5 Or voici le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons: Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres. |
6 Si nous disons que nous sommes en communion avec lui alors que nous marchons dans les ténèbres, nous mentons, nous ne faisons pas la vérité. |
7 Mais si nous marchons dans la lumière comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché. |
8 Si nous disons : " Nous n'avons pas de péché ", nous nous abusons, la vérité n'est pas en nous. |
9 Si nous confessons nos péchés, lui, fidèle et juste, pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute iniquité. |
10 Si nous disons : " Nous n'avons pas péché ", nous faisons de lui un menteur, et sa parole n'est pas en nous. |
1 Petits enfants, je vous écris ceci pour que vous ne péchiez pas. Mais si quelqu'un vient à pécher, nous avons comme avocat auprès du Père Jésus Christ, le Juste. |
2 C'est lui qui est victime de propitiation pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. principalement celui de la charité. |
Les paroles de l'épître de Jean paraissent paradoxales au premier regard. D'un côté, il affirme qu'en tant que chrétiens nous ne devons pas participer au péché, parce que le sang du Christ nous purifie de tout péché (1 Jn 1:6-7). De l'autre, selon ses propres paroles, nous ne sommes nullement sans péché et il vaut mieux ne pas nous tromper à ce sujet (1 Jn 1:8).
Pourtant ce paradoxe, ou plus exactement cette antinomie, décrit le phénomène de la justice biblique, connu aussi aux temps préchrétiens. Les personnes lucides qui cherchaient une vie spirituelle authentique et, par conséquent, des relations solides avec Dieu, ne se sont jamais considérées comme parfaites ou sans péché. Et la justice biblique n'a jamais été assimilée à l'absence de péché. En Dieu il n'y a pas de ténèbres, en Lui il n'y a que la lumière (1 Jn 1:5) : cette vérité était connue des Juifs croyants de tous les temps. La justice n'est pas une lumière émise par l'homme, mais la lumière de Dieu qu'il reflète. Telle est la justice humaine, et c'est ainsi que la décrivent les auteurs des livres de l'Ancien Testament.
À cet égard, rien n'a changé : l'homme, après la venue du Christ, est resté tel qu'il était. Ni autrefois ni maintenant personne ne naît dans le monde libre du péché. Mais quelque chose a tout de même changé avec la venue du Messie. De nouvelles possibilités se sont ouvertes. Auparavant, le Royaume était à côté du monde. Les prophètes d'Israël le voyaient parfois comme à travers une barrière transparente mais infranchissable. Beaucoup, non seulement parmi le peuple juif, mais partout dans le monde, en sentaient le souffle.
Mais pour la transfiguration du monde, pour le changement complet et qualitatif de sa nature, pour sa libération définitive du pouvoir du péché et de la mort, cela ne suffisait pas. Le Royaume devait entrer dans le monde dans toute sa plénitude, se heurtant inévitablement au mal dans lequel, selon la parole de l'Évangile, gît le monde déchu. Ce choc, son premier et principal coup, Celui qui a apporté le Royaume dans le monde l'a pris sur Lui : le Sauveur Lui-même. C'est Son sang qui nous a ouvert la route du Royaume. Mais pas seulement : il a aussi ouvert au Royaume la route de nos coeurs. Autrefois, ceux qui cherchaient le chemin de la justice s'efforçaient de devenir un reflet parfait de la lumière de Dieu, malgré leur péché qui, jusqu'au bout, demeurait insurmontable. Maintenant, ceux qui cherchent le chemin du Royaume peuvent devenir une porte ouverte par laquelle le souffle du Royaume entrera dans le monde en transfiguration. Malgré leur propre péché, qui est pourtant devenu surmontable grâce à ce que le Sauveur a fait pour nous. Et maintenant le chemin du Royaume, qui commence dans notre monde encore non transfiguré, s'achève dans la plénitude de ce Royaume. Dans cette plénitude qui sera révélée au monde au jour du retour du Sauveur. Son retour dans la gloire.
1 Petits enfants, je vous écris ceci pour que vous ne péchiez pas. Mais si quelqu'un vient à pécher, nous avons comme avocat auprès du Père Jésus Christ, le Juste. |
2 C'est lui qui est victime de propitiation pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. principalement celui de la charité. |
Le souhait de ne pas pécher paraît assez simple, et si l’on est tombé dans le péché, de se tourner vers le Christ, dont le sacrifice est l’expiation pour les péchés de tous les vivants. L’espérance du pardon nous est donnée; néanmoins, la parole sur le pardon commence par l’appel à ne pas pécher. Accomplir un tel appel est difficile, et il paraît souvent impossible; pourtant, il ne vaut pas la peine de parler de pardon si nous nous complaisons constamment en nous-mêmes et n’essayons même pas de résister au péché. Les notions de ce qui doit être demeurent inébranlables, quelque nombreux que soient nos écarts; les suivre est le critère de la vérité de la foi. C’est pourquoi la connaissance des commandements n’est pas une théorie: la connaissance d’un métier ne consiste pas non plus à apprendre par cœur des normes techniques, mais à savoir travailler.
2 C'est lui qui est victime de propitiation pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. principalement celui de la charité. |
Il existe deux fausses images de Dieu : l'une dit que Dieu est un surveillant sévère, juge et bourreau tout à la fois ; l'autre, qu'il est un grand-père bonhomme qui regarde nos « farces » avec le sourire. Il est clair que les deux sont mensongères. Dieu n'est pas indifférent à nos péchés ; ils l'offensent et il s'irrite. Mais il ne souhaite pas être bourreau, il ne veut pas nous punir pour nos péchés, il cherche une possibilité de nous faire miséricorde. En même temps, le péché entraîne inévitablement la rétribution : la mort.
Et ainsi Dieu trouve le seul chemin possible pour notre salut : son Fils devient le sacrifice de propitiation, c'est-à-dire qu'il accepte la mort, payant pour les péchés humains, les péchés de tous les hommes, par quoi la justice est satisfaite et la voie s'ouvre à la miséricorde de Dieu. Ainsi, dans le Christ, la possibilité de recevoir le pardon de Dieu est offerte à tous les hommes, et ceux qui croient en lui le reçoivent.
5 Or voici le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons: Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres. |
6 Si nous disons que nous sommes en communion avec lui alors que nous marchons dans les ténèbres, nous mentons, nous ne faisons pas la vérité. |
7 Mais si nous marchons dans la lumière comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché. |
Dans la lecture d’aujourd’hui de l’épître du saint apôtre Jean, on observe un enchaînement logique intéressant. Jean écrit que Dieu est lumière, et donc, si nous sommes dans les ténèbres, c’est un signe certain que nous ne sommes pas en communion avec Lui. Cela est compréhensible. Mais il poursuit: si nous sommes dans la lumière, alors nous sommes en communion les uns avec les autres. Autrement dit, la condition de cette communion est d’être dans la lumière. Quelle est donc cette communion? Il est tout à fait évident que l’on peut communiquer avec les gens en se trouvant dans un état de péché plus ou moins grave, en étant un athée militant, etc. On ne peut tout de même pas affirmer que les non-chrétiens ne communiquent pas entre eux.
Jean parle manifestement d’une communion particulière, dont la condition est d’être dans la lumière du Christ. Il a sans doute en vue la communion, le lien des personnes dans l’Église: lorsque nos relations ne sont pas déterminées d’abord par les sympathies et antipathies, mais par ce pour quoi, ou plus exactement autour de Qui, nous sommes rassemblés: la personne du Christ. Sa lumière éclaire et guérit toutes les relations.
5 Or voici le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons: Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres. |
Le fait que Dieu est lumière, Jean de toute évidence n’est pas le premier le dire. Et il ne s’agit même pas qu'il pouvait entendre quelque chose de semblable de la bouche du Sauveur : on parle de cela aussi dans les livres de l'Ancien Testament. Pourquoi alors l'apôtre dit cela, comme s’il ouvrait et proclamait de nouveau quelque chose qui est une importante partie de l’Evangile? Autrefois, bien sûr, personne ne doutait aussi qu'il n’y a pas de ténèbres en Dieu.
Mais il est souvent mentionné dans les livres de l'Ancien Testament un Dieu, Qui envoie à l’homme non seulement le bien, mais aussi le mal. Certes, on peut attribuer beaucoup de choses à la nature, un langage biblique théologiquement non vérifié, ne distinguant pas d'habitude la volonté et l’indulgence. Et pourtant : il est arrivé à vivre avec Dieu dans un monde, où il y avait de place non seulement pour le bien, mais aussi pour le mal, non seulement pour la lumière, mais aussi pour les ténèbres.
Ce n’était pas bien sûr toujours ainsi: il suffit de se rappeler du premier chapitre du Livre de Genèse, le formidable poème de la création, où au premier jour de la création Dieu divise la lumière et les ténèbres, divise de sorte que les ténèbres restent en dehors du monde créé par Lui, monde qui au premier jour de la création apparaît devant nous tout inondé de la lumière de la présence de Dieu, cette présence, qui alors embrassait par elle-même le monde entier. Mais après quelque chose s'est passée, le monde a éprouvé une terrible catastrophe, et les ténèbres ont assombri la création qui rayonnait autrefois.
Et voici maintenant tout revient de nouveau au premier jour, le monde devient de nouveau vif et rayonnant, et maintenant Dieu ne tournera plus jamais la partie sombre de Sa création à l’homme. L’heure du Royaume arrive, le temps de la transformation, après laquelle il n’y aura plus de ténèbres dans la vie de ceux qui ont choisi Dieu. Et l'apôtre proclame l'arrivée de ce Royaume. Tout comme le Sauveur Lui-même avait proclamé sa proximité.
9 Si nous confessons nos péchés, lui, fidèle et juste, pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute iniquité. |
La langue de l'Écriture est la langue des paradoxes, parce que la réalité décrite par la Parole de Dieu n'entre pas dans des formules univoques. Dieu lui-même est paradoxal : il est Un et Trine à la fois. Son attitude envers nous est paradoxale : il nous aime tels que nous sommes, mais nous, tels que nous sommes, ne lui sommes pas agréables. Ce monde est paradoxal : il a été créé par le Dieu infiniment bon, et pourtant il gît dans le mal. L'apôtre Jean écrit dans sa lettre sur une paradoxalité semblable en nous.
D'un côté, nous l'avons « connu », ce qui se manifeste par notre observance des commandements de Dieu. De l'autre, « si nous disons que nous n'avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n'est pas en nous ». Cette présence simultanée en nous du péché et de la grâce incompatibles constitue la tension, le dynamisme de la vie chrétienne, notre mouvement des ténèbres vers la lumière.
Et le verset que nous avons lu aujourd'hui nous dit comment nous devons accomplir ce mouvement. Nous devons reconnaître ouvertement nos péchés devant Dieu, ces péchés que nous découvrons comme violations du commandement du Christ de nous aimer les uns les autres, reconnaître notre insuffisance radicale et lui demander d'intervenir dans cette situation. Alors, par son pardon, il nous purifie de l'intérieur, nous donnant la force de l'Esprit Saint pour changer notre vie, pour monter vers lui.
10 Si nous disons : " Nous n'avons pas péché ", nous faisons de lui un menteur, et sa parole n'est pas en nous. |
Pourquoi l’apôtre trouve que la négation par l’homme de son péché est un faux témoignage sur Jésus? Bien sûr, on pourrait dire qu’il s’agit, en premier lieu, du sens du service terrestre du Sauveur, Qui disait directement que le monde se trouve dans le mal, et qu’Il est venu pour le libérer de ce mal. À peine dans un tel contexte nos affirmations d’une vie personnelle sans péché sonneront même un petit peu convaincantes; ils deviendront plutôt le témoignage de notre légèreté ou notre arrogance.
Peut-être et quelque chose d’autre : Jean pouvait répondre dans son message à ceux de ses coreligionnaires, qui étaient (peut-être, tout à fait sincèrement) persuadés qu’ayant confié leur destin à Christ, ils s’étaient délivrés d'un coup du pouvoir de ce péché, qui leur empêchait de vivre autrefois une vie juste. Sachant que le péché et le Royaume sont incompatibles et étant assurés que le Royaume est devenu une partie intégrante de leur vie, ils se sont tout à fait calmés sur leur propre péché: il leur semblait qu’ils ne sont plus a présent par définition sous la domination du péché. L'apôtre, comme on voit, dissipe leurs erreurs à son propre compte.
Mais l'essentiel est tout de même, probablement, ailleurs : la négation du péché par l’homme rend bien absurde la venue même du Sauveur dans le monde. Déjà Isaïe de Babylone disait que le Messie ne va pas souffrir pour Ses propres péchés, mais pour les péchés du peuple, chez qui Il viendra. Et la purification du peuple du péché deviendra l’une des tâches essentielles se trouvant devant Lui. Et Même Jésus parlait beaucoup notamment du salut des pécheurs de leur péché, sans purification duquel on n’entre pas au Royaume.
Mais voici maintenant, il s’avère qu’on a trouvé dans l'Église des gens remettant en question cette mission du Sauveur. Ce n'est pas étonnant que Jean leur donne une sévère réprimande: car, ne souhaitant pas accepter le salut proposé, ils n'allaient non seulement pas au Christ, mais égaraient aussi les autres sur le chemin. Jean comprenait parfaitement qu'il s'agit des choses très importantes pour que l'on puisse les traiter à la légère.
1 Petits enfants, je vous écris ceci pour que vous ne péchiez pas. Mais si quelqu'un vient à pécher, nous avons comme avocat auprès du Père Jésus Christ, le Juste. |
2 C'est lui qui est victime de propitiation pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. principalement celui de la charité. |
3 À ceci nous savons que nous le connaissons: si nous gardons ses commandements. |
4 Qui dit : " Je le connais " alors qu'il ne garde pas ses commandements est un menteur, et la vérité n'est pas en lui. |
5 Mais celui qui garde sa parole, c'est en lui vraiment que l'amour de Dieu est accompli. À cela nous savons que nous sommes en lui. |
6 Celui qui prétend demeurer en lui doit se conduire à son tour comme celui-là s'est conduit. |
7 Bien-aimés, ce n'est pas un commandement nouveau que je vous écris, c'est un commandement ancien, que vous avez reçu dès le début. Ce commandement ancien est la parole que vous avez entendue. |
8 Et néanmoins, encore une fois, c'est un commandement nouveau que je vous écris - ce qui est vrai pour vous comme pour lui - puisque les ténèbres s'en vont et que la véritable lumière brille déjà. |
9 Celui qui prétend être dans la lumière tout en haïssant son frère est encore dans les ténèbres. |
10 Celui qui aime son frère demeure dans la lumière et il n'y a en lui aucune occasion de chute. |
11 Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres, il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux. |
12 Je vous écris, petits enfants, parce que vos péchés vous sont remis par la vertu de son nom. |
13 Je vous écris, pères, parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement. Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le Mauvais. |
14 Je vous ai écrit, petits-enfants, parce que vous connaissez le Père. Je vous ai écrit, pères, parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement. Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, que la parole de Dieu demeure en vous et que vous avez vaincu le Mauvais. |
15 N'aimez ni le monde ni ce qui est dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est pas en lui. |
16 Car tout ce qui est dans le monde - la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l'orgueil de la richesse - vient non pas du Père, mais du monde. |
17 Or le monde passe avec ses convoitises ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. |
Il y a une grande espérance dans ces paroles. Bien qu’à première vue le texte paraisse très sévère, si on le lit attentivement, il apparaît que le menteur est uniquement celui qui n’observe pas les commandements tout en affirmant qu’il connaît Dieu. Lorsque tu comprends que tu observes certains commandements mal ou incomplètement, il est important de te rappeler que cela signifie que tu ne connais pas encore Dieu, non que tu mens. Cela ne signifie pas que, si nous n’observons pas tous les commandements, nous avons déchu pour toujours ; cela signifie seulement que nous ne Le connaissons pas encore et que nous avons une indication claire de ce qu’il faut faire pour connaître Dieu : observer Ses commandements et Sa parole.
Si quelqu’un éprouve de la haine, cela ne signifie pas qu’il est perdu pour toujours. Cela signifie seulement qu’il n’est pas maintenant dans la lumière ; mais s’il demande au Seigneur le don de l’amour et s’efforce d’aimer celui qu’il hait aujourd’hui, la Lumière du Seigneur l’éclairera. Si nous ne parvenons pas à agir comme Il a agi, cela ne signifie pas que nous sommes maudits. Cela signifie seulement qu’aujourd’hui nous ne sommes pas en Lui et sommes loin de Lui ; et si nous nous engageons sur le chemin de l’imitation du Christ et nous efforçons de Le suivre, nous demeurerons en Lui.
1 Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé, ce que nos mains ont touché du Verbe de vie; |
2 - car la Vie s'est manifestée: nous l'avons vue, nous en rendons témoignage et nous vous annonçons cette Vie éternelle, qui était tournée vers le Père et qui nous est apparue - |
3 ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons, afin que vous aussi soyez en communion avec nous. Quant à notre communion, elle est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ. |
4 Tout ceci, nous vous l'écrivons pour que notre joie soit complète. |
5 Or voici le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons: Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres. |
6 Si nous disons que nous sommes en communion avec lui alors que nous marchons dans les ténèbres, nous mentons, nous ne faisons pas la vérité. |
7 Mais si nous marchons dans la lumière comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché. |
8 Si nous disons : " Nous n'avons pas de péché ", nous nous abusons, la vérité n'est pas en nous. |
9 Si nous confessons nos péchés, lui, fidèle et juste, pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute iniquité. |
10 Si nous disons : " Nous n'avons pas péché ", nous faisons de lui un menteur, et sa parole n'est pas en nous. |
Le début de l’épître fait écho au début de l’Évangile écrit par Jean, qui rappelle à son tour le commencement du livre de la Genèse. Il y a, semble-t-il, aussi une différence : là, il est question des fondements de l’ordre du monde, tandis qu’ici Jean rappelle qu’il est témoin de ce dont il écrit. Mais son témoignage ne se réduit pas à une simple confirmation protocolaire des faits ; il consiste à annoncer que Jean connaît l’essence de ce qu’il a vu : la venue dans le monde de la Source de la vie. Le but de l’épître est précisément que les hommes aient communion avec Lui et entre eux, non pas une sociabilité mondaine ni une agitation de « soirées », mais une union indiciblement mystérieuse avec Dieu et avec les frères qui sont eux aussi entrés en union avec Lui et entre eux.
Le critère de l’authenticité d’une telle union doit être les changements qualitatifs qui se produisent chez les hommes, et non seulement l’appartenance formelle à la fraternité. Mais n’y a-t-il pas contradiction dans le fait que ceux qui marchent dans la lumière ne peuvent demeurer dans les ténèbres, alors que personne ne peut affirmer qu’il n’a pas de péché ?
Non, car on ne peut voir ses propres ténèbres pécheresses que grâce à la lumière. Les ayant vues, il ne faut pas se cacher de nouveau dans les ténèbres, mais au contraire aller courageusement, avec repentir, vers la lumière qui délivre du péché.
Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible. Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit. | ||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||