1 Observer la loi c'est multiplier les offrandes, s'attacher aux préceptes c'est offrir des sacrifices de communion.
2 Se montrer charitable c'est faire une oblation de fleur de farine, faire l'aumône c'est offrir un sacrifice de louange.
3 Ce qui plaît au Seigneur c'est qu'on se détourne du mal, c'est offrir un sacrifice expiatoire que de fuir l'injustice.
4 Ne parais pas devant le Seigneur les mains vides, car tout cela est dû selon les préceptes.
5 L'offrande du juste réjouit l'autel, son parfum s'élève devant le Très-Haut.
6 Le sacrifice du juste est agréable, son mémorial ne sera pas oublié.
7 Glorifie le Seigneur avec générosité et ne sois pas avare des prémices que tu offres.
8 Chaque fois que tu fais une offrande montre un visage joyeux et consacre la dîme avec joie.
9 Donne au Très-Haut comme il t'a donné, avec générosité, selon tes moyens.
10 Car le Seigneur paie de retour, il te rendra au septuple.
11 N'essaie pas de le corrompre par des présents, il les refuse, ne t'appuie pas sur un sacrifice injuste.
12 Car le Seigneur est un juge qui ne fait pas acception de personnes.
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« Dans tout don, aie le visage joyeux, et consacre la dîme avec joie ». Le plus évident, c'est qu'il est parfois triste de donner son argent durement gagné à l'oeuvre la plus pieuse qui soit. C'est compréhensible, mais, si l'on parle en toute honnêteté, rares sont ceux qui donnent à l'Église ou à des programmes caritatifs en grinçant des dents. D'ordinaire, soit nous ne donnons rien, soit nous donnons au moins calmement. Donc, si nous ne regrettons pas l'argent, tout va bien ? Je crains que non. Car il n'y a pas seulement les simples sacrifices matériels offerts au Seigneur, mais aussi quelque chose de plus complexe : le renoncement à nos désirs pour Lui. Et c'est là que les paroles citées plus haut dans la lecture d'aujourd'hui sont particulièrement importantes ! Si vous n'avez vraiment pas envie d'aller à l'Église, mais que vous y allez, demandez-vous pourquoi vous n'en avez pas envie et pourquoi vous y allez. Si vous avez très envie de voler au travail un paquet de papier, mais que vous ne le faites pas, vous êtes-vous vexé contre Dieu, qui par Ses commandements intervient dans vos affaires personnelles ? S'il y a du ressentiment contre Lui, l'acte accompli en Son nom perd son sens. Seul ce que nous faisons pour Lui avec joie a une vraie valeur.
Autres réflexions
Pour Si 35:11-12
11 N'essaie pas de le corrompre par des présents, il les refuse, ne t'appuie pas sur un sacrifice injuste.
12 Car le Seigneur est un juge qui ne fait pas acception de personnes.
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L’appel du sage à « ne pas diminuer les dons » peut paraître étrange, à moins de tenir compte du fait que tous les sacrifices étaient strictement réglementés par la Torah, tant du point de vue de la quantité...
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L’appel du sage à « ne pas diminuer les dons » peut paraître étrange, à moins de tenir compte du fait que tous les sacrifices étaient strictement réglementés par la Torah, tant du point de vue de la quantité (un nombre déterminé d’animaux sacrificiels lors de fêtes déterminées) que du point de vue de la qualité (l’animal sacrificiel devait avoir un âge bien déterminé, il ne devait pas être mutilé, etc.).
Dans quels cas celui qui offrait le sacrifice pouvait-il enfreindre ces exigences ? Évidemment, seulement lorsqu’il pouvait compter sur des concessions de la part de Dieu, qui recevait son sacrifice.
Un tel calcul peut paraître étrange, mais, d’un autre côté, il est humainement très compréhensible. Tout croyant a connu au moins une fois dans sa vie la tentation particulière d’une attitude familière envers Dieu et envers Ses exigences, lorsque l’on pense que, pour Dieu, on est des Siens, et que si on Lui demande « en ami », Il ne refusera certainement pas une petite concession.
C’est contre une telle attitude envers Dieu que le sage met en garde. Il sait que Dieu n’a pas de favoris, que Ses élus ne sont pas pour Lui des chouchous à qui Il pardonne tout et permet tout, mais des serviteurs responsables, dont la responsabilité est d’autant plus grande qu’il leur a été donné davantage. Et il ne s’agit pas ici du fait que Dieu serait impitoyable et ne voudrait pas s’abaisser à nos faiblesses et à nos péchés. S’il en était ainsi, aucun de nous n’aurait la moindre chance de salut.
Le fait est qu’une condescendance sans correction signifierait, dans ce cas, encourager précisément ces faiblesses et ces péchés qui rendent notre salut impossible. Dieu est prêt à nous accueillir tels que nous sommes. Mais nos péchés, eux, Il n’est pas prêt à les accueillir, non parce qu’ils Lui répugnent, mais parce qu’avec eux nous ne pourrons pas entrer dans Son Royaume, où Il veut nous introduire. C’est pourquoi Il ne nous permettra pas de devenir Ses favoris. Par amour pour nous et par désir de notre salut.
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