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RÉFLEXIONS pour Lc 7:36-50

36 Un Pharisien l'invita à manger avec lui; il entra dans la maison du Pharisien et se mit à table.
37 Et voici une femme, qui dans la ville était une pécheresse. Ayant appris qu'il était à table dans la maison du Pharisien, elle avait apporté un vase de parfum.
38 Et se plaçant par derrière, à ses pieds, tout en pleurs, elle se mit à lui arroser les pieds de ses larmes; et elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers, les oignait de parfum.
39 A cette vue, le Pharisien qui l'avait convié se dit en lui-même : " Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu'elle est : une pécheresse ! "
40 Mais, prenant la parole, Jésus lui dit : " Simon, j'ai quelque chose à te dire. " - " Parle, maître ", répond-il. -
41 " Un créancier avait deux débiteurs ; l'un devait cinq cents deniers, l'autre cinquante.
42 Comme ils n'avaient pas de quoi rembourser, il fit grâce à tous deux. Lequel des deux l'en aimera le plus ? "
43 Simon répondit : " Celui-là, je pense, auquel il a fait grâce de plus. " Il lui dit : " Tu as bien jugé. "
44 Et, se tournant vers la femme : " Tu vois cette femme ? dit-il à Simon. Je suis entré dans ta maison, et tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds ; elle, au contraire, m'a arrosé les pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux.
45 Tu ne m'as pas donné de baiser; elle, au contraire, depuis que je suis entré, n'a cessé de me couvrir les pieds de baisers.
46 Tu n'as pas répandu d'huile sur ma tête; elle, au contraire, a répandu du parfum sur mes pieds.
47 A cause de cela, je te le dis, ses péchés, ses nombreux péchés, lui sont remis parce qu'elle a montré beaucoup d'amour. Mais celui à qui on remet peu montre peu d'amour. "
48 Puis il dit à la femme : " Tes péchés sont remis. "
49 Et ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes : " Qui est-il celui-là qui va jusqu'à remettre les péchés ? "
50 Mais il dit à la femme : " Ta foi t'a sauvée ; va en paix. "
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À première vue, la situation peut paraître douteuse : faudrait-il donc, pour mériter le pardon, seulement « manifester de l’amour » au Christ, comme nous dirions aujourd’hui, Le « flatter » ? Ce serait compréhensible avec un chef au travail ou avec quelque fonctionnaire d’une administration, mais le Christ... Exige-t-Il donc, Lui aussi, une « avance » pour Son pardon ?

La parabole des deux débiteurs peut éclairer cette question : l’amour n’est pas le prix du pardon, l’amour est l’expression naturelle de la gratitude. Jésus compare les manifestations d’amour du pharisien, homme pieux et respecté, et de la « pécheresse », sans doute une femme publique, non pour lui reprocher sa dureté. Il illustre simplement Ses paroles : « celui à qui l’on pardonne peu aime peu ». Sous cet éclairage, le geste inhabituel de la femme signifie qu’elle n’est déjà plus pécheresse : son amour témoigne qu’elle est pardonnée. Cela nous permet de lire autrement, comme le font la plupart des traductions modernes, les paroles de Jésus à son sujet : « Ses nombreux péchés sont pardonnés, ce qui se voit à la force de son amour ». Et chez nous, est-ce visible ?

Autres réflexions

 
Pour Lc 7:36-50
36 Un Pharisien l'invita à manger avec lui; il entra dans la maison du Pharisien et se mit à table.
37 Et voici une femme, qui dans la ville était une pécheresse. Ayant appris qu'il était à table dans la maison du Pharisien, elle avait apporté un vase de parfum.
38 Et se plaçant par derrière, à ses pieds, tout en pleurs, elle se mit à lui arroser les pieds de ses larmes; et elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers, les oignait de parfum.
39 A cette vue, le Pharisien qui l'avait convié se dit en lui-même : " Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu'elle est : une pécheresse ! "
40 Mais, prenant la parole, Jésus lui dit : " Simon, j'ai quelque chose à te dire. " - " Parle, maître ", répond-il. -
41 " Un créancier avait deux débiteurs ; l'un devait cinq cents deniers, l'autre cinquante.
42 Comme ils n'avaient pas de quoi rembourser, il fit grâce à tous deux. Lequel des deux l'en aimera le plus ? "
43 Simon répondit : " Celui-là, je pense, auquel il a fait grâce de plus. " Il lui dit : " Tu as bien jugé. "
44 Et, se tournant vers la femme : " Tu vois cette femme ? dit-il à Simon. Je suis entré dans ta maison, et tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds ; elle, au contraire, m'a arrosé les pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux.
45 Tu ne m'as pas donné de baiser; elle, au contraire, depuis que je suis entré, n'a cessé de me couvrir les pieds de baisers.
46 Tu n'as pas répandu d'huile sur ma tête; elle, au contraire, a répandu du parfum sur mes pieds.
47 A cause de cela, je te le dis, ses péchés, ses nombreux péchés, lui sont remis parce qu'elle a montré beaucoup d'amour. Mais celui à qui on remet peu montre peu d'amour. "
48 Puis il dit à la femme : " Tes péchés sont remis. "
49 Et ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes : " Qui est-il celui-là qui va jusqu'à remettre les péchés ? "
50 Mais il dit à la femme : " Ta foi t'a sauvée ; va en paix. "
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L'histoire qui s'est déroulée dans la maison du pharisien, un homme sans aucun doute profondément religieux, nous montre une fois encore combien le Royaume et sa vie devaient paraître paradoxaux à la conscience religieuse. Pour l'homme religieux, le péché est quelque chose d'objectif et d'absolu. Pour lui, le pécheur...  Lire la suite

L'histoire qui s'est déroulée dans la maison du pharisien, un homme sans aucun doute profondément religieux, nous montre une fois encore combien le Royaume et sa vie devaient paraître paradoxaux à la conscience religieuse. Pour l'homme religieux, le péché est quelque chose d'objectif et d'absolu. Pour lui, le pécheur n'est qu'un pécheur; sa fréquentation est déconseillée à celui qui aspire à une vie juste, et le péché peut se transmettre comme une maladie infectieuse. Pour la conscience religieuse, le péché est une qualification spirituelle et morale qui rend l'homme impropre à la vie spirituelle telle qu'elle la comprend. En suivant cette logique, Jésus aurait dû chasser la pécheresse qui s'approchait de lui, sans tenir compte d'aucun repentir. D'autant plus qu'il devait s'agir ici d'un péché non accidentel, mais tout à fait conscient, dont les conséquences demeuraient insurmontables même si le pécheur se repentait.

Jésus regarde la situation autrement. Pour lui, le péché n'est pas une qualification spirituelle et morale de l'homme, mais son état ordinaire après la chute. La question n'est pas de savoir si un homme est digne ou non d'entrer dans le Royaume. Ici, tout est évident: après la chute, personne ne peut en être digne. La seule question est de savoir s'il est possible de sauver tel homme concret, s'il est possible de faire participer tel ou tel pécheur à la vie du Royaume.

Bien sûr, pour cela le pécheur devra cesser d'être pécheur et il ne pourra participer à la vie du Royaume que dans la mesure où il sera capable de résoudre cette tâche. Mais sa résolution est possible en principe, si seulement l'homme lui-même le désire. La seule question est de savoir si l'homme qui cherche le Royaume se décide à entrer en relation avec Jésus, qui a apporté le Royaume dans le monde. La femme qui pleurait en embrassant les pieds de Jésus avait manifestement une telle relation. Le pharisien... il est difficile de le dire avec certitude. Mais il ne se précipite manifestement pas vers Jésus comme la femme mentionnée dans le récit de l'évangéliste. Après tout, il pense que, dans l'ensemble, tout va bien pour lui, ne sachant pas encore qu'il se trompe. La femme ne le pense déjà plus: ses péchés lui sont plus évidents. Elle a quelque chose à demander au Maître.

Et voici que, paradoxalement, celui qui a davantage péché se révèle plus proche du Royaume que celui qui a moins péché. Non parce que le péché rapproche l'homme du Royaume, bien sûr. Simplement, un péché manifeste et grave, une fois reconnu, oblige l'homme à réfléchir sérieusement à son destin et à s'attacher plus fortement à celui qui peut l'aider. Et cela rapproche réellement l'homme du Royaume, malgré les péchés qu'il a commis.

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Pour Lc 7:36-50
36 Un Pharisien l'invita à manger avec lui; il entra dans la maison du Pharisien et se mit à table.
37 Et voici une femme, qui dans la ville était une pécheresse. Ayant appris qu'il était à table dans la maison du Pharisien, elle avait apporté un vase de parfum.
38 Et se plaçant par derrière, à ses pieds, tout en pleurs, elle se mit à lui arroser les pieds de ses larmes; et elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers, les oignait de parfum.
39 A cette vue, le Pharisien qui l'avait convié se dit en lui-même : " Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu'elle est : une pécheresse ! "
40 Mais, prenant la parole, Jésus lui dit : " Simon, j'ai quelque chose à te dire. " - " Parle, maître ", répond-il. -
41 " Un créancier avait deux débiteurs ; l'un devait cinq cents deniers, l'autre cinquante.
42 Comme ils n'avaient pas de quoi rembourser, il fit grâce à tous deux. Lequel des deux l'en aimera le plus ? "
43 Simon répondit : " Celui-là, je pense, auquel il a fait grâce de plus. " Il lui dit : " Tu as bien jugé. "
44 Et, se tournant vers la femme : " Tu vois cette femme ? dit-il à Simon. Je suis entré dans ta maison, et tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds ; elle, au contraire, m'a arrosé les pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux.
45 Tu ne m'as pas donné de baiser; elle, au contraire, depuis que je suis entré, n'a cessé de me couvrir les pieds de baisers.
46 Tu n'as pas répandu d'huile sur ma tête; elle, au contraire, a répandu du parfum sur mes pieds.
47 A cause de cela, je te le dis, ses péchés, ses nombreux péchés, lui sont remis parce qu'elle a montré beaucoup d'amour. Mais celui à qui on remet peu montre peu d'amour. "
48 Puis il dit à la femme : " Tes péchés sont remis. "
49 Et ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes : " Qui est-il celui-là qui va jusqu'à remettre les péchés ? "
50 Mais il dit à la femme : " Ta foi t'a sauvée ; va en paix. "
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La courte parabole des deux débiteurs racontée par Jésus à Simon paraît paradoxale au premier regard : car, si l'on suit...  Lire la suite

La courte parabole des deux débiteurs racontée par Jésus à Simon paraît paradoxale au premier regard : car, si l'on suit sa logique, il en résulte que les relations d'un homme avec Dieu ou avec son prochain sont d'autant plus solides qu'il lui a été davantage pardonné. On n'est alors pas loin de cette « sagesse » populaire bien connue : « si tu ne pèches pas, tu ne te repens pas ; si tu ne te repens pas, tu n'es pas sauvé ». Le péché serait-il donc pour le salut ? Si nous étions des personnes normales, non abîmées par la chute, des raisonnements de ce genre seraient sans doute tout à fait justes. Le malheur, cependant, est qu'il n'en est pas ainsi.

La parabole racontée par Jésus à Simon, comme certaines autres de Ses paraboles, part de la situation réelle de l'homme déchu. Et là, il apparaît en effet que la mesure de l'amour de Dieu pour l'homme et la mesure de la confiance de l'homme en Dieu sont déterminées par ce que Dieu est prêt à pardonner à l'homme et par la mesure dans laquelle l'homme ose espérer le pardon.

On pourrait croire que la dépendance fait obstacle à l'amour. Dans le monde abîmé par le péché, c'est bien le cas. Mais il ne s'agit pas ici de la dépendance en tant que telle : l'homme dépend aussi de Dieu, et il en dépend réellement ; chacun de nous dépend de Lui comme de personne ni de rien d'autre. Il sait faire tourner la situation, conduire les choses de telle manière que nous ne remarquions pas le moins du monde cette dépendance. Nous pouvons même L'ignorer complètement, si nous le voulons. Et la seule forme de Sa relation avec nous se révèle être l'amour.

Ainsi, la dépendance en elle-même n'empêche nullement l'amour ; si des obstacles apparaissent, ce n'est que dans le monde déchu, non à cause de la dépendance en tant que telle, mais à cause du péché qui, dans un monde corrompu par le péché, déforme et pervertit toute relation. Dans le cas normal, la dépendance mutuelle des personnes est une chose tout à fait ordinaire et naturelle, qui par elle-même n'assombrit en rien leurs relations. Et la profondeur des relations peut alors réellement être déterminée par la profondeur de la dépendance.

Autre chose est que les lois du monde non transfiguré font parfois de cette dépendance un lourd fardeau pour celui qui dépend. C'est alors que la volonté d'alléger ce fardeau ou même de l'en délivrer complètement (par exemple, remettre sa dette à quelqu'un qui ne pourra jamais la rendre) devient l'expression d'un amour pratique et agissant envers la personne dépendante. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que les relations soient ici liées à la profondeur de la dépendance de celui qui a reçu un soulagement envers celui qui l'a déchargé.

Bien sûr, dans le Royaume, une telle situation ne peut tout simplement pas exister, pas plus qu'elle n'aurait pu exister dans notre monde s'il n'avait pas été abîmé par la chute. Mais dans la situation concrète où nous nous trouvons tous aujourd'hui, les relations d'amour prennent parfois précisément la forme dont parle la parabole du Sauveur.

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Pour Lc 7:36-50
36 Un Pharisien l'invita à manger avec lui; il entra dans la maison du Pharisien et se mit à table.
37 Et voici une femme, qui dans la ville était une pécheresse. Ayant appris qu'il était à table dans la maison du Pharisien, elle avait apporté un vase de parfum.
38 Et se plaçant par derrière, à ses pieds, tout en pleurs, elle se mit à lui arroser les pieds de ses larmes; et elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers, les oignait de parfum.
39 A cette vue, le Pharisien qui l'avait convié se dit en lui-même : " Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu'elle est : une pécheresse ! "
40 Mais, prenant la parole, Jésus lui dit : " Simon, j'ai quelque chose à te dire. " - " Parle, maître ", répond-il. -
41 " Un créancier avait deux débiteurs ; l'un devait cinq cents deniers, l'autre cinquante.
42 Comme ils n'avaient pas de quoi rembourser, il fit grâce à tous deux. Lequel des deux l'en aimera le plus ? "
43 Simon répondit : " Celui-là, je pense, auquel il a fait grâce de plus. " Il lui dit : " Tu as bien jugé. "
44 Et, se tournant vers la femme : " Tu vois cette femme ? dit-il à Simon. Je suis entré dans ta maison, et tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds ; elle, au contraire, m'a arrosé les pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux.
45 Tu ne m'as pas donné de baiser; elle, au contraire, depuis que je suis entré, n'a cessé de me couvrir les pieds de baisers.
46 Tu n'as pas répandu d'huile sur ma tête; elle, au contraire, a répandu du parfum sur mes pieds.
47 A cause de cela, je te le dis, ses péchés, ses nombreux péchés, lui sont remis parce qu'elle a montré beaucoup d'amour. Mais celui à qui on remet peu montre peu d'amour. "
48 Puis il dit à la femme : " Tes péchés sont remis. "
49 Et ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes : " Qui est-il celui-là qui va jusqu'à remettre les péchés ? "
50 Mais il dit à la femme : " Ta foi t'a sauvée ; va en paix. "
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Simon le Pharisien reçut le Maître avec assez de hauteur, sans Lui rendre les marques de respect habituelles en Judée. Il ne Lui proposa pas...  Lire la suite

Simon le Pharisien reçut le Maître avec assez de hauteur, sans Lui rendre les marques de respect habituelles en Judée. Il ne Lui proposa pas de Lui laver les pieds et ne Le salua pas comme il convenait ; les invités s'étaient sans doute installés pour le repas près de l'entrée, où, semble-t-il, se pressaient les gens qui suivaient Jésus partout, ainsi que de simples curieux. Peut-être Simon s'entretenait-il simplement avec son Hôte sous un auvent, à l'abri du soleil.

Voici que, dans la foule à l'entrée (ou autour de l'auvent), apparut cette femme, et les paroles du Maître de Nazareth qu'elle entendit touchèrent tellement son coeur qu'elle se mit à pleurer. Car Il parlait de Dieu, de la vraie Lumière et du sens de la vie. Il parlait de l'amour bafoué du Créateur, de notre mesquine trahison humaine, et le coeur de cette femme n'y résista pas. Soudain, elle remarqua que ses larmes tombaient directement sur Ses pieds, car Simon Lui avait proposé une place non pas au fond de l'ombre, mais tout au bord de l'auvent, là où brûlaient les rayons du soleil de midi. Peut-être effrayée, cette femme se mit à essuyer les pieds du Maître avec ses cheveux, et, volontairement ou non, répandit aussi sur eux le parfum de son vase... Simon, qui s'irritait de la foule de badauds rassemblée près de sa maison, le remarqua et douta que Jésus fût vraiment prophète.

Dans le dialogue qui s'engage avec Simon, le Seigneur, en conclusion de la parabole des deux débiteurs auxquels furent remises respectivement cinq cents et cinquante pièces d'argent, approuve les paroles de Simon : le créancier sera davantage aimé par celui à qui il a davantage remis. En soi, cela signifie que l'homme qui a reçu le pardon de grands péchés aimera davantage Dieu. Mais ensuite le Seigneur dit de la pécheresse qui avait oint Ses pieds de parfum : ses nombreux péchés lui sont pardonnés parce qu'elle a beaucoup aimé. Le coeur de cette femme (probablement réellement peu irréprochable) s'est montré capable de répondre à la parole du Christ, à l'amour de Dieu. Au fond, elle s'est montrée capable de demander pardon, non par des mots, mais par des larmes. Selon la parole du Christ, on ne peut pas se représenter le pardon comme un acte purement formel et légal. Quand il est question d'amour et de repentir, les règles et la justice de la loi reculent, et une place apparaît pour l'amour et la miséricorde du Tout-Puissant. Voilà ce que Simon, semble-t-il, ne soupçonne pas.

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Pour Lc 7:36-50
36 Un Pharisien l'invita à manger avec lui; il entra dans la maison du Pharisien et se mit à table.
37 Et voici une femme, qui dans la ville était une pécheresse. Ayant appris qu'il était à table dans la maison du Pharisien, elle avait apporté un vase de parfum.
38 Et se plaçant par derrière, à ses pieds, tout en pleurs, elle se mit à lui arroser les pieds de ses larmes; et elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers, les oignait de parfum.
39 A cette vue, le Pharisien qui l'avait convié se dit en lui-même : " Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu'elle est : une pécheresse ! "
40 Mais, prenant la parole, Jésus lui dit : " Simon, j'ai quelque chose à te dire. " - " Parle, maître ", répond-il. -
41 " Un créancier avait deux débiteurs ; l'un devait cinq cents deniers, l'autre cinquante.
42 Comme ils n'avaient pas de quoi rembourser, il fit grâce à tous deux. Lequel des deux l'en aimera le plus ? "
43 Simon répondit : " Celui-là, je pense, auquel il a fait grâce de plus. " Il lui dit : " Tu as bien jugé. "
44 Et, se tournant vers la femme : " Tu vois cette femme ? dit-il à Simon. Je suis entré dans ta maison, et tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds ; elle, au contraire, m'a arrosé les pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux.
45 Tu ne m'as pas donné de baiser; elle, au contraire, depuis que je suis entré, n'a cessé de me couvrir les pieds de baisers.
46 Tu n'as pas répandu d'huile sur ma tête; elle, au contraire, a répandu du parfum sur mes pieds.
47 A cause de cela, je te le dis, ses péchés, ses nombreux péchés, lui sont remis parce qu'elle a montré beaucoup d'amour. Mais celui à qui on remet peu montre peu d'amour. "
48 Puis il dit à la femme : " Tes péchés sont remis. "
49 Et ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes : " Qui est-il celui-là qui va jusqu'à remettre les péchés ? "
50 Mais il dit à la femme : " Ta foi t'a sauvée ; va en paix. "
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Tous les livres bibliques nous parlent de deux chemins spirituels : le chemin de la justice, qui mène à la vie, et le chemin du péché, qui mène à la mort...  Lire la suite

Tous les livres bibliques nous parlent de deux chemins spirituels : le chemin de la justice, qui mène à la vie, et le chemin du péché, qui mène à la mort. Et voici que maintenant, lorsque le Messie est venu, il apparaît soudain que la situation n'est pas si univoque, que tout pécheur ne suit pas le chemin du péché et que tout juste ne se tient pas sur le chemin de la justice aussi solidement qu'il le pense.

D'ailleurs, si l'on y réfléchit, il n'y a là rien d'étonnant : car il n'existe pas dans le monde de justes absolus, totalement étrangers au péché, en dehors du Christ. C'est pourquoi la justice, par définition, n'est qu'un état relatif, qui dépend de la plénitude et de l'intensité de la communion avec Dieu accessible au juste. La justice est comme la respiration : elle n'est jamais statique ; si la communion avec Dieu cesse, elle disparaît, comme disparaît la respiration chez celui qui a cessé de respirer.

Alors il apparaît que le pécheur qui se repent est plus proche de la justice que le prétendu juste qui contemple sa propre justice et condamne les autres. En effet, pour se repentir, pour demander pardon du péché commis, il faut au minimum se tourner vers Dieu, et donc établir avec lui ces relations mêmes sans lesquelles il n'y a pas de justice. Dès lors, on peut considérer que l'affaire est faite : car Dieu n'a besoin que d'établir des relations avec nous ; ensuite, il trouvera le moyen et la possibilité de résoudre tous nos problèmes. Il lui suffit seulement d'entrer dans notre coeur, et alors peu importe déjà ce qui deviendra la cause de notre ouverture à lui. Même si cette cause est le regret du péché commis et le repentir de celui-ci, il trouvera comment accomplir dans notre coeur le travail spirituel dont nous avons besoin pour notre salut.

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Pour Lc 7:36-50
36 Un Pharisien l'invita à manger avec lui; il entra dans la maison du Pharisien et se mit à table.
37 Et voici une femme, qui dans la ville était une pécheresse. Ayant appris qu'il était à table dans la maison du Pharisien, elle avait apporté un vase de parfum.
38 Et se plaçant par derrière, à ses pieds, tout en pleurs, elle se mit à lui arroser les pieds de ses larmes; et elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers, les oignait de parfum.
39 A cette vue, le Pharisien qui l'avait convié se dit en lui-même : " Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu'elle est : une pécheresse ! "
40 Mais, prenant la parole, Jésus lui dit : " Simon, j'ai quelque chose à te dire. " - " Parle, maître ", répond-il. -
41 " Un créancier avait deux débiteurs ; l'un devait cinq cents deniers, l'autre cinquante.
42 Comme ils n'avaient pas de quoi rembourser, il fit grâce à tous deux. Lequel des deux l'en aimera le plus ? "
43 Simon répondit : " Celui-là, je pense, auquel il a fait grâce de plus. " Il lui dit : " Tu as bien jugé. "
44 Et, se tournant vers la femme : " Tu vois cette femme ? dit-il à Simon. Je suis entré dans ta maison, et tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds ; elle, au contraire, m'a arrosé les pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux.
45 Tu ne m'as pas donné de baiser; elle, au contraire, depuis que je suis entré, n'a cessé de me couvrir les pieds de baisers.
46 Tu n'as pas répandu d'huile sur ma tête; elle, au contraire, a répandu du parfum sur mes pieds.
47 A cause de cela, je te le dis, ses péchés, ses nombreux péchés, lui sont remis parce qu'elle a montré beaucoup d'amour. Mais celui à qui on remet peu montre peu d'amour. "
48 Puis il dit à la femme : " Tes péchés sont remis. "
49 Et ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes : " Qui est-il celui-là qui va jusqu'à remettre les péchés ? "
50 Mais il dit à la femme : " Ta foi t'a sauvée ; va en paix. "
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La rencontre avec Jésus se termine de manière très différente selon les personnes. Le pieux pharisien Simon ne peut même pas Le reconnaître comme prophète parce que...  Lire la suite

La rencontre avec Jésus se termine de manière très différente selon les personnes. Le pieux pharisien Simon ne peut même pas Le reconnaître comme prophète parce qu'Il a permis à une femme pécheresse de Le toucher. Mais cette femme reçoit le pardon et la vie « parce qu'elle a beaucoup aimé ». La même histoire se poursuit aujourd'hui. Certains ne remarquent pas le Christ, tandis que d'autres trouvent en Lui le sens de la vie et la joie, voyant et entendant ce que les hommes attendaient depuis des siècles. D'où vient cette différence ? Faudrait-il vraiment être un marginal, comme cette pécheresse, pour Le rencontrer ? Il s'agit plutôt du lien réciproque entre la gratitude et l'amour pour Jésus, qui s'engendrent l'un l'autre. Car celui qui aime beaucoup reçoit un grand pardon, et celui à qui il est beaucoup pardonné aime beaucoup.

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Pour Lc 7:38
38 Et se plaçant par derrière, à ses pieds, tout en pleurs, elle se mit à lui arroser les pieds de ses larmes; et elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers, les oignait de parfum.
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Il est difficile de s’imaginer une personne qui ayant l’esprit lucide, se met volontairement en genoux devant quelqu’un...  Lire la suite

Il est difficile de s’imaginer une personne qui ayant l’esprit lucide, se met volontairement en genoux devant quelqu’un, et en outre de telle manière que celui-ci ne la voit pas, ne requérant et ne demandant rien du tout. Ne retenant pas ses larmes et voyant qu’elles tombent fortuitement sur les pieds de ce « quelqu’un», elle les essuie avec ses cheveux, les couvre ensuite de baisers et les oint d’un parfum très cher. Qu’est ce que c’est – de la folie, une impressionnabilité ou émotivité superflue? La retenue nous joue une mauvaise plaisanterie. Il est déjà difficile de contenir en soi la compréhension de L’Homme-Dieu qu’est Jésus; mais nous essayons encore de nous protéger de ce fait par une bonne éducation, un bon sens et une bienséance. Il est plus facile d’éprouver que Dieu est loin, inconcevable, le tout-puissant Dominateur, que de se rendre compte qu’Il est à la fois et Dieu et Homme. Il serait impossible de se retenir si on comprenait ne serait ce qu’une seconde qu’on peut toucher Ses mains et sentir Sa chaleur. Alors, voici notre Dieu, Il est assis, Il parle, Il mange, Il est fatigué du chemin; Il n’est pas quelque part la haut, loin dans les nuages, au milieu des éclats de la lumière. Non, Il est ici à une main tendue; Il est donc impossible de ne pas utiliser cette possibilité de Le toucher, mais on se met involontairement à genoux et couvrons Ses pieds de baisers.

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Pour Lc 7:47
47 A cause de cela, je te le dis, ses péchés, ses nombreux péchés, lui sont remis parce qu'elle a montré beaucoup d'amour. Mais celui à qui on remet peu montre peu d'amour. "
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Il est peu probable que nous aurions construit cette phrase de la sorte s’il nous fallait exprimer une idée similaire. Nous aurions surement dit...  Lire la suite

Il est peu probable que nous aurions construit cette phrase de la sorte s’il nous fallait exprimer une idée similaire. Nous aurions surement dit: «Ses péchés, ses nombreux péchés lui sont remis parce qu’elle a montré beaucoup d’amour, mais on remet peu a celui qui montre peu d’amour». Et tout aurait été explicite et univoque. Quelle est donc l’ampleur de ce que dit Jésus ?

Premièrement, Sa phrase suggère cette idée: «Si je sens qu’on me pardonne peu, alors cela veut dire apparemment que je montre peu d’amour». C'est-à-dire c’est juste par insuffisance de mon amour envers Dieu si je pense que mes péchés sont peu.

Deuxièmement, il apparait quelque chose de plus ici. Celui à qui on remet devient capable de montrer plus d’amour, un grand amour ouvre la porte à une grande rémission et cette grande rémission à un plus grand amour et ainsi de suite. Et ce qu’on a l’habitude de percevoir comme acte de rémission, est conçu comme processus cultivant en nous l’amour.

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Pour Lc 7:47
47 A cause de cela, je te le dis, ses péchés, ses nombreux péchés, lui sont remis parce qu'elle a montré beaucoup d'amour. Mais celui à qui on remet peu montre peu d'amour. "
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Il est peu probable que nous aurions construit cette phrase de la sorte s’il nous fallait exprimer une idée similaire. Nous aurions surement dit...  Lire la suite

Il est peu probable que nous aurions construit cette phrase de la sorte s’il nous fallait exprimer une idée similaire. Nous aurions surement dit: «Ses péchés, ses nombreux péchés lui sont remis parce qu’elle a montré beaucoup d’amour, mais on remet peu a celui qui montre peu d’amour». Et tout aurait été explicite et univoque. Quelle est donc l’ampleur de ce que dit Jésus ?

Premièrement, Sa phrase suggère cette idée: «Si je sens qu’on me pardonne peu, alors cela veut dire apparemment que je montre peu d’amour». C'est-à-dire c’est juste par insuffisance de mon amour envers Dieu si je pense que mes péchés sont peu.

Deuxièmement, il apparait quelque chose de plus ici. Celui à qui on remet devient capable de montrer plus d’amour, un grand amour ouvre la porte à une grande rémission et cette grande rémission à un plus grand amour et ainsi de suite. Et ce qu’on a l’habitude de percevoir comme acte de rémission, est conçu comme processus cultivant en nous l’amour.

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