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RÉFLEXIONS pour Ep 1:1-14

Paul, apôtre du Christ Jésus, par la volonté de Dieu, aux saints et fidèles dans le Christ Jésus.
A vous grâce et paix de par Dieu notre Père et le Seigneur Jésus Christ.
Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ.
C'est ainsi qu'Il nous a élus en lui, dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l'amour,
déterminant d'avance que nous serions pour Lui des fils adoptifs par Jésus Christ. Tel fut le bon plaisir de sa volonté,
à la louange de gloire de sa grâce, dont Il nous a gratifiés dans le Bien-aimé.
En lui nous trouvons la rédemption, par son sang, la rémission des fautes, selon la richesse de sa grâce,
qu'Il nous a prodiguée, en toute sagesse et intelligence:
Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté, ce dessein bienveillant qu'Il avait formé en lui par avance,
10 pour le réaliser quand les temps seraient accomplis: ramener toutes choses sous un seul Chef, le Christ, les êtres célestes comme les terrestres.
11 C'est en lui encore que nous avons été mis à part, désignés d'avance, selon le plan préétabli de Celui qui mène toutes choses au gré de sa volonté,
12 pour être, à la louange de sa gloire, ceux qui ont par avance espéré dans le Christ.
13 C'est en lui que vous aussi, après avoir entendu la Parole de vérité, l'Évangile de votre salut, et y avoir cru, vous avez été marqués d'un sceau par l'Esprit de la Promesse, cet Esprit Saint
14 qui constitue les arrhes de notre héritage, et prépare la rédemption du Peuple que Dieu s'est acquis, pour la louange de sa gloire.
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En commençant son épître à l'Église d'Éphèse, Paul décrit dès la première phrase le sens du christianisme comme révélation et comme chemin spirituel. Pour l'apôtre, l'Église comme nouveau peuple de Dieu a été conçue par Dieu avant même la création du monde. La tradition juive regarde ainsi le peuple juif: lui, comme le Messie, a été conçu par Dieu avant la création du monde. Paul, comme on le voit, applique cette vision traditionnelle à l'Église comme nouveau peuple de Dieu et comme ce reste messianique dont parlaient déjà les prophètes d'avant l'exil. Il s'agit, bien sûr, de la prédestination de l'existence de l'Église dans son ensemble, et non du destin d'une personne particulière, qui dans tous les cas reste libre, de même que, du point de vue du judaïsme traditionnel, la prédestination de l'existence du peuple de Dieu comme tout ne prédétermine pas le destin de ses représentants concrets.

Mais si une personne accueille le Christ et Le suit, elle prend part à la réalité conçue par Dieu avant même la création du monde. Et cette participation se réalise par la participation à la vie du Messie Lui-même, qui a apporté le Royaume dans le monde et en qui la volonté du Père est révélée au monde aussi clairement et dans une plénitude aussi grande qu'elle peut l'être à travers un homme. Suivre la volonté de Dieu est difficile, mais lorsque ta vie est unie à la vie de Celui qui a accueilli et accompli la volonté de Dieu dans toute sa plénitude, même l'impossible devient possible.

D'autant plus qu'en Christ est entrée dans le monde aussi la plénitude du Royaume, à laquelle Il fait participer chacun de ceux qui se confient à Lui. Cela signifie que quiconque Le suit reçoit aussi la possibilité d'une transformation complète de sa propre nature humaine et de la délivrance du pouvoir du péché. C'est précisément en ce sens que l'apôtre parle du pardon des péchés et de la rédemption par le sang. Bien sûr, une telle transformation de la nature humaine est un processus divino-humain: l'homme y participe avec Dieu; il faut ici la sagesse et la compréhension («intelligence») mentionnées par Paul, mais le gage du succès se révèle être cette participation à la vie du Royaume que l'apôtre appelle «la promesse de l'Esprit Saint». Tel est le chemin chrétien que Paul rappelle aux chrétiens d'Éphèse comme en passant, comme une chose allant de soi.

Autres réflexions

 
Pour Ep 1:1-14
Paul, apôtre du Christ Jésus, par la volonté de Dieu, aux saints et fidèles dans le Christ Jésus.
A vous grâce et paix de par Dieu notre Père et le Seigneur Jésus Christ.
Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ.
C'est ainsi qu'Il nous a élus en lui, dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l'amour,
déterminant d'avance que nous serions pour Lui des fils adoptifs par Jésus Christ. Tel fut le bon plaisir de sa volonté,
à la louange de gloire de sa grâce, dont Il nous a gratifiés dans le Bien-aimé.
En lui nous trouvons la rédemption, par son sang, la rémission des fautes, selon la richesse de sa grâce,
qu'Il nous a prodiguée, en toute sagesse et intelligence:
Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté, ce dessein bienveillant qu'Il avait formé en lui par avance,
10 pour le réaliser quand les temps seraient accomplis: ramener toutes choses sous un seul Chef, le Christ, les êtres célestes comme les terrestres.
11 C'est en lui encore que nous avons été mis à part, désignés d'avance, selon le plan préétabli de Celui qui mène toutes choses au gré de sa volonté,
12 pour être, à la louange de sa gloire, ceux qui ont par avance espéré dans le Christ.
13 C'est en lui que vous aussi, après avoir entendu la Parole de vérité, l'Évangile de votre salut, et y avoir cru, vous avez été marqués d'un sceau par l'Esprit de la Promesse, cet Esprit Saint
14 qui constitue les arrhes de notre héritage, et prépare la rédemption du Peuple que Dieu s'est acquis, pour la louange de sa gloire.
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En commençant sa lettre aux chrétiens d'Éphèse, Paul aborde aussitôt l'un des thèmes centraux de la vie chrétienne : le thème...  Lire la suite

En commençant sa lettre aux chrétiens d'Éphèse, Paul aborde aussitôt l'un des thèmes centraux de la vie chrétienne : le thème du Messie et du peuple de Dieu. En parlant de l'Église et des chrétiens, l'apôtre part, comme on le voit, de positions bien connues à cette époque dans la tradition rabbinique, selon lesquelles le Messie et le peuple de Dieu avaient été conçus par Dieu avant même la création du monde. Il ne s'agissait bien sûr pas ici du destin de personnes concrètes, que Dieu ne prédétermine pas à l'avance, mais du fait même de l'existence du peuple de Dieu et de l'inévitabilité de l'avènement du Royaume messianique avec la venue du Messie. Il est évident que, pour Paul, l'histoire de l'Église comme nouveau peuple de Dieu est inséparable de la personne du Sauveur Lui-même, et l'apôtre considère aussi ce lien comme faisant partie du dessein éternel de Dieu (v. 3-5).

Mais Paul comprend aussi autre chose : le nouveau peuple de Dieu n'est pas simplement la continuation de l'ancien, même s'il lui est historiquement lié comme l'Église est liée à la communauté yahviste et à la Synagogue. Ce nouveau peuple a été conçu par Dieu dès le commencement comme une communauté d'habitants du Royaume. Mais une telle vie exige une liberté complète à l'égard du péché, impossible à l'homme déchu. Alors Jésus libère Lui-même ceux qui deviendront une part de Son peuple. Paul en parle en recourant à la notion, traditionnelle dans la tradition cultuelle yahviste, de rédemption, de sacrifice rédempteur, qui libérait le pécheur des conséquences du péché commis involontairement, c'est-à-dire sous contrainte ou par ignorance. Lors du sacrifice de purification (« sacrifice pour le péché »), celui qui avait péché apportait un repentir public pour le péché involontaire qu'il avait commis, étant purifié par le sang de la victime qu'il offrait et dont le prêtre l'aspergeait.

Pour les chrétiens, la victime de purification se révèle être Jésus Lui-même : car c'est Lui qui, au prix de Sa vie (« Son sang »), ouvre à Ses disciples le chemin de la libération de l'emprise de tout péché, non seulement involontaire, mais même commis consciemment (v. 7-10). L'analogie est évidente : dans les deux cas, c'est Dieu Lui-même qui purifie le pécheur, en le faisant participer à Sa vie par la révélation de Sa présence dans le monde. Mais la mesure de la plénitude de cette présence est différente : auparavant elle ne se révélait à l'homme qu'en partie ; maintenant, après la venue du Christ dans le monde, elle s'est manifestée dans toute sa plénitude. C'est pourquoi la purification, auparavant incomplète et relative, devient maintenant pleine et absolue, libérant celui qui est purifié du péché et lui ouvrant le chemin du Royaume.

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Pour Ep 1:3-4
Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ.
C'est ainsi qu'Il nous a élus en lui, dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l'amour,
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Derrière cette bénédiction de l'apôtre Paul se trouve une théologie très profonde. La chute «adamique» la nature humaine n’est pas dans l'état de contenir «toutes sortes de bénédictions spirituelles» venant de Dieu...  Lire la suite

Derrière cette bénédiction de l'apôtre Paul se trouve une théologie très profonde. La chute «adamique» la nature humaine n’est pas dans l'état de contenir «toutes sortes de bénédictions spirituelles» venant de Dieu, mais le Fils de Dieu, s'étant incarné, devenu le Fils de l’Homme, porte dans lui-même une autre nature humaine «Christique», sans péché, et c'est notamment pour quoi dans le Christ, Dieu bénit les gens éternels («aux cieux») la bénédiction.

Avant la création du monde, Dieu, ayant projeté l’homme comme un être possédant la liberté, a prévu sur le cas de notre chute l'exploit salutaire de Christ en chair, venu ainsi pour qu’en liant la foi avec le Christ, nous devenions impliqué à Sa nature sans péché et, donc, saints, purs et remplis d'amour.

Ainsi, le choix de Dieu s’avère ouvert pour nous qui avons cru en Sa venue, à Sa Naissance, dont nous nous préparerons très bientôt à célébrer; et le premier de tous les élus de l'humanité devient Celle, Qui a cru la première, - la Sainte Mère de Dieu.

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Pour Ep 1:3-4
Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ.
C'est ainsi qu'Il nous a élus en lui, dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l'amour,
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Derrière cette bénédiction de l'apôtre Paul se trouve une théologie très profonde. La chute «adamique» la nature humaine n’est pas dans l'état de contenir «toutes sortes de bénédictions spirituelles» venant de Dieu...  Lire la suite

Derrière cette bénédiction de l'apôtre Paul se trouve une théologie très profonde. La chute «adamique» la nature humaine n’est pas dans l'état de contenir «toutes sortes de bénédictions spirituelles» venant de Dieu, mais le Fils de Dieu, s'étant incarné, devenu le Fils de l’Homme, porte dans lui-même une autre nature humaine «Christique», sans péché, et c'est notamment pour quoi dans le Christ, Dieu bénit les gens éternels («aux cieux») la bénédiction.

Avant la création du monde, Dieu, ayant projeté l’homme comme un être possédant la liberté, a prévu sur le cas de notre chute l'exploit salutaire de Christ en chair, venu ainsi pour qu’en liant la foi avec le Christ, nous devenions impliqué à Sa nature sans péché et, donc, saints, purs et remplis d'amour.

Ainsi, le choix de Dieu s’avère ouvert pour nous qui avons cru en Sa venue, à Sa Naissance, dont nous nous préparerons très bientôt à célébrer; et le premier de tous les élus de l'humanité devient Celle, Qui a cru la première, - la Sainte Mère de Dieu.

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