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RÉFLEXIONS pour Mc 11:12-33

12 Le lendemain, comme ils étaient sortis de Béthanie, il eut faim.
13 Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s'il y trouverait quelque fruit, mais s'en étant approché, il ne trouva rien que des feuilles: car ce n'était pas la saison des figues.
14 S'adressant au figuier, il lui dit : " Que jamais plus personne ne mange de tes fruits ! " Et ses disciples l'entendaient.
15 Ils arrivent à Jérusalem. Étant entré dans le Temple, il se mit à chasser les vendeurs et les acheteurs qui s'y trouvaient: il culbuta les tables des changeurs et les sièges des marchands de colombes,
16 et il ne laissait personne transporter d'objet à travers le Temple.
17 Et il les enseignait et leur disait : " N'est-il pas écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations ? Mais vous, vous en avez fait un repaire de brigands ! "
18 Cela vint aux oreilles des grands prêtres et des scribes et ils cherchaient comment le faire périr; car ils le craignaient, parce que tout le peuple était ravi de son enseignement.
19 Le soir venu, il s'en allait hors de la ville.
20 Passant au matin, ils virent le figuier desséché jusqu'aux racines.
21 Et Pierre, se ressouvenant, lui dit : " Rabbi, regarde : le figuier que tu as maudit est desséché. "
22 En réponse, Jésus leur dit : " Ayez foi en Dieu.
23 En vérité je vous le dis, si quelqu'un dit à cette montagne : "Soulève-toi et jette-toi dans la mer", et s'il n'hésite pas dans son cœur, mais croit que ce qu'il dit va arriver, cela lui sera accordé.
24 C'est pourquoi je vous dis: tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l'avez déjà reçu, et cela vous sera accordé.
25 Et quand vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, remettez-lui, afin que votre Père qui est aux cieux vous remette aussi vos offenses
26 
27 Ils viennent de nouveau à Jérusalem. Et tandis qu'il circule dans le Temple, les grands prêtres, les scribes et les anciens viennent à lui
28 et il lui disaient : " Par quelle autorité fais-tu cela ? ou qui t'a donné cette autorité pour le faire ? "
29 Jésus leur dit : " Je vous poserai une seule question. Répondez-moi et je vous dirai par quelle autorité je fais cela.
30 Le baptême de Jean était-il du Ciel ou des hommes ? Répondez-moi. "
31 Or ils se faisaient par-devers eux ce raisonnement : " Si nous disons : "Du Ciel", il dira : "Pourquoi donc n'avez-vous pas cru en lui ?"
32 Mais allons-nous dire : "Des hommes" ? " Ils craignaient la foule car tous tenaient que Jean avait été réellement un prophète.
33 Et ils font à Jésus cette réponse : " Nous ne savons pas. " Et Jésus leur dit : " Moi non plus, je ne vous dis pas par quelle autorité je fais cela. "
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La lecture d’aujourd’hui est consacrée à plusieurs thèmes qui, à première vue, ne semblent pas liés entre eux. Mais ce n’est qu’une apparence ; à une lecture plus attentive, le lien entre eux n’est pas difficile à remarquer. Le cadre particulier du récit est la parabole du figuier desséché sur la parole de Jésus parce qu’il n’a pas porté de fruit au moment où le Sauveur en avait besoin. Le texte dit pourtant clairement qu’il n’y avait pas de fruits sur l’arbre parce que le temps des fruits n’était pas encore venu (v. 13). Plus tard, l’image de l’arbre desséché devient pour Jésus l’occasion de parler avec les disciples de ce qu’est la vraie foi (v. 21-26). Et de cet entretien il devient évident que la vraie foi ne se manifeste pas du tout dans le fait de dessécher des arbres ou de déplacer des montagnes d’un seul mot. L’image de la montagne qui se jette docilement dans la mer n’est qu’une image. Il s’agit d’autre chose : si la foi est vraie, il n’y a pour elle aucun obstacle dans ce monde. Elle n’appartient pas à ce monde, mais au Royaume de Dieu. Et dans le Royaume il n’y a pas de place pour les lois naturelles immuables qui déterminent la vie de ce monde. Dans le Royaume agit la volonté du Dieu vivant, et tout y est déterminé par cette volonté et par l’attitude de l’homme envers elle. Car, dans la langue biblique, la foi désigne avant tout la confiance de l’homme envers celui en qui il croit. Et la foi en Dieu signifie la confiance en Lui et en Celui par qui le Royaume est entré dans ce monde. La mesure d’une telle confiance détermine tout, y compris les questions de vie et de mort. Et cela concerne, semble-t-il, non seulement les hommes, mais même les arbres. Selon les lois de ce monde, le figuier ne devait pas porter de fruits au moment où Jésus s’en approcha. Mais selon les lois du Royaume, il devait fructifier, et il se dessécha parce qu’il n’avait pas porté de fruit. Jésus porte le Royaume avec Lui, et tout ce qui se trouve dans ce Royaume est soit transfiguré, soit, n’étant pas transfiguré, détruit. Mais l’homme n’est pas un arbre ; c’est pourquoi, pour l’homme, son destin dans le Royaume est déterminé par son propre choix. Et la partie finale du récit d’aujourd’hui (v. 27-33) parle précisément de ce qui empêche l’homme de faire le bon choix. D’un côté, les responsables du Temple, les « grands prêtres », et les théologiens savants, les « scribes », ne veulent pas reconnaître en Jean un prophète, parce qu’après une telle reconnaissance ils auraient dû renoncer à beaucoup de choses dans leur propre mode de vie religieux, déjà devenu habituel. Il leur aurait fallu reconnaître que leur autorité religieuse, évidente pour eux-mêmes comme pour beaucoup d’autres, ne l’était en réalité pas tant que cela, et que toute leur vie n’était nullement aussi irréprochable moralement et religieusement qu’ils avaient pris l’habitude de le penser. Il se trouve peu de gens pour qui une telle reconnaissance soit facile, et tous ne se décident pas, dans une situation semblable, au bon choix. Mais il est aussi effrayant de rejeter simplement ce que dit un prophète de Dieu, surtout si ce prophète jouit d’autorité et de respect parmi le peuple simple. Alors l’homme se décide souvent à ce à quoi se décidèrent finalement les grands prêtres et les scribes : se taire, esquiver une réponse précise, et donc esquiver une décision précise. Quand on ne veut vraiment pas résoudre un problème difficile, la tentation apparaît de s’en détourner, peut-être même d’essayer de l’oublier complètement. Mais si l’on cède à cette tentation, les relations avec Dieu deviennent impossibles en principe, car même un refus clairement et sans équivoque exprimé laisse encore à Dieu la possibilité d’agir d’une manière ou d’une autre sur celui qui refuse ; tandis que l’absence de choix, et donc l’absence de position définie, rend une telle action tout à fait impossible : dans ce cas Dieu devrait prendre à la place de l’homme des décisions d’importance fondamentale pour lui, et Dieu ne veut pas le faire, laissant à l’homme la liberté de choisir. Il n’est alors plus question de relations de confiance, car toute relation suppose la disponibilité à faire un choix, à prendre une décision et à l’accomplir. La même situation s’est produite avec les marchands que Jésus chassa du Temple (v. 15-18) : ils n’y avaient vraiment pas leur place, mais leur présence dans le Temple était déjà devenue l’une de ces coutumes populaires qui, aux yeux de la masse des croyants, deviennent souvent une partie intégrante de la Tradition authentique, bien qu’elles n’aient le plus souvent aucun rapport avec cette Tradition. Les responsables du Temple et les théologiens savants ne pouvaient évidemment pas ne pas le comprendre. Mais dans ce cas aussi, on préférait taire le problème : les tentatives de changer quelque chose auraient provoqué trop d’agitation, touché trop d’intérêts. Il semblait plus simple d’essayer de se débarrasser du fauteur de trouble que de résoudre le problème (v. 18). Ainsi le refus de faire un choix engendre le désir de se débarrasser à tout prix de la source d’inquiétude.

Autres réflexions

 
Pour Mc 11:12-26
12 Le lendemain, comme ils étaient sortis de Béthanie, il eut faim.
13 Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s'il y trouverait quelque fruit, mais s'en étant approché, il ne trouva rien que des feuilles: car ce n'était pas la saison des figues.
14 S'adressant au figuier, il lui dit : " Que jamais plus personne ne mange de tes fruits ! " Et ses disciples l'entendaient.
15 Ils arrivent à Jérusalem. Étant entré dans le Temple, il se mit à chasser les vendeurs et les acheteurs qui s'y trouvaient: il culbuta les tables des changeurs et les sièges des marchands de colombes,
16 et il ne laissait personne transporter d'objet à travers le Temple.
17 Et il les enseignait et leur disait : " N'est-il pas écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations ? Mais vous, vous en avez fait un repaire de brigands ! "
18 Cela vint aux oreilles des grands prêtres et des scribes et ils cherchaient comment le faire périr; car ils le craignaient, parce que tout le peuple était ravi de son enseignement.
19 Le soir venu, il s'en allait hors de la ville.
20 Passant au matin, ils virent le figuier desséché jusqu'aux racines.
21 Et Pierre, se ressouvenant, lui dit : " Rabbi, regarde : le figuier que tu as maudit est desséché. "
22 En réponse, Jésus leur dit : " Ayez foi en Dieu.
23 En vérité je vous le dis, si quelqu'un dit à cette montagne : "Soulève-toi et jette-toi dans la mer", et s'il n'hésite pas dans son cœur, mais croit que ce qu'il dit va arriver, cela lui sera accordé.
24 C'est pourquoi je vous dis: tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l'avez déjà reçu, et cela vous sera accordé.
25 Et quand vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, remettez-lui, afin que votre Père qui est aux cieux vous remette aussi vos offenses
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Ceux qui étaient venus faire du commerce dans le Temple n’avaient pas l’intention de le profaner. C’étaient des personnes tout à fait pieuses, qui mettaient en vente ce dont les pèlerins avaient besoin pour accomplir les rites. La transformation de la maison de Dieu en repaire de bandits...  Lire la suite

Ceux qui étaient venus faire du commerce dans le Temple n’avaient pas l’intention de le profaner. C’étaient des personnes tout à fait pieuses, qui mettaient en vente ce dont les pèlerins avaient besoin pour accomplir les rites. La transformation de la maison de Dieu en repaire de bandits se produisait imperceptiblement, contre la volonté consciente de ceux qui étaient réunis, à mesure que les soucis pratiques du quotidien, comme de la poussière, s’accumulaient et recouvraient ce au nom de quoi le Temple existe.

Lorsque nous venons à Dieu avec nos besoins quotidiens, nous ne commettons pas de péché, car Lui-même nous a proposé de les Lui demander. Mais si nous venons au Temple seulement avec des besoins pratiques, en oubliant le désintéressement des relations avec Dieu, nous risquons de devenir ces mêmes «gens pratiques» qui ont fait du Temple un lieu de transactions commerciales.

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Pour Mc 11:12-26
12 Le lendemain, comme ils étaient sortis de Béthanie, il eut faim.
13 Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s'il y trouverait quelque fruit, mais s'en étant approché, il ne trouva rien que des feuilles: car ce n'était pas la saison des figues.
14 S'adressant au figuier, il lui dit : " Que jamais plus personne ne mange de tes fruits ! " Et ses disciples l'entendaient.
15 Ils arrivent à Jérusalem. Étant entré dans le Temple, il se mit à chasser les vendeurs et les acheteurs qui s'y trouvaient: il culbuta les tables des changeurs et les sièges des marchands de colombes,
16 et il ne laissait personne transporter d'objet à travers le Temple.
17 Et il les enseignait et leur disait : " N'est-il pas écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations ? Mais vous, vous en avez fait un repaire de brigands ! "
18 Cela vint aux oreilles des grands prêtres et des scribes et ils cherchaient comment le faire périr; car ils le craignaient, parce que tout le peuple était ravi de son enseignement.
19 Le soir venu, il s'en allait hors de la ville.
20 Passant au matin, ils virent le figuier desséché jusqu'aux racines.
21 Et Pierre, se ressouvenant, lui dit : " Rabbi, regarde : le figuier que tu as maudit est desséché. "
22 En réponse, Jésus leur dit : " Ayez foi en Dieu.
23 En vérité je vous le dis, si quelqu'un dit à cette montagne : "Soulève-toi et jette-toi dans la mer", et s'il n'hésite pas dans son cœur, mais croit que ce qu'il dit va arriver, cela lui sera accordé.
24 C'est pourquoi je vous dis: tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l'avez déjà reçu, et cela vous sera accordé.
25 Et quand vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, remettez-lui, afin que votre Père qui est aux cieux vous remette aussi vos offenses
26 
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L'histoire du figuier desséché à la parole du Sauveur est une démonstration visible de ce qu'est la force spirituelle et d'où elle vient. Le verdict peut paraître injuste...  Lire la suite

L'histoire du figuier desséché à la parole du Sauveur est une démonstration visible de ce qu'est la force spirituelle et d'où elle vient. Le verdict peut paraître injuste : le temps des fruits n'était pas encore venu, et certains évangélistes le notent même spécialement. Selon les lois du monde déchu, il en est bien ainsi ; mais avec le Christ, toute la plénitude du Royaume s'approche du figuier : sa force, son amour, sa vie. L'homme est libre de choisir, mais on ne peut pas en dire autant de l'arbre : soit il devient une partie du Royaume, et dans le Royaume les arbres, selon le témoignage du prophète, portent du fruit toute l'année sans interruption, soit il périt, il meurt, privé de la vie qu'il n'a pas accueillie. Pourquoi une telle chose est-elle possible, c'est une question qui reste pour l'instant sans réponse, l'un des tristes mystères du monde déchu, gisant dans le mal.

Peut-être s'agit-il de savoir demeurer entièrement et pleinement dans le moment présent, dans ce « ici et maintenant » où seul le contact du temps qui s'écoule dans cette dimension avec la plénitude des temps du Royaume et avec l'éternité de Dieu est possible. Or le monde déchu, en un certain sens, reste constamment en retard sur lui-même, sur son être, sur la dynamique de sa propre existence. La manifestation la plus connue de ce retard est l'entropie : c'est elle qui ne permet pas au monde déchu d'exister au rythme du temps que Dieu lui a fixé.

La manifestation de l'entropie en un point concret de la création peut placer ce point hors de l'action spirituelle qui s'exerce sur lui dans le temps de Dieu ; alors il se trouve hors du monde de Dieu. La même chose peut arriver à l'homme s'il tombe hors du présent de Dieu, en laissant l'entropie spirituelle s'emparer de son cœur et de son âme. La sortie de la dynamique de Dieu commence toujours par la perte de confiance en Dieu ; puis elle entraîne inévitablement l'immersion du « moi » spirituel de l'homme dans son propre psychisme, et avant tout dans les vieilles blessures psychiques, les traumatismes et les offenses, qui empêchent d'ailleurs d'ordinaire de pardonner ces offenses à celui qui les a infligées.

Au niveau social, l'entropie spirituelle se manifeste notamment dans ce triomphe de la forme sur le sens spirituel, de la coutume sur le contenu de la vie spirituelle, contre lequel Jésus lutte en chassant les marchands du Temple. Ils n'y avaient bien sûr pas leur place, et la Torah interdit le commerce dans la cour du Temple ; mais la coutume établie se révèle plus forte même que les prescriptions de la Torah, surtout lorsqu'on s'y habitue et qu'elle devient partie de la tradition. C'est contre cette tradition avec une minuscule que Jésus s'élève : Il comprend où se trouvent les racines spirituelles de ce genre de transgressions et ce que signifie le triomphe d'une telle tradition dans la vie spirituelle de la communauté.

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Pour Mc 11:12
12 Le lendemain, comme ils étaient sortis de Béthanie, il eut faim.
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Le récit-parabole évangélique de l'histoire du figuier desséché commence par la mention que Jésus, en sortant de Béthanie, eut faim. Il n'y a évidemment là rien d'étonnant : la nature humaine est la nature humaine, elle réclame son dû. Mais dans la vie du Messie, tout n'était pas...  Lire la suite

Le récit-parabole évangélique de l'histoire du figuier desséché commence par la mention que Jésus, en sortant de Béthanie, eut faim. Il n'y a évidemment là rien d'étonnant : la nature humaine est la nature humaine, elle réclame son dû. Mais dans la vie du Messie, tout n'était pas si simple, même si l'on parle de Son chemin terrestre. Le Dieu-homme possède absolument Sa nature humaine ; pour Lui, une situation où Il céderait à Sa nature humaine par faiblesse est en principe exclue.

La faim et la soif, dans ce cas, ne sont pas une nécessité subie, mais la conséquence d'un choix conscient. En s'approchant du figuier, Jésus lui propose d'apaiser Sa faim. Au premier regard, cela peut paraître étrange. Mais Il disait Lui-même que toute participation à Sa vie fait de celui qui participe une part de ce Royaume qu'Il a apporté dans le monde. Si cela est vrai des hommes, on peut penser que c'est vrai aussi de tout le reste de la création. Certes, la participation sera différente dans chaque cas, mais cela ne change pas le fond.

Donner ses fruits au Messie est pour le figuier une chance de participer à la vie du Royaume, tout comme, pour l'homme, accueillir le Messie dans sa maison. Certes, l'arbre n'est pas un homme ; il ne peut pas comprendre la situation humainement ni faire un choix ou prendre une décision humainement. L'arbre est limité par les lois naturelles que Dieu a établies pour lui. Mais parfois ces lois peuvent fonctionner autrement. Par exemple, lorsque le Royaume est proche. Et elles peuvent aussi ne pas fonctionner autrement ; cela dépend de nombreuses raisons. Mais si elles ne fonctionnent pas autrement, cela signifie que le Royaume passe à côté. Avec toutes les conséquences qui en découlent.

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Pour Mc 11:23-26
23 En vérité je vous le dis, si quelqu'un dit à cette montagne : "Soulève-toi et jette-toi dans la mer", et s'il n'hésite pas dans son cœur, mais croit que ce qu'il dit va arriver, cela lui sera accordé.
24 C'est pourquoi je vous dis: tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l'avez déjà reçu, et cela vous sera accordé.
25 Et quand vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, remettez-lui, afin que votre Père qui est aux cieux vous remette aussi vos offenses
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« Pardonnez, et l'on vous pardonnera »: principe connu bien avant la venue du Christ. Seulement, dans notre monde déchu, on entend généralement par là une indulgence mutuelle: ferme les yeux sur mes péchés, et moi sur les tiens, et ne nous gâchons pas l'humeur par des reproches et des réclamations réciproques. Bien sûr, un tel accord ne fonctionne d'ordinaire que tant que...  Lire la suite

« Pardonnez, et l'on vous pardonnera »: principe connu bien avant la venue du Christ. Seulement, dans notre monde déchu, on entend généralement par là une indulgence mutuelle: ferme les yeux sur mes péchés, et moi sur les tiens, et ne nous gâchons pas l'humeur par des reproches et des réclamations réciproques. Bien sûr, un tel accord ne fonctionne d'ordinaire que tant que les intérêts de l'une des parties ne sont pas sérieusement touchés, mais assez souvent il aide tout de même à préserver les convenances et l'apparence de relations normales. Dans la vie quotidienne, c'est souvent cela que l'on appelle « pardonner à son prochain ses péchés ».

Mais Jésus a sans aucun doute autre chose en vue: il n'a jamais été tolérant envers aucun péché, même s'il a toujours pardonné au pécheur repentant. Il part manifestement du fait que nous sommes tous pécheurs, et que chacun de nous a besoin qu'au seuil du Royaume lui soient pardonnés les péchés dont il se repent et qu'il regrette. Mais alors nous n'avons pas non plus le droit moral de demander des comptes aux autres: ou bien nous commençons à compter les péchés, et alors il ne peut être question d'aucun Royaume, ou bien nous permettons à l'Unique qui peut le faire de nous évaluer et de nous purifier du péché; alors la route du Royaume nous est ouverte. Le choix nous appartient.

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Pour Mc 11:23-26
23 En vérité je vous le dis, si quelqu'un dit à cette montagne : "Soulève-toi et jette-toi dans la mer", et s'il n'hésite pas dans son cœur, mais croit que ce qu'il dit va arriver, cela lui sera accordé.
24 C'est pourquoi je vous dis: tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l'avez déjà reçu, et cela vous sera accordé.
25 Et quand vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, remettez-lui, afin que votre Père qui est aux cieux vous remette aussi vos offenses
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Quel lien y a-t-il donc entre la foi et le pardon? Et les incroyants ne savent-ils vraiment pas du tout pardonner? Bien sûr, si l'on entend par foi ce que l'on entend le plus souvent par là, à savoir la religiosité et tout ce qui s'y rattache, les questions posées peuvent paraître...  Lire la suite

Quel lien y a-t-il donc entre la foi et le pardon? Et les incroyants ne savent-ils vraiment pas du tout pardonner? Bien sûr, si l'on entend par foi ce que l'on entend le plus souvent par là, à savoir la religiosité et tout ce qui s'y rattache, les questions posées peuvent paraître, pour le moins, étranges. Mais si l'on y voit ce qu'y voyaient la plupart des auteurs des livres bibliques, à savoir la fidélité, beaucoup de choses deviennent aussitôt plus compréhensibles. Il importe alors de garder à l'esprit que la fidélité, dans ce cas, à en juger par le contexte, s'étend non seulement aux relations avec Dieu, mais aussi aux relations avec le prochain; en tout cas, Jésus ne dit nulle part qu'Il n'a en vue que la fidélité à Dieu ou à Lui-même, comme Messie ou comme Maître. Et cela n'a rien d'étonnant: la fidélité est une chose indivisible; ou bien elle existe, et alors elle traverse toutes les relations, qu'il s'agisse des relations avec Dieu, avec le Christ ou avec le prochain, ou bien elle n'existe pas, et alors elle n'existe nulle part ni en rien. De plus, la fidélité est inconditionnelle: car elle repose sur cette intégrité spirituelle qui, pour la vie dans le Royaume (et c'est précisément à elle que Jésus appelle les fidèles), doit être absolue.

Ce n'est qu'ainsi que l'on peut pardonner: car le pardon n'est pas une indulgence envers le péché de son prochain, qui pousse souvent à fermer les yeux sur l'évidence (si, bien sûr, elle ne concerne pas directement celui qui ferme les yeux), mais la capacité de voir dans le prochain cette image de Dieu qui donne même au plus grand pécheur l'espérance du salut, conservée jusqu'au jour du Jugement. C'est à cela que nous appelle le Sauveur: vivre de la vie du Royaume et regarder le prochain avec les yeux d'un habitant du Royaume. Et pardonner les péchés au prochain jusqu'à ce que Dieu accomplisse Son jugement.

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Pour Mc 11:23-26
23 En vérité je vous le dis, si quelqu'un dit à cette montagne : "Soulève-toi et jette-toi dans la mer", et s'il n'hésite pas dans son cœur, mais croit que ce qu'il dit va arriver, cela lui sera accordé.
24 C'est pourquoi je vous dis: tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l'avez déjà reçu, et cela vous sera accordé.
25 Et quand vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, remettez-lui, afin que votre Père qui est aux cieux vous remette aussi vos offenses
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Le Seigneur ne nomme que deux choses essentielles pour la prière dans la lecture évangélique d’aujourd’hui. Il parle de la foi et du pardon  Lire la suite

Le Seigneur ne nomme que deux choses essentielles pour la prière dans la lecture évangélique d’aujourd’hui. Il parle de la foi et du pardon. Il est très important que le Christ ne parle pas de croire que Dieu, vers qui s’adresse notre prière, existe. Cela va, en général, de soi. Et le Seigneur ne parle pas non plus de croire que la prière sera entendue, même si cela aussi est important. Mais Il souligne une confiance en Dieu tout à fait enfantine : croyez que vous recevrez ce que vous demandez, et cela vous sera accordé. C’est là que passe la frontière entre la prière et les incantations magiques, entre la communion avec le Père céleste qui nous aime et le fait de se mettre soi-même en état d’extase. Et la seconde chose que nous commande le Sauveur est celle-ci : pour que la prière ait lieu, il faut pardonner. Car c’est précisément le pardon qui crée ce « territoire » de communion où l’homme et Dieu ont quelque chose qui les unit. Dieu nous pardonne, et si nous nous efforçons de nous pardonner les uns aux autres, alors se construit ainsi notre langue commune avec Dieu.

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Pour Mc 11:23
23 En vérité je vous le dis, si quelqu'un dit à cette montagne : "Soulève-toi et jette-toi dans la mer", et s'il n'hésite pas dans son cœur, mais croit que ce qu'il dit va arriver, cela lui sera accordé.
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Jésus ne nous demande bien sûr pas de jeter les montagnes dans la mer. En effet, si nous avons vraiment en nous la foi en Dieu, c'est-à-dire confiance en Dieu Qui a créé les mers et les montagnes, alors nous n’oseront pas déplacer les montagnes...  Lire la suite

Jésus ne nous demande bien sûr pas de jeter les montagnes dans la mer. En effet, si nous avons vraiment en nous la foi en Dieu, c'est-à-dire confiance en Dieu Qui a créé les mers et les montagnes, alors nous n’oseront pas déplacer les montagnes ! Si tel est le cas, de quoi parle-t-il donc ?

Jésus utilise cette description de «montagne jetée dans la mer » avant tout comme une image de ce qui est absolument impossible à faire par une force humaine, mais possible d’être accompli par Dieu. De ce fait, Jésus parle une fois de plus d’une foi authentique – « assurance en ce qu’on ne voit pas » (Heb 11:1), liant l’Homme à Dieu de telle sorte que les miracles commencent à se produire dans la vie de l’Homme – la manifestation des effets de la force de Dieu.

Le doute s’oppose à une telle foi; ce doute peut être très simple : mais est ce que Dieu peut faire ce que je Lui demande ? Un tel doute est certainement plus facile à surmonter. Mais il existe des doutes plus délicats; par exemple : est ce que Dieu écoute ma prière ? Et il nous faut ici une image interne de Dieu, pas seulement un Dieu Tout-puissant, mais aussi aimant. Voici un exemple encore plus compliqué: est ce que ma foi est suffisante pour que se réalise ce que j’ai demandé ? Un tel doute est une entrée dans le cercle vicieux, renfermé sur soi même, nous séparant de Dieu. On ne peut le détruire que par un effort résolu – mettre de côté les pensées sur soi et se retourner vers Dieu; mais ceci est trop difficile pour nous, endurcis par notre égoïsme.

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Pour Mc 11:24
24 C'est pourquoi je vous dis: tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l'avez déjà reçu, et cela vous sera accordé.
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Voici un exemple remarquable de ce à quoi peut conduire le fait d'arracher des citations, même de l'Évangile, même des paroles du Christ, au contexte dans lequel elles se trouvent. Les personnes qui lisent ce verset demandent presque inévitablement avec méfiance : « Comment cela ? Et si je demande, en croyant que je recevrai, disons, la mort de mon ennemi ? Cela aussi arrivera ? »...  Lire la suite

Voici un exemple remarquable de ce à quoi peut conduire le fait d'arracher des citations, même de l'Évangile, même des paroles du Christ, au contexte dans lequel elles se trouvent. Les personnes qui lisent ce verset demandent presque inévitablement avec méfiance : « Comment cela ? Et si je demande, en croyant que je recevrai, disons, la mort de mon ennemi ? Cela aussi arrivera ? »

Mais ici le Christ ne dit pas ce que l'on peut demander et ce que l'on ne peut pas demander ; il parle de comment demander. Il parle de la force de la foi dans la prière, non de ce vers quoi la prière doit être orientée. Il en est aussi question, mais ailleurs ; voir Mt 7:11; Lc 11:13. Nous lisons comme si nous voulions non pas comprendre le Christ, mais le prendre au mot. Et lui cherche à nous enseigner la confiance, la capacité de vivre non de ce qui est déjà arrivé, mais de ce qui se passe maintenant, en cet instant même de notre communion avec Dieu.

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Pour Mc 11:27-33
27 Ils viennent de nouveau à Jérusalem. Et tandis qu'il circule dans le Temple, les grands prêtres, les scribes et les anciens viennent à lui
28 et il lui disaient : " Par quelle autorité fais-tu cela ? ou qui t'a donné cette autorité pour le faire ? "
29 Jésus leur dit : " Je vous poserai une seule question. Répondez-moi et je vous dirai par quelle autorité je fais cela.
30 Le baptême de Jean était-il du Ciel ou des hommes ? Répondez-moi. "
31 Or ils se faisaient par-devers eux ce raisonnement : " Si nous disons : "Du Ciel", il dira : "Pourquoi donc n'avez-vous pas cru en lui ?"
32 Mais allons-nous dire : "Des hommes" ? " Ils craignaient la foule car tous tenaient que Jean avait été réellement un prophète.
33 Et ils font à Jésus cette réponse : " Nous ne savons pas. " Et Jésus leur dit : " Moi non plus, je ne vous dis pas par quelle autorité je fais cela. "
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Deux questions ont été posées: l'une par le Sauveur aux anciens, l'autre par les anciens au Sauveur, et aucune des deux n'a reçu de réponse. Mais comme le sens de ces deux non-réponses est différent! Avant tout, la motivation est différente...  Lire la suite

Deux questions ont été posées: l'une par le Sauveur aux anciens, l'autre par les anciens au Sauveur, et aucune des deux n'a reçu de réponse. Mais comme le sens de ces deux non-réponses est différent! Avant tout, la motivation est différente: la peur pour sa position dans le premier cas, et la dignité messianique dans le second. Mais l'essentiel est que le silence des maîtres de la Loi et des grands prêtres montre qu'ils ne veulent accepter ni la Bonne Nouvelle elle-même, ni l'aide de Dieu pour en prendre conscience, aide manifestée par le Précurseur; leur non-réponse ne dit rien d'autre que leur incrédulité.

La non-réponse de Jésus, au contraire, dit beaucoup. Premièrement, il affirme la mission de Jean comme Précurseur, en montrant que ceux qui n'acceptent pas Jean n'acceptent pas non plus Jésus; deuxièmement, c'est une prophétie de sa propre fin terrestre, l'indication qu'elle sera semblable à celle de Jean. Autrement dit, c'est là que se révèle l'essentiel du ministère terrestre du Christ.

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Pour Mc 11:27-33
27 Ils viennent de nouveau à Jérusalem. Et tandis qu'il circule dans le Temple, les grands prêtres, les scribes et les anciens viennent à lui
28 et il lui disaient : " Par quelle autorité fais-tu cela ? ou qui t'a donné cette autorité pour le faire ? "
29 Jésus leur dit : " Je vous poserai une seule question. Répondez-moi et je vous dirai par quelle autorité je fais cela.
30 Le baptême de Jean était-il du Ciel ou des hommes ? Répondez-moi. "
31 Or ils se faisaient par-devers eux ce raisonnement : " Si nous disons : "Du Ciel", il dira : "Pourquoi donc n'avez-vous pas cru en lui ?"
32 Mais allons-nous dire : "Des hommes" ? " Ils craignaient la foule car tous tenaient que Jean avait été réellement un prophète.
33 Et ils font à Jésus cette réponse : " Nous ne savons pas. " Et Jésus leur dit : " Moi non plus, je ne vous dis pas par quelle autorité je fais cela. "
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La question de l'autorité touchait, bien sûr, non pas le côté formel et juridique, mais le côté spirituel. Ceux qui écoutent Jésus, des hommes pleinement et profondément religieux, la posent parce qu'ils veulent savoir d'où Lui vient cette force par laquelle Il accomplit Ses miracles et Ses guérisons...  Lire la suite

La question de l'autorité touchait, bien sûr, non pas le côté formel et juridique, mais le côté spirituel. Ceux qui écoutent Jésus, des hommes pleinement et profondément religieux, la posent parce qu'ils veulent savoir d'où Lui vient cette force par laquelle Il accomplit Ses miracles et Ses guérisons. Jésus, Lui, leur pose en retour une question qui, à première vue, n'a pas de rapport avec le sujet: une question sur ces ablutions («baptêmes») que pratiquait Jean. En réalité, toutefois, le lien existe, et il concerne le sens de la question posée à Jésus, son sens spirituel avant tout. Ceux qui écoutent Jésus, représentants de l'autorité religieuse et maîtres de la Torah, appelés ici «scribes», veulent savoir de qui Jésus a reçu les pouvoirs qui Lui permettent de faire ce qu'Il fait.

Il peut paraître étrange de parler de pouvoirs dans l'oeuvre de Dieu, mais la conscience religieuse reste toujours fidèle à elle-même, et pour l'homme religieux même l'action de la force de Dieu n'est authentique que lorsqu'elle s'inscrit dans le cadre de tels ou tels critères religieux. Dieu ne peut agir que «correctement»; et si l'on a affaire à une manifestation de force qui agit «incorrectement», alors cette force ne peut être divine. La question posée à Jésus était précisément une question de critères: on voulait qu'Il justifie la «correction» de la force par laquelle Il guérissait et accomplissait des miracles.

Dans un tel contexte, la question en retour sur les ablutions de Jean était parfaitement appropriée. Il ne s'agit pas seulement du fait que la force ici et là était la même et que sa Source était une; il s'agit aussi de la capacité de voir et de reconnaître. Celui qui ne pouvait ou ne voulait pas voir l'authenticité et la pureté spirituelles de ce que Jean accomplissait ne verrait pas non plus l'authenticité et la pureté spirituelles de ce qu'accomplissait le Sauveur. Or ceux qui écoutaient Jésus ne voulaient pas voir l'évidence: ils étaient davantage préoccupés de ce que les gens penseraient d'eux que de la vérité. Dans un tel état spirituel, on ne voit pas le réel; c'est ce que Jésus indique aux prêtres et aux maîtres de la Torah qui L'écoutent.

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Pour Mc 11:27-33
27 Ils viennent de nouveau à Jérusalem. Et tandis qu'il circule dans le Temple, les grands prêtres, les scribes et les anciens viennent à lui
28 et il lui disaient : " Par quelle autorité fais-tu cela ? ou qui t'a donné cette autorité pour le faire ? "
29 Jésus leur dit : " Je vous poserai une seule question. Répondez-moi et je vous dirai par quelle autorité je fais cela.
30 Le baptême de Jean était-il du Ciel ou des hommes ? Répondez-moi. "
31 Or ils se faisaient par-devers eux ce raisonnement : " Si nous disons : "Du Ciel", il dira : "Pourquoi donc n'avez-vous pas cru en lui ?"
32 Mais allons-nous dire : "Des hommes" ? " Ils craignaient la foule car tous tenaient que Jean avait été réellement un prophète.
33 Et ils font à Jésus cette réponse : " Nous ne savons pas. " Et Jésus leur dit : " Moi non plus, je ne vous dis pas par quelle autorité je fais cela. "
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Derrière le récit de l'évangéliste Marc sur le dialogue entre le Christ et les grands prêtres, qui Lui demandèrent d'où venait Son autorité, se tient une profonde différence dans les approches du salut...  Lire la suite

Derrière le récit de l'évangéliste Marc sur le dialogue entre le Christ et les grands prêtres, qui Lui demandèrent d'où venait Son autorité, se tient une profonde différence dans les approches du salut. Les grands prêtres estiment que la promesse du Messie et du salut qu'Il donne aux hommes doit simplement s'accomplir pour la plus grande satisfaction des Juifs. Le Seigneur Jésus, en se référant au baptême de Jean, nous révèle que, pour que cette promesse s'accomplisse, notre repentir est nécessaire, c'est-à-dire la reconnaissance que nous avons besoin d'être sauvés de quelque chose et que nous ne sommes pas capables de nous sauver nous-mêmes du péché et de la mort. Les grands prêtres ont surtout en vue le salut national d'un seul peuple élu ; le Seigneur, Lui, parle de réalités communes à tout le genre humain.

Selon le témoignage d'anciens auteurs chrétiens, Marc, à la demande des chrétiens de Rome, a noté exactement ce que disait l'apôtre Pierre dans sa prédication. Pourquoi l'apôtre a-t-il inclus ce récit dans son témoignage sur le Christ ? De ce point de vue, une autre contradiction passe au premier plan : les grands prêtres se préoccupent d'une question tout à fait terrestre, celle de l'autorité, tandis que le Seigneur parle de l'essence de la Bonne Nouvelle. Les grands prêtres ont besoin de preuves pour s'incliner devant leur autorité et ne pas avoir à choisir eux-mêmes. Quant aux paroles du Seigneur, nous pouvons sans doute en trouver l'éclaircissement dans l'Évangile selon Jean : « Si quelqu'un veut faire Sa volonté, il saura si cet enseignement vient de Dieu ».

Le Seigneur refuse de parler de Son autorité aux grands prêtres et aux scribes qui ne veulent pas accueillir l'appel au repentir sorti de la bouche de Jean le Baptiste. Le Seigneur, qui trouve toujours les mots les plus justes pour chacun de ceux qui L'interrogent, refuse de répondre à ceux qui rusent devant Lui. Et dans cette ruse, dans ce refus de l'appel au repentir, la rencontre avec Dieu n'a pas lieu ; c'est peut-être de cela que l'apôtre Pierre parlait à ses auditeurs, et c'est pourquoi l'évangéliste Marc a inclus cet épisode dans son récit.

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Pour Mc 11:27-33
27 Ils viennent de nouveau à Jérusalem. Et tandis qu'il circule dans le Temple, les grands prêtres, les scribes et les anciens viennent à lui
28 et il lui disaient : " Par quelle autorité fais-tu cela ? ou qui t'a donné cette autorité pour le faire ? "
29 Jésus leur dit : " Je vous poserai une seule question. Répondez-moi et je vous dirai par quelle autorité je fais cela.
30 Le baptême de Jean était-il du Ciel ou des hommes ? Répondez-moi. "
31 Or ils se faisaient par-devers eux ce raisonnement : " Si nous disons : "Du Ciel", il dira : "Pourquoi donc n'avez-vous pas cru en lui ?"
32 Mais allons-nous dire : "Des hommes" ? " Ils craignaient la foule car tous tenaient que Jean avait été réellement un prophète.
33 Et ils font à Jésus cette réponse : " Nous ne savons pas. " Et Jésus leur dit : " Moi non plus, je ne vous dis pas par quelle autorité je fais cela. "
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Les Pharisiens n’ont pas besoin de la vérité. Ils envisagent les réponses possibles à la question posée par le Christ, mais, même pour eux-mêmes, ils ne demandent pas...  Lire la suite

Les Pharisiens n’ont pas besoin de la vérité. Ils envisagent les réponses possibles à la question posée par le Christ, mais, même pour eux-mêmes, ils ne demandent pas : quelle est donc la vérité ? Leur jeu intellectuel habituel, l’examen des différentes possibilités — cette réponse aura telles conséquences, celle-là entraînera tel ou tel résultat — a masqué la nécessité de se tenir face à la vérité et de l’accepter.
C’est une tentation ancienne et l’une des plus contemporaines. Les raisonnements logiques les plus subtils et les combinaisons de modèles virtuels deviennent une manière habituelle non seulement de connaître le monde, mais aussi de fuir la réalité. Nous risquons alors de nous détourner non seulement de ce qui nous entoure, mais aussi de Celui qui est la Vérité.

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Pour Mc 11:11-25
11 Il entra à Jérusalem dans le Temple et, après avoir tout regardé autour de lui, comme il était déjà tard, il sortit pour aller à Béthanie avec les Douze.
12 Le lendemain, comme ils étaient sortis de Béthanie, il eut faim.
13 Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s'il y trouverait quelque fruit, mais s'en étant approché, il ne trouva rien que des feuilles: car ce n'était pas la saison des figues.
14 S'adressant au figuier, il lui dit : " Que jamais plus personne ne mange de tes fruits ! " Et ses disciples l'entendaient.
15 Ils arrivent à Jérusalem. Étant entré dans le Temple, il se mit à chasser les vendeurs et les acheteurs qui s'y trouvaient: il culbuta les tables des changeurs et les sièges des marchands de colombes,
16 et il ne laissait personne transporter d'objet à travers le Temple.
17 Et il les enseignait et leur disait : " N'est-il pas écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations ? Mais vous, vous en avez fait un repaire de brigands ! "
18 Cela vint aux oreilles des grands prêtres et des scribes et ils cherchaient comment le faire périr; car ils le craignaient, parce que tout le peuple était ravi de son enseignement.
19 Le soir venu, il s'en allait hors de la ville.
20 Passant au matin, ils virent le figuier desséché jusqu'aux racines.
21 Et Pierre, se ressouvenant, lui dit : " Rabbi, regarde : le figuier que tu as maudit est desséché. "
22 En réponse, Jésus leur dit : " Ayez foi en Dieu.
23 En vérité je vous le dis, si quelqu'un dit à cette montagne : "Soulève-toi et jette-toi dans la mer", et s'il n'hésite pas dans son cœur, mais croit que ce qu'il dit va arriver, cela lui sera accordé.
24 C'est pourquoi je vous dis: tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l'avez déjà reçu, et cela vous sera accordé.
25 Et quand vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, remettez-lui, afin que votre Père qui est aux cieux vous remette aussi vos offenses
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La parabole du figuier déconcerte beaucoup de lecteurs: pourquoi, en effet, devait-il se dessécher, puisque le temps de porter du fruit n'était pas encore venu pour lui? En même temps, on ne relie d'habitude pas l'histoire du figuier desséché à cette purification...  Lire la suite

La parabole du figuier déconcerte beaucoup de lecteurs: pourquoi, en effet, devait-il se dessécher, puisque le temps de porter du fruit n'était pas encore venu pour lui? En même temps, on ne relie d'habitude pas l'histoire du figuier desséché à cette purification du Temple dont elle encadre le récit. Or les deux récits forment un tout unique, et la clé en est donnée par les paroles du Sauveur sur la foi qui déplace les montagnes. Qu'est-ce que la foi ici? La certitude de l'existence de Dieu? Sans aucun doute, mais ce n'est que le fondement. La confiance? Oui, bien sûr: sans confiance en Dieu, il est tout simplement impossible de parler de vie spirituelle. Cependant l'une et l'autre ne sont que les conditions préalables de l'action appelée foi. L'action elle-même est liée à la prise de conscience du Royaume comme réalité certaine et absolue, présente ici et maintenant.

S'il convenait ici d'employer quelque terminologie technique, le plus exact serait de parler du «basculement» de l'homme vers la perception de cette réalité appelée Royaume, et qui est toujours présente en lui. Il est presque impossible de le faire par soi-même, ou plus exactement presque impossible de demeurer dans cet état appelé Royaume; mais avec l'aide de Jésus tout est possible. Comme pour Pierre, pour qui le Royaume demeure une réalité tant qu'il regarde Jésus. Et une réalité qui n'est pas seulement purement intérieure: en commençant à la percevoir en nous-mêmes, nous apprenons très vite à percevoir le Royaume aussi au dehors. C'est alors que devient possible tout ce qui a été énuméré, y compris les montagnes qui se déplacent. Rien d'étonnant à cela: dans le Royaume, la nature est absolument obéissante à l'homme. Il en va de même du figuier: il s'est desséché non parce qu'il n'avait pas porté de fruit, ni en punition d'un manque de respect envers le Messie, mais parce qu'il n'est pas devenu une partie du Royaume.

Il s'est révélé inutile pour lui, là et alors où et quand on attendait de lui du fruit. Car le contact avec le Royaume ne passe jamais sans conséquences: celui qui n'acquiert pas la plénitude de vie proposée peut fort bien perdre même la petite part qu'il possède. La seule question est de savoir si cela arrivera aussi vite qu'avec le figuier. Et la voie la plus sûre pour ne pas entrer dans le Royaume, c'est le commerce dans le Temple. Dans tous les sens de cette expression, du plus littéral au plus symbolique qui soit. Non pas parce que l'homme n'a pas besoin d'argent (tant que nous avons affaire à ce monde-ci, une certaine quantité nous sera nécessaire), mais parce qu'il n'a pas sa place dans le Royaume. On peut et on doit remercier Dieu pour une affaire réussie, si le commerce est notre métier; mais il ne faut pas que notre gratitude devienne une transaction. Sinon, le Royaume se ferme à nous. Avec toutes les conséquences qui en découlent.

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Pour Mc 11:11-23
11 Il entra à Jérusalem dans le Temple et, après avoir tout regardé autour de lui, comme il était déjà tard, il sortit pour aller à Béthanie avec les Douze.
12 Le lendemain, comme ils étaient sortis de Béthanie, il eut faim.
13 Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s'il y trouverait quelque fruit, mais s'en étant approché, il ne trouva rien que des feuilles: car ce n'était pas la saison des figues.
14 S'adressant au figuier, il lui dit : " Que jamais plus personne ne mange de tes fruits ! " Et ses disciples l'entendaient.
15 Ils arrivent à Jérusalem. Étant entré dans le Temple, il se mit à chasser les vendeurs et les acheteurs qui s'y trouvaient: il culbuta les tables des changeurs et les sièges des marchands de colombes,
16 et il ne laissait personne transporter d'objet à travers le Temple.
17 Et il les enseignait et leur disait : " N'est-il pas écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations ? Mais vous, vous en avez fait un repaire de brigands ! "
18 Cela vint aux oreilles des grands prêtres et des scribes et ils cherchaient comment le faire périr; car ils le craignaient, parce que tout le peuple était ravi de son enseignement.
19 Le soir venu, il s'en allait hors de la ville.
20 Passant au matin, ils virent le figuier desséché jusqu'aux racines.
21 Et Pierre, se ressouvenant, lui dit : " Rabbi, regarde : le figuier que tu as maudit est desséché. "
22 En réponse, Jésus leur dit : " Ayez foi en Dieu.
23 En vérité je vous le dis, si quelqu'un dit à cette montagne : "Soulève-toi et jette-toi dans la mer", et s'il n'hésite pas dans son cœur, mais croit que ce qu'il dit va arriver, cela lui sera accordé.
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À la lecture du récit évangélique, beaucoup se demandent pourquoi Jésus a traité si injustement ce pauvre arbre...  Lire la suite

À la lecture du récit évangélique, beaucoup se demandent pourquoi Jésus a traité si injustement ce pauvre arbre. Après tout, c'est Dieu Lui-même qui a établi les lois de la nature selon lesquelles chaque arbre porte du fruit en son temps. Il en a été ainsi, il en est ainsi et il doit en être ainsi. Mais il existe sans doute des exceptions à l'ordre établi des choses. Ces exceptions s'appellent précisément des miracles. Le Royaume qui entre dans le monde est, par définition, un miracle. C'est pourquoi le miracle accompagne partout le Sauveur: c'est Lui qui a apporté le Royaume dans le monde. Mais que se passe-t-il s'Il est là et que le miracle n'arrive pas? Est-ce possible? Oui, c'est possible, et cela est arrivé souvent: tous ceux qui rencontraient Jésus ne devenaient pas témoins ou participants d'événements miraculeux. On peut passer à côté du Royaume sans le remarquer, du moins tant qu'il ne s'est pas encore révélé dans toute sa plénitude, transformant le monde jusqu'au bout. Mais passer à côté du Royaume signifie perdre la plénitude de vie qu'il contient. C'est sans doute pourquoi le figuier a séché: il n'est pas devenu partie du Royaume, et nous ne pourrons guère répondre maintenant à la question de savoir pourquoi cela s'est produit. En revanche, à l'exemple du figuier, nous pouvons comprendre ce qui nous attend si, comme lui, nous restons étrangers à la vie du Royaume. L'exemple est sévère, mais spirituellement utile.

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