19 Et voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : " Qui es-tu ? " |
20 Il confessa, il ne nia pas, il confessa : " Je ne suis pas le Christ. " - |
21 " Qu'es-tu donc ? lui demandèrent-ils. Es-tu Élie ? " Il dit : " Je ne le suis pas. " - " Es-tu le prophète ? " Il répondit : " Non. " |
22 Ils lui dirent alors : " Qui es-tu, que nous donnions réponse à ceux qui nous ont envoyés ? Que dis-tu de toi-même ? " - |
23 Il déclara : " Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Rendez droit le chemin du Seigneur, comme a dit Isaïe, le prophète. " |
24 On avait envoyé des Pharisiens. |
25 Ils lui demandèrent : " Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es ni le Christ, ni Élie, ni le prophète ? " |
26 Jean leur répondit : " Moi, je baptise dans l'eau. Au milieu de vous se tient quelqu'un que vous ne connaissez pas, |
27 celui qui vient derrière moi, dont je ne suis pas digne de dénouer la courroie de sandale. " |
28 Cela se passait à Béthanie au-delà du Jourdain, où Jean baptisait. |
29 Le lendemain, il voit Jésus venir vers lui et il dit : " Voici l'agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. |
30 C'est de lui que j'ai dit: Derrière moi vient un homme qui est passé devant moi parce qu'avant moi il était. |
31 Et moi, je ne le connaissais pas ; mais c'est pour qu'il fût manifesté à Israël que je suis venu baptisant dans l'eau. " |
32 Et Jean rendit témoignage en disant : " J'ai vu l'Esprit descendre, tel une colombe venant du ciel, et demeurer sur lui. |
33 Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau, celui-là m'avait dit : "Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est lui qui baptise dans l'Esprit Saint. " |
34 Et moi, j'ai vu et je témoigne que celui-ci est l'Élu de Dieu. " |
35 Le lendemain, Jean se tenait là, de nouveau, avec deux de ses disciples. |
36 Regardant Jésus qui passait, il dit : " Voici l'agneau de Dieu. " |
37 Les deux disciples entendirent ses paroles et suivirent Jésus. |
38 Jésus se retourna et, voyant qu'ils le suivaient, leur dit : " Que cherchez-vous ? " Ils lui dirent : " Rabbi - ce qui veut dire Maître -, où demeures-tu ? " |
39 Il leur dit : " Venez et voyez. " Ils vinrent donc et virent où il demeurait, et ils demeurèrent auprès de lui de jour-là. C'était environ la dixième heure. |
40 André, le frère de Simon-Pierre, était l'un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et suivi Jésus. |
41 Il rencontre en premier lieu son frère Simon et lui dit : " Nous avons trouvé le Messie " - ce qui veut dire Christ. |
42 Il l'amena à Jésus. Jésus le regarda et dit : " Tu es Simon, le fils de Jean ; tu t'appelleras Céphas " - ce qui veut dire Pierre. |
43 Le lendemain, Jésus résolut de partir pour la Galilée ; il rencontre Philippe et lui dit : " Suis-moi ! " |
44 Philippe était de Bethsaïde, la ville d'André et de Pierre. |
45 Philippe rencontre Nathanaèl et lui dit : " Celui dont Moïse a écrit dans la Loi, ainsi que les prophètes, nous l'avons trouvé : Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth. " |
46 Nathanaèl lui dit : " De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon ? " Philippe lui dit : " Viens et vois. " |
47 Jésus vit Nathanaèl venir vers lui et il dit de lui : " Voici vraiment un Israélite sans détour. " |
48 Nathanaèl lui dit : " D'où me connais-tu ? " Jésus lui répondit : " Avant que Philippe t'appelât, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu. " |
49 Nathanaèl reprit : " Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël. " |
50 Jésus lui répondit : " Parce que je t'ai dit : "Je t'ai vu sous le figuier", tu crois ! Tu verras mieux encore. " |
51 Et il lui dit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l'homme. " |
À la lecture du passage d'aujourd'hui, une question surgit: pourquoi Jean le Baptiste ne donne-t-il finalement aucune réponse précise à la question qui lui est posée sur son ministère (v. 19-23)? En effet, il avait tout à fait le droit de définir sa mission comme proprement prophétique, et une telle réponse aurait pleinement satisfait la commission envoyée par la Synagogue pour vérification (v. 24-25). Mais Jean refuse par principe de parler de son ministère comme de quelque chose ayant sa propre signification: il ne regarde sa mission que comme une étape préparatoire, nécessaire pour préparer le peuple à la venue du Messie-Christ. Hors du contexte de cette tâche, le ministère de Jean perd manifestement tout sens, y compris pour le prophète lui-même (v. 25-27).
Et c'est précisément un tel regard sur sa propre mission qui permet sans doute à Jean de voir et de reconnaître le Messie (v. 29-34). Car pour reconnaître le Christ, il ne suffit pas simplement de le voir physiquement. Extérieurement, Jésus se distinguait peu d'un homme ordinaire. Bien sûr, ce qu'il disait, on ne pouvait pas l'entendre chaque jour ni de la bouche de n'importe qui, mais l'essentiel n'était tout de même pas dans les paroles. L'essentiel était dans ce Royaume qu'il portait avec lui partout où il allait. C'est pourquoi, pour reconnaître en Jésus le Messie-Christ promis par Dieu, il fallait toucher le Royaume et y participer.
Mais on ne peut participer au Royaume qu'à une seule condition très importante: celui qui le cherche doit oublier sa propre importance, oublier que lui-même, tout comme ses œuvres et ses ministères, pourraient signifier quelque chose par eux-mêmes, indépendamment du Royaume dans lequel il veut entrer. C'est peut-être pour cela que Jean ne veut pas témoigner de lui-même comme d'un prophète: car tous les grands prophètes d'Israël avaient leur propre mission, et chacune d'elles était, en un certain sens, autosuffisante. Chaque prophète était une grandeur en soi, et ceux qui l'entouraient le remarquaient toujours, même lorsque, comme cela arrivait le plus souvent, les prophètes eux-mêmes ne voulaient rien de tel. Mais en ce temps-là, la visibilité du prophète aidait à résoudre la tâche principale confiée par Dieu à l'un ou l'autre de ses serviteurs. Désormais, manifestement, la tâche consistait précisément à désigner le Messie tout en restant soi-même aussi peu visible que possible. Et Jean le Baptiste y parvient: il disparaît dans le rayonnement du Messie qui vient, et dans le rayonnement du Royaume que le Messie porte avec lui.
19 Et voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : " Qui es-tu ? " |
20 Il confessa, il ne nia pas, il confessa : " Je ne suis pas le Christ. " - |
21 " Qu'es-tu donc ? lui demandèrent-ils. Es-tu Élie ? " Il dit : " Je ne le suis pas. " - " Es-tu le prophète ? " Il répondit : " Non. " |
22 Ils lui dirent alors : " Qui es-tu, que nous donnions réponse à ceux qui nous ont envoyés ? Que dis-tu de toi-même ? " - |
23 Il déclara : " Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Rendez droit le chemin du Seigneur, comme a dit Isaïe, le prophète. " |
24 On avait envoyé des Pharisiens. |
25 Ils lui demandèrent : " Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es ni le Christ, ni Élie, ni le prophète ? " |
26 Jean leur répondit : " Moi, je baptise dans l'eau. Au milieu de vous se tient quelqu'un que vous ne connaissez pas, |
27 celui qui vient derrière moi, dont je ne suis pas digne de dénouer la courroie de sandale. " |
28 Cela se passait à Béthanie au-delà du Jourdain, où Jean baptisait. |
29 Le lendemain, il voit Jésus venir vers lui et il dit : " Voici l'agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. |
30 C'est de lui que j'ai dit: Derrière moi vient un homme qui est passé devant moi parce qu'avant moi il était. |
31 Et moi, je ne le connaissais pas ; mais c'est pour qu'il fût manifesté à Israël que je suis venu baptisant dans l'eau. " |
32 Et Jean rendit témoignage en disant : " J'ai vu l'Esprit descendre, tel une colombe venant du ciel, et demeurer sur lui. |
33 Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau, celui-là m'avait dit : "Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est lui qui baptise dans l'Esprit Saint. " |
34 Et moi, j'ai vu et je témoigne que celui-ci est l'Élu de Dieu. " |
Nous avons devant nous le témoignage de Jean-Baptiste sur le baptême de Jésus, parvenu jusqu’à nous grâce aux disciples ; et si les autres évangélistes se sont appuyés sur les récits d’autres personnes, l’évangéliste Jean est lui-même témoin. Grâce à cela, nous pouvons approcher la manière dont le plus grand des prophètes a perçu le Plus Grand des fils des hommes.
Nous nous habituons tellement à ce que la prédication soit appelée témoignage que nous finissons par considérer cette définition uniquement comme une figure de style. Pourtant, elle a le sens le plus direct : celui qui prêche doit répondre de la véracité de ses paroles, comme les témoins devant un tribunal ; et, comme un témoignage judiciaire, la prédication peut influer sur le destin de ceux qui l’entendent. Elle peut peser sur le choix d’une décision qui conduit à la vie ou à la mort.
Le baptême lui-même n’est presque pas décrit ; l’attention de l’évangéliste porte sur les événements qui lui sont liés et qui se produisirent en ces jours-là. Remarquons cependant que Jean-Baptiste, lorsqu’il compare l’Esprit à une colombe, ne L’assimile pas littéralement à un oiseau créé, mais établit une comparaison en cherchant une image capable d’exprimer l’inexprimable.
19 Et voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : " Qui es-tu ? " |
20 Il confessa, il ne nia pas, il confessa : " Je ne suis pas le Christ. " - |
21 " Qu'es-tu donc ? lui demandèrent-ils. Es-tu Élie ? " Il dit : " Je ne le suis pas. " - " Es-tu le prophète ? " Il répondit : " Non. " |
22 Ils lui dirent alors : " Qui es-tu, que nous donnions réponse à ceux qui nous ont envoyés ? Que dis-tu de toi-même ? " - |
23 Il déclara : " Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Rendez droit le chemin du Seigneur, comme a dit Isaïe, le prophète. " |
24 On avait envoyé des Pharisiens. |
25 Ils lui demandèrent : " Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es ni le Christ, ni Élie, ni le prophète ? " |
26 Jean leur répondit : " Moi, je baptise dans l'eau. Au milieu de vous se tient quelqu'un que vous ne connaissez pas, |
27 celui qui vient derrière moi, dont je ne suis pas digne de dénouer la courroie de sandale. " |
28 Cela se passait à Béthanie au-delà du Jourdain, où Jean baptisait. |
« La voix de celui qui crie dans le désert ». Ces mots, si on les arrache à leur contexte, sonnent comme un cri de solitude, ils sonnent désespérés. L'homme qui crie dans le désert ne sera vraisemblablement entendu par personne. Mais Jean n'est pas celui qui crie dans le désert, il en est la voix. La voix dans le désert est solitaire et ne peut pas ne pas être entendue, s'il y a quelqu'un pour écouter.
La solitude absolue attend toujours. Jean attend avec une grande tension ; dans le désert de la solitude, il est impossible de ne pas entendre les pas de Celui qui peut combler toute solitude. C'est pourquoi Jean devient ermite, afin d'être le premier à entendre et à préparer le chemin, afin de devenir une voix pour ceux qui n'entendent pas eux-mêmes.
Ces paroles peuvent être une consolation pour ceux qui se sentent seuls. Dans la solitude, on entend mieux. Peut-être Dieu nous donne-t-Il la solitude pour qu'il nous soit plus facile de discerner, dans le bruit et la course de la vie moderne, Sa voix douce, Son appel, Son coup frappé aux portes encore fermées de notre cœur ? Et si nous ouvrons, le désert se remplira de la lumière et de la joie de Dieu.
29 Le lendemain, il voit Jésus venir vers lui et il dit : " Voici l'agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. |
30 C'est de lui que j'ai dit: Derrière moi vient un homme qui est passé devant moi parce qu'avant moi il était. |
31 Et moi, je ne le connaissais pas ; mais c'est pour qu'il fût manifesté à Israël que je suis venu baptisant dans l'eau. " |
32 Et Jean rendit témoignage en disant : " J'ai vu l'Esprit descendre, tel une colombe venant du ciel, et demeurer sur lui. |
33 Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau, celui-là m'avait dit : "Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est lui qui baptise dans l'Esprit Saint. " |
34 Et moi, j'ai vu et je témoigne que celui-ci est l'Élu de Dieu. " |
Voilà en quoi consiste d'abord le don de prophétie : non pas à prédire l'avenir, mais à pénétrer le sens de ce qui est déjà en train de se passer. Jésus appellera ensuite Jean le Baptiste le plus grand de tous les prophètes, et maintenant nous lisons comment ce plus grand des prophètes discerne, dans le charpentier de Nazareth jusque-là inconnu, l'essentiel pour quoi le Fils de Dieu s'est incarné sur la terre. Jean utilise la langue et les notions de l'Ancien Testament, témoignant ainsi une fois encore que le Nouveau Testament est la continuation et l'accomplissement de ce qui a été promis dans l'Ancien Testament, que les deux Testaments nous manifestent une seule et même Révélation, qui se déploie dans le temps, dans l'histoire.
« L'Agneau de Dieu ». De Dieu signifie appartenant à Dieu, et non au monde, « qadosh » (saint), destiné à être offert à Dieu. L'agneau, le petit de la brebis, n'est pas simplement un animal du troupeau, mais le sacrifice traditionnel offert à Dieu, depuis le sacrifice d'Abel (Gn. 4) et d'Abraham (Gn. 22). Le sacrifice d'un agneau innocent et sans défaut était accompli pour rétablir la paix avec Dieu, paix rompue par le péché humain. Mais, bien sûr, aucun agneau ne peut par sa mort racheter la faute de l'homme. Seul l'homme, le Fils de l'homme, peut devenir Rédempteur ; mais puisque Dieu ne veut la mort d'aucun des hommes qu'Il a créés, seul le Fils de Dieu, engendré avant les siècles mais devenu homme, pur, innocent et sans défaut, mais ayant pris sur Lui le prix du péché du monde, nous réconcilie avec Dieu par Sa mort sur la croix.
Jean, rempli de l'Esprit Saint, révèle aux hommes cette vérité inimaginable pour eux, et nous voyons comment certains de ceux qui l'écoutent accueillent ce témoignage et deviennent disciples du Christ, apôtres. Si nous accueillons nous aussi ce témoignage, toute notre vie ultérieure sera une marche à la suite du Maître et Sauveur, à travers la mort vers la résurrection et la vie éternelle.
29 Le lendemain, il voit Jésus venir vers lui et il dit : " Voici l'agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. |
30 C'est de lui que j'ai dit: Derrière moi vient un homme qui est passé devant moi parce qu'avant moi il était. |
31 Et moi, je ne le connaissais pas ; mais c'est pour qu'il fût manifesté à Israël que je suis venu baptisant dans l'eau. " |
32 Et Jean rendit témoignage en disant : " J'ai vu l'Esprit descendre, tel une colombe venant du ciel, et demeurer sur lui. |
33 Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau, celui-là m'avait dit : "Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est lui qui baptise dans l'Esprit Saint. " |
34 Et moi, j'ai vu et je témoigne que celui-ci est l'Élu de Dieu. " |
En témoignant de Jésus, Jean relève une particularité étonnante du Royaume dans son rapport à notre monde en voie de transfiguration, mais pas encore entièrement transfiguré. Il parle de Jésus comme de celui qui l'a devancé, bien qu'il vînt après lui. Bien sûr, on retrouve ici aussi les représentations juives traditionnelles du Messie, qui, selon ces représentations, avait été conçu par Dieu avant même la création du monde.
Mais il ne s'agit apparemment pas seulement de la tradition juive, mais aussi, et d'abord, de la nature même du Royaume. Du point de vue de notre histoire terrestre, le Royaume vient à la fin des temps, après l'achèvement de cette histoire ; pour Dieu, il n'est ni « avant » ni « après » l'histoire, il est plutôt « au-dessus » d'elle, si l'on recourt à nos représentations spatio-temporelles habituelles. Il est plus grand que l'espace qui nous est familier et que le temps qui nous est familier ; il les embrasse et les inclut en lui, après les avoir d'abord transformés et avoir radicalement changé leur nature même. Et le Messie qui a apporté le Royaume dans le monde n'appartient à notre monde que dans la mesure où ce monde devient une partie du Royaume.
C'est pourquoi sa venue devient un événement qui ne tient pas dans les cadres de l'histoire terrestre, et les hommes qui lui appartiennent entièrement ne voient qu'une petite partie de ce qui se passe. Mais pour ceux qui, comme Jean, comprennent ce qui se passe en réalité, il devient clair qu'est entré dans le monde celui qui a enfermé en lui-même toute l'histoire terrestre, de sorte qu'il n'est donné à personne de se tenir devant lui.
29 Le lendemain, il voit Jésus venir vers lui et il dit : " Voici l'agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. |
30 C'est de lui que j'ai dit: Derrière moi vient un homme qui est passé devant moi parce qu'avant moi il était. |
31 Et moi, je ne le connaissais pas ; mais c'est pour qu'il fût manifesté à Israël que je suis venu baptisant dans l'eau. " |
32 Et Jean rendit témoignage en disant : " J'ai vu l'Esprit descendre, tel une colombe venant du ciel, et demeurer sur lui. |
33 Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau, celui-là m'avait dit : "Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est lui qui baptise dans l'Esprit Saint. " |
34 Et moi, j'ai vu et je témoigne que celui-ci est l'Élu de Dieu. " |
Jean le Baptiste dit de Jésus qu’il ne Le connaissait pas, bien que Jésus fût son parent. Il dit qu’il ne savait pas que Jésus était le Messie, que Jésus était précisément l’Agneau qui avait pris sur Lui les péchés du monde, que Jésus était le Fils de Dieu.
Nous nous permettons de juger les gens sans les connaître du tout. Aucun de nous n’a le droit de dire qu’il connaît une autre personne, car Dieu peut toujours aider quelqu’un à changer et à devenir tellement différent que nous dirons que nous ne le connaissions pas. Mais quelle foi Jean le Baptiste a-t-il dû avoir pour croire que le Messie était Jésus, un être si proche de lui !
Et si nous n’avons pas une telle foi, nous n’apprendrons jamais à accepter nos proches tels qu’ils sont et à les aimer, et nous ne pourrons jamais changer nous-mêmes. Nous disons souvent que, nous-mêmes, nous nous connaissons bien : nous savons ce que nous pouvons faire et ce que nous ne pouvons pas faire. Mais Dieu nous connaît mieux. Il nous a créés et Il sait qu’avec Son aide nous pouvons faire bien davantage, tandis que sans Dieu nous ne pouvons rien faire.
29 Le lendemain, il voit Jésus venir vers lui et il dit : " Voici l'agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. |
30 C'est de lui que j'ai dit: Derrière moi vient un homme qui est passé devant moi parce qu'avant moi il était. |
31 Et moi, je ne le connaissais pas ; mais c'est pour qu'il fût manifesté à Israël que je suis venu baptisant dans l'eau. " |
32 Et Jean rendit témoignage en disant : " J'ai vu l'Esprit descendre, tel une colombe venant du ciel, et demeurer sur lui. |
33 Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau, celui-là m'avait dit : "Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est lui qui baptise dans l'Esprit Saint. " |
34 Et moi, j'ai vu et je témoigne que celui-ci est l'Élu de Dieu. " |
Jean le Baptiste dit de Jésus qu’il ne Le connaissait pas, bien que Jésus fût son parent. Il dit qu’il ne savait pas que Jésus était le Messie, que Jésus était précisément l’Agneau qui avait pris sur Lui les péchés du monde, que Jésus était le Fils de Dieu.
Nous nous permettons de juger les gens sans les connaître du tout. Aucun de nous n’a le droit de dire qu’il connaît une autre personne, car Dieu peut toujours aider quelqu’un à changer et à devenir tellement différent que nous dirons que nous ne le connaissions pas. Mais quelle foi Jean le Baptiste a-t-il dû avoir pour croire que le Messie était Jésus, un être si proche de lui !
Et si nous n’avons pas une telle foi, nous n’apprendrons jamais à accepter nos proches tels qu’ils sont et à les aimer, et nous ne pourrons jamais changer nous-mêmes. Nous disons souvent que, nous-mêmes, nous nous connaissons bien : nous savons ce que nous pouvons faire et ce que nous ne pouvons pas faire. Mais Dieu nous connaît mieux. Il nous a créés et Il sait qu’avec Son aide nous pouvons faire bien davantage, tandis que sans Dieu nous ne pouvons rien faire.
35 Le lendemain, Jean se tenait là, de nouveau, avec deux de ses disciples. |
36 Regardant Jésus qui passait, il dit : " Voici l'agneau de Dieu. " |
37 Les deux disciples entendirent ses paroles et suivirent Jésus. |
38 Jésus se retourna et, voyant qu'ils le suivaient, leur dit : " Que cherchez-vous ? " Ils lui dirent : " Rabbi - ce qui veut dire Maître -, où demeures-tu ? " |
39 Il leur dit : " Venez et voyez. " Ils vinrent donc et virent où il demeurait, et ils demeurèrent auprès de lui de jour-là. C'était environ la dixième heure. |
40 André, le frère de Simon-Pierre, était l'un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et suivi Jésus. |
41 Il rencontre en premier lieu son frère Simon et lui dit : " Nous avons trouvé le Messie " - ce qui veut dire Christ. |
42 Il l'amena à Jésus. Jésus le regarda et dit : " Tu es Simon, le fils de Jean ; tu t'appelleras Céphas " - ce qui veut dire Pierre. |
43 Le lendemain, Jésus résolut de partir pour la Galilée ; il rencontre Philippe et lui dit : " Suis-moi ! " |
44 Philippe était de Bethsaïde, la ville d'André et de Pierre. |
45 Philippe rencontre Nathanaèl et lui dit : " Celui dont Moïse a écrit dans la Loi, ainsi que les prophètes, nous l'avons trouvé : Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth. " |
46 Nathanaèl lui dit : " De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon ? " Philippe lui dit : " Viens et vois. " |
47 Jésus vit Nathanaèl venir vers lui et il dit de lui : " Voici vraiment un Israélite sans détour. " |
48 Nathanaèl lui dit : " D'où me connais-tu ? " Jésus lui répondit : " Avant que Philippe t'appelât, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu. " |
49 Nathanaèl reprit : " Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël. " |
50 Jésus lui répondit : " Parce que je t'ai dit : "Je t'ai vu sous le figuier", tu crois ! Tu verras mieux encore. " |
51 Et il lui dit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l'homme. " |
Il est intéressant de voir comment se répand la nouvelle du Messie apparu dans le monde. D’un côté, on va vers Lui pour Le regarder. «Où demeures-Tu?» «Viens et vois.» Et il ne peut en être autrement, car il ne suffit pas d’entendre parler du Royaume; il faut absolument le voir soi-même, de ses propres yeux. Il faut rester près du Messie, Lui faire confiance comme on fait confiance à celui dans la maison duquel on entre. Mais pour faire le premier pas, il faut entendre. Entendre la bonne nouvelle que le Messie promis par Dieu est réellement venu. Et prendre soi-même, librement, la décision de savoir comment se rapporter à cette nouvelle.
Car, en fin de compte, l’homme est tout de même libre. Dans le monde déchu, chacun de nous est lié par mille liens conditionnés par les lois de ce monde non transfiguré; et dans le Royaume nous nous remettons entièrement à Dieu. Mais la question du choix, dans quel monde vivre et quelles lois suivre, Dieu nous la laisse.
Bien sûr, lorsque le choix est fait, Dieu intervient et aide, si le Royaume a été choisi. Il ne peut en être autrement: quoi que nous choisissions, nous n’entrerons pas dans le Royaume sans l’aide de Dieu, sans l’intervention directe du Sauveur, quelque désir que nous en ayons. Mais la possibilité même d’une telle intervention est conditionnée avant tout par notre propre choix. Dieu ne fera pas irruption de force dans notre vie.
Bien sûr, Il peut parfois pousser, attirer l’attention, rappeler quelque chose, comme Jésus rappelle quelque chose à Nathanaël. Mais Nathanaël, lui aussi, cherchait et attendait apparemment le Messie avec une sincérité parfaite; et ses paroles sur la Galilée, d’où il ne fallait rien attendre de bon, étaient un hommage à la tradition dont cet homme était sincèrement convaincu de la justesse. Mais il était honnête devant lui-même et devant Dieu, et une telle honnêteté ouvre le cœur à Dieu. Alors on peut pousser l’homme dans la bonne direction, car il ne résiste pas à la conduite de Dieu; il se trompe seulement. Or une erreur, même très grave, n’est pas fatale; seule est fatale la réticence obstinée à voir ses erreurs et à les corriger. Tout le reste peut être corrigé. Et si le chemin du Royaume est tout de même étroit, il ne nous reste à adresser les reproches qu’à nous-mêmes.
35 Le lendemain, Jean se tenait là, de nouveau, avec deux de ses disciples. |
36 Regardant Jésus qui passait, il dit : " Voici l'agneau de Dieu. " |
37 Les deux disciples entendirent ses paroles et suivirent Jésus. |
38 Jésus se retourna et, voyant qu'ils le suivaient, leur dit : " Que cherchez-vous ? " Ils lui dirent : " Rabbi - ce qui veut dire Maître -, où demeures-tu ? " |
39 Il leur dit : " Venez et voyez. " Ils vinrent donc et virent où il demeurait, et ils demeurèrent auprès de lui de jour-là. C'était environ la dixième heure. |
40 André, le frère de Simon-Pierre, était l'un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et suivi Jésus. |
41 Il rencontre en premier lieu son frère Simon et lui dit : " Nous avons trouvé le Messie " - ce qui veut dire Christ. |
42 Il l'amena à Jésus. Jésus le regarda et dit : " Tu es Simon, le fils de Jean ; tu t'appelleras Céphas " - ce qui veut dire Pierre. |
43 Le lendemain, Jésus résolut de partir pour la Galilée ; il rencontre Philippe et lui dit : " Suis-moi ! " |
44 Philippe était de Bethsaïde, la ville d'André et de Pierre. |
45 Philippe rencontre Nathanaèl et lui dit : " Celui dont Moïse a écrit dans la Loi, ainsi que les prophètes, nous l'avons trouvé : Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth. " |
46 Nathanaèl lui dit : " De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon ? " Philippe lui dit : " Viens et vois. " |
47 Jésus vit Nathanaèl venir vers lui et il dit de lui : " Voici vraiment un Israélite sans détour. " |
48 Nathanaèl lui dit : " D'où me connais-tu ? " Jésus lui répondit : " Avant que Philippe t'appelât, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu. " |
49 Nathanaèl reprit : " Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël. " |
50 Jésus lui répondit : " Parce que je t'ai dit : "Je t'ai vu sous le figuier", tu crois ! Tu verras mieux encore. " |
51 Et il lui dit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l'homme. " |
Depuis le jour de Pâques, à de rares exceptions près, nous lisons presque sans interruption l’Évangile selon Jean, et se succèdent les uns après les autres des passages étonnants et profonds, dont chacun donnerait envie de parler au superlatif. Aujourd’hui encore, nous lisons le récit de l’appel des premiers apôtres, qui est bien sûr coloré par la joie pascale. Les paroles de l’apôtre André le Premier-Appelé y semblent donc les plus significatives : « Nous avons trouvé le Messie ». Les apôtres ne pouvaient même pas imaginer alors ce qu’ils auraient à vivre et ce dont ils seraient témoins. Mais grâce à eux et avec eux, nous aussi maintenant, ayant vécu la Résurrection du Seigneur Jésus, nous pouvons dire : « Nous avons trouvé le Messie ». Et surtout, c’est lui qui nous a trouvés.
36 Regardant Jésus qui passait, il dit : " Voici l'agneau de Dieu. " |
37 Les deux disciples entendirent ses paroles et suivirent Jésus. |
38 Jésus se retourna et, voyant qu'ils le suivaient, leur dit : " Que cherchez-vous ? " Ils lui dirent : " Rabbi - ce qui veut dire Maître -, où demeures-tu ? " |
Les mots clés de l'Évangile selon Jean sont sans doute « rencontre » et « disciples ». Presque toutes les situations que décrit l'évangéliste sont des situations de rencontre de Jésus avec diverses personnes, qui deviennent ensuite Ses disciples. Qu'est-ce qu'une rencontre ? Le Maître a vu chacun de nous avant même que nous ayons appris quelque chose de Lui, mais il nous reste un dernier pas (qui est aussi le premier) : venir chez Lui, savoir où Il demeure, puis parler de Lui à ceux que nous aimons. Alors nous deviendrons nous aussi « témoins » de ce que nous avons vu et entendu, témoins de Sa venue dans le monde d'auprès du Père. Alors Il deviendra pour nous l'échelle par laquelle communiquent le monde d'en haut et le nôtre.
39 Il leur dit : " Venez et voyez. " Ils vinrent donc et virent où il demeurait, et ils demeurèrent auprès de lui de jour-là. C'était environ la dixième heure. |
Nous ne savons pas ce que Jésus disait à ses premiers disciples pendant ces deux jours ; nous ne savons pas s'il prêchait, s'il les enseignait, s'il voyait leur passé et leurs pensées. Nous savons qu'il n'accomplissait pas encore de miracles, si le miracle de Cana est le premier. Nous savons qu'il vivait avec eux comme un homme de chair et de sang, qu'il était près d'eux, mangeait, buvait, parlait, dormait. Et tout le temps, il était Dieu. Après cela, André crut qu'ils avaient trouvé le Messie, et aussitôt il se mit à témoigner de lui. Mais tous ne les croyaient pas ; Nathanaël, par exemple, ne crut pas. Car ils parlaient du Christ, mais ils n'étaient pas encore devenus assez semblables à lui pour qu'en les regardant on puisse dire qu'ils avaient rencontré le Messie.
C'est à cela que le Christ nous appelle : devenir semblables à lui, l'imiter, imiter sa vie, de telle sorte qu'en nous regardant, en vivant près de nous et en communiquant avec nous, les personnes puissent croire au Dieu auquel nous croyons.
43 Le lendemain, Jésus résolut de partir pour la Galilée ; il rencontre Philippe et lui dit : " Suis-moi ! " |
44 Philippe était de Bethsaïde, la ville d'André et de Pierre. |
45 Philippe rencontre Nathanaèl et lui dit : " Celui dont Moïse a écrit dans la Loi, ainsi que les prophètes, nous l'avons trouvé : Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth. " |
46 Nathanaèl lui dit : " De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon ? " Philippe lui dit : " Viens et vois. " |
47 Jésus vit Nathanaèl venir vers lui et il dit de lui : " Voici vraiment un Israélite sans détour. " |
48 Nathanaèl lui dit : " D'où me connais-tu ? " Jésus lui répondit : " Avant que Philippe t'appelât, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu. " |
49 Nathanaèl reprit : " Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël. " |
50 Jésus lui répondit : " Parce que je t'ai dit : "Je t'ai vu sous le figuier", tu crois ! Tu verras mieux encore. " |
51 Et il lui dit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l'homme. " |
Ce passage de l’Évangile est infiniment précieux comme exemple de relations très personnelles avec Dieu. Que s’est-il passé sous le figuier? Nous ne le savons pas, et c’est très important, car ce mystère n’est connu que de Nathanaël et de Dieu; ici se trouve un personnalisme extrême. Et pour Nathanaël, c’était quelque chose de très important. Il ne faut pas deviner ce que cela pouvait être, mais remarquons que, dès qu’il en a parlé avec Jésus, il a cru. Ainsi ce figuier devient le symbole de la conversion.
Chacun de nous a son propre figuier, et nous y tenons, et nous y puisons des forces spirituelles. Mais il n’est pas le seul à être important; ce qui devint fondamental pour la conversion de Nathanaël, c’est qu’ils en parlèrent avec le Seigneur. Et le Seigneur prit la parole le premier. Cela aussi est très important. Notre prière est toujours une réponse à l’appel du Seigneur. Tant que ce n’est pas le cas, ce n’est pas une prière, mais plutôt une auto-persuasion.
Il est peu probable qu’un croyant puisse dire que sa foi est son choix. Si c’est le cas, ce n’est pas la foi, mais un système de convictions. Nous sommes toujours trouvés par le Seigneur, comme les apôtres furent trouvés par lui, et, obéissant à une force inconnue, nous laissons tout et le suivons.
47 Jésus vit Nathanaèl venir vers lui et il dit de lui : " Voici vraiment un Israélite sans détour. " |
48 Nathanaèl lui dit : " D'où me connais-tu ? " Jésus lui répondit : " Avant que Philippe t'appelât, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu. " |
49 Nathanaèl reprit : " Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël. " |
50 Jésus lui répondit : " Parce que je t'ai dit : "Je t'ai vu sous le figuier", tu crois ! Tu verras mieux encore. " |
51 Et il lui dit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l'homme. " |
Il nous arrive souvent de penser que le Seigneur nous appelle au mauvais moment. Nous essayons de Lui dire que nous avons encore une foule de choses à faire, que nous voulons d'abord faire ceci ou cela. Lorsqu'Il nous appelle à faire activement quelque chose en Son Nom, nous Lui reprochons avec Ses propres paroles : « Marie a choisi la bonne part », et nous L'accusons de nous forcer, prétendument, à nous agiter. Lorsque Dieu nous appelle à remettre toutes nos affaires pour nous lever et prier, pour être en communion avec Lui, nous Lui répondons parfois même par une citation : « La foi sans les oeuvres est morte ». Nous bouchons nos oreilles à la vraie voix de Dieu au moyen de Ses paroles qui nous sont aussi adressées, mais à un autre moment.
51 Et il lui dit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l'homme. " |
Ces mots dits par le Seigneur Jésus-Christ à Nathanaèl, signifient que "désormais", à partir du moment de l'arrivée du Christ dans le monde, un changement radical dans l’univers se produit. La chute de l’homme a conduit en ce que le ciel soit devenu fermé pour nous, un précipice entre le monde des lumières et le monde des ténèbres. Dans le rêve de Jacob (voir Gen. 28:12) ce précipice est bloqué par l'échelle mystérieuse, sur laquelle les anges peuvent monter et descendre, tout ceci dans un rêve, mais il n’y a aucune échelle dans la réalité, et l’apparition des anges dans ce monde est un événement exceptionnel. Traditionnellement, les chrétiens voyaient l'échelle de Jacob comme un symbole, image anticipant de la Saine Vierge, à travers Qui le Seigneur Jésus Christ vient dans le monde.
Le Seigneur Jésus dit ici que cette échelle est devenue réalité, le ciel s’ouvre, et la manifestation de la volonté et de la force de Dieu dans le monde terrestre devient une norme. Cette «échelle», le «pont» joignant Dieu et Sa création, est Jésus Christ Lui-même, l’Homme-Dieu. Il est le Fils de Dieu, descendu du ciel, puisqu’Il est le Fils de l’Homme, ascendant au Père, et lorsque Sa montée (Ascension) s'accomplira, un mouvement bilatéral s’ouvrira entre le ciel et la terre, et le Saint-Esprit descendra sur les apôtres à la Pentecôte dans ce monde, comme dans son patrimoine. La vision du ciel ouvert est vraiment accordée aux gens: Jean Baptiste pendant le Baptême du Seigneur, trois apôtres pendant la Transfiguration, le premier diacre Étienne avant le supplice, l'apôtre Paul pendant la prière, l'apôtre Jean l’Évangéliste dans la Révélation et plusieurs autres saints l’ont vu; peut être qu’il en est ainsi et pour nous, mais est aussi plus important ce que le Seigneur Jésus dit : «Heureux ceux qui sans voir croient».
18 Nul n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est tourné vers le sein du Père, lui, l'a fait connaître. Le témoignage de Jean. |
19 Et voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : " Qui es-tu ? " |
20 Il confessa, il ne nia pas, il confessa : " Je ne suis pas le Christ. " - |
21 " Qu'es-tu donc ? lui demandèrent-ils. Es-tu Élie ? " Il dit : " Je ne le suis pas. " - " Es-tu le prophète ? " Il répondit : " Non. " |
22 Ils lui dirent alors : " Qui es-tu, que nous donnions réponse à ceux qui nous ont envoyés ? Que dis-tu de toi-même ? " - |
23 Il déclara : " Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Rendez droit le chemin du Seigneur, comme a dit Isaïe, le prophète. " |
24 On avait envoyé des Pharisiens. |
25 Ils lui demandèrent : " Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es ni le Christ, ni Élie, ni le prophète ? " |
26 Jean leur répondit : " Moi, je baptise dans l'eau. Au milieu de vous se tient quelqu'un que vous ne connaissez pas, |
27 celui qui vient derrière moi, dont je ne suis pas digne de dénouer la courroie de sandale. " |
28 Cela se passait à Béthanie au-delà du Jourdain, où Jean baptisait. |
Dans l’Évangile selon Jean, il est dit très peu de choses sur le ministère de Jean le Baptiste. Cela paraît particulièrement étrange si l’on se souvient que son auteur est un homme qui, avant de suivre Jésus, fut quelque temps disciple de Jean le Baptiste. Mais, d’un autre côté, c’est peut-être précisément pour cela que l’évangéliste ne jugeait pas nécessaire de parler longuement de la personne de Jean : il est probable qu’elle était assez bien connue non seulement de lui-même, mais aussi de son entourage le plus proche, si bien qu’il n’était pas nécessaire d’écrire beaucoup sur Jean le Baptiste. Il fallait mettre en relief l’essentiel de son ministère, et l’essentiel était la manière dont Jean le Baptiste lui-même définissait le sens de son service, en l’exprimant par les paroles d’Isaïe : préparer le chemin de Yahvé. Par là, le prophète voulait dire que sa tâche était de préparer le peuple à la venue du Messie. Et se préparer à sa venue signifiait, comme Jean le Baptiste lui-même en témoignait, se laver, se purifier du péché.
Bien sûr, dans les appels du prophète on peut voir quelque chose qui rappelle les nombreuses confréries de ce temps-là, celles que les historiens des religions appellent les « hémérobaptistes », les « gens qui se lavent sans cesse ». Tels étaient aussi les esséniens, qui pratiquaient régulièrement des ablutions purificatrices. Si, dans la pratique juive traditionnelle, l’ablution était toujours liée à la purification d’un péché concret commis par une personne, les esséniens, y compris les Qumraniens auxquels Jean semble avoir été lié dans sa jeunesse, le faisaient régulièrement, estimant que c’est la vie elle-même qui souille l’homme.
Mais la ressemblance, dans ce cas, n’était qu’extérieure : à la différence de ceux qui se lavaient sans cesse, Jean ne pensait pas que la purification soit un processus infini. Il était seulement certain que l’homme ne pourrait être purifié jusqu’au bout que lorsque la puissance de Dieu transformerait entièrement sa nature. Et il était encore certain que le Messie à venir saurait le faire. Quant à sa tâche, le prophète la voyait, semble-t-il, comme un rappel : la religiosité seule ne suffit pas, et l’homme que les conceptions traditionnelles considèrent comme pur et parfaitement en règle ne l’est pas aux yeux de Dieu. C’est pourquoi il faut être prêt à faire le pas suivant sur le chemin de la résistance à sa propre nature pécheresse. Un pas qui ouvre le chemin du Royaume.
Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible. Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit. | ||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||