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RÉFLEXIONS pour Jc 3:10

10 De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu'il en soit ainsi.
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Selon l’apôtre Jacques, la langue «pousse» directement du cœur. Elle «tire» du cœur tout ce qui y est gardé, et par là elle sanctifie ou souille tout autour. Or il nous est si habituel d’utiliser un seul et même mécanisme, la parole, pour la prière et l’injure, pour la déclaration d’amour et le mensonge. Ainsi nous manifestons à nous-mêmes et à tous ceux qui nous entourent notre duplicité, notre impureté intérieure. Jacques nous reprend: il ne doit pas en être ainsi. En même temps, il dit aussi qu’aucun de nous ne peut dompter lui-même sa langue. Que nous propose-t-il donc? Voici: «Humiliez-vous devant le Seigneur, et Il vous élèvera» (Jc 4:10). Il faut humblement Le laisser entrer dans notre cœur; alors notre impureté en sera nettoyée, et seule la bénédiction sortira de notre bouche.

Autres réflexions

 
Pour Jc 3:1-18
Ne soyez pas nombreux, mes frères, à devenir docteurs. Vous le savez, nous n'en recevrons qu'un jugement plus sévère,
car à maintes reprises nous commettons des écarts, tous sans exception. Si quelqu'un ne commet pas d'écart de paroles, c'est un homme parfait, il est capable de refréner tout son corps.
Quand nous mettons aux chevaux un mors dans la bouche, pour nous en faire obéir, nous dirigeons tout leur corps.
Voyez encore les vaisseaux: si grands qu'ils soient, même poussés par des vents violents, ils sont dirigés par un tout petit gouvernail, au gré du pilote.
De même la langue est un membre minuscule et elle peut se glorifier de grandes choses! Voyez quel petit feu embrase une immense forêt:
la langue aussi est un feu. C'est le monde du mal, cette langue placée parmi nos membres: elle souille tout le corps; elle enflamme le cycle de la création, enflammée qu'elle est par la Géhenne.
Bêtes sauvages et oiseaux, reptiles et animaux marins de tout genre sont domptés et ont été domptés par l'homme.
La langue, au contraire, personne ne peut la dompter: c'est un fléau sans repos. Elle est pleine d'un venin mortel.
Par elle nous bénissons le Seigneur et Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l'image de Dieu.
10 De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu'il en soit ainsi.
11 La source fait-elle jaillir par la même ouverture le doux et l'amer?
12 Un figuier, mes frères, peut-il donner des olives, ou une vigne des figues ? L'eau de mer ne peut pas non plus donner de l'eau douce.
13 Est-il quelqu'un de sage et d'expérimenté parmi vous? Qu'il fasse voir par une bonne conduite des actes empreints de douceur et de sagesse.
14 Si vous avez au cœur, au contraire, une amère jalousie et un esprit de chicane, ne vous vantez pas, ne mentez pas contre la vérité.
15 Pareille sagesse ne descend pas d'en haut: elle est terrestre, animale, démoniaque.
16 Car, où il y a jalousie et chicane, il y a désordre et toutes sortes de mauvaises actions.
17 Tandis que la sagesse d'en haut est tout d'abord pure, puis pacifique, indulgente, bienveillante, pleine de pitié et de bons fruits, sans partialité, sans hypocrisie.
18 Un fruit de justice est semé dans la paix pour ceux qui produisent la paix.
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Les paroles de l’épître catholique de l’apôtre Jacques, selon lesquelles une même source ne peut faire jaillir de l’eau salée et de l’eau douce, ont malheureusement une grande force accusatrice. L’apôtre dit que...  Lire la suite

Les paroles de l’épître catholique de l’apôtre Jacques, selon lesquelles une même source ne peut faire jaillir de l’eau salée et de l’eau douce, ont malheureusement une grande force accusatrice. L’apôtre dit que si, tout en prétendant connaître la vérité, tu gardes dans ton cœur une jalousie amère et un esprit querelleur, tu es un menteur. « Ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité », dit l’apôtre. La vantardise dont il est question est précisément la prétention d’un homme querelleur à porter le nom de chrétien.

L’apôtre Jacques explique en détail ce qui caractérise l’homme qui vit selon la véritable sagesse divine. Il dit que cette sagesse est pure, c’est-à-dire qu’elle ne vise pas sa propre exaltation. La sagesse céleste est pacifique : elle recherche la paix plus que toute autre chose. Elle est modeste et docile, car elle accorde plus de prix à la paix qu’au sentiment humain d’avoir raison. La sagesse céleste est pleine de miséricorde et de bons fruits, parce qu’elle cherche à accomplir la volonté du Christ. Elle est étrangère aux divisions (« impartiale » dans le texte synodal) et sans hypocrisie, car elle reconnaît que la loi divine est la même pour tous.

Les paroles de l’apôtre dans la dernière partie du passage d’aujourd’hui, « D’où viennent les guerres et les querelles parmi vous ? », peuvent s’appliquer aussi bien aux chrétiens pris individuellement qu’aux grandes « divisions » du peuple chrétien. L’esprit querelleur dont parle l’apôtre Jacques se manifeste en nous lorsque nous maugréons contre les chrétiens qui se tiennent à nos côtés et leur faisons arrogamment la leçon, bien que nous ne différions en rien d’eux. Et lorsque nous reprochons aux autres les diocèses ouverts sur notre territoire (le nôtre, non celui de Dieu), alors que nous avons nous-mêmes quantité de diocèses en terres étrangères, c’est encore le même esprit querelleur. Hélas.

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Pour Jc 3:1-18
Ne soyez pas nombreux, mes frères, à devenir docteurs. Vous le savez, nous n'en recevrons qu'un jugement plus sévère,
car à maintes reprises nous commettons des écarts, tous sans exception. Si quelqu'un ne commet pas d'écart de paroles, c'est un homme parfait, il est capable de refréner tout son corps.
Quand nous mettons aux chevaux un mors dans la bouche, pour nous en faire obéir, nous dirigeons tout leur corps.
Voyez encore les vaisseaux: si grands qu'ils soient, même poussés par des vents violents, ils sont dirigés par un tout petit gouvernail, au gré du pilote.
De même la langue est un membre minuscule et elle peut se glorifier de grandes choses! Voyez quel petit feu embrase une immense forêt:
la langue aussi est un feu. C'est le monde du mal, cette langue placée parmi nos membres: elle souille tout le corps; elle enflamme le cycle de la création, enflammée qu'elle est par la Géhenne.
Bêtes sauvages et oiseaux, reptiles et animaux marins de tout genre sont domptés et ont été domptés par l'homme.
La langue, au contraire, personne ne peut la dompter: c'est un fléau sans repos. Elle est pleine d'un venin mortel.
Par elle nous bénissons le Seigneur et Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l'image de Dieu.
10 De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu'il en soit ainsi.
11 La source fait-elle jaillir par la même ouverture le doux et l'amer?
12 Un figuier, mes frères, peut-il donner des olives, ou une vigne des figues ? L'eau de mer ne peut pas non plus donner de l'eau douce.
13 Est-il quelqu'un de sage et d'expérimenté parmi vous? Qu'il fasse voir par une bonne conduite des actes empreints de douceur et de sagesse.
14 Si vous avez au cœur, au contraire, une amère jalousie et un esprit de chicane, ne vous vantez pas, ne mentez pas contre la vérité.
15 Pareille sagesse ne descend pas d'en haut: elle est terrestre, animale, démoniaque.
16 Car, où il y a jalousie et chicane, il y a désordre et toutes sortes de mauvaises actions.
17 Tandis que la sagesse d'en haut est tout d'abord pure, puis pacifique, indulgente, bienveillante, pleine de pitié et de bons fruits, sans partialité, sans hypocrisie.
18 Un fruit de justice est semé dans la paix pour ceux qui produisent la paix.
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Le discours de l'apôtre sur la nécessité de maîtriser la langue est l'un des passages les plus éloquents de son épître. Depuis l'Antiquité nous est parvenue...  Lire la suite

Le discours de l'apôtre sur la nécessité de maîtriser la langue est l'un des passages les plus éloquents de son épître. Depuis l'Antiquité nous est parvenue une histoire sur Ésope, que son maître envoya deux fois au marché avec l'ordre d'en rapporter ce qu'il y avait de meilleur, puis de pire au monde. Les deux fois, Ésope rapporta une langue—instrument du mal comme du bien. Mais si Ésope se contentait de témoigner de l'état réel des choses, Jacques, reconnaissant cette réalité lorsque de la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction, conclut : il ne faut pas, mes frères, qu'il en soit ainsi.

Ces paroles de Jacques semblent contredites par sa propre affirmation selon laquelle aucun homme ne peut dompter la langue. On pourrait qualifier cette pensée d'excessivement pessimiste ; il n'est pourtant pas difficile de comprendre que Jacques avait des raisons de l'affirmer, puisqu'il parle des efforts purement humains. Mais si nous nous appuyons non sur eux, mais sur la sagesse qui vient d'en haut, beaucoup de choses changent.

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Pour Jc 3:1-10
Ne soyez pas nombreux, mes frères, à devenir docteurs. Vous le savez, nous n'en recevrons qu'un jugement plus sévère,
car à maintes reprises nous commettons des écarts, tous sans exception. Si quelqu'un ne commet pas d'écart de paroles, c'est un homme parfait, il est capable de refréner tout son corps.
Quand nous mettons aux chevaux un mors dans la bouche, pour nous en faire obéir, nous dirigeons tout leur corps.
Voyez encore les vaisseaux: si grands qu'ils soient, même poussés par des vents violents, ils sont dirigés par un tout petit gouvernail, au gré du pilote.
De même la langue est un membre minuscule et elle peut se glorifier de grandes choses! Voyez quel petit feu embrase une immense forêt:
la langue aussi est un feu. C'est le monde du mal, cette langue placée parmi nos membres: elle souille tout le corps; elle enflamme le cycle de la création, enflammée qu'elle est par la Géhenne.
Bêtes sauvages et oiseaux, reptiles et animaux marins de tout genre sont domptés et ont été domptés par l'homme.
La langue, au contraire, personne ne peut la dompter: c'est un fléau sans repos. Elle est pleine d'un venin mortel.
Par elle nous bénissons le Seigneur et Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l'image de Dieu.
10 De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu'il en soit ainsi.
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En nous appelant à dompter la langue, l’apôtre Jacques parle de la tendance fondamentale de l’homme à remplacer l’action par des discours à son sujet. Dans le chapitre précédent, l’apôtre écrit que...  Lire la suite

En nous appelant à dompter la langue, l’apôtre Jacques parle de la tendance fondamentale de l’homme à remplacer l’action par des discours à son sujet. Dans le chapitre précédent, l’apôtre écrit que la foi qui ne s’exprime pas dans les actions et les actes de l’homme est morte. Dans le texte d’aujourd’hui, il poursuit cette pensée en disant que nous prenons facilement pour de la foi le désir d’enseigner aux autres comment vivre. Dans l’Église de l’époque apostolique, on appelait enseignants les chrétiens qui expliquaient l’essence de la foi et les fondements de la vie morale à ceux qui se préparaient au baptême ainsi qu’à tous les membres de l’Église. En disant : « ...qu’il n’y ait pas parmi vous beaucoup de maîtres », l’apôtre nous appelle avant tout à assumer la responsabilité du témoignage pratique, qui trouve honneur et approbation auprès du Dieu invisible et non auprès des hommes. Comme l’apôtre Paul, l’apôtre Jacques considère ici l’enseignement comme une forme particulière de ministère à laquelle tous les chrétiens ne sont pas appelés. C’est en cela qu’il diffère fondamentalement de la vie selon les commandements du Christ.

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