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RÉFLEXIONS pour Mt 16:20-24

20 Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Christ.
21 À dater de ce jour, Jésus commença de montrer à ses disciples qu'il lui fallait s'en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter.
22 Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner en disant : " Dieu t'en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t'arrivera point ! "
23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : " Passe derrière moi, Satan ! tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! "
24 Alors Jésus dit à ses disciples : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
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Nous avons tous fréquenté l'école, et certains d'entre nous y travaillent même. Nous connaissons tous l'enchaînement logique: donne la bonne réponse, reçois la meilleure note de la maîtresse et obtiens de ta mère qu'une promenade au zoo remplace la visite chez le dentiste. Ainsi, après que Pierre confesse Jésus comme le Christ, le Fils du Dieu vivant, les paroles « Heureux es-tu, Simon, fils de Jonas » nous semblent tout à fait naturelles. Mais ensuite: « Jésus commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait s'en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter. » Même la pensée de cela effraie les disciples; c'est pourquoi Pierre dit: « Non, cela ne t'arrivera pas! »

Confesser Jésus comme Fils de Dieu nous ouvre le chemin de la récompense, mais cette récompense est d'une espèce particulière: la possibilité de contempler et d'éprouver la profondeur de la miséricorde divine, une profondeur effrayante. C'est la possibilité de toucher la nature cachée et ineffable de l'amour de Dieu: il a donné son Fils unique afin que le monde soit sauvé par lui. Dans cette profondeur se trouve une réponse à chacune de nos questions murmurées, mais il faut accueillir Jésus comme le Fils de Dieu et oser entendre ses paroles.

Pour l'homme, cette profondeur de miséricorde demeure toujours incompréhensible. La divinité est impassible, le Tout-Puissant ne peut souffrir: tel est le cri de Pierre et des Juifs, des philosophes grecs et des théologiens chrétiens hellénisés. Le Fils de Dieu incarné a souffert pour nous dans la chair; dans notre effroi, soit nous disons, comme les Juifs, qu'il n'est que chair, soit nous démontrons jusqu'à l'enrouement, comme les Grecs, qu'il a souffert dans la chair, uniquement dans la chair, tandis que le divin en lui est demeuré impassible. Mais lui-même dit: « Mon cœur en moi est bouleversé, toutes mes entrailles frémissent » (Os 11:8), et c'est pourquoi « il lui fallait s'en aller à Jérusalem et y souffrir beaucoup ».

Autres réflexions

 
Pour Mt 16:20-24
20 Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Christ.
21 À dater de ce jour, Jésus commença de montrer à ses disciples qu'il lui fallait s'en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter.
22 Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner en disant : " Dieu t'en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t'arrivera point ! "
23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : " Passe derrière moi, Satan ! tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! "
24 Alors Jésus dit à ses disciples : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
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Non seulement beaucoup de pharisiens, mais les apôtres eux-mêmes ne comprenaient pas leur Maître en tout. C'est au fond ce qui explique, semble-t-il, la réaction de Pierre aux paroles de Jésus...  Lire la suite

Non seulement beaucoup de pharisiens, mais les apôtres eux-mêmes ne comprenaient pas leur Maître en tout. C'est au fond ce qui explique, semble-t-il, la réaction de Pierre aux paroles de Jésus sur Sa mort et Sa résurrection à venir. En ce qui concerne la mort et la résurrection, les disciples, semble-t-il, ne comprirent jamais vraiment Jésus, et ce n'est qu'après Sa résurrection que la situation s'éclaircit quelque peu pour eux.

Il est évident que Pierre et les autres apôtres s'en tenaient tout de même à des vues plus ou moins traditionnelles sur le Messie et le messianisme. Et ils ne comprenaient absolument pas comment le Messie pouvait mourir. Il ne s'agissait même pas du fait qu'Il ressusciterait ensuite d'entre les morts: les apôtres, comme tous leurs contemporains juifs, connaissaient bien sûr la résurrection générale au jour du Jugement. Le problème était que le Messie ne pouvait pas, ne devait pas mourir, car Il devait prendre la tête du soulèvement messianique afin de conduire ensuite la guerre sainte pour l'établissement sur la terre du Royaume de Dieu.

Et Pierre, lorsqu'il dit à Jésus: «Que cela ne T'arrive pas!», s'effraie non pas tant de la mort en elle-même, car il dira ensuite très sincèrement, pendant la Cène, qu'il est prêt à mourir auprès du Maître, que du fait que la mission de Jésus s'avérerait avoir échoué, que rien de ce qu'il attend, lui et les autres apôtres, ne se réaliserait. Cela ne pouvait tout simplement pas être, car le Messie est celui qui accomplit les plans de Dieu sur la terre; il ne peut y avoir ici d'échec. L'échec n'est possible que dans un seul cas: si cet Homme n'est pas le Messie. Mais Pierre et les autres apôtres avaient peur même de penser une telle chose.

C'est pourquoi les paroles de Jésus sur Sa mort et Sa résurrection à venir les plongent dans le choc. Mais, comme on le voit, personne en dehors de Pierre n'osa exprimer à voix haute ses craintes et ses perplexités, peut-être par peur d'entendre le pire. Il ne restait qu'à suivre le Maître et à voir ce qui se passerait ensuite.

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Pour Mt 16:20
20 Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Christ.
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Les interprètes de l'Évangile et les spécialistes du Nouveau Testament ont beaucoup discuté de ce qu'on appelle le «secret messianique» de Jésus. Pourquoi interdit-il aux disciples de parler de lui comme du Messie? Pourquoi, même lorsque Pierre a reconnu en lui précisément le Messie, le premier des apôtres et, sans doute...  Lire la suite

Les interprètes de l'Évangile et les spécialistes du Nouveau Testament ont beaucoup discuté de ce qu'on appelle le «secret messianique» de Jésus. Pourquoi interdit-il aux disciples de parler de lui comme du Messie? Pourquoi, même lorsque Pierre a reconnu en lui précisément le Messie, le premier des apôtres et, sans doute, le premier des hommes, Jésus lui ordonne-t-il de se taire, tout en reconnaissant que le mystère de sa messianité a été révélé à Pierre par l'Esprit de Dieu? La réponse la plus répandue est assez simple: Jésus n'avait pas l'intention de devenir le Messie des représentations messianiques populaires.

Or le peuple attendait du Messie des actes parfaitement compréhensibles et évidents: le Messie devait restaurer un État juif indépendant, établir dans cet État des lois conformes à la Torah et en devenir le roi. L'image du Messie-Roi était, dans la conscience populaire, inséparable de l'image d'un royaume terrestre et d'un souverain juste, semblable à David, dont le Messie devait être le descendant. Jésus, naturellement, n'avait pas l'intention de faire quoi que ce soit de semblable; c'est pourquoi une popularité «messianique» parmi le peuple ne lui était d'aucune utilité. Pourtant, il pouvait facilement obtenir une telle popularité: les miracles qu'il accomplissait étaient visibles et connus de tous. Voilà pourquoi Jésus coupe court à toutes les rumeurs sur sa messianité, et interdit même à certains de raconter les miracles qu'il a accomplis.

Mais il ne s'agissait sans doute pas seulement d'une gloire «messianique» dont Jésus n'avait pas besoin. Il s'agissait aussi des disciples eux-mêmes. Eux aussi regardaient Jésus, le Messie, à peu près comme leurs contemporains, malgré tous les efforts de Jésus pour les aider à voir la situation autrement. Le même Pierre, presque aussitôt après sa confession messianique, se met à discuter avec Jésus quand celui-ci commence à lui parler, ainsi qu'aux autres disciples, de la mort qui l'attend. Même Pierre, qui l'avait reconnu comme Messie, ne comprenait ni le sens de son chemin et de son ministère, ni la véritable signification du Messie et de son rôle dans le salut de l'humanité. Dans un tel état, il est impossible de témoigner.

Ou plutôt, c'est possible, mais ce sera un témoignage non pas sur le Messie tel qu'il est réellement, mais sur ses propres vues et suppositions concernant qui est le Messie et ce qu'il doit faire. C'est pourquoi, pour Pierre comme pour les autres apôtres, il valait mieux se taire sur la messianité de Jésus. Le Royaume est autre chose: la prédication du Royaume était accessible aux disciples, et à un certain moment Jésus lui-même les envoie prêcher ainsi, avec un succès réel.

Ce succès venait aussi de ce qu'il n'y avait là aucune représentation personnelle, aucune fantaisie ni construction conceptuelle: pendant la prédication, chacun des disciples devint simplement un instrument de l'action directe de Dieu. En revanche, dans leur relation avec lui, avec leur Maître, aucun des apôtres, y compris Pierre, n'était prêt à quelque chose de semblable: trop d'humain se dressait entre Jésus et ses disciples durant son ministère terrestre. Et il leur ordonne de se taire sur sa messianité. Jusqu'à la Résurrection, jusqu'à la Pentecôte. Jusqu'au temps où tout leur deviendra clair.

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Pour Mt 16:21-23
21 À dater de ce jour, Jésus commença de montrer à ses disciples qu'il lui fallait s'en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter.
22 Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner en disant : " Dieu t'en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t'arrivera point ! "
23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : " Passe derrière moi, Satan ! tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! "
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Les paroles du Sauveur sur Ses souffrances et Sa mort sur la croix n'ont jamais suscité chez les apôtres que peur et incompréhension. Pourquoi donc ? La réponse la plus simple est qu'ils avaient peur pour le Maître aimé, peur de Le perdre. Et pourtant il ne s'agissait sans doute pas seulement de cela. Il s'agissait aussi de ces...  Lire la suite

Ces paroles du Sauveur n'ont jamais suscité chez les apôtres que peur et incompréhension. Pourquoi donc ? La réponse la plus simple est qu'ils avaient peur pour le Maître aimé, peur de Le perdre. Et pourtant il ne s'agissait sans doute pas seulement de cela. Il s'agissait aussi des représentations messianiques que les disciples de Jésus partageaient avec leurs contemporains. À cette époque, on attendait du Messie avant tout qu'Il rétablisse un État juif indépendant et qu'Il y établisse des lois conformes à la Torah.

On regardait le Messie comme un Roi, vainqueur des païens, et comme un juste Gouvernant à qui Dieu aiderait à vaincre et à établir Son pouvoir en envoyant à Son secours l'armée angélique céleste. Un tel Messie ne pouvait tout simplement pas mourir. Il est vrai que l'image du Messie souffrant était connue de la tradition juive de cette époque. Mais un Messie souffrant n'est pas la même chose qu'un Messie qui périt.

On supposait que le Messie, bien sûr, pouvait ne pas parvenir immédiatement au pouvoir. La guerre serait longue et il y aurait peut-être, au cours de cette guerre, des moments où le Messie serait menacé, où Il se trouverait même fort probablement au bord de la mort. Mais Dieu ne Le laisserait pas périr : car une telle mort signifierait la fin, l'échec du plan de Dieu et l'effondrement de toutes les espérances du peuple de Dieu. Or Jésus parle entre-temps, et de façon tout à fait claire et univoque, précisément de Sa mort, et d'une mort non au combat, mais sur la croix, de la mort d'un criminel, non d'un guerrier héros.

Cela n'entrait tout simplement pas dans l'esprit de Pierre. Pas plus, d'ailleurs, que dans celui des autres apôtres. Mais Pierre était plus décidé dans sa franchise et osa dire ce que les autres n'avaient pas osé prononcer à haute voix. Et il se trouva, bien sûr involontairement, du côté de Satan, qui avait tenté le Sauveur dans le désert. Car l'idéal messianique traditionnel supposait justement ce que Satan avait proposé à Jésus lors de cette épreuve : établir Son Royaume sur la terre selon les lois du monde déchu, qui gît dans le mal.

L'établir non comme Royaume de l'amour, mais comme royaume de la force. Ce n'est pas un hasard si Satan n'était même pas opposé à donner à Jésus la possibilité d'agir librement en échange d'un seul signe, purement symbolique, de reconnaissance de son autorité, à lui, Satan. En échange d'une seule prosternation, dont personne ne saurait jamais rien, puisqu'il n'y avait pas de témoins. Il sait que tout royaume construit selon les lois du monde déchu lui appartiendra. Pierre, contrairement à son Maître, ne le comprend pas. Et il reçoit une réponse d'une dureté extrême. Pour son propre bien.

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Pour Mt 16:24
24 Alors Jésus dit à ses disciples : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
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Pourquoi Dieu aurait-il besoin que l'homme renonce à lui-même, à sa personnalité? Pourquoi voudrait-il l'effacement du visage? Mais il nous appelle à renoncer non à la personne, mais au moi replié sur soi. La personne comme réalité unique se manifeste lorsque...  Lire la suite

Pourquoi Dieu aurait-il besoin que l'homme renonce à lui-même, à sa personnalité? Pourquoi voudrait-il l'effacement du visage? Mais il nous appelle à renoncer non à la personne, mais au moi replié sur soi. La personne comme réalité unique se manifeste lorsque nous entrons en relation avec les autres, tandis que le moi refermé sur ses propres intérêts nous rend indiscernables les uns des autres. Dans l'orgueil, nous sommes tous identiques!

Les paroles de Jésus sur la croix sont étonnantes. Aujourd'hui, nous y mettons notre représentation de certains désagréments de la vie. Mais au temps de Jésus, ce mot ne pouvait pas avoir une telle signification: la croix était une exécution terrible et honteuse, et rien d'autre. C'est pourquoi les paroles du Christ ne pouvaient signifier qu'un appel à consentir à la souffrance, à la mort et à la honte. Et pour quoi tout ce renoncement à soi? Tout simplement: « Si quelqu'un veut venir à ma suite »...

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Pour Mt 16:24
24 Alors Jésus dit à ses disciples : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
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Pourquoi Dieu veut-IL que l’homme renonce à lui-même, a sa personnalité, à quoi Lui sert l’impersonnalité ? Dieu ne nous demande pas de renoncer à notre personnalité, mais...  Lire la suite

Pourquoi Dieu veut-IL que l’homme renonce à lui-même, a sa personnalité, à quoi Lui sert l’impersonnalité ? Dieu ne nous demande pas de renoncer à notre personnalité, mais plutôt à notre Soi. La personnalité, comme quelque chose d’unique se manifeste lorsque nous sommes en contact avec d’autres gens, alors que le Soi bloqué sur ses propres intérêts nous rend indifférents les uns des autres. Nous sommes tous similairement orgueilleux ! Raison pour laquelle ces merveilleuses paroles de Jésus par rapport à la croix ; Aujourd’hui nous pouvons substituer ces mots a une représentation de certains désavantages de la vie. Mais ces mots ne pouvaient avoir aucune autre signification à l’époque de Jésus. La croix était un supplice horrible et infâme, rien d’autre. Alors ces paroles de Jésus ne pouvaient signifier qu’un appel d’accepter la souffrance, la mort et l’opprobre. Et pourquoi accepter tout ceci ? Pourquoi ce renoncement de soi-même ? Jésus répond : « qui veut venir après Moi ».

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Pour Mt 16:24-28
24 Alors Jésus dit à ses disciples : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
25 Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera.
26 Que servira-t-il donc à l'homme de gagner le monde entier, s'il ruine sa propre vie? Ou que pourra donner l'homme en échange de sa propre vie?
27 " C'est qu'en effet le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon sa conduite.
28 En vérité je vous le dis : il en est d'ici présents qui ne goûteront pas la mort avant d'avoir vu le Fils de l'homme venant avec son Royaume.
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« Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix et qu'il me suive. » Là où le texte russe dit « aller », le texte grec emploie...  Lire la suite

« Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix et qu'il me suive. » Là où le texte russe dit « aller », le texte grec emploie « ἐλθεῖν », l'infinitif aoriste de « ἔρχομαι », aller, venir. Le sens littéral est donc: celui qui veut venir à ma suite. Il ne s'agit pas simplement de marcher quelque part derrière lui, mais de parvenir à sa suite jusqu'à un but déterminé. On peut marcher sans effort ni engagement particuliers; mais si tu veux le suivre jusqu'au but, alors entrent en vigueur les conditions qu'il propose. Et ce sont les paroles du Christ lui-même sur ce que nous devons faire.

Renie-toi toi-même. Nous ne pouvons renoncer qu'à une richesse que nous possédons ou pourrions posséder. Il est impossible de renoncer au processus de formation des icebergs en Antarctique. Mais aux icebergs eux-mêmes, oui: qu'en ferais-je? Renoncer à quelque chose signifie cesser de revendiquer le pouvoir sur cette chose. Il est impossible de renoncer à être un homme vivant. Mais il est possible de renoncer à diriger la vie de cet homme, toi-même. Se renier soi-même signifie accepter comme justes et bonnes non les fins et les circonstances de la vie qui te plaisent, mais celles que Dieu voudra te donner. Pour la plupart d'entre nous, cela signifie d'abord consentir à demeurer inaperçus et ne pas nous laisser guider par notre propre vanité ni par celle des autres.

Charge-toi de ta croix. Dans l'Évangile, la croix désigne toujours ce qui se produit au contact du divin avec ce monde pécheur. Lorsque nous sentons de l'hostilité, nous prenons habituellement la fuite ou répondons de la même manière — et souvent les deux à la fois. Le Christ ne fait ni l'un ni l'autre; il accepte la douleur et la souffrance comme les compagnes inévitables de l'amour et de l'innocence dans un monde frappé par le péché. Il s'ensuit d'ailleurs que, si tu veux te charger de ta croix, il ne suffit pas d'y consentir. Toi aussi, tu dois acquérir l'amour des autres et l'innocence, c'est-à-dire cesser de faire le mal et commencer à faire le bien.

Et suis-moi. Contrairement à l'opinion commune, la vie éternelle ne peut commencer après la mort. Ou bien elle commence déjà ici, ou bien elle ne commence pas du tout. On ne peut commencer à suivre Jésus que dans cette vie; autrement, il sera trop tard. Pour nous, les hommes, l'essentiel dans cette marche est de chercher la conduite de Dieu, de chercher la souveraineté du Saint-Esprit.

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Pour Mt 16:24-28
24 Alors Jésus dit à ses disciples : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
25 Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera.
26 Que servira-t-il donc à l'homme de gagner le monde entier, s'il ruine sa propre vie? Ou que pourra donner l'homme en échange de sa propre vie?
27 " C'est qu'en effet le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon sa conduite.
28 En vérité je vous le dis : il en est d'ici présents qui ne goûteront pas la mort avant d'avoir vu le Fils de l'homme venant avec son Royaume.
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Les paroles du Christ sur l'âme, qu'il est facile de perdre mais que l'on peut aussi sauver, sont parfois comprises de manière un peu spiritualiste. On parle de l'âme en entendant par là un principe immortel dans l'homme, que l'on peut facilement perdre si l'on se soucie trop de sa vie terrestre...  Lire la suite

Les paroles du Christ sur l'âme, qu'il est facile de perdre mais que l'on peut aussi sauver, sont parfois comprises de manière un peu spiritualiste. On parle de l'âme en entendant par là un principe immortel dans l'homme, que l'on peut facilement perdre si l'on se soucie trop de sa vie terrestre, tandis que si on la remet au Christ et qu'on Le suit en prenant sa croix, on peut la sauver. Pourtant, dans les textes du Nouveau Testament, le mot «âme» désigne le plus souvent non pas un principe immortel qui survit au corps et qu'il faudrait absolument conserver intact parce qu'autrement on mourrait complètement, mais toute la vie dans son ensemble, dans toute sa plénitude et toutes ses manifestations.

Le problème n'est pas ici de préserver en soi quelque chose de particulier qu'il ne faudrait à aucun prix perdre, même au prix de la perte de tout le reste; il s'agit de laisser le courant de vie que la Bible appelle l'âme couler librement, afin qu'il ne perde ni sa plénitude ni sa profondeur. Ici, bien sûr, l'homme lui-même joue un rôle immense, son «moi» spirituel, que la Bible appelle le coeur, d'où proviennent les désirs et les aspirations qui déterminent le cours de la vie humaine.

Dans la Bible, ces aspirations et ces désirs sont habituellement appelés pensées ou dispositions; il ne s'agit pas ici des pensées proprement dites, comme le croit parfois le lecteur moderne, mais bien des intentions, des élans, des orientations qui déterminent l'état spirituel de l'homme, le cours du courant de sa vie, et donc son chemin. En tout temps, chez tous les peuples, dans toutes les traditions spirituelles, les hommes qui cherchaient le chemin ont essayé de résoudre précisément cette tâche: celle qui concerne la qualité spirituelle de leur propre vie. Dans le yahvisme, puis dans le judaïsme, ce chemin est devenu celui de la Torah intérieure, dont les racines remontent à la période préexilique, à l'époque de la prédication du prophète Jérémie.

Ce chemin s'avérait toutefois extrêmement difficile pour l'homme, car les conséquences de la chute ne disparaissaient pas; elles l'empêchaient d'atteindre la perfection. Jésus propose, Lui, une option parfaitement claire et simple: donne-Moi ta vie, unis-la à Ma vie, et elle ne périra pas; non seulement elle sera conservée dans toute sa plénitude, mais elle acquerra une plénitude encore plus grande, dont l'homme du monde déchu ne pouvait même pas rêver. Tel est le chemin chrétien: toujours le même chemin de la Torah intérieure, parcouru dans l'unité de vie avec Celui qui est venu manifester au monde la Torah vivante dans toute sa plénitude.

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Pour Mt 16:24-28
24 Alors Jésus dit à ses disciples : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
25 Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera.
26 Que servira-t-il donc à l'homme de gagner le monde entier, s'il ruine sa propre vie? Ou que pourra donner l'homme en échange de sa propre vie?
27 " C'est qu'en effet le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon sa conduite.
28 En vérité je vous le dis : il en est d'ici présents qui ne goûteront pas la mort avant d'avoir vu le Fils de l'homme venant avec son Royaume.
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À en juger par les paroles du Sauveur, la question du Royaume n'est pas religieuse, mais vitale au plein sens du terme. C'est une question de vie et de mort...  Lire la suite

À en juger par les paroles du Sauveur, la question du Royaume n'est pas religieuse, mais vitale au plein sens du terme. C'est une question de vie et de mort. En effet, à quoi bon tout obtenir et perdre la vie, «l'âme»? Or, dans le monde déchu, la situation, comme on le voit, est précisément celle-là. Théoriquement, chacun de ceux qui vivent sur la terre peut recevoir le monde entier en son pouvoir. Mais il ne pourra pas retenir sa propre vie dans le monde déchu; le jour viendra où, malgré tout le pouvoir accessible à l'homme, sa propre vie le quittera comme l'eau s'en va dans le sable.

Telle est la particularité du monde déchu: il est impossible de le posséder véritablement, en essence; il n'y a en lui rien qui permette à l'homme d'être au sens plein, spirituel, du mot. Il contient beaucoup de choses que l'homme peut s'approprier, des choses que l'on peut avoir. Mais il n'y a rien qui permette à l'homme d'être, de correspondre au dessein de Dieu sur lui-même, conformité qui seule peut permettre à l'homme de devenir lui-même au sens authentique de ces mots. Et, comme tout ce qui n'est pas authentique, l'être imaginaire de l'homme dans le monde déchu finit par se transformer en non-être, c'est-à-dire ce qu'est tout être dans un monde coupé de son Créateur.

Il n'est pas étonnant que toutes les tentatives pour retenir, pour conserver pour soi cette misérable apparence de vie que l'on appelle ainsi dans le monde déchu ne mènent à rien. Le seul moyen de survivre est de prendre part à une autre vie, la vie véritable, la vie de ce Royaume que le Sauveur a apporté dans le monde. Ici, il ne s'agit plus d'une apparence, mais de la vraie vie dans toute sa plénitude. Mais on ne peut la recevoir qu'en renonçant à s'accrocher à cet ordre des choses auquel appartient l'apparence de vie dont nous vivons dans le monde déchu. Sinon, cela ne marchera pas. On nous propose un voyage sur un luxueux paquebot, mais pour monter à bord, il faudra quitter la planche à laquelle nous nous agrippons maintenant et qui nous permet pour un temps de rester à flot.

Et Jésus rappelle à Ses disciples la vie du Royaume, Il la leur rappelle précisément au moment où ils sont effrayés et désemparés. Car cette vie nouvelle est justement le Royaume qu'Il a apporté dans le monde. Et c'est pourquoi Sa résurrection devient le triomphe du Royaume. Mais les apôtres ne le comprendront qu'après Sa résurrection. Pour l'instant, il ne leur reste qu'à s'interroger.

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Pour Mt 16:13-28
13 Arrivé dans la région de Césarée de Philippe, Jésus posa à ses disciples cette question : " Au dire des gens, qu'est le Fils de l'homme ? "
14 Ils dirent : " Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou quelqu'un des prophètes. " -
15 " Mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je ? "
16 Simon-Pierre répondit : " Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. "
17 En réponse, Jésus lui dit : " Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux.
18 Eh bien! moi je te dis: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les Portes de l'Hadès ne tiendront pas contre elle.
19 Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux : quoi que tu lies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour lié, et quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour délié. "
20 Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Christ.
21 À dater de ce jour, Jésus commença de montrer à ses disciples qu'il lui fallait s'en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter.
22 Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner en disant : " Dieu t'en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t'arrivera point ! "
23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : " Passe derrière moi, Satan ! tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! "
24 Alors Jésus dit à ses disciples : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
25 Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera.
26 Que servira-t-il donc à l'homme de gagner le monde entier, s'il ruine sa propre vie? Ou que pourra donner l'homme en échange de sa propre vie?
27 " C'est qu'en effet le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon sa conduite.
28 En vérité je vous le dis : il en est d'ici présents qui ne goûteront pas la mort avant d'avoir vu le Fils de l'homme venant avec son Royaume.
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Les apôtres ne comprennent pas immédiatement Jésus. Pierre, en L'appelant Christ, c'est-à-dire Oint, Roi d'Israël, ne peut...  Lire la suite

Les apôtres ne comprennent pas immédiatement Jésus. Pierre, en L'appelant Christ, c'est-à-dire Oint, Roi d'Israël, ne peut contenir Ses prédictions concernant Sa propre mort à Jérusalem.

Et nous, comprenons-nous ce que signifie être chrétiens ? Car pour nous, le christianisme est le plus souvent associé à une certaine forme de vie spirituelle, à une vision particulière du monde, à un comportement particulier, à des règles de vie particulières. Notre « salut de l'âme » ne contraste-t-il pas avec les paroles sur ceux qui « veulent sauver leur âme (leur vie) » ? Il ne parle pas de règles, ni de vision du monde, ni de « valeurs chrétiennes ». Il parle de la croix, du port de la croix, comme du signe du chrétien.

Si cela nous est difficile à comprendre et à contenir, nous ne devons pas désespérer : les apôtres non plus ne le pouvaient pas. L'important est seulement d'avancer sur le chemin de cette prise de conscience. Et pour avancer, il faut connaître le but.

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Pour Mt 16:13-23
13 Arrivé dans la région de Césarée de Philippe, Jésus posa à ses disciples cette question : " Au dire des gens, qu'est le Fils de l'homme ? "
14 Ils dirent : " Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou quelqu'un des prophètes. " -
15 " Mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je ? "
16 Simon-Pierre répondit : " Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. "
17 En réponse, Jésus lui dit : " Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux.
18 Eh bien! moi je te dis: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les Portes de l'Hadès ne tiendront pas contre elle.
19 Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux : quoi que tu lies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour lié, et quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour délié. "
20 Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Christ.
21 À dater de ce jour, Jésus commença de montrer à ses disciples qu'il lui fallait s'en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter.
22 Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner en disant : " Dieu t'en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t'arrivera point ! "
23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : " Passe derrière moi, Satan ! tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! "
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Le passage du livre des Nombres raconte la méfiance humaine, la manière dont cette foule sortie d'Égypte ne voit pas, derrière ses problèmes...  Lire la suite

Le passage du livre des Nombres raconte la méfiance humaine, la manière dont cette foule sortie d'Égypte ne voit pas, derrière ses problèmes, la présence de Celui qui peut résoudre tous ses problèmes.

Comme l'opinion de la foule est contagieuse ! Même Moïse, semble-t-il, tombe sous son influence et, perdant confiance, frappe deux fois le rocher de son bâton au lieu d'en faire sortir l'eau par la PAROLE. Cette petite hésitation de celui « à qui il a été beaucoup donné » conduit pour lui à l'impossibilité d'entrer dans la terre promise tant désirée.

Le passage de l'Évangile apparaît comme une sorte de réponse à cette histoire. Jésus, après avoir entendu les opinions diverses sur Lui qui viennent de la foule, demande aux disciples : « Et vous, qui dites-vous que Je suis ? » Il les aide ainsi à surmonter cette pression de la foule. Et Il reçoit la réponse inspirée de Pierre : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ».

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Pour Mt 16:13-20
13 Arrivé dans la région de Césarée de Philippe, Jésus posa à ses disciples cette question : " Au dire des gens, qu'est le Fils de l'homme ? "
14 Ils dirent : " Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou quelqu'un des prophètes. " -
15 " Mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je ? "
16 Simon-Pierre répondit : " Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. "
17 En réponse, Jésus lui dit : " Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux.
18 Eh bien! moi je te dis: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les Portes de l'Hadès ne tiendront pas contre elle.
19 Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux : quoi que tu lies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour lié, et quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour délié. "
20 Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Christ.
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Pour qui les gens prennent-ils Jésus ? Cette question se pose encore à chacun de nous, et les réponses que l’on entend sont diverses  Lire la suite

Pour qui les gens prennent-ils Jésus ? Cette question se pose encore à chacun de nous, et les réponses que l’on entend sont diverses.

D’abord, Il interroge les disciples sur les opinions qui circulent dans le peuple. Les opinions rapportées par les disciples diffèrent, au fond, par le nom mentionné, mais elles se ramènent toutes à voir en Jésus un grand prophète. Et cette opinion, à vrai dire, n’a pas disparu, car le maximum que les gens puissent conclure, en regardant de loin, c’est qu’Il est prophète. À notre époque, on ajouterait d’autres définitions, par exemple « grand maître », etc. Mais, jusqu’à un certain moment, toutes ces définitions relèvent de l’information abstraite.

Puis Il demande aux disciples leur opinion personnelle, et cette question nous est adressée à tous. Ici cesse la théorie nue, et vient l’heure du choix. De celui que je reconnais être le Christ dépend la manière dont je vais vivre.

C’est pourquoi la confession de Pierre ne fut pas seulement sa reconnaissance personnelle de Jésus comme Christ, Fils de Dieu. Par sa bouche, tous les apôtres ont confessé le Christ, et à cette confession se joignent les disciples de tous les temps et de tous les peuples. Ce ne sont pas la chair et le sang qui l’ont révélé à Pierre : cela signifie que ce ne sont ni les réflexions ni les traditions humaines, mais le Père céleste. Les réflexions humaines peuvent mener jusqu’au seuil de la vérité, mais c’est le Seigneur Lui-même qui nous aide, mystérieusement et imperceptiblement pour la perception ordinaire, à franchir ce seuil.

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Pour Mt 16:1-28
Les Pharisiens et les Sadducéens s'approchèrent alors et lui demandèrent, pour le mettre à l'épreuve, de leur faire voir un signe venant du ciel.
Il leur répondit : " Au crépuscule vous dites : Il va faire beau temps, car le ciel est rouge feu ;
et à l'aurore: Mauvais temps aujourd'hui, car le ciel est d'un rouge sombre. Ainsi, le visage du ciel, vous savez l'interpréter, et pour les signes des temps vous n'en êtes pas capables!
Génération mauvaise et adultère ! elle réclame un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe de Jonas. " Et les laissant, il s'en alla.
Comme ils passaient sur l'autre rive, les disciples avaient oublié de prendre des pains.
Or Jésus leur dit : " Ouvrez l'œil et méfiez-vous du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! "
Et eux de faire en eux-mêmes cette réflexion : " C'est que nous n'avons pas pris de pains. "
Le sachant, Jésus dit : " Gens de peu de foi, pourquoi faire en vous-mêmes cette réflexion, que vous n'avez pas de pains ?
Vous ne comprenez pas encore? Vous ne vous rappelez pas les cinq pains pour les cinq mille hommes, et le nombre de couffins que vous en avez retirés?
10 ni les sept pains pour les quatre mille hommes, et le nombre de corbeilles que vous en avez retirées?
11 Comment ne comprenez-vous pas que ma parole ne visait pas des pains ? Méfiez-vous, dis-je, du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! "
12 Alors ils comprirent qu'il avait dit de se méfier, non du levain dont on fait le pain, mais de l'enseignement des Pharisiens et des Sadducéens.
13 Arrivé dans la région de Césarée de Philippe, Jésus posa à ses disciples cette question : " Au dire des gens, qu'est le Fils de l'homme ? "
14 Ils dirent : " Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou quelqu'un des prophètes. " -
15 " Mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je ? "
16 Simon-Pierre répondit : " Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. "
17 En réponse, Jésus lui dit : " Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux.
18 Eh bien! moi je te dis: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les Portes de l'Hadès ne tiendront pas contre elle.
19 Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux : quoi que tu lies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour lié, et quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour délié. "
20 Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Christ.
21 À dater de ce jour, Jésus commença de montrer à ses disciples qu'il lui fallait s'en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter.
22 Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner en disant : " Dieu t'en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t'arrivera point ! "
23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : " Passe derrière moi, Satan ! tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! "
24 Alors Jésus dit à ses disciples : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
25 Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera.
26 Que servira-t-il donc à l'homme de gagner le monde entier, s'il ruine sa propre vie? Ou que pourra donner l'homme en échange de sa propre vie?
27 " C'est qu'en effet le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon sa conduite.
28 En vérité je vous le dis : il en est d'ici présents qui ne goûteront pas la mort avant d'avoir vu le Fils de l'homme venant avec son Royaume.
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La foi est l’une des réalités les plus mystérieuses au monde. D’où naît chez l’homme la disposition à s’adresser clairement et sans équivoque à un homme nommé Jésus...  Lire la suite

La foi est l’une des réalités les plus mystérieuses au monde. D’où naît chez l’homme la disposition à s’adresser clairement et sans équivoque à un homme nommé Jésus et à Lui dire : « Tu es le Christ », c’est-à-dire l’Oint, le Roi que tous les peuples de la terre attendent avec espérance ? Dans le cas des contemporains et compatriotes de Jésus, on peut peut-être l’expliquer par leur représentation du Messie comme héros national libérateur. Mais comment l’expliquer aujourd’hui, alors que chacun sait que l’action de Jésus a conduit à Son exécution ? Reconnaître seulement qu’il est aujourd’hui possible de s’adresser à Lui exige déjà de l’homme certaines conceptions du monde inhabituelles. Ces questions restent sans réponse dans l’Évangile. Ou plutôt, sans réponse humaine : « la chair et le sang », c’est-à-dire l’homme livré à lui-même, n’ont aucune raison de prononcer ces paroles. C’est un mystère. C’est l’action, en l’homme, de son Père céleste, qui le conduit vers Son Fils unique...

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Pour Mt 16:1-28
Les Pharisiens et les Sadducéens s'approchèrent alors et lui demandèrent, pour le mettre à l'épreuve, de leur faire voir un signe venant du ciel.
Il leur répondit : " Au crépuscule vous dites : Il va faire beau temps, car le ciel est rouge feu ;
et à l'aurore: Mauvais temps aujourd'hui, car le ciel est d'un rouge sombre. Ainsi, le visage du ciel, vous savez l'interpréter, et pour les signes des temps vous n'en êtes pas capables!
Génération mauvaise et adultère ! elle réclame un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe de Jonas. " Et les laissant, il s'en alla.
Comme ils passaient sur l'autre rive, les disciples avaient oublié de prendre des pains.
Or Jésus leur dit : " Ouvrez l'œil et méfiez-vous du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! "
Et eux de faire en eux-mêmes cette réflexion : " C'est que nous n'avons pas pris de pains. "
Le sachant, Jésus dit : " Gens de peu de foi, pourquoi faire en vous-mêmes cette réflexion, que vous n'avez pas de pains ?
Vous ne comprenez pas encore? Vous ne vous rappelez pas les cinq pains pour les cinq mille hommes, et le nombre de couffins que vous en avez retirés?
10 ni les sept pains pour les quatre mille hommes, et le nombre de corbeilles que vous en avez retirées?
11 Comment ne comprenez-vous pas que ma parole ne visait pas des pains ? Méfiez-vous, dis-je, du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! "
12 Alors ils comprirent qu'il avait dit de se méfier, non du levain dont on fait le pain, mais de l'enseignement des Pharisiens et des Sadducéens.
13 Arrivé dans la région de Césarée de Philippe, Jésus posa à ses disciples cette question : " Au dire des gens, qu'est le Fils de l'homme ? "
14 Ils dirent : " Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou quelqu'un des prophètes. " -
15 " Mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je ? "
16 Simon-Pierre répondit : " Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. "
17 En réponse, Jésus lui dit : " Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux.
18 Eh bien! moi je te dis: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les Portes de l'Hadès ne tiendront pas contre elle.
19 Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux : quoi que tu lies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour lié, et quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour délié. "
20 Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Christ.
21 À dater de ce jour, Jésus commença de montrer à ses disciples qu'il lui fallait s'en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter.
22 Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner en disant : " Dieu t'en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t'arrivera point ! "
23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : " Passe derrière moi, Satan ! tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! "
24 Alors Jésus dit à ses disciples : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
25 Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera.
26 Que servira-t-il donc à l'homme de gagner le monde entier, s'il ruine sa propre vie? Ou que pourra donner l'homme en échange de sa propre vie?
27 " C'est qu'en effet le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon sa conduite.
28 En vérité je vous le dis : il en est d'ici présents qui ne goûteront pas la mort avant d'avoir vu le Fils de l'homme venant avec son Royaume.
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La lecture d'aujourd'hui nous raconte la confession de Pierre, précédée des conversations de Jésus avec les pharisiens au sujet des signes (« prodiges ») et avec les disciples au sujet du « levain des pharisiens et des sadducéens ». Elle s'achève par la description du dialogue de Pierre avec Jésus, au cours duquel...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui nous raconte la confession de Pierre (v. 13-20), précédée des conversations de Jésus avec les pharisiens au sujet des signes (« prodiges », v. 1-4) et avec les disciples au sujet du « levain des pharisiens et des sadducéens » (v. 5-12). Elle s'achève par la description du dialogue de Pierre avec Jésus, au cours duquel Jésus parle de Son disciple avec assez de rudesse (v. 21-28).

Manifestement, l'événement central ici est précisément la confession de Pierre, qui reconnaît en Jésus le Messie-Christ promis par Dieu, tandis que le peuple Le tenait pour un prophète (v. 14-16). Alors Jésus, confirmant la conclusion de Pierre, dit qu'il n'a pu le comprendre que grâce à une révélation venant de Dieu (v. 17).

Il semblerait que les disciples de Jésus n'étaient pas les seuls à attendre le Messie : aux temps évangéliques, les attentes messianiques étaient très vives dans le peuple juif. Mais justement, Jésus ressemblait moins que tout au Messie qu'attendaient le peuple et les rabbins savants. Le peuple attendait un Messie-roi qui libérerait la Judée du pouvoir de Rome ; les rabbins savants et les théologiens scribes voulaient voir un Messie qui correspondrait à leurs théories théologiques. Ce n'est pas par hasard que les pharisiens et les sadducéens demandent à Jésus de leur montrer l'un de ces signes messianiques par lesquels, selon leurs propres conceptions, on pouvait seulement reconnaître le Messie. Et Jésus refuse, non parce que, bien sûr, cela Lui aurait été difficile, mais parce qu'Il ne voulait « s'inscrire » dans aucun concept théologique et n'avait pas l'intention de « correspondre » aux représentations de qui que ce soit. Accepter un tel Messie, ne correspondant à aucune norme ni opinion communément admise, en qui la majorité était prête à voir plutôt un impie et un transgresseur de la Torah qu'un Messie, n'était réellement possible que par révélation.

Peu après cela, le temps vint pour Pierre et les autres disciples d'apprendre la croix et la Résurrection (v. 21), et il apparut alors que cette connaissance était insupportable pour l'homme. Accepter un Messie persécuté et souffrant était encore possible, d'autant que l'image du Messie souffrant était bien connue de tout Juif croyant par le livre d'Isaïe, mais se résigner à Sa défaite complète se révéla absolument impensable ; or la mort sur la croix était perçue par Pierre et les autres apôtres seulement comme une défaite. Quant à la réalité de la résurrection en général et de la Résurrection du Christ en particulier, elle n'était pour eux qu'une perspective lointaine, si bien que, même lorsqu'Il ressuscita, ils ne purent pas encore longtemps y croire jusqu'au bout.

Il n'est pas étonnant que Pierre ne puisse se résigner à l'idée de la nécessité de la mort du Maître (v. 22). Mais Jésus demeure ici aussi inflexible : on ne peut pas s'arrêter à mi-chemin, on ne peut pas accepter le Messie sans accepter Son chemin. L'homme qui agit ainsi se transforme de disciple en adversaire (v. 23). Il n'y a qu'un seul chemin vers le Royaume (v. 24-27), et l'on ne peut y parvenir qu'en le parcourant jusqu'au bout.

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