Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour 1Jn 2:22-28

22 Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus soit le Christ? Le voilà l'Antichrist! Il nie le Père et le Fils.
23 Quiconque nie le Fils ne possède pas non plus le Père. Qui confesse le Fils possède aussi le Père.
24 Pour vous, que ce que vous avez entendu dès le début demeure en vous. Si en vous demeure ce que vous avez entendu dès le début, vous aussi vous demeurerez dans le Fils et dans le Père.
25 Or telle est la promesse que lui-même vous a faite: la vie éternelle.
26 Voilà ce que j'ai tenu à vous écrire au sujet de ceux qui cherchent à vous égarer.
27 Quant à vous, l'onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n'avez pas besoin qu'on vous enseigne. Mais puisque son onction vous instruit de tout, qu'elle est véridique, non mensongère, comme elle vous a instruits, demeurez en lui.
28 Oui, maintenant, demeurez en lui, petits enfants, pour que, s'il venait à paraître, nous ayons pleine assurance, et non point la honte de nous trouver loin de lui à son Avènement.
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Dans la lecture d'aujourd'hui, l'apôtre Jean nous propose des critères pour déterminer la vérité et l'acceptabilité de tel ou tel enseignement ou propos concernant la relation entre l'homme et Dieu. Le premier critère est donné au verset 24 : « Que ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous ; si ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous, vous aussi vous demeurerez dans le Fils et dans le Père ». Autrement dit, la première condition pour demeurer en communion avec Dieu, c'est la fidélité à l'enseignement évangélique. Mais il existe aussi un second critère, dont Jean parle au verset 27 : l'onction. De quoi s'agit-il ? Dans la terminologie juive, l'onction était le signe extérieur de l'élection et de la bénédiction de Dieu. Ici, l'onction désigne sans doute non seulement la bénédiction, mais aussi la présence vivante de l'Esprit Saint dans le cœur ; ce n'est pas par hasard que cette onction « vivante », comme le dit Jean, « nous enseigne toutes choses ». Ainsi, le premier critère est l'enseignement évangélique, le second est notre relation vivante avec Dieu. À l'intersection de ces critères se trouve l'enseignement de l'Église, fondé précisément sur l'Écriture et sur l'expérience vivante de la relation avec Dieu.

Autres réflexions

 
Pour 1Jn 2:25
25 Or telle est la promesse que lui-même vous a faite: la vie éternelle.
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De la vie éternelle, aujourd'hui, les chrétiens ne sont pas les seuls à savoir quelque chose; chacun, sans doute, en a entendu parler. Mais de quoi parle l'apôtre? La réponse paraît évidente: de la vie après la mort, que l'on identifie d'ordinaire au Royaume de Dieu. On suppose alors, comme allant de soi, que la vie éternelle...  Lire la suite

De la vie éternelle, aujourd'hui, les chrétiens ne sont pas les seuls à savoir quelque chose; chacun, sans doute, en a entendu parler. Mais de quoi parle l'apôtre? La réponse paraît évidente: de la vie après la mort, que l'on identifie d'ordinaire au Royaume de Dieu. On suppose alors, comme allant de soi, que la vie éternelle commence «là-bas», «au-delà de la tombe», dans l'après-mort, tandis que la vie que nous vivons ici ne peut, par définition, être que temporaire. Mais est-ce bien ce que Jean a en vue? Selon le sens du texte grec, la «vie éternelle» n'est pas tant une vie qui dure éternellement qu'une vie qui appartient à l'éternité. Or ce n'est évidemment pas la même chose.

En principe, on peut se représenter une vie qui dure éternellement, du moins théoriquement, même appliquée à un homme non transfiguré dans un monde non transfiguré. De plus, la Bible ne nous donne pas de raison de douter qu'avant la chute l'homme, encore non transfiguré mais aussi sans péché, possédait ce qu'on pourrait appeler une immortalité pratique: en principe il pouvait mourir, mais la mort, y compris la mort de vieillesse, n'était pas inévitable pour lui. Pourtant, même cette vie sans péché mais naturelle n'avait pas de rapport avec l'éternité au sens néotestamentaire. En effet, Jean, comme les autres apôtres, parlant de l'éternité, a d'abord en vue le Royaume de Dieu.

L'éternité du Royaume n'est pas une infinité linéaire et mauvaise, ni une suite d'instants qui s'étirent du passé vers l'avenir, mais la plénitude des temps, où tout ce qui existe existe comme un tout unique, non morcelé en instants qui se succèdent, comme il l'est dans le monde non transfiguré. Et l'on ne peut évidemment appeler vie éternelle que la vie liée à cette plénitude des temps, enracinée en elle, et donc enracinée dans le Royaume. Or le Royaume pour nous, si nous sommes chrétiens, n'est pas un avenir, mais un présent. Bien sûr, dans notre monde en voie de transfiguration mais pas encore transfiguré jusqu'au bout, il n'est pas la seule réalité.

Jusqu'à la transfiguration complète, l'ancien ordre des choses continuera d'y subsister et de se manifester, à côté du Royaume qui entre dans le monde. Mais la vie éternelle dont parle l'apôtre peut déjà maintenant être et est réellement une partie du Royaume, indépendamment du lieu où se déroule son existence. Et à la fin des temps, cet enracinement deviendra visible à chacun, afin que chacun de ceux qui ont pris part à la vie éternelle obtienne la plénitude du Royaume qu'il cherchait.

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Pour 1Jn 2:28
28 Oui, maintenant, demeurez en lui, petits enfants, pour que, s'il venait à paraître, nous ayons pleine assurance, et non point la honte de nous trouver loin de lui à son Avènement.
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Et à l'époque évangélique, et aux temps anciens dans la synagogue et dans le milieu autour de la synagogue, l’une des questions les plus populaires et les plus discutées était la question sur ce qu’on peut et doit faire pour avoir le droit d'entrer dans le Royaume messianique, ou, en d'autres termes que faire pour «hériter la vie éternelle», comme l’a formulé un chercheur du vrai chemin qui s’est...  Lire la suite

Et à l'époque évangélique, et aux temps anciens dans la synagogue et dans le milieu autour de la synagogue, l’une des questions les plus populaires et les plus discutées était la question sur ce qu’on peut et doit faire pour avoir le droit d'entrer dans le Royaume messianique, ou, en d'autres termes que faire pour «hériter la vie éternelle», comme l’a formulé un chercheur du vrai chemin qui s’est adressé à Jésus. Cette question ainsi posée supposait qu’on peut d'une manière ou d'une autre mériter le Royaume, que l’homme est principalement capable si ce n’est pas de créer ce Royaume par ses propres forces (rien de pareil ne pouvait bien sûr venir à la tête d’un Juif normal), alors au moins, d’apporter sa part de contribution à sa création, lorsque le Messie viendra. Mais il s’avère que ce n’est pas du tout le cas. Il se trouva que personne ne peut en rien aider le Messie dans l’édification de Son Royaume.

Et pas seulement parce que cela est empêché par le péché humain, mais aussi parce qu'il est impossible de construire le Royaume d'après les lois du monde non transformé, et par aucune autre loi nous, vivant entièrement la vie de ce monde, ne pourrons pas le construire. Par contre nous pouvons autre chose : accepter le Royaume apporté au monde pas par nous, et le porter plus loin. Au fait, c’est à cela que Jean appelle les destinataires de son message : il parle de «demeurer en Lui», voulant bien sûr dire le Sauveur. En effet : puisque le Sauveur porte le Royaume en Lui et avec Lui, en Lui toute la plénitude du Royaume, qu’Il peut et est prêt à partager avec nous. A cet égard, nous n'avons rien à apporter dans l’édification du Royaume, nous ne pouvons en rien le compléter, nous ne pouvons que l'accepter, comme un don, dont il est impossible à personne des hommes de mériter.

Même notre justice, qui, au fait n’est qu’un reflet de la justice de Dieu, ne complète pas le Royaume : car elle aussi au fond n’est pas la nôtre, elle ne nous appartient pas par nature, si nous sommes justes, alors ce n’est pas de nos forces et en dépit de notre propre état pécheur. Mais voici, pour apporter le Royaume plus loin dans le monde, nous pouvons être utiles, et ici notre justice ne sera pas superflue. Bien sûr, pour cela il faut d'abord joindre le Royaume et sa vie pour qu’il ait de quoi porter. Mais, d'autre part, une fois ayant joint, il est déjà impossible de s'arrêter: car dans notre monde se transformant, mais pas encore transformé, le Royaume ne peut exister que dans un dynamisme, il, soit s'élargit, se répand dans le monde, prenant de plus en plus de nouveaux coeurs, soit disparaît, devenant invisible.

Et nous, comme des habitants du Royaume vivant à la frontière le séparant du monde non transformé, nous nous trouvons sur l'onde de ce souffle transformant qui fait irruption dans le monde. Et, si nous voulons rester les habitants du Royaume, nous ne pouvons ne pas le respirer, et donc, ne pas le porter en avant. Seulement ainsi, selon l'idée de l'apôtre, en demeurant en Christ et en vivant Sa vie, nous pourrons apparaître au jour du retour du Sauveur devant Lui, comme les siens, comme des participants de cette oeuvre, qu’Il a commencée et qu’Il nous a permis de participer. Les oeuvres, grâce auxquelles nous est apparue la possibilité de vivre la vie, qui autrement resterait pour toujours inaccessible pour nous.

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