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RÉFLEXIONS pour Mc 13:31-14:2

31 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.
32 " Quant à la date de ce jour, ou à l'heure, personne ne les connaît, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, personne que le Père.
33 " Soyez sur vos gardes, veillez, car vous ne savez pas quand ce sera le moment.
34 Il en sera comme d'un homme parti en voyage: il a quitté sa maison, donné pouvoir à ses serviteurs, à chacun sa tâche, et au portier il a recommandé de veiller.
35 Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison va venir, le soir, à minuit, au chant du coq ou le matin,
36 de peur que, venant à l'improviste, il ne vous trouve endormis.
37 Et ce que je vous dis à vous, je le dis à tous : veillez ! "
La Pâque et les Azymes allaient avoir lieu dans deux jours, et les grands prêtres et les scribes cherchaient comment arrêter Jésus par ruse pour le tuer.
Car ils se disaient : " Pas en pleine fête, de peur qu'il n'y ait du tumulte parmi le peuple. "
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Pourquoi donc Jésus ne répond-il pas à cette question si brûlante sur les temps et les moments ? Dieu cache-t-il spécialement aux hommes un fait si important ? En effet, si nous connaissions exactement la date du triomphe à venir du Royaume… D’ailleurs, dire de façon univoque ce que chacun de nous ferait dans ce cas n’est pas si simple. On ne peut même pas être sûr que tous prendraient une telle révélation au sérieux. Et pourtant, comme on le sait, être averti, c’est être armé ; quant à la manière de recevoir l’avertissement, chacun la décide pour lui-même. En tout cas, pour ceux qui prennent la vie spirituelle au sérieux, la situation serait nettement simplifiée : ils n’auraient pas à demeurer dans un état de tension spirituelle continue (et peut-être pas seulement spirituelle), attendant chaque jour l’événement principal de leur vie. De plus, Jésus lui-même dit que même lui ne connaît pas les temps de son propre retour. Pourquoi en est-il ainsi ? Peut-être ne s’agit-il pas du fait qu’on nous cache quelque chose, mais du fait que les délais ne sont pas fixés ? Car l’histoire du Royaume est avant tout l’histoire de ceux qui y vivent et en témoignent, l’histoire de la justice chrétienne, déterminée non seulement par la volonté de Dieu, mais aussi par le choix des hommes que Dieu appelle. Dès lors, il apparaît inévitablement que le moment du retour du Messie et du triomphe du Royaume dépend non seulement de Dieu, mais aussi de nous.

Autres réflexions

 
Pour Mc 13:32-33
32 " Quant à la date de ce jour, ou à l'heure, personne ne les connaît, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, personne que le Père.
33 " Soyez sur vos gardes, veillez, car vous ne savez pas quand ce sera le moment.
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Il est pourtant dit clairement que personne ne peut connaître ni le jour ni l'heure; néanmoins, le conseil est donné d'observer les signes annonçant les événements à venir. Mais comment ne pas confondre les vrais symptômes avec ceux qui ne sont qu'apparents...  Lire la suite

Il est pourtant dit clairement que personne ne peut connaître ni le jour ni l'heure; néanmoins, le conseil est donné d'observer les signes annonçant les événements à venir. Mais comment ne pas confondre les vrais symptômes avec ceux qui ne sont qu'apparents? Depuis vingt siècles, combien de cataclysmes naturels et historiques se sont déjà produits, combien de signes ont paru coïncider avec ceux qui étaient annoncés, et pourtant la fin des temps n'est toujours pas venue? Et le figuier, lui aussi, pousse des feuilles chaque été, n'est-ce pas?

Oui, chaque été; et pourtant il ne sait pas quel été sera celui, décisif. Mais d'année en année il continue à produire des feuilles, afin que les fruits mûrissent à l'automne. Sans nous laisser troubler par les temps et les délais, nous sommes appelés à veiller afin de préparer des fruits pour la venue du Maître de la maison.

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Pour Mc 14:1-31
La Pâque et les Azymes allaient avoir lieu dans deux jours, et les grands prêtres et les scribes cherchaient comment arrêter Jésus par ruse pour le tuer.
Car ils se disaient : " Pas en pleine fête, de peur qu'il n'y ait du tumulte parmi le peuple. "
Comme il se trouvait à Béthanie, chez Simon le lépreux, alors qu'il était à table, une femme vint, avec un flacon d'albâtre contenant un nard pur, de grand prix. Brisant le flacon, elle le lui versa sur la tête.
Or il y en eut qui s'indignèrent entre eux : " A quoi bon ce gaspillage de parfum ?
Ce parfum pouvait être vendu plus de trois cents deniers et donné aux pauvres. " Et ils la rudoyaient.
Mais Jésus dit : " Laissez-la ; pourquoi la tracassez-vous ? C'est une bonne œuvre qu'elle a accomplie sur moi.
Les pauvres, en effet, vous les aurez toujours avec vous et, quand vous le voudrez, vous pourrez leur faire du bien, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours.
Elle a fait ce qui était en son pouvoir: d'avance elle a parfumé mon corps pour l'ensevelissement.
En vérité, je vous le dis, partout où sera proclamé l'Évangile, au monde entier, on redira aussi, à sa mémoire, ce qu'elle vient de faire. "
10 Judas Iscariote, l'un des Douze, s'en alla auprès des grands prêtres pour le leur livrer.
11 A cette nouvelle ils se réjouirent et ils promirent de lui donner de l'argent. Et il cherchait une occasion favorable pour le livrer.
12 Le premier jour des Azymes, où l'on immolait la Pâque, ses disciples lui disent : " Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? "
13 Il envoie alors deux de ses disciples, en leur disant : " Allez à la ville ; vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau. Suivez-le,
14 et là où il entrera, dites au propriétaire : "Le Maître te fait dire : Où est ma salle, où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?"
15 Et il vous montrera, à l'étage, une grande pièce garnie de coussins, toute prête ; faites-y pour nous les préparatifs. "
16 Les disciples partirent et vinrent à la ville, et ils trouvèrent comme il leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.
17 Le soir venu, il arrive avec les Douze.
18 Et tandis qu'ils étaient à table et qu'ils mangeaient, Jésus dit : " En vérité, je vous le dis, l'un de vous me livrera, un qui mange avec moi. "
19 Ils devinrent tout tristes et se mirent à lui dire l'un après l'autre : " Serait-ce moi ? "
20 Il leur dit : " C'est l'un des Douze, qui plonge avec moi la main dans le même plat.
21 Oui, le Fils de l'homme s'en va selon qu'il est écrit de lui ; mais malheur à cet homme-là par qui le Fils de l'homme est livré ! Mieux eût valu pour cet homme-là de ne pas naître ! "
22 Et tandis qu'ils mangeaient, il prit du pain, le bénit, le rompit et le leur donna en disant : " Prenez, ceci est mon corps. "
23 Puis, prenant une coupe, il rendit grâces et la leur donna, et ils en burent tous.
24 Et il leur dit : " Ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui va être répandu pour une multitude.
25 En vérité, je vous le dis, je ne boirai plus du produit de la vigne jusqu'au jour où je boirai le vin nouveau dans le Royaume de Dieu. "
26 Après le chant des psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.
27 Et Jésus leur dit : " Tous vous allez succomber, car il est écrit : Je frapperai le pasteur et les brebis seront dispersées.
28 Mais après ma résurrection, je vous précéderai en Galilée. "
29 Pierre lui dit : " Même si tous succombent, du moins pas moi ! "
30 Jésus lui dit : " En vérité, je te le dis : toi, aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m'auras renié trois fois. "
31 Mais lui reprenait de plus belle : " Dussé-je mourir avec toi, non, je ne te renierai pas. " Et tous disaient de même.
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La lecture d’aujourd’hui comprend plusieurs épisodes liés entre eux par un même thème : celui de la fidélité et de la trahison...  Lire la suite

La lecture d’aujourd’hui comprend plusieurs épisodes liés entre eux par un même thème : celui de la fidélité et de la trahison. Elle commence par le récit de la femme qui a oint Jésus d’une huile parfumée précieuse, le myrrhe (v. 1-11). Il est remarquable que la description de l’événement lui-même soit précédée ici de la mention du désir des grands prêtres et des scribes de tuer Jésus (v. 1-2), et qu’elle soit immédiatement suivie de la mention de la trahison de Judas (v. 10-11), de sorte que le récit de l’onction de Jésus et le récit de la trahison de Judas se fondent en un seul récit. Dans le récit de l’évangéliste, la trahison de Judas se trouve en quelque sorte liée à l’acte de la femme qui a versé le parfum sur la tête de Jésus. On pourrait croire qu’il ne peut y avoir aucun lien, d’autant plus que l’idée de la trahison, comme cela arrive d’ordinaire, avait dû naître dans l’esprit de Judas bien avant la décision définitive. Mais il est tout à fait possible qu’à ce moment précis quelque chose dans la situation ait servi de dernier élan, après lequel il se décide à réaliser ce qu’il méditait depuis longtemps. Un indice peut être ici la mention du mécontentement manifesté par certains des présents, qui jugeaient une telle dépense de parfum précieux trop prodigue (v. 4-5). Mais Jésus remet aussitôt tout à sa place : d’abord Lui-même, et ensuite seulement l’aide aux pauvres (v. 6-9). Il nous indique ainsi l’une des lois les plus importantes de la vie spirituelle : les relations concrètes et vivantes avec Dieu et avec le Christ sont plus importantes que tout le reste, et tout le reste, même des choses aussi importantes que les œuvres de miséricorde, n’est que la conséquence de ces relations. Les pauvres seront toujours dans le monde ; les projets visant à débarrasser complètement le monde de la pauvreté sont une utopie, et la bienfaisance n’a manifestement pas cet objectif. Elle n’est qu’un moyen en vue d’autre chose, une manière d’exprimer son amour du prochain qui a besoin d’aide. Si cette relation profondément personnelle envers celui que l’on aide disparaît, la bienfaisance cesse d’être une œuvre d’amour et devient une idée abstraite, que l’on peut bien sûr servir comme toute idée, mais qui cesse alors d’être miséricorde au sens évangélique. L’amour évangélique n’est ni une idée ni une émotion ; c’est une relation, et c’est pourquoi, à la différence des idées ou des émotions, souvent assez abstraites, il est toujours absolument concret. Voilà pourquoi, lors de la Cène, où cette relation de Jésus avec Ses disciples se révèle dans toute sa plénitude, le pain et le vin deviennent Son Corps et Son Sang (v. 22-25). Car tout repas sacré chez les Juifs croyants a toujours été avant tout l’expression de l’unité spirituelle et de l’amour fraternel, précisément de ce qui, dans l’amour évangélique, atteint sa plénitude ultime. Et plus cette unité et cet amour se manifestaient clairement, plus il y avait dans un tel repas d’esprit et moins de nature pure, non spiritualisée. Mais l’amour d’un homme ordinaire n’atteint jamais par lui-même cette plénitude capable de transformer entièrement la nature et de la spiritualiser. Cela n’est accessible qu’à Celui qui porte en Lui toute la plénitude de Dieu et qui peut aimer jusqu’au bout, de telle sorte que, dans Sa relation avec celui qu’Il aime, il n’y ait plus de place pour la nature non transfigurée. Alors nous n’avons plus devant nous du pain et du vin, comme auparavant, mais le Corps et le Sang, qui nous unissent tout à fait réellement à Celui qui est venu nous donner le Royaume. Mais c’est précisément cette profondeur de relation qui peut devenir insupportable pour celui qui n’est pas prêt à faire confiance jusqu’au bout. Il est impossible de suivre Jésus seulement au nom d’une idée ; sans relation personnelle avec Lui, sans cet amour qu’Il donne à quiconque est prêt à Lui faire confiance, une telle marche ne peut se terminer que par un effondrement spirituel. C’est apparemment ce qui est arrivé à Judas, qui était peut-être prêt à accepter Jésus comme chef et inspirateur idéologique, mais qui, semble-t-il, ne L’aimait pas du tout. Et cette absence d’amour conduisit Judas à un effondrement spirituel qui, dans son cas, se transforma en trahison du Maître. L’élan décisif fut manifestement précisément le fait que Jésus Se désigna Lui-même comme ce que Ses disciples avaient de plus important. Car il fallait alors accepter Jésus Lui-même, non comme chef d’un mouvement ou porteur d’une idée, mais précisément Lui-même, comme Personne, comme Homme qu’il fallait simplement aimer, aimer humainement, comme on aime ses amis. Aimer ou trahir. Tel est le choix devant lequel, à un certain moment de sa vie spirituelle, se trouve quiconque a décidé, pour une raison quelconque, de suivre Jésus. Un choix dont dépend notre présence dans le Royaume ou dans les ténèbres.

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Pour Mc 14:1-31
La Pâque et les Azymes allaient avoir lieu dans deux jours, et les grands prêtres et les scribes cherchaient comment arrêter Jésus par ruse pour le tuer.
Car ils se disaient : " Pas en pleine fête, de peur qu'il n'y ait du tumulte parmi le peuple. "
Comme il se trouvait à Béthanie, chez Simon le lépreux, alors qu'il était à table, une femme vint, avec un flacon d'albâtre contenant un nard pur, de grand prix. Brisant le flacon, elle le lui versa sur la tête.
Or il y en eut qui s'indignèrent entre eux : " A quoi bon ce gaspillage de parfum ?
Ce parfum pouvait être vendu plus de trois cents deniers et donné aux pauvres. " Et ils la rudoyaient.
Mais Jésus dit : " Laissez-la ; pourquoi la tracassez-vous ? C'est une bonne œuvre qu'elle a accomplie sur moi.
Les pauvres, en effet, vous les aurez toujours avec vous et, quand vous le voudrez, vous pourrez leur faire du bien, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours.
Elle a fait ce qui était en son pouvoir: d'avance elle a parfumé mon corps pour l'ensevelissement.
En vérité, je vous le dis, partout où sera proclamé l'Évangile, au monde entier, on redira aussi, à sa mémoire, ce qu'elle vient de faire. "
10 Judas Iscariote, l'un des Douze, s'en alla auprès des grands prêtres pour le leur livrer.
11 A cette nouvelle ils se réjouirent et ils promirent de lui donner de l'argent. Et il cherchait une occasion favorable pour le livrer.
12 Le premier jour des Azymes, où l'on immolait la Pâque, ses disciples lui disent : " Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? "
13 Il envoie alors deux de ses disciples, en leur disant : " Allez à la ville ; vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau. Suivez-le,
14 et là où il entrera, dites au propriétaire : "Le Maître te fait dire : Où est ma salle, où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?"
15 Et il vous montrera, à l'étage, une grande pièce garnie de coussins, toute prête ; faites-y pour nous les préparatifs. "
16 Les disciples partirent et vinrent à la ville, et ils trouvèrent comme il leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.
17 Le soir venu, il arrive avec les Douze.
18 Et tandis qu'ils étaient à table et qu'ils mangeaient, Jésus dit : " En vérité, je vous le dis, l'un de vous me livrera, un qui mange avec moi. "
19 Ils devinrent tout tristes et se mirent à lui dire l'un après l'autre : " Serait-ce moi ? "
20 Il leur dit : " C'est l'un des Douze, qui plonge avec moi la main dans le même plat.
21 Oui, le Fils de l'homme s'en va selon qu'il est écrit de lui ; mais malheur à cet homme-là par qui le Fils de l'homme est livré ! Mieux eût valu pour cet homme-là de ne pas naître ! "
22 Et tandis qu'ils mangeaient, il prit du pain, le bénit, le rompit et le leur donna en disant : " Prenez, ceci est mon corps. "
23 Puis, prenant une coupe, il rendit grâces et la leur donna, et ils en burent tous.
24 Et il leur dit : " Ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui va être répandu pour une multitude.
25 En vérité, je vous le dis, je ne boirai plus du produit de la vigne jusqu'au jour où je boirai le vin nouveau dans le Royaume de Dieu. "
26 Après le chant des psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.
27 Et Jésus leur dit : " Tous vous allez succomber, car il est écrit : Je frapperai le pasteur et les brebis seront dispersées.
28 Mais après ma résurrection, je vous précéderai en Galilée. "
29 Pierre lui dit : " Même si tous succombent, du moins pas moi ! "
30 Jésus lui dit : " En vérité, je te le dis : toi, aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m'auras renié trois fois. "
31 Mais lui reprenait de plus belle : " Dussé-je mourir avec toi, non, je ne te renierai pas. " Et tous disaient de même.
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L'affaire approche de son dénouement. Les traits véritables des personnages, leurs désirs profonds, se manifestent avec toujours plus de netteté. Les scribes et les pharisiens ne...  Lire la suite

L'affaire approche de son dénouement. Les traits véritables des personnages, leurs désirs profonds, se manifestent avec toujours plus de netteté. Les scribes et les pharisiens ne discutent plus. Ils ont perdu toutes les discussions. Et cela ne les a ni convaincus, ni arrêtés, ni fait douter. «Engeance de vipères», comme Jean les a appelés. Ils ont longtemps disputé avec la Vérité; il ne reste maintenant qu'à la tuer. Ils ont enfin compris ouvertement leur véritable désir: «s'emparer de lui par ruse et le tuer». Ils l'avaient fait depuis longtemps dans leur coeur. Ils ne se soucient que d'une chose: que le peuple ne pense rien de mauvais d'eux.

La femme, elle, «qui était connue dans la ville comme pécheresse», aurait pu craindre la colère et la condamnation. Il lui est impossible de cacher ses vices. Mais c'est précisément elle qui apporte le parfum précieux. L'élan de son coeur l'entraîne irrésistiblement vers Jésus. Tout s'y exprime: l'amour, la gratitude, le repentir. Elle ne pense pas à ce que les gens diront d'elle.

Judas part enfin pour accomplir sa trahison. Lui aussi a pris sa décision.

Que peut encore avoir le temps de faire Jésus pour nous, pour ses disciples, pour les hommes? Que pouvait-il faire, au fond? Se donner lui-même. Rester avec nous. Le repas pascal avec les disciples continue jusqu'à ce jour. Jésus vient à nous, comme il l'a promis, dans le sacrement de l'Eucharistie. L'alliance avec Dieu, la Nouvelle Alliance, est renouvelée à chaque Liturgie. Le Pain et le Vin, transformés par son Esprit, nourrissent et rassasient chacun: «...et ils en burent tous». Il reste fidèle jusqu'à la fin et pour les siècles des siècles. Et notre coeur exulte après la communion, comme celui des disciples: ils «chantèrent l'hymne».

Mais en même temps, un autre thème traverse le passage: celui de la trahison. Judas trahit. Pierre reniera. Les disciples s'attristent et doutent d'eux-mêmes: «serait-ce moi?». Ils ne savent pas ce qu'il y a dans leur coeur. On voudrait «mourir avec lui», mais il se trouve que cela ne marche pas. Ils ne peuvent pas encore se déterminer. Et nous?

Et pourquoi cela nous arrive-t-il sans cesse? Tout nous a été donné: la sagesse, la vérité, l'amour, la vie. Et nous doutons, nous renions et souvent nous trahissons. Est-il possible de rester fidèles jusqu'à la fin? Quelle est notre décision? Qu'y a-t-il dans notre coeur?

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Pour Mc 13:24-31
24 Mais en ces jours-là, après cette tribulation, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière,
25 les étoiles se mettront à tomber du ciel et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées.
26 Et alors on verra le Fils de l'homme venant dans des nuées avec grande puissance et gloire.
27 Et alors il enverra les anges pour rassembler ses élus, des quatre vents, de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel.
28 " Du figuier apprenez cette parabole. Dès que sa ramure devient flexible et que ses feuilles poussent, vous comprenez que l'été est proche.
29 Ainsi vous, lorsque vous verrez cela arriver, comprenez qu'Il est proche, aux portes.
30 En vérité je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout cela ne soit arrivé.
31 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.
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Nous lisons les paroles prophétiques du Christ sur l'avenir du monde et sur les jours qui précéderont Son Second Avènement dans la puissance et la gloire. Tout ce qui arrivera sera terrible, et...  Lire la suite

Nous lisons les paroles prophétiques du Christ sur l'avenir du monde et sur les jours qui précéderont Son Second Avènement dans la puissance et la gloire. Tout ce qui arrivera sera terrible, et... tout cela se rencontre déjà dans notre monde : tremblements de terre et guerres, famines et épidémies. Mais en quoi consiste la patience du Seigneur dont parle l'apôtre ? Elle consiste en ce qu'Il attend chaque personne et donne à chacun la possibilité de Le rencontrer. Il nous a donné la promesse dont parle l'apôtre : « Selon Sa promesse, nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre où habite la justice. » Notre monde peut devenir ces nouveaux cieux et cette nouvelle terre si la prédication du Christ est entendue par chacun ; si les œuvres du Christ et l'amour des hommes pour Lui deviennent le fondement de la vie humaine ; si chacun, par le repentir et la crainte de Dieu, acquiert la foi, l'espérance et l'amour. La prière pour le monde et pour tout ce qui s'y passe, la prière adressée au Christ pour le salut des âmes humaines au milieu des détresses et des malheurs, doit résonner chaque jour dans le cœur de tout chrétien, comme elle résonne chaque jour dans l'Église.

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Pour Mc 13:24-31
24 Mais en ces jours-là, après cette tribulation, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière,
25 les étoiles se mettront à tomber du ciel et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées.
26 Et alors on verra le Fils de l'homme venant dans des nuées avec grande puissance et gloire.
27 Et alors il enverra les anges pour rassembler ses élus, des quatre vents, de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel.
28 " Du figuier apprenez cette parabole. Dès que sa ramure devient flexible et que ses feuilles poussent, vous comprenez que l'été est proche.
29 Ainsi vous, lorsque vous verrez cela arriver, comprenez qu'Il est proche, aux portes.
30 En vérité je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout cela ne soit arrivé.
31 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.
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Aujourd’hui, nous voudrions attirer l’attention sur ces paroles : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas ». « Le ciel et la terre » est une expression biblique qui signifie...  Lire la suite

Aujourd’hui, nous voudrions attirer l’attention sur ces paroles : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas ». « Le ciel et la terre » est une expression biblique qui signifie tout l’univers, tout le cosmos créé par Dieu. C’est précisément par ces mots que commence la Bible, comme nous nous en souvenons tous très bien. Mais comprenons-nous correctement ce qu’est le Ciel, ce qu’est la terre, où nous sommes et où est Dieu ? Le plus grave serait de penser au niveau des affiches de propagande soviétiques : nous serions sur la terre et Dieu serait au ciel. On sait qu’après le vol de Gagarine, des articles sont parus dans la presse soviétique disant que, désormais, il était prouvé qu’il n’y avait aucun Dieu au ciel. C’est une mise en garde contre des erreurs vraiment grossières. Mais il existe aussi une erreur plus subtile : penser que Dieu est au Ciel (avec une majuscule), en comprenant le Ciel comme un monde situé au-delà du monde terrestre, peuplé d’anges et d’âmes des morts, sur lesquels Dieu règne. Cette erreur vient peut-être d’une mauvaise compréhension des paroles : « Notre Père, qui es aux cieux… » ou « Roi céleste… ». Cette erreur deviendra manifeste lorsque nous nous souviendrons des lignes déjà mentionnées Gn 1:1. Or le Seigneur a créé le Ciel, et il fut un temps où le Ciel n’existait pas, mais Dieu était. Cela ne signifie pas que Dieu n’est pas au Ciel ; mais en disant qu’il y est, nous le limitons fortement, en le plaçant sur le même rang que les créatures, alors qu’il est le Créateur. C’est précisément ce que doivent nous rappeler les lignes de la lecture d’aujourd’hui que nous voulions vous proposer pour la méditation. « Le ciel et la terre passeront ». Le Ciel, tout comme la terre, n’est pas éternel. La fin des temps ne signifie nullement que des hommes seront pris de la terre pour être emmenés au Ciel, comme s’ils étaient sauvés d’un navire qui sombre dans le monde passager vers la terre ferme de l’éternité. Non, la fin du temps signifiera une réorganisation complète de la création, à laquelle le Ciel lui-même n’échappera pas. Voilà ce que nous rappelle la lecture d’aujourd’hui.

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Pour Mc 13:1-37
Comme il s'en allait hors du Temple, un de ses disciples lui dit : " Maître, regarde, quelles pierres ! quelles constructions ! "
Et Jésus lui dit : " Tu vois ces grandes constructions ? Il n'en restera pas pierre sur pierre qui ne soit jetée bas. "
Et comme il était assis sur le mont des Oliviers en face du Temple, Pierre, Jacques, Jean et André l'interrogeaient en particulier:
" Dis-nous quand cela aura lieu et quel sera le signe que tout cela va finir. "
Alors Jésus se mit à leur dire : " Prenez garde qu'on ne vous abuse.
Il en viendra beaucoup sous mon nom, qui diront : "C'est moi", et ils abuseront bien des gens.
Lorsque vous entendrez parler de guerres et de rumeurs de guerres, ne vous alarmez pas: il faut que cela arrive, mais ce ne sera pas encore la fin.
On se dressera, en effet, nation contre nation et royaume contre royaume. Il y aura par endroits des tremblements de terre, il y aura des famines. Ce sera le commencement des douleurs de l'enfantement.
" Soyez sur vos gardes. On vous livrera aux sanhédrins, vous serez battus de verges dans les synagogues et vous comparaîtrez devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi, pour rendre témoignage en face d'eux.
10 Il faut d'abord que l'Évangile soit proclamé à toutes les nations.
11 " Et quand on vous emmènera pour vous livrer, ne vous préoccupez pas de ce que vous direz, mais dites ce qui vous sera donné sur le moment : car ce n'est pas vous qui parlerez, mais l'Esprit Saint.
12 Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mourir.
13 Et vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui aura tenu bon jusqu'au bout, celui-là sera sauvé.
14 " Lorsque vous verrez l'abomination de la désolation installée là où elle ne doit pas être que le lecteur comprenne ! , alors que ceux qui seront en Judée s'enfuient dans les montagnes,
15 que celui qui sera sur la terrasse ne descende pas pour rentrer dans sa maison et prendre ses affaires;
16 et que celui qui sera aux champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau!
17 Malheur à celles qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là!
18 Priez pour que cela ne tombe pas en hiver.
19 Car en ces jours-là il y aura une tribulation telle qu'il n'y en a pas eu de pareille depuis le commencement de la création qu'a créée Dieu jusqu'à ce jour, et qu'il n'y en aura jamais plus.
20 Et si le Seigneur n'avait abrégé ces jours, nul n'aurait eu la vie sauve; mais à cause des élus qu'il a choisis, il a abrégé ces jours.
21 Alors si quelqu'un vous dit : "Voici : le Christ est ici ! ", "Voici : il est là ! ", n'en croyez rien.
22 Il surgira, en effet, des faux Christs et des faux prophètes qui opéreront des signes et des prodiges pour abuser, s'il était possible, les élus.
23 Pour vous, soyez en garde : je vous ai prévenus de tout.
24 Mais en ces jours-là, après cette tribulation, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière,
25 les étoiles se mettront à tomber du ciel et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées.
26 Et alors on verra le Fils de l'homme venant dans des nuées avec grande puissance et gloire.
27 Et alors il enverra les anges pour rassembler ses élus, des quatre vents, de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel.
28 " Du figuier apprenez cette parabole. Dès que sa ramure devient flexible et que ses feuilles poussent, vous comprenez que l'été est proche.
29 Ainsi vous, lorsque vous verrez cela arriver, comprenez qu'Il est proche, aux portes.
30 En vérité je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout cela ne soit arrivé.
31 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.
32 " Quant à la date de ce jour, ou à l'heure, personne ne les connaît, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, personne que le Père.
33 " Soyez sur vos gardes, veillez, car vous ne savez pas quand ce sera le moment.
34 Il en sera comme d'un homme parti en voyage: il a quitté sa maison, donné pouvoir à ses serviteurs, à chacun sa tâche, et au portier il a recommandé de veiller.
35 Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison va venir, le soir, à minuit, au chant du coq ou le matin,
36 de peur que, venant à l'improviste, il ne vous trouve endormis.
37 Et ce que je vous dis à vous, je le dis à tous : veillez ! "
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La lecture d’aujourd’hui est remarquable par le passage qu’elle reflète de l’histoire à la fin des temps. Elle commence par une prophétie...  Lire la suite

La lecture d’aujourd’hui est remarquable par le passage qu’elle reflète de l’histoire à la fin des temps. Elle commence par la prophétie de Jésus au sujet du Temple, auquel, selon Ses paroles, une destruction complète est réservée (v. 1-23). Cette prophétie s’est accomplie en 70 apr. J.-C., lorsque, après le soulèvement antiromain lancé par les zélotes en Judée, Jérusalem fut prise d’assaut par les Romains après un long siège, et la ville, avec le Temple, fut détruite jusqu’aux fondations. Du Temple ne resta que le soubassement, dont le mur de soutènement occidental est aujourd’hui connu sous le nom de Mur des Lamentations. Ces événements furent précédés d’un puissant essor du mouvement messianique ; peu avant le début du soulèvement, des prétendants au messianisme apparaissaient régulièrement en Judée, certains parvenant à organiser des révoltes locales, durement réprimées par les Romains ; c’est manifestement contre de tels prétendants que Jésus met en garde Ses disciples (v. 5-6). L’atmosphère de l’époque était inquiète et fiévreuse ; des rumeurs circulaient au sujet d’une guerre prochaine qui, disaient les zélotes, serait la dernière guerre, la guerre messianique ; et chaque action militaire, même mineure, s’entourait de rumeurs, parfois les plus invraisemblables, accroissant encore cette atmosphère d’attente générale et exaltée de la fin (v. 7-8). L’avertissement de Jésus au sujet des persécutions à venir ne fut pas non plus vain (v. 9-13) : les persécutions contre les chrétiens commencèrent effectivement avant même le soulèvement de 70 ; mais la prédication de Paul avait déjà retenti dans tout l’Empire romain avant la chute de Jérusalem (v. 10). Lorsque le soulèvement commença et échoua, et que Jérusalem se trouva menacée d’un siège lourd et prolongé, les chrétiens, se souvenant de l’avertissement du Sauveur (v. 14-23), quittèrent la ville ; les pharisiens firent de même. Quant à ce qui se passait dans la ville assiégée, à la haine générale, à l’intolérance et aux violences qui y régnaient, Flavius Josèphe, l’un des témoins et participants de ces événements, l’a décrit en détail dans son livre La Guerre des Juifs.

Et voici qu’après la prophétie sur les événements qui devaient se produire très peu de temps après Sa mort et Sa Résurrection, le Sauveur passe au récit de la fin des temps et de Son second avènement (v. 24-37). Il semblerait que ces événements dussent se suivre immédiatement ou presque immédiatement. Pourtant Jésus Lui-même dit clairement que l’heure de Son retour n’est connue que du Père. Une question se pose alors : quel lien y a-t-il entre les événements de 70 à Jérusalem et le second avènement du Christ ? Pour les Juifs croyants, le Second Temple, construit au VIe siècle av. J.-C. par ceux qui revenaient de Babylone, était le Temple messianique ; le Messie-Christ devait y prêcher, et la fin de ce Temple devait être aussi la fin de l’histoire terrestre et l’avènement du Royaume messianique. Et Jésus, semble-t-il, confirme cette représentation selon laquelle la destruction du Temple achève l’histoire terrestre, en ajoutant qu’elle prendra fin encore du vivant des contemporains de Sa vie terrestre (v. 30 ; « cette génération » signifie « cette génération-ci »). Mais entre l’achèvement de l’histoire terrestre et le triomphe définitif du Royaume, il doit, semble-t-il, s’écouler un certain temps, connu du Père seul. Il nous reste donc à attendre et à veiller (v. 33-37) : attendre le retour du Sauveur dans la plénitude du Royaume et veiller afin que Son retour ne nous surprenne pas.

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Pour Mc 13:1-37
Comme il s'en allait hors du Temple, un de ses disciples lui dit : " Maître, regarde, quelles pierres ! quelles constructions ! "
Et Jésus lui dit : " Tu vois ces grandes constructions ? Il n'en restera pas pierre sur pierre qui ne soit jetée bas. "
Et comme il était assis sur le mont des Oliviers en face du Temple, Pierre, Jacques, Jean et André l'interrogeaient en particulier:
" Dis-nous quand cela aura lieu et quel sera le signe que tout cela va finir. "
Alors Jésus se mit à leur dire : " Prenez garde qu'on ne vous abuse.
Il en viendra beaucoup sous mon nom, qui diront : "C'est moi", et ils abuseront bien des gens.
Lorsque vous entendrez parler de guerres et de rumeurs de guerres, ne vous alarmez pas: il faut que cela arrive, mais ce ne sera pas encore la fin.
On se dressera, en effet, nation contre nation et royaume contre royaume. Il y aura par endroits des tremblements de terre, il y aura des famines. Ce sera le commencement des douleurs de l'enfantement.
" Soyez sur vos gardes. On vous livrera aux sanhédrins, vous serez battus de verges dans les synagogues et vous comparaîtrez devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi, pour rendre témoignage en face d'eux.
10 Il faut d'abord que l'Évangile soit proclamé à toutes les nations.
11 " Et quand on vous emmènera pour vous livrer, ne vous préoccupez pas de ce que vous direz, mais dites ce qui vous sera donné sur le moment : car ce n'est pas vous qui parlerez, mais l'Esprit Saint.
12 Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mourir.
13 Et vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui aura tenu bon jusqu'au bout, celui-là sera sauvé.
14 " Lorsque vous verrez l'abomination de la désolation installée là où elle ne doit pas être que le lecteur comprenne ! , alors que ceux qui seront en Judée s'enfuient dans les montagnes,
15 que celui qui sera sur la terrasse ne descende pas pour rentrer dans sa maison et prendre ses affaires;
16 et que celui qui sera aux champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau!
17 Malheur à celles qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là!
18 Priez pour que cela ne tombe pas en hiver.
19 Car en ces jours-là il y aura une tribulation telle qu'il n'y en a pas eu de pareille depuis le commencement de la création qu'a créée Dieu jusqu'à ce jour, et qu'il n'y en aura jamais plus.
20 Et si le Seigneur n'avait abrégé ces jours, nul n'aurait eu la vie sauve; mais à cause des élus qu'il a choisis, il a abrégé ces jours.
21 Alors si quelqu'un vous dit : "Voici : le Christ est ici ! ", "Voici : il est là ! ", n'en croyez rien.
22 Il surgira, en effet, des faux Christs et des faux prophètes qui opéreront des signes et des prodiges pour abuser, s'il était possible, les élus.
23 Pour vous, soyez en garde : je vous ai prévenus de tout.
24 Mais en ces jours-là, après cette tribulation, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière,
25 les étoiles se mettront à tomber du ciel et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées.
26 Et alors on verra le Fils de l'homme venant dans des nuées avec grande puissance et gloire.
27 Et alors il enverra les anges pour rassembler ses élus, des quatre vents, de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel.
28 " Du figuier apprenez cette parabole. Dès que sa ramure devient flexible et que ses feuilles poussent, vous comprenez que l'été est proche.
29 Ainsi vous, lorsque vous verrez cela arriver, comprenez qu'Il est proche, aux portes.
30 En vérité je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout cela ne soit arrivé.
31 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.
32 " Quant à la date de ce jour, ou à l'heure, personne ne les connaît, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, personne que le Père.
33 " Soyez sur vos gardes, veillez, car vous ne savez pas quand ce sera le moment.
34 Il en sera comme d'un homme parti en voyage: il a quitté sa maison, donné pouvoir à ses serviteurs, à chacun sa tâche, et au portier il a recommandé de veiller.
35 Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison va venir, le soir, à minuit, au chant du coq ou le matin,
36 de peur que, venant à l'improviste, il ne vous trouve endormis.
37 Et ce que je vous dis à vous, je le dis à tous : veillez ! "
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Aujourd'hui nous lisons un passage où Jésus parle aux disciples de ce qui vient, de ce qui les attend, eux et leurs descendants. Ce discours...  Lire la suite

Aujourd'hui nous lisons un passage où Jésus parle aux disciples de ce qui vient, de ce qui les attend, eux et leurs descendants. Ce discours de Jésus est le plus long chez Marc. Écoutons-le plus attentivement : qu'est-ce qui a donné lieu à la conversation ? Que peut-on dire de l'attitude des disciples envers Jérusalem, envers son temple ?

Les paroles mêmes de Jésus peuvent être divisées en trois parties : la destruction de Jérusalem, Son retour et la fin de ce monde, puis deux paraboles. Le croisement de ces thèmes peut paraître inattendu, mais la prophétie n'est pas un exposé chronologique de l'avenir ; elle en donne plutôt différentes images, de sorte que, dans la destruction de Jérusalem, on peut voir aussi la fin de ce monde.

Il est intéressant de suivre si la curiosité initiale des disciples reçoit une réponse. Il apparaît que la réponse directe ne retentit qu'à la toute fin du chapitre : dans la parabole du figuier, Il parle des signes. Mais au sujet du moment exact, il est dit qu'il est caché à tous sauf au Père ; et si c'est bien Lui qui compte pour nous, nous devons veiller, comme le portier de la deuxième parabole. Cet appel final aidera aussi à entendre toutes les autres paroles de Jésus, qui semblent à côté de la question des disciples : Il s'adresse personnellement à nous tous.

Si Jésus ne répond pas à la question des disciples avant le verset 28, de quoi parle-t-Il donc aux v. 5-27 ? Ce qui frappe, c'est la fréquence avec laquelle Jésus s'adresse directement à eux. Jésus se soucie moins de l'avenir lui-même que des hommes, de Ses disciples dans cet avenir. Jésus leur fait comprendre que ce dont ils ont le plus besoin dans cette vie, c'est de Dieu et de Sa conduite, ce qui se voit particulièrement « sur fond » de fin.

À la lecture de ce chapitre naît souvent un sentiment naturel : même si l'on ne voudrait vraiment pas participer aux événements décrits, une chose réjouit cependant : si tout cela arrive malgré tout, alors (v.19-20 et v.24-27) Jésus reviendra et sauvera Ses élus. Il est Dieu et Sauveur.

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