Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Ac 18:14-15

14 Paul allait ouvrir la bouche, quand Gallion dit aux Juifs : " S'il était question de quelque délit ou méfait, j'accueillerais, Juifs, votre plainte, comme de raison.
15 Mais puisqu'il s'agit de contestations sur des mots et des noms et sur votre propre Loi, à vous de voir ! Etre juge, moi, en ces matières, je m'y refuse. "
Masquer

Les représentants du pouvoir romain local réagissaient de diverses manières aux accusations portées contre Paul lui-même et contre les autres chrétiens. Parfois, ils prenaient le parti des Juifs orthodoxes ; parfois, ils préféraient ne pas intervenir dans la situation, comme cela se produisit en Achaïe. Et cela se comprend : les autorités n'avaient aucun motif formel, juridique, d'intervenir ; le motif ne pouvait être que politique, et cela était déjà apparu dans l'affaire de Pilate, qui confirma la condamnation à mort de Jésus pour des raisons purement politiques.

En Achaïe, les choses se passèrent autrement. Le proconsul de la région, Gallion, préféra rester fidèle aux lois romaines et aux conceptions romaines de la justice et du droit. Il dit clairement aux Juifs qui s'adressaient à lui avec leur plainte que celle-ci concernait exclusivement leurs affaires et leurs débats internes, et que la loi romaine n'était pas violée en l'espèce. Par conséquent, les autorités n'avaient pas à intervenir dans ce conflit.

La mention par le proconsul d'une certaine « querelle au sujet de noms » est intéressante. Dans les communautés de la diaspora, Paul parlait sans doute de la même chose que tous les apôtres en Judée : du nom de Jésus, qu'il faut invoquer pour être sauvé. Déjà en Judée, cette prédication suscitait au minimum l'incompréhension et l'opposition du Sanhédrin. Désormais, dans la diaspora, les débats sur le nom étaient sans doute l'écho de ces débats en Judée qui avaient provoqué les sanctions des autorités religieuses locales. Mais ces débats, en tout cas, ne concernaient pas les autorités romaines : tel était l'avis du proconsul.

Cela ne veut pas dire que les autorités romaines admettaient une liberté complète de la vie religieuse. Toute communauté religieuse devait être officiellement enregistrée, et l'enregistrement n'était autorisé que pour les représentants des religions considérées comme « traditionnelles » dans l'Empire romain, c'est-à-dire les cultes proprement romains et les cultes traditionnels des peuples conquis par Rome. Mais la Synagogue était officiellement enregistrée, le judaïsme était considéré comme une religion traditionnelle, et les autorités n'avaient aucune base juridique pour intervenir dans un conflit interne à la communauté. C'est en ce sens que le proconsul répond aux Juifs qui se sont adressés à lui avec leur plainte.

À première vue, c'est une réponse normale, mais... de la part de Pilate, par exemple, il n'avait pas été possible d'entendre une telle réponse normale. Bien sûr, l'Achaïe n'est pas Jérusalem ; la situation y était loin d'être aussi tendue, et l'ampleur du conflit était sans commune mesure. Mais le choix appartient toujours à l'homme.

Bien sûr, il ne s'agit pas encore ici du choix du chrétien, ni du choix entre le Royaume et le mal dans lequel gît le monde. Mais tout choix entre la vérité telle que l'homme la comprend et le mensonge rapproche l'homme du Royaume ou l'en éloigne, indépendamment de ce que l'homme lui-même en pense, et même de savoir s'il connaît le Royaume et pense à Dieu. Les lois spirituelles sont les mêmes pour tous, et le choix est toujours un phénomène spirituel, tout comme l'acte qui le suit.

Autres réflexions

 
Pour Ac 18:1-23
Après cela, Paul s'éloigna d'Athènes et gagna Corinthe.
Il y trouva un Juif nommé Aquilas, originaire du Pont, qui venait d'arriver d'Italie avec Priscille, sa femme, à la suite d'un édit de Claude qui ordonnait à tous les Juifs de s'éloigner de Rome. Il se lia avec eux,
et, comme ils étaient du même métier, il demeura chez eux et y travailla. Ils étaient de leur état fabricants de tentes.
Chaque sabbat, il discourait à la synagogue et s'efforçait de persuader Juifs et Grecs.
Quand Silas et Timothée furent arrivés de Macédoine, Paul se consacra tout entier à la parole, attestant aux Juifs que Jésus est le Christ.
Mais devant leur opposition et leurs paroles blasphématoires, il secoua ses vêtements et leur dit : " Que votre sang retombe sur votre tête ! Pour moi, je suis pur, et désormais c'est aux païens que j'irai. "
Alors, se retirant de là, Paul se rendit chez un certain Justus, homme adorant Dieu, dont la maison était contiguè à la synagogue.
Crispus, le chef de synagogue, crut au Seigneur avec tous les siens. Beaucoup de Corinthiens qui entendaient Paul embrassaient également la foi et se faisaient baptiser.
Une nuit, dans une vision, le Seigneur dit à Paul : " Sois sans crainte. Continue de parler, ne te tais pas.
10 Car je suis avec toi, et personne ne mettra sur toi la main pour te faire du mal, parce que j'ai à moi un peuple nombreux dans cette ville. "
11 Il séjourna là un an et six mois, enseignant aux gens la parole de Dieu.
12 Alors que Gallion était proconsul d'Achaïe, les Juifs se soulevèrent d'un commun accord contre Paul et l'amenèrent devant le tribunal
13 en disant : " Cet individu cherche à persuader les gens d'adorer Dieu d'une manière contraire à la Loi. "
14 Paul allait ouvrir la bouche, quand Gallion dit aux Juifs : " S'il était question de quelque délit ou méfait, j'accueillerais, Juifs, votre plainte, comme de raison.
15 Mais puisqu'il s'agit de contestations sur des mots et des noms et sur votre propre Loi, à vous de voir ! Etre juge, moi, en ces matières, je m'y refuse. "
16 Et il les renvoya du tribunal.
17 Tous alors se saisirent de Sosthène, le chef de synagogue, et, devant le tribunal, se mirent à le battre. Et de tout cela Gallion n'avait cure.
18 Paul resta encore un certain temps à Corinthe, puis il prit congé des frères et s'embarqua pour la Syrie. Priscille et Aquilas l'accompagnaient. Il s'était fait tondre la tête à Cenchrées, à cause d'un vœu qu'il avait fait.
19 Ils abordèrent à Éphèse, où il se sépara de ses compagnons. Il se rendit à la synagogue et s'y entretint avec les Juifs.
20 Ceux-ci lui demandèrent de prolonger son séjour. Il n'y consentit pas,
21 mais, en prenant congé d'eux, il leur dit : " Je reviendrai chez vous une autre fois, s'il plaît à Dieu. " Et il partit d'Éphèse.
22 Débarqué à Césarée, il monta saluer l'Église, puis descendit à Antioche;
23 après y avoir passé quelque temps, il repartit et parcourut successivement le territoire galate et la Phrygie en affermissant tous les disciples.
Masquer
Le mot « missionnaire » a aujourd'hui pris une nuance de sens ambiguë. Il s'associe soit à des Européens chrétiens perfides...  Lire la suite

Le mot « missionnaire » a aujourd'hui pris une nuance de sens ambiguë. Il s'associe soit à des Européens chrétiens perfides qui ont favorisé la colonisation et l'asservissement de peuples moins développés, bien que beaucoup d'entre eux aient réellement servi Dieu et non les hommes, soit à des agitateurs de rue importuns qui vous invitent à une nouvelle secte, bien que la prédication de rue, en elle-même, ne soit pas pire que d'autres méthodes.

Le passage d'aujourd'hui nous entrouvre l'expérience spirituelle d'un véritable missionnaire et serviteur de l'Évangile, l'apôtre Paul. Il n'est pas un enthousiaste livré à lui-même ; sa prédication n'est pas une initiative amateur. C'est l'Esprit, qu'il a reçu par la foi au Christ, qui le pousse au service ; ce service est pour lui une nécessité intérieure : « Malheur à moi si je n'annonce pas l'Évangile » (1 Co 9:16), dit-il. Et surtout, son service ne repose ni sur son désir ni sur ses forces. Paul agit et vit par la présence du Christ, qui le fortifie, invisiblement ou visiblement.

Masquer

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.