'un côté, il peut peu de choses, presque rien. En tout cas, Noé n'est pas en mesure d'arrêter le déluge ; les événements suivent leur cours. Il a certes été capable de construire l'arche, mais sans l'indication directe de Dieu, cela ne lui serait sans doute jamais venu à l'esprit, pas plus que cela n'était venu à l'esprit de ses contemporains.
Mais, d'un autre côté, c'est précisément grâce à Noé et à son arche que le monde est sauvé. Il ne s'agit pas de l'ancien monde, qui disparaît à jamais, mais du monde nouveau, dont l'histoire commencera après le déluge. C'est sans doute en cela que consiste la tâche des justes et le rôle de la justice. Aucun juste ne peut empêcher une catastrophe engendrée par le péché humain : cela n'est pas du tout dans les forces humaines. Mais le juste peut donner une chance de vie nouvelle à ceux qui lui feront confiance et le suivront, une chance qui, bien sûr, ne garantit pas que le nouveau monde devienne idéal, mais qui garantit au moins à chacun de ceux qui devront y vivre la possibilité de faire encore une tentative pour vivre comme Dieu l'ordonne.
Cependant, cette chance, le juste ne la donne évidemment pas seul, mais avec Dieu. À proprement parler, c'est Dieu qui donne au monde encore une chance à travers le juste, en utilisant la justice humaine comme un instrument pour atteindre Ses buts. Bien sûr, Il aurait pu tout faire Lui-même. Mais Il a créé l'homme pour que l'homme devienne Son aide. Et Il prend cela absolument au sérieux. C'est pourquoi, pour sauver le monde, Il a besoin d'au moins un juste. Davantage, bien sûr, ce serait mieux. Mais moins, c'est impossible.
11 En l'an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, ce jour-là jaillirent toutes les sources du grand abîme et les écluses du ciel s'ouvrirent. |
12 La pluie tomba sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits. |
13 Ce jour même, Noé et ses fils, Sem, Cham et Japhet, avec la femme de Noé et les trois femmes de ses fils, entrèrent dans l'arche, |
14 et avec eux les bêtes sauvages de toute espèce, les bestiaux de toute espèce, les bestioles de toute espèce qui rampent sur la terre, les volatiles de toute espèce, tous les oiseaux, tout ce qui a des ailes. |
15 Auprès de Noé, entra dans l'arche un couple de tout ce qui est chair, ayant souffle de vie, |
16 et ceux qui entrèrent étaient un mâle et une femelle de tout ce qui est chair, comme Dieu le lui avait commandé. Et Yahvé ferma la porte sur Noé. |
17 Il y eut le déluge pendant quarante jours sur la terre; les eaux grossirent et soulevèrent l'arche, qui fut élevée au-dessus de la terre. |
18 Les eaux montèrent et grossirent beaucoup sur la terre et l'arche s'en alla à la surface des eaux. |
19 Les eaux montèrent de plus en plus sur la terre et toutes les plus hautes montagnes qui sont sous tout le ciel furent couvertes. |
20 Les eaux montèrent quinze coudées plus haut, recouvrant les montagnes. |
21 Alors périt toute chair qui se meut sur la terre: oiseaux, bestiaux, bêtes sauvages, tout ce qui grouille sur la terre, et tous les hommes. |
22 Tout ce qui avait une haleine de vie dans les narines, c'est-à-dire tout ce qui était sur la terre ferme, mourut. |
23 Ainsi disparurent tous les êtres qui étaient à la surface du sol, depuis l'homme jusqu'aux bêtes, aux bestioles et aux oiseaux du ciel; ils furent effacés de la terre et il ne resta que Noé et ce qui était avec lui dans l'arche. |
24 La crue des eaux sur la terre dura cent cinquante jours. |
La lecture de la Genèse est précédée par la promesse du Seigneur de ne pas détruire la terre ni tout être vivant. Et les paroles d’Isaïe « tu étais irrité contre moi, mais Ta colère s’est détournée, et Tu m’as consolé » précèdent la venue du Christ. La consolation des hommes est dans le Salut et sur le chemin de la Résurrection, et tout sera tranché au jour du Jugement.
Et dans les Proverbes nous trouvons ces paroles : « La bénédiction du Seigneur enrichit, et Il n’y ajoute aucune peine ». Le Seigneur nous a bénis pour la vie, pour le travail, pour le bonheur. Mais avec Lui et en Lui, dans Sa bénédiction. Désormais, le monde entier n’est sauvé qu’à travers le Christ et condamné à travers nos actes.
Et comme le Seigneur a restauré le monde après le déluge, ainsi, par l’Église et le Christ, chaque homme sera restauré. Et chacun reçoit le monde entier et porte son propre fardeau de responsabilité devant le Seigneur.
11 En l'an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, ce jour-là jaillirent toutes les sources du grand abîme et les écluses du ciel s'ouvrirent. |
12 La pluie tomba sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits. |
13 Ce jour même, Noé et ses fils, Sem, Cham et Japhet, avec la femme de Noé et les trois femmes de ses fils, entrèrent dans l'arche, |
14 et avec eux les bêtes sauvages de toute espèce, les bestiaux de toute espèce, les bestioles de toute espèce qui rampent sur la terre, les volatiles de toute espèce, tous les oiseaux, tout ce qui a des ailes. |
15 Auprès de Noé, entra dans l'arche un couple de tout ce qui est chair, ayant souffle de vie, |
16 et ceux qui entrèrent étaient un mâle et une femelle de tout ce qui est chair, comme Dieu le lui avait commandé. Et Yahvé ferma la porte sur Noé. |
17 Il y eut le déluge pendant quarante jours sur la terre; les eaux grossirent et soulevèrent l'arche, qui fut élevée au-dessus de la terre. |
18 Les eaux montèrent et grossirent beaucoup sur la terre et l'arche s'en alla à la surface des eaux. |
19 Les eaux montèrent de plus en plus sur la terre et toutes les plus hautes montagnes qui sont sous tout le ciel furent couvertes. |
20 Les eaux montèrent quinze coudées plus haut, recouvrant les montagnes. |
21 Alors périt toute chair qui se meut sur la terre: oiseaux, bestiaux, bêtes sauvages, tout ce qui grouille sur la terre, et tous les hommes. |
22 Tout ce qui avait une haleine de vie dans les narines, c'est-à-dire tout ce qui était sur la terre ferme, mourut. |
23 Ainsi disparurent tous les êtres qui étaient à la surface du sol, depuis l'homme jusqu'aux bêtes, aux bestioles et aux oiseaux du ciel; ils furent effacés de la terre et il ne resta que Noé et ce qui était avec lui dans l'arche. |
24 La crue des eaux sur la terre dura cent cinquante jours. |
1 Alors Dieu se souvint de Noé et de toutes les bêtes sauvages et de tous les bestiaux qui étaient avec lui dans l'arche; Dieu fit passer un vent sur la terre et les eaux désenflèrent. |
2 Les sources de l'abîme et les écluses du ciel furent fermées; - la pluie fut retenue de tomber du ciel |
3 et les eaux se retirèrent petit à petit de la terre; - les eaux baissèrent au bout de cent cinquante jours |
4 et, au septième mois, au dix-septième jour du mois, l'arche s'arrêta sur les monts d'Ararat. |
5 Les eaux continuèrent de baisser jusqu'au dixième mois et, au premier du dixième mois, apparurent les sommets des montagnes. |
6 Au bout de quarante jours, Noé ouvrit la fenêtre qu'il avait faite à l'arche |
7 et il lâcha le corbeau, qui alla et vint en attendant que les eaux aient séché sur la terre. |
8 Alors il lâcha d'auprès de lui la colombe pour voir si les eaux avaient diminué à la surface du sol. |
9 La colombe, ne trouvant pas un endroit où poser ses pattes, revint vers lui dans l'arche, car il y avait de l'eau sur toute la surface de la terre; il étendit la main, la prit et la fit rentrer auprès de lui dans l'arche. |
10 Il attendit encore sept autres jours et lâcha de nouveau la colombe hors de l'arche. |
11 La colombe revint vers lui sur le soir et voici qu'elle avait dans le bec un rameau tout frais d'olivier! Ainsi Noé connut que les eaux avaient diminué à la surface de la terre. |
12 Il attendit encore sept autres jours et lâcha la colombe, qui ne revint plus vers lui. |
13 C'est en l'an six cent un de la vie de Noé, au premier mois, le premier du mois, que les eaux séchèrent sur la terre. Noé enleva la couverture de l'arche; il regarda et voici que la surface du sol était sèche! |
14 Au second mois, le vingt-septième jour du mois, la terre fut sèche. |
15 Alors Dieu parla ainsi à Noé: |
16 Sors de l'arche, toi et ta femme, tes fils et les femmes de tes fils avec toi. |
17 Tous les animaux qui sont avec toi, tout ce qui est chair, oiseaux, bestiaux et tout ce qui rampe sur la terre, fais-les sortir avec toi : qu'ils pullulent sur la terre, qu'ils soient féconds et multiplient sur la terre. |
18 Noé sortit avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils; |
19 et toutes les bêtes sauvages, tous les bestiaux, tous les oiseaux, toutes les bestioles qui rampent sur la terre sortirent de l'arche, une espèce après l'autre. |
20 Noé construisit un autel à Yahvé, il prit de tous les animaux purs et de tous les oiseaux purs et offrit des holocaustes sur l'autel. |
21 Yahvé respira l'agréable odeur et il se dit en lui-même : Je ne maudirai plus jamais la terre à cause de l'homme, parce que les desseins du cœur de l'homme sont mauvais dès son enfance; plus jamais je ne frapperai tous les vivants comme j'ai fait. |
22 Tant que durera la terre, semailles et moisson, froidure et chaleur, été et hiver, jour et nuit ne cesseront plus. |
La partie la plus remarquable de la parabole de Noé est sa conclusion (Gn 8:20–22). Il y est question de l’union («alliance») que Dieu conclut avec Noé et, en sa personne, avec tous les justes qui ont jamais vécu et vivent aujourd’hui sur la terre. Et c’est précisément en ce moment solennel que deviennent évidentes toutes les limites de la nature humaine et des possibilités humaines. L’image de Dieu y est volontairement quelque peu archaïsée: le Dieu de la Bible, dans ce passage, rappelle les dieux d’Homère. Comme eux, Il «respire», aspire par les narines la fumée du sacrifice qui monte vers le ciel et dont, pensaient les anciens païens, les dieux se nourrissent comme nous nous nourrissons de nourriture. Mais la définition que Dieu donne alors du genre humain est extrêmement sévère: «toutes les intentions du cœur de l’homme sont mauvaises dès sa jeunesse» (Gn 8:21; dans le texte hébreu, il s’agit bien des «intentions», et non des «pensées», comme dans la traduction synodale). C’est pourquoi détruire le genre humain n’a pas de sens: même s’il ne restait sur toute la terre qu’un seul juste, comme après le déluge, le mal pénétrerait tout de même dans le monde, sinon par lui, du moins par ses descendants. Et pourtant, en concluant une alliance avec Noé, Dieu lui promet que la catastrophe ne se répétera pas (Gn 8:22). Ici apparaissent les limites de la justice humaine, et ici se trouve aussi la réponse aux questions que l’on pose souvent aux chrétiens: pourquoi fallait-il donc absolument que le Sauveur vienne? Pourquoi a-t-il fallu un peuple de Dieu séparé, particulier? N’y a-t-il pas assez de justes dans le monde, dont certains ne connaissaient pas et ne connaissent pas Dieu, mais vivent néanmoins selon Ses lois, en observant les commandements qu’Il a donnés? Aujourd’hui, d’ailleurs, on parle plus souvent non de justes, mais de «gens bien», mais cela ne change pas le fond de la question. La réponse à ces questions est simple et triste: toute la justice de tous les justes du monde semblables à Noé, toute leur fidélité à Dieu, suffit seulement à empêcher qu’une nouvelle catastrophe atteigne le monde, à empêcher qu’il ne s’effondre dans l’abîme. C’est le maximum de ce qu’ils peuvent faire; ils ne sont pas capables de changer radicalement la situation du monde, de briser le cours des événements, pas plus qu’ils ne sont capables de changer leur propre nature, corrompue par la chute. Pour cela, il faut des efforts particuliers; il faut un plan particulier de Dieu, le plan du salut de l’homme et du monde, dont font partie à la fois le peuple particulier de Dieu et le Messie-Christ.
11 En l'an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, ce jour-là jaillirent toutes les sources du grand abîme et les écluses du ciel s'ouvrirent. |
12 La pluie tomba sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits. |
13 Ce jour même, Noé et ses fils, Sem, Cham et Japhet, avec la femme de Noé et les trois femmes de ses fils, entrèrent dans l'arche, |
14 et avec eux les bêtes sauvages de toute espèce, les bestiaux de toute espèce, les bestioles de toute espèce qui rampent sur la terre, les volatiles de toute espèce, tous les oiseaux, tout ce qui a des ailes. |
15 Auprès de Noé, entra dans l'arche un couple de tout ce qui est chair, ayant souffle de vie, |
16 et ceux qui entrèrent étaient un mâle et une femelle de tout ce qui est chair, comme Dieu le lui avait commandé. Et Yahvé ferma la porte sur Noé. |
17 Il y eut le déluge pendant quarante jours sur la terre; les eaux grossirent et soulevèrent l'arche, qui fut élevée au-dessus de la terre. |
18 Les eaux montèrent et grossirent beaucoup sur la terre et l'arche s'en alla à la surface des eaux. |
19 Les eaux montèrent de plus en plus sur la terre et toutes les plus hautes montagnes qui sont sous tout le ciel furent couvertes. |
20 Les eaux montèrent quinze coudées plus haut, recouvrant les montagnes. |
21 Alors périt toute chair qui se meut sur la terre: oiseaux, bestiaux, bêtes sauvages, tout ce qui grouille sur la terre, et tous les hommes. |
22 Tout ce qui avait une haleine de vie dans les narines, c'est-à-dire tout ce qui était sur la terre ferme, mourut. |
23 Ainsi disparurent tous les êtres qui étaient à la surface du sol, depuis l'homme jusqu'aux bêtes, aux bestioles et aux oiseaux du ciel; ils furent effacés de la terre et il ne resta que Noé et ce qui était avec lui dans l'arche. |
24 La crue des eaux sur la terre dura cent cinquante jours. |
1 Alors Dieu se souvint de Noé et de toutes les bêtes sauvages et de tous les bestiaux qui étaient avec lui dans l'arche; Dieu fit passer un vent sur la terre et les eaux désenflèrent. |
2 Les sources de l'abîme et les écluses du ciel furent fermées; - la pluie fut retenue de tomber du ciel |
3 et les eaux se retirèrent petit à petit de la terre; - les eaux baissèrent au bout de cent cinquante jours |
4 et, au septième mois, au dix-septième jour du mois, l'arche s'arrêta sur les monts d'Ararat. |
5 Les eaux continuèrent de baisser jusqu'au dixième mois et, au premier du dixième mois, apparurent les sommets des montagnes. |
6 Au bout de quarante jours, Noé ouvrit la fenêtre qu'il avait faite à l'arche |
7 et il lâcha le corbeau, qui alla et vint en attendant que les eaux aient séché sur la terre. |
8 Alors il lâcha d'auprès de lui la colombe pour voir si les eaux avaient diminué à la surface du sol. |
9 La colombe, ne trouvant pas un endroit où poser ses pattes, revint vers lui dans l'arche, car il y avait de l'eau sur toute la surface de la terre; il étendit la main, la prit et la fit rentrer auprès de lui dans l'arche. |
10 Il attendit encore sept autres jours et lâcha de nouveau la colombe hors de l'arche. |
11 La colombe revint vers lui sur le soir et voici qu'elle avait dans le bec un rameau tout frais d'olivier! Ainsi Noé connut que les eaux avaient diminué à la surface de la terre. |
12 Il attendit encore sept autres jours et lâcha la colombe, qui ne revint plus vers lui. |
13 C'est en l'an six cent un de la vie de Noé, au premier mois, le premier du mois, que les eaux séchèrent sur la terre. Noé enleva la couverture de l'arche; il regarda et voici que la surface du sol était sèche! |
14 Au second mois, le vingt-septième jour du mois, la terre fut sèche. |
15 Alors Dieu parla ainsi à Noé: |
16 Sors de l'arche, toi et ta femme, tes fils et les femmes de tes fils avec toi. |
17 Tous les animaux qui sont avec toi, tout ce qui est chair, oiseaux, bestiaux et tout ce qui rampe sur la terre, fais-les sortir avec toi : qu'ils pullulent sur la terre, qu'ils soient féconds et multiplient sur la terre. |
18 Noé sortit avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils; |
19 et toutes les bêtes sauvages, tous les bestiaux, tous les oiseaux, toutes les bestioles qui rampent sur la terre sortirent de l'arche, une espèce après l'autre. |
20 Noé construisit un autel à Yahvé, il prit de tous les animaux purs et de tous les oiseaux purs et offrit des holocaustes sur l'autel. |
21 Yahvé respira l'agréable odeur et il se dit en lui-même : Je ne maudirai plus jamais la terre à cause de l'homme, parce que les desseins du cœur de l'homme sont mauvais dès son enfance; plus jamais je ne frapperai tous les vivants comme j'ai fait. |
22 Tant que durera la terre, semailles et moisson, froidure et chaleur, été et hiver, jour et nuit ne cesseront plus. |
Dieu donne à l’humanité une nouvelle chance : Il sait que tous les hommes ne seront pas comme Noé, et Il connaît ce secret de l’être humain dont celui-ci n’a pas toujours conscience — que « toutes les pensées de son cœur sont mauvaises dès sa jeunesse ». Dieu promet que l’humanité ne périra plus dans une catastrophe universelle. Il fait en quelque sorte cette promesse « par avance », tout en connaissant l’apostasie à venir. Mais, pour Dieu, il ne s’agit pas simplement de fermer les yeux sur le mal et le péché des hommes — Il agit par miséricorde, comme le symbolise le rameau d’olivier dans le bec de la colombe. Sa miséricorde est toujours donnée d’avance, elle n’est jamais une « récompense » pour une bonne conduite. Il pardonne, console et sauve (comment exprimer autrement Ses actes dans le langage humain ?), nous donnant la possibilité de répondre à Ses actes — par les nôtres.
1 Yahvé dit à Noé : Entre dans l'arche, toi et toute ta famille, car je t'ai vu seul juste à mes yeux parmi cette génération. |
2 De tous les animaux purs, tu prendras sept paires, le mâle et sa femelle; des animaux qui ne sont pas purs, tu prendras un couple, le mâle et sa femelle |
3 et aussi des oiseaux du ciel, sept paires, le mâle et sa femelle, pour perpétuer la race sur toute la terre. |
4 Car encore sept jours et je ferai pleuvoir sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits et j'effacerai de la surface du sol tous les êtres que j'ai faits. |
5 Noé fit tout ce que Yahvé lui avait commandé. |
6 Noé avait six cents ans quand arriva le déluge, les eaux sur la terre. |
7 Noé - avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils - entra dans l'arche pour échapper aux eaux du déluge. |
8 Des animaux purs et des animaux qui ne sont pas purs, des oiseaux et de tout ce qui rampe sur le sol, |
9 un couple entra dans l'arche de Noé, un mâle et une femelle, comme Dieu avait ordonné à Noé. |
10 Au bout de sept jours, les eaux du déluge vinrent sur la terre. |
11 En l'an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, ce jour-là jaillirent toutes les sources du grand abîme et les écluses du ciel s'ouvrirent. |
12 La pluie tomba sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits. |
13 Ce jour même, Noé et ses fils, Sem, Cham et Japhet, avec la femme de Noé et les trois femmes de ses fils, entrèrent dans l'arche, |
14 et avec eux les bêtes sauvages de toute espèce, les bestiaux de toute espèce, les bestioles de toute espèce qui rampent sur la terre, les volatiles de toute espèce, tous les oiseaux, tout ce qui a des ailes. |
15 Auprès de Noé, entra dans l'arche un couple de tout ce qui est chair, ayant souffle de vie, |
16 et ceux qui entrèrent étaient un mâle et une femelle de tout ce qui est chair, comme Dieu le lui avait commandé. Et Yahvé ferma la porte sur Noé. |
17 Il y eut le déluge pendant quarante jours sur la terre; les eaux grossirent et soulevèrent l'arche, qui fut élevée au-dessus de la terre. |
18 Les eaux montèrent et grossirent beaucoup sur la terre et l'arche s'en alla à la surface des eaux. |
19 Les eaux montèrent de plus en plus sur la terre et toutes les plus hautes montagnes qui sont sous tout le ciel furent couvertes. |
20 Les eaux montèrent quinze coudées plus haut, recouvrant les montagnes. |
21 Alors périt toute chair qui se meut sur la terre: oiseaux, bestiaux, bêtes sauvages, tout ce qui grouille sur la terre, et tous les hommes. |
22 Tout ce qui avait une haleine de vie dans les narines, c'est-à-dire tout ce qui était sur la terre ferme, mourut. |
23 Ainsi disparurent tous les êtres qui étaient à la surface du sol, depuis l'homme jusqu'aux bêtes, aux bestioles et aux oiseaux du ciel; ils furent effacés de la terre et il ne resta que Noé et ce qui était avec lui dans l'arche. |
24 La crue des eaux sur la terre dura cent cinquante jours. |
Le salut de l’humanité du déluge est présenté par l’auteur de la parabole de manière pleinement symbolique : les hommes et les animaux sont sauvés dans l’arche, sur un navire construit par Noé sur l’ordre de Dieu. Les littéralistes et les critiques bibliques ont brisé bien des lances en tentant de prouver, les uns l’absolue historicité du récit, les autres son caractère tout aussi complet et absolu d’invraisemblance et l’impossibilité des événements décrits par l’écrivain sacré.
Pourtant l’auteur n’avait nullement l’intention de décrire les événements littéralement : il a lui-même emprunté le récit du déluge à un mythe qu’il n’avait pas inventé, comme pour faire comprendre d’avance au lecteur que son récit a un caractère symbolique et qu’il faut le recevoir comme un mythe, non comme une chronique. Mais le mythe, pour l’homme du temps de l’exil à Babylone, n’est pas ce qu’il est pour nous. Pour nous aujourd’hui, le mythe représente quelque chose comme un conte ou une légende, et nous les percevons comme une œuvre littéraire particulière, où la fiction peut être aussi présente que dans les contes de Ch. Perrault ou des frères Grimm.
Pour les anciens, en revanche, le mythe était une description de la réalité, mais une description symbolique. Le symbole n’est pas une allégorie ni une fiction ; il n’est pas arbitraire. Les symboles forment une sorte de langage, dont les éléments, quant à leur interprétation, n’admettent pas plus d’arbitraire que les mots de n’importe quelle langue naturelle. Le déluge et le navire dans lequel les hommes sont sauvés avec les animaux constituent un mythologème bien connu des anciens, qu’ils soient Égyptiens, Sumériens ou Grecs.
Considéré comme une histoire, un tel mythologème paraît en effet absurde ; mais si on le lit précisément comme un mythologème, comme une phrase écrite dans une langue symbolique, nous obtenons des sens qui ne sont plus du tout absurdes et qui sont justement ceux que l’écrivain sacré voulait nous transmettre. Il s’agit de l’unité et de l’intégrité de tout le genre humain, du dessein de Dieu où volonté et permission se côtoient. Le déluge relève plutôt de la permission de Dieu que de la volonté de Dieu.
Dieu ne veut pas la mort des hommes, mais l’humanité ne peut pas continuer d’exister dans l’état spirituel où elle se trouvait avant le déluge. Dieu conserve donc l’humanité, en la personne du juste et du monde qui trouve place avec lui dans son navire, construit sur l’ordre de Dieu. L’humanité n’est pas seulement sauvée, elle est purifiée et renaît. Ou, du moins, elle reçoit une nouvelle chance de recommencer son histoire à partir d’une page blanche ; ce que deviendra cette page dépend des hommes.
1 Yahvé dit à Noé : Entre dans l'arche, toi et toute ta famille, car je t'ai vu seul juste à mes yeux parmi cette génération. |
2 De tous les animaux purs, tu prendras sept paires, le mâle et sa femelle; des animaux qui ne sont pas purs, tu prendras un couple, le mâle et sa femelle |
3 et aussi des oiseaux du ciel, sept paires, le mâle et sa femelle, pour perpétuer la race sur toute la terre. |
4 Car encore sept jours et je ferai pleuvoir sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits et j'effacerai de la surface du sol tous les êtres que j'ai faits. |
5 Noé fit tout ce que Yahvé lui avait commandé. |
6 Noé avait six cents ans quand arriva le déluge, les eaux sur la terre. |
7 Noé - avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils - entra dans l'arche pour échapper aux eaux du déluge. |
8 Des animaux purs et des animaux qui ne sont pas purs, des oiseaux et de tout ce qui rampe sur le sol, |
9 un couple entra dans l'arche de Noé, un mâle et une femelle, comme Dieu avait ordonné à Noé. |
10 Au bout de sept jours, les eaux du déluge vinrent sur la terre. |
11 En l'an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, ce jour-là jaillirent toutes les sources du grand abîme et les écluses du ciel s'ouvrirent. |
12 La pluie tomba sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits. |
13 Ce jour même, Noé et ses fils, Sem, Cham et Japhet, avec la femme de Noé et les trois femmes de ses fils, entrèrent dans l'arche, |
14 et avec eux les bêtes sauvages de toute espèce, les bestiaux de toute espèce, les bestioles de toute espèce qui rampent sur la terre, les volatiles de toute espèce, tous les oiseaux, tout ce qui a des ailes. |
15 Auprès de Noé, entra dans l'arche un couple de tout ce qui est chair, ayant souffle de vie, |
16 et ceux qui entrèrent étaient un mâle et une femelle de tout ce qui est chair, comme Dieu le lui avait commandé. Et Yahvé ferma la porte sur Noé. |
17 Il y eut le déluge pendant quarante jours sur la terre; les eaux grossirent et soulevèrent l'arche, qui fut élevée au-dessus de la terre. |
18 Les eaux montèrent et grossirent beaucoup sur la terre et l'arche s'en alla à la surface des eaux. |
19 Les eaux montèrent de plus en plus sur la terre et toutes les plus hautes montagnes qui sont sous tout le ciel furent couvertes. |
20 Les eaux montèrent quinze coudées plus haut, recouvrant les montagnes. |
21 Alors périt toute chair qui se meut sur la terre: oiseaux, bestiaux, bêtes sauvages, tout ce qui grouille sur la terre, et tous les hommes. |
22 Tout ce qui avait une haleine de vie dans les narines, c'est-à-dire tout ce qui était sur la terre ferme, mourut. |
23 Ainsi disparurent tous les êtres qui étaient à la surface du sol, depuis l'homme jusqu'aux bêtes, aux bestioles et aux oiseaux du ciel; ils furent effacés de la terre et il ne resta que Noé et ce qui était avec lui dans l'arche. |
24 La crue des eaux sur la terre dura cent cinquante jours. |
Ainsi donc, le Seigneur regarda tout ce désordre et conclut qu'Il avait peiné en vain. Il créait le monde, en prenait soin, et les hommes ont tenu cela pour acquis et ont oublié le Créateur. Et ensuite ? Ensuite... Tout mal, comme une pierre lancée en l'air, revient et retombe sur celui qui l'a lancée. Jusqu'à un certain moment, le Seigneur tendait les mains et protégeait les hommes de ces pierres, conséquences de leurs péchés. Mais voici venu le moment où Il décide de retirer Ses mains. Malhonnête, injuste ? Pourquoi donc, au juste ? Car il s'agit d'une situation où les hommes rejettent Dieu par toute leur conduite. Et le Seigneur choisit un homme, ou plus exactement une famille. Risquons l'hypothèse que celui qui a été choisi n'était pas simplement celui qui plaisait particulièrement à Dieu. Très vraisemblablement, Noé était tout simplement le seul capable d'entendre Sa voix ! Ainsi Dieu parle avec le seul qui L'entende. Et s'il s'était trouvé assez de gens prêts à écouter, très vraisemblablement il n'y aurait eu aucun déluge. Dans cette situation, le Seigneur a fait la seule chose possible : Il a averti du danger le seul qui écoutait, et, à cause de sa foi, Il protégea des eaux la frêle embarcation sur laquelle Noé sauvait sa famille et les animaux. Conte, parabole, image ? Est-il si important de savoir quelle fut l'étendue de l'inondation de la Mésopotamie en ces années immémoriales avant notre ère ? Ce qui importe davantage, c'est qu'en cette histoire il nous est donné une fois encore de regarder comment agit le Seigneur. Et la conclusion principale que l'on peut en tirer est simple : le fondement des relations avec Dieu, c'est la disposition à écouter et la confiance.
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