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RÉFLEXIONS pour Mc 16:1-20

Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller oindre le corps.
Et de grand matin, le premier jour de la semaine, elles vont à la tombe, le soleil s'étant levé.
Elles se disaient entre elles : " Qui nous roulera la pierre hors de la porte du tombeau ? "
Et ayant levé les yeux, elles virent que la pierre avait été roulée de côté: or elle était fort grande.
Étant entrées dans le tombeau, elles virent un jeune homme assis à droite, vêtu d'une robe blanche, et elles furent saisies de stupeur.
Mais il leur dit : " Ne vous effrayez pas. C'est Jésus le Nazarénien que vous cherchez, le Crucifié : il est ressuscité, il n'est pas ici. Voici le lieu où on l'avait mis.
Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu'il vous précède en Galilée : c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit. "
Elles sortirent et s'enfuirent du tombeau, parce qu'elles étaient toutes tremblantes et hors d'elles-mêmes. Et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur...
Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, il apparut d'abord à Marie de Magdala dont il avait chassé sept démons.
10 Celle-ci alla le rapporter à ceux qui avaient été ses compagnons et qui étaient dans le deuil et les larmes.
11 Et ceux-là, l'entendant dire qu'il vivait et qu'elle l'avait vu, ne la crurent pas.
12 Après cela, il se manifesta sous d'autres traits à deux d'entre eux qui étaient en chemin et s'en allaient à la campagne.
13 Et ceux-là revinrent l'annoncer aux autres, mais on ne les crut pas non plus.
14 Enfin il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table, et il leur reprocha leur incrédulité et leur obstination à ne pas ajouter foi à ceux qui l'avaient vu ressuscité.
15 Et il leur dit : " Allez dans le monde entier, proclamez l'Évangile à toute la création.
16 Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; celui qui ne croira pas, sera condamné.
17 Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom ils chasseront les démons, ils parleront en langues nouvelles,
18 ils saisiront des serpents, et s'ils boivent quelque poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux infirmes et ceux-ci seront guéris. "
19 Or le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et il s'assit à la droite de Dieu.
20 Pour eux, ils s'en allèrent prêcher en tout lieu, le Seigneur agissant avec eux et confirmant la Parole par les signes qui l'accompagnaient.
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Dans l'Évangile selon Marc, le récit de la Résurrection est beaucoup plus court que dans les autres évangiles; il tient seulement en vingt versets. Et le fondement du récit se révèle ici, aussi paradoxal que cela soit, être le thème de l'incrédulité ou de la défiance envers le témoignage de ceux qui avaient vu le Ressuscité ( v. 8, 11, 13). Il semblerait que les apôtres auraient pu et dû se réjouir d'entendre la nouvelle de la Résurrection, car tout récemment encore, il y a seulement trois jours, il leur semblait que tout était déjà fini et qu'il n'y avait plus rien à attendre. Certes, il y avait là aussi un élément d'inattendu et d'invraisemblable. Mais il y avait sans doute autre chose: l'incapacité à accueillir une surprise pourtant si attendue. Précisément attendue: car la plupart des Juifs croyants de l'époque évangélique croyaient à la résurrection générale au dernier jour et au Jugement dernier. De plus, Jésus avait plusieurs fois parlé à Ses disciples de Sa mort et de Sa Résurrection, qui devait suivre cette mort. Et c'est justement cela qui entrait le moins dans la conscience des apôtres; c'est pourquoi la nouvelle de la Résurrection se révéla inattendue pour eux. Ici se manifeste, semble-t-il, une propriété générale de la nature humaine déchue: l'inconstance. Bien sûr, en principe, aucun des apôtres n'aurait jamais douté de la résurrection générale ni du Jugement dernier. Sans doute, en principe, même la résurrection de leur Maître ne leur aurait pas paru impossible ou invraisemblable. Mais lorsque cela arriva, il apparut que tout cela était précisément « en général » et « en principe ». Et nullement parce que la foi des apôtres était plus faible que celle de leurs contemporains ou des nôtres. Simplement, lorsque des siècles passent entre la promesse et son accomplissement, la foi en ce qui est promis devient quelque peu abstraite. Elle cesse d'être une réalité concrète que l'on attend de jour en jour, comme les premiers chrétiens attendaient le Second Avènement promis par le Sauveur. L'objet de l'attention spirituelle devient non plus l'événement promis, mais l'attente elle-même. Elle devient le but et le contenu de la vie religieuse. Et alors il arrive souvent que, lorsque ce qui était promis survient, ceux qui s'y étaient préparés le plus longtemps et le plus activement se trouvent justement les moins prêts à sa venue. Mais lorsque ce qui a été si longtemps attendu se produit malgré tout, chacun doit pour ainsi dire voir et vivre à nouveau la réalité nouvelle qui entre dans le monde et qui met fin à tout ce qui était auparavant, y compris à l'attente elle-même. C'est la dernière frontière; au-delà, c'est le Royaume.

Autres réflexions

 
Pour Mc 16:1-20
Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller oindre le corps.
Et de grand matin, le premier jour de la semaine, elles vont à la tombe, le soleil s'étant levé.
Elles se disaient entre elles : " Qui nous roulera la pierre hors de la porte du tombeau ? "
Et ayant levé les yeux, elles virent que la pierre avait été roulée de côté: or elle était fort grande.
Étant entrées dans le tombeau, elles virent un jeune homme assis à droite, vêtu d'une robe blanche, et elles furent saisies de stupeur.
Mais il leur dit : " Ne vous effrayez pas. C'est Jésus le Nazarénien que vous cherchez, le Crucifié : il est ressuscité, il n'est pas ici. Voici le lieu où on l'avait mis.
Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu'il vous précède en Galilée : c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit. "
Elles sortirent et s'enfuirent du tombeau, parce qu'elles étaient toutes tremblantes et hors d'elles-mêmes. Et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur...
Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, il apparut d'abord à Marie de Magdala dont il avait chassé sept démons.
10 Celle-ci alla le rapporter à ceux qui avaient été ses compagnons et qui étaient dans le deuil et les larmes.
11 Et ceux-là, l'entendant dire qu'il vivait et qu'elle l'avait vu, ne la crurent pas.
12 Après cela, il se manifesta sous d'autres traits à deux d'entre eux qui étaient en chemin et s'en allaient à la campagne.
13 Et ceux-là revinrent l'annoncer aux autres, mais on ne les crut pas non plus.
14 Enfin il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table, et il leur reprocha leur incrédulité et leur obstination à ne pas ajouter foi à ceux qui l'avaient vu ressuscité.
15 Et il leur dit : " Allez dans le monde entier, proclamez l'Évangile à toute la création.
16 Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; celui qui ne croira pas, sera condamné.
17 Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom ils chasseront les démons, ils parleront en langues nouvelles,
18 ils saisiront des serpents, et s'ils boivent quelque poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux infirmes et ceux-ci seront guéris. "
19 Or le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et il s'assit à la droite de Dieu.
20 Pour eux, ils s'en allèrent prêcher en tout lieu, le Seigneur agissant avec eux et confirmant la Parole par les signes qui l'accompagnaient.
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Marc présente les événements après la Résurrection du Christ très brièvement. Presque tous les épisodes de ce récit sont décrits plus en détail dans...  Lire la suite

Marc présente les événements après la Résurrection du Christ très brièvement. Presque tous les épisodes de ce récit sont décrits plus en détail dans les autres Évangiles. Marc veut souligner l'essentiel. Ainsi, les disciples se cachent des persécutions, saisis de tristesse et de désespoir. Seules quelques femmes, qui n'avaient pas abandonné Jésus à l'heure de Sa mort, veulent maintenant Lui rendre les derniers devoirs et achever l'ensevelissement qu'elles n'avaient pas terminé à cause du repos du sabbat. C'est à elles, Ses disciples les plus fidèles, que l'Ange annonce une nouvelle bouleversante, terrible et en même temps joyeuse : Il est ressuscité. Il n'est pas ici. Mais les disciples ne peuvent croire ni Marie Madeleine, à qui Jésus est apparu, ni les deux autres disciples qui L'ont vu. Ils sont tellement absorbés par leur chagrin et leur désespoir que leur coeur se ferme à l'espérance, bien que Jésus leur ait plusieurs fois prédit Sa Résurrection. Enfin, Jésus Lui-même apparaît au milieu d'eux et leur reproche la dureté de leur coeur et leur incrédulité. Par Son apparition, Il dissipe leur peine et leur peur.

Le Sauveur ressuscité envoie les disciples annoncer à « toute la création » la bonne nouvelle de la vie nouvelle commencée avec Sa Résurrection. Il dit que, par la foi et le baptême, l'homme entre déjà dans cette vie dans le salut : libération de l'esclavage de la peur, du péché, de la mort, de la condamnation éternelle. Le Christ nomme les signes miraculeux et les dons que possède désormais l'humanité nouvelle, régénérée et ressuscitée à la vie en Dieu. Le pouvoir des disciples du Christ sur la mort, la maladie et les forces obscures témoigne de la présence au milieu d'eux du Christ Lui-même. Aujourd'hui encore, Il vit au milieu de nous et en nous, bénissant la prédication de l'Évangile de la Vie.

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Pour Mc 16:1-8
Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller oindre le corps.
Et de grand matin, le premier jour de la semaine, elles vont à la tombe, le soleil s'étant levé.
Elles se disaient entre elles : " Qui nous roulera la pierre hors de la porte du tombeau ? "
Et ayant levé les yeux, elles virent que la pierre avait été roulée de côté: or elle était fort grande.
Étant entrées dans le tombeau, elles virent un jeune homme assis à droite, vêtu d'une robe blanche, et elles furent saisies de stupeur.
Mais il leur dit : " Ne vous effrayez pas. C'est Jésus le Nazarénien que vous cherchez, le Crucifié : il est ressuscité, il n'est pas ici. Voici le lieu où on l'avait mis.
Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu'il vous précède en Galilée : c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit. "
Elles sortirent et s'enfuirent du tombeau, parce qu'elles étaient toutes tremblantes et hors d'elles-mêmes. Et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur...
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Dès que cela devint possible, les femmes myrophores partirent oindre le corps de Jésus avec des aromates spéciaux. Quand tous les autres disciples dormaient ou étaient dans le désarroi, ces femmes vinrent au tombeau pour faire le peu qui était en leur pouvoir, elles...  Lire la suite

Dès que cela devint possible, les femmes myrophores partirent oindre le corps de Jésus avec des aromates spéciaux. Quand tous les autres disciples dormaient ou étaient dans le désarroi, ces femmes vinrent au tombeau pour faire le peu qui était en leur pouvoir. Sans hésiter, elles voulaient rendre les derniers honneurs au corps du maître aimé, bien qu'il n'y eût avec elles personne qui pût rouler la lourde pierre de l'entrée de la grotte.

Elles ont suivi la voie du coeur, et non celle de la raison. Et sur cette voie, elles furent les premières à rencontrer l'annonce de la Résurrection. Les coeurs des myrophores étaient si simples et si ouverts qu'elles crurent aussitôt les paroles de l'ange, qui leur parla de Jésus et leur montra le tombeau vide. Aux autres disciples, le Seigneur apparut lui-même ; à certains, il permit même de s'assurer par le toucher que c'était bien lui. Mais celles qui apprirent les premières la Résurrection étaient vraiment pauvres en esprit, parce qu'elles ne demandaient ni preuves ni signes.

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Pour Mc 16:1-8
Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller oindre le corps.
Et de grand matin, le premier jour de la semaine, elles vont à la tombe, le soleil s'étant levé.
Elles se disaient entre elles : " Qui nous roulera la pierre hors de la porte du tombeau ? "
Et ayant levé les yeux, elles virent que la pierre avait été roulée de côté: or elle était fort grande.
Étant entrées dans le tombeau, elles virent un jeune homme assis à droite, vêtu d'une robe blanche, et elles furent saisies de stupeur.
Mais il leur dit : " Ne vous effrayez pas. C'est Jésus le Nazarénien que vous cherchez, le Crucifié : il est ressuscité, il n'est pas ici. Voici le lieu où on l'avait mis.
Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu'il vous précède en Galilée : c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit. "
Elles sortirent et s'enfuirent du tombeau, parce qu'elles étaient toutes tremblantes et hors d'elles-mêmes. Et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur...
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Marc décrit la Résurrection comme un événement tout à fait inattendu pour tous, y compris pour les disciples eux-mêmes. Les femmes qui vont au tombeau ne sont préoccupées que d'un seul problème...  Lire la suite

Marc décrit la Résurrection comme un événement tout à fait inattendu pour tous, y compris pour les disciples eux-mêmes. Les femmes qui vont au tombeau ne sont préoccupées que d'un seul problème : la pierre qui fermait habituellement l'entrée était trop lourde pour elles, elles n'auraient pas pu la rouler elles-mêmes. Elles n'attendent plus aucun miracle : leur Maître est mort, et Il est allé volontairement à la mort ; tout est donc fini.

En réalité, les événements se déroulent dès le début tout autrement qu'elles ne l'attendaient : cette pierre même à laquelle elles avaient tant pensé et qui leur paraissait être le problème principal ne leur causa aucun problème, elle avait déjà été roulée loin de l'entrée. Et tout ce qui suivit se révéla également tout à fait inattendu, différent de ce que l'on pouvait attendre selon la logique de notre monde déchu. Au lieu de la mort, les femmes venues au tombeau trouvent la vie ; au lieu des rites funèbres pour lesquels elles étaient venues, elles reçoivent l'annonce de la Résurrection.

La logique du Royaume a toujours été autre que la logique du monde déchu, et dès le début de son entrée dans le monde, cette logique du Royaume a dérouté ceux qui n'étaient pas prêts à la rencontrer ; or personne ne s'y trouve prêt, pas même celui qui a personnellement entendu parler du Royaume par Celui qui l'a apporté dans le monde. De quoi, semble-t-il, les femmes auraient-elles à s'effrayer en apprenant la résurrection de leur Maître ? Elles avaient dû entendre parler de la résurrection au dernier jour non seulement par Lui, mais aussi par d'autres : la foi en la résurrection universelle était répandue parmi les Juifs croyants, sinon partout, du moins très largement. Seuls n'y croyaient peut-être pas certains représentants du sommet sacerdotal et des aristocrates à la pensée « libérale », mais tous étaient plutôt des exceptions à la règle générale.

On pourrait certes penser que les femmes eurent simplement peur, comme les apôtres eurent peur plus tard en voyant Jésus ressuscité, qu'ils prirent pour un fantôme, pour une ombre sortie du tombeau. Il est possible aussi qu'elles aient eu peur en voyant l'ange et en comprenant qui se tenait devant elles, car la rencontre avec les messagers de Dieu n'était pas toujours considérée comme sans danger. Mais il est plus vraisemblable qu'elles eurent peur parce qu'elles n'étaient tout simplement pas intérieurement prêtes à ce qu'elles savaient en principe et dont elles ne doutaient pas de la réalité, si l'on en parlait « en général ».

Elles croyaient à la résurrection « en général », comme tous, mais elles n'étaient pas prêtes à croire à sa réalité ici et maintenant. De là viennent la peur, la fuite et, surtout, le silence : il est impossible de témoigner de ce qui n'est pas encore vraiment entré dans sa propre vie, de ce qui n'est pas encore compris et vécu jusqu'au bout. Plus tard viendra le temps du témoignage, mais pas tout de suite : après la Pentecôte, lorsque l'Esprit de Dieu aidera les témoins de la Résurrection à prendre conscience de ce dont ils sont devenus les témoins.

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Pour Mc 16:5-6
Étant entrées dans le tombeau, elles virent un jeune homme assis à droite, vêtu d'une robe blanche, et elles furent saisies de stupeur.
Mais il leur dit : " Ne vous effrayez pas. C'est Jésus le Nazarénien que vous cherchez, le Crucifié : il est ressuscité, il n'est pas ici. Voici le lieu où on l'avait mis.
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Celles qui étaient venues au tombeau furent saisies d'effroi en voyant la pierre roulée et l'ange annonçant la nouvelle de la Résurrection. Même après ses...  Lire la suite

Celles qui étaient venues au tombeau furent saisies d'effroi en voyant la pierre roulée et l'ange annonçant la nouvelle de la Résurrection. Même après ses paroles « ne soyez pas effrayées », elles continuent à éprouver une telle crainte qu'au début elles ne disent rien à personne.

La rencontre avec le Très-Haut ébranle toujours l'homme ; elle suscite une crainte tout à fait naturelle même chez ceux que n'effrayaient ni la colère possible des dirigeants ni l'hostilité de « l'opinion publique ». Mais précisément Celui qui est plus haut que tout ce qui est naturel dit sans cesse : « n'ayez pas peur ! » Car il a apporté la joie.

La joie de la Résurrection, qui demeure une joyeuse nouvelle, si incompréhensible qu'elle puisse paraître.

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Pour Mc 16:6
Mais il leur dit : " Ne vous effrayez pas. C'est Jésus le Nazarénien que vous cherchez, le Crucifié : il est ressuscité, il n'est pas ici. Voici le lieu où on l'avait mis.
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L'ange que rencontrent les femmes venues au tombeau du Maître leur annonce une nouvelle bouleversante : « Il est ressuscité ». Ainsi entre dans le monde le fait qui fonde la foi chrétienne. Non l'idée de la divino-humanité, non la beauté de l'enseignement moral de Jésus, mais un fait. Et le christianisme n'est pas une construction théologique, mais l'accueil de ce fait dans sa propre biographie. Regardez comment le contenu du verset que nous avons lu y aide...  Lire la suite

L'ange que rencontrent les femmes venues au tombeau du Maître leur annonce une nouvelle bouleversante : « Il est ressuscité ». Ainsi entre dans le monde le fait qui fonde la foi chrétienne. Il faut le souligner : non l'idée de la divino-humanité, non la beauté de l'enseignement moral de Jésus, mais un fait. Et le christianisme n'est pas une construction théologique, mais l'accueil de ce fait dans sa propre biographie. Regardez comment le contenu du verset que nous avons lu y aide.

Avant tout, la nouvelle est apportée par un ange, un messager de Dieu ; l'information qu'il transmet a donc un niveau surnaturel de vérité. Il commence par ces mots : « Ne soyez pas effrayées ». Dieu commence presque tout contact avec l'homme de cette façon, faisant comprendre que Sa toute-puissance ne sera pas dirigée contre l'homme. « Vous cherchez Jésus de Nazareth » : il ne s'agit pas d'une idée abstraite, mais d'un Homme absolument concret, qui a vécu une vie terrestre réelle. « Le crucifié » : sans la mort, plus exactement sans le sacrifice, plus exactement encore sans l'exécution volontairement acceptée pour mes péchés, Jésus n'a aucun rapport avec moi, avec ma biographie. « Il est ressuscité » : voilà le centre du message, qui signifie la victoire du Christ sur la mort, sur toute mort, et donc sur la mienne. « Il n'est pas ici » : le Christ ne peut être « pris » par aucun lieu, pas même par un tombeau ; Il est libre et capable de nous libérer.

Mais tout cela n'est pas une simple abstraction, ni un événement purement spirituel : « Voici le lieu où on L'avait déposé » ; tout cela se produit dans le temps et dans l'espace, là où se déroule aussi notre vie, désormais capable d'accueillir la Résurrection du Christ.

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Pour Mc 16:9-20
Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, il apparut d'abord à Marie de Magdala dont il avait chassé sept démons.
10 Celle-ci alla le rapporter à ceux qui avaient été ses compagnons et qui étaient dans le deuil et les larmes.
11 Et ceux-là, l'entendant dire qu'il vivait et qu'elle l'avait vu, ne la crurent pas.
12 Après cela, il se manifesta sous d'autres traits à deux d'entre eux qui étaient en chemin et s'en allaient à la campagne.
13 Et ceux-là revinrent l'annoncer aux autres, mais on ne les crut pas non plus.
14 Enfin il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table, et il leur reprocha leur incrédulité et leur obstination à ne pas ajouter foi à ceux qui l'avaient vu ressuscité.
15 Et il leur dit : " Allez dans le monde entier, proclamez l'Évangile à toute la création.
16 Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; celui qui ne croira pas, sera condamné.
17 Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom ils chasseront les démons, ils parleront en langues nouvelles,
18 ils saisiront des serpents, et s'ils boivent quelque poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux infirmes et ceux-ci seront guéris. "
19 Or le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et il s'assit à la droite de Dieu.
20 Pour eux, ils s'en allèrent prêcher en tout lieu, le Seigneur agissant avec eux et confirmant la Parole par les signes qui l'accompagnaient.
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Ressuscité, le Christ ne se montra pas aussitôt aux apôtres, mais d'abord à Marie Madeleine, l'une de ces femmes...  Lire la suite

Ressuscité, le Christ ne se montra pas aussitôt aux apôtres, mais d'abord à Marie Madeleine, l'une de ces femmes qui l'avaient enseveli, puis seulement à quelques-uns des disciples. Même les apôtres eurent du mal à croire ceux qui avaient vu les premiers le Ressuscité. Pour cela, lorsqu'il apparut à tous les apôtres, il leur reprocha non seulement leur incrédulité, mais aussi leur dureté de coeur.

En raisonnant humainement, on peut reconnaître la justice du reproche et commencer à se rappeler par quoi encore les coupables l'avaient mérité. Mais c'est précisément à eux, les coeurs durs, que le Christ confie aussitôt la mission de porter l'Évangile au monde entier. Plus encore, il leur donne la possibilité d'appuyer la prédication par des signes confirmant la vérité de l'enseignement sauveur. Ainsi, la dureté de coeur des disciples n'est pas fatale ; sa glace peut être fondue par le soleil de la Résurrection.

Le Seigneur ne repousse pas ceux qui ont trébuché, mais les appelle de nouveau, eux et nous, à sa suite, précisément parce qu'on ne peut recevoir ses dons, le salut et la transfiguration, qu'en marchant derrière lui.

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Pour Mc 16:15-18
15 Et il leur dit : " Allez dans le monde entier, proclamez l'Évangile à toute la création.
16 Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; celui qui ne croira pas, sera condamné.
17 Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom ils chasseront les démons, ils parleront en langues nouvelles,
18 ils saisiront des serpents, et s'ils boivent quelque poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux infirmes et ceux-ci seront guéris. "
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Avant de monter vers le Père, Jésus, en envoyant les disciples prêcher, leur adresse une parole d'envoi. Il les appelle à annoncer la bonne nouvelle au monde entier, à « toute la création », puis...  Lire la suite

Avant de monter vers le Père, Jésus, en envoyant les disciples prêcher, leur adresse une parole d'envoi. Il les appelle à annoncer la bonne nouvelle au monde entier, à « toute la création », puis il énumère les miracles qui doivent accompagner ceux qui auront cru. Ces signes de la présence divine paraissent tout simplement fantastiques, et la tentation est grande de les comprendre non pas littéralement, mais de manière figurée. Pourtant, dans les derniers versets de ce chapitre, Marc dit clairement que leur prédication s'accomplissait avec « la confirmation de la parole par les signes qui l'accompagnaient ».

Combien souvent nous ne prêchons que par la parole, nous racontons les vérités évangéliques, mais nous ne les incarnons pas dans notre propre vie. C'est de cela que le Sauveur nous met en garde avant son Ascension, en insistant sur le fait que les paroles doivent être accompagnées de signes. Notre foi, bien sûr, n'est pas aussi forte qu'elle l'était chez les apôtres, et nous ne pouvons pas guérir les malades par notre ombre, comme Pierre. Ce que nous pouvons faire, c'est seulement espérer que le Seigneur lui-même accomplira le miracle, et essayer, selon nos forces, de soulager la souffrance du prochain. Ce sera le signe réel de notre foi vivante.

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Pour Mc 16:15-18
15 Et il leur dit : " Allez dans le monde entier, proclamez l'Évangile à toute la création.
16 Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; celui qui ne croira pas, sera condamné.
17 Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom ils chasseront les démons, ils parleront en langues nouvelles,
18 ils saisiront des serpents, et s'ils boivent quelque poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux infirmes et ceux-ci seront guéris. "
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Ces paroles sur ceux qui auront cru nous effraient souvent, car elles semblent dire qu'il y a très peu de croyants parmi nous. Pourtant...  Lire la suite

Ces paroles sur ceux qui auront cru nous effraient souvent, car elles semblent dire qu'il y a très peu de croyants parmi nous. Pourtant nous ignorons souvent ce qui se passe dans notre propre vie. Chasser un démon ne signifie pas toujours guérir un possédé. Nous rencontrons très souvent, par exemple, le démon de la méchanceté ou de l'envie. Des personnes se disputent; vous priez en silence et vous essayez de les réconcilier, et vous y parvenez: vous avez chassé le démon de la méchanceté et de la colère. Une personne qui ne voit aucun don en elle et manque de confiance envie un ami qu'elle croit plus doué; vous priez en vous-même et vous lui expliquez qu'elle a de la valeur en elle-même, que Dieu lui a donné d'autres dons, qu'il ne faut pas se comparer à l'ami mais regarder vers Dieu. Elle vous croit: vous avez donc chassé le démon de l'envie.

Vous êtes missionnaire, ou simplement quelqu'un qui n'a pas peur de témoigner du Christ. Vous vous trouvez dans un milieu inconnu, avec ses règles, ses mots particuliers et ses habitudes. Vous trouvez l'attitude et les paroles qui permettront de leur parler du Christ; ils vous écoutent, et quelqu'un accueille le Christ dans son cœur. Vous pouvez même ne jamais l'apprendre; ce n'est pas l'essentiel. Mais vous avez parlé une langue nouvelle. Nous demandons souvent à Dieu de nous délivrer du danger, mais nous Le remercions rarement pour tout ce que nous avons évité. Combien de fois par jour une brique ou un glaçon ne nous tombe PAS dessus, combien de fois nous ne nous cassons PAS la jambe, ne contractons PAS une maladie dangereuse, nous ne le savons pas; en réalité, il se peut que nous prenions sans cesse des serpents dans nos mains et buvions du poison mortel sans en subir de mal.

L'essentiel est que cela est l'action de Dieu, non la nôtre. Notre foi manque au point que nous ne remarquons pas les miracles que le Seigneur accomplit parfois par nos propres mains. Nous prenons ces événements pour des hasards heureux et nous ne faisons donc pas de miracles comme les apôtres. Cela ne veut pas dire que les temps ont changé et sont devenus pires. Cela ne veut même pas dire que nous valons moins que les apôtres. Nous avons désappris non pas à croire, mais à voir et à entendre; nous ne remarquons pas Dieu en nous-mêmes, les uns dans les autres, ni dans le monde qui nous entoure. Nous sommes comme Marie Madeleine au tombeau: nous pensons qu'Il est le jardinier et nous n'entendons même pas toujours quand Il nous appelle par notre nom.

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Pour Mc 16:19-20
19 Or le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et il s'assit à la droite de Dieu.
20 Pour eux, ils s'en allèrent prêcher en tout lieu, le Seigneur agissant avec eux et confirmant la Parole par les signes qui l'accompagnaient.
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Marc décrit brièvement et avec concision les quarante jours qui se sont écoulés de la résurrection du Sauveur à son ascension, beaucoup plus brièvement que...  Lire la suite

Marc décrit brièvement et avec concision les quarante jours qui se sont écoulés de la résurrection du Sauveur à son ascension, beaucoup plus brièvement que les autres évangélistes. Et il conclut son récit par une description tout aussi brève de l'Ascension, la réduisant à une seule phrase, contrairement, par exemple, à Luc qui, dans le livre des Actes, a écrit tout un récit de cet événement, même bref. On voit que, pour Marc, les deux événements, la Résurrection et l'Ascension, sont liés l'un à l'autre, et non seulement liés, car un tel lien se voit aussi chez Luc, mais existent comme des étapes d'un seul et même processus spirituel, déterminé par la dynamique de l'entrée du Royaume dans le monde.

Vus depuis notre monde, encore non transformé par le souffle de Dieu, la Résurrection, l'Ascension et ce que nous appelons habituellement la seconde venue du Christ apparaissent comme des événements différents, bien que liés entre eux et découlant logiquement les uns des autres. Étant dans un monde séparé du Royaume, nous percevons les éléments d'un processus unique comme des événements distincts. En réalité, il n'y a pas de rupture entre eux. On pourrait dire que Jésus ressuscite afin de monter au ciel puis de revenir dans la gloire, mais ce serait l'image ouverte à une personne regardant de l'extérieur ce qui se passe dans le Royaume.

En réalité, il ne disparaît nulle part ; simplement, nous le perdons de vue, comme les apôtres au jour de l'Ascension. Nous le perdons de vue parce que nous ne pouvons pas regarder assez profondément dans le Royaume, du moins dans notre état ordinaire. La rencontre de l'apôtre Paul avec lui sur le chemin de Damas en témoigne clairement : il n'était parti nulle part. La question est seulement de savoir dans quelle mesure nous vivons la vie du Royaume, et donc sa vie.

Aussitôt après la Résurrection, durant ces quarante jours mêmes, les disciples le voyaient distinctement parce qu'il ne s'était pas encore éloigné de la frontière qui sépare le Royaume de notre monde non encore transformé. À ce moment-là, le Royaume commençait seulement à s'ouvrir au monde ; il n'était pas encore si vaste qu'on ne puisse le voir tout entier, même sans franchir la frontière qui divise les deux mondes. Cela, toutefois, ne pouvait pas durer toujours : le Royaume devait entrer dans le monde en une plénitude bien plus grande que ce qui était visible aux apôtres durant les quarante premiers jours après la Résurrection. En conséquence, Jésus, comme son Roi, devait y prendre sa place royale et disparaître aux yeux de ceux qui n'avaient pas encore franchi la frontière. Pour ceux qui l'avaient franchie, cependant, il était toujours visible. Paul, semble-t-il, fut le premier, mais nullement le dernier, de ceux à qui il fut donné de le voir ainsi. Et lorsque, à la fin des temps, le Royaume s'ouvrira en plénitude, tous verront de nouveau le Ressuscité ; que la rencontre soit joyeuse ou non dépendra de la personne elle-même.

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