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RÉFLEXIONS pour He 11:24-12:2

24 Par la foi, Moïse, devenu grand, refusa d'être appelé fils d'une fille d'un Pharaon,
25 aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que de connaître la jouissance éphémère du péché,
26 estimant comme une richesse supérieure aux trésors de l'Égypte l'opprobre du Christ. Il avait, en effet, les yeux fixés sur la récompense.
27 Par la foi, il quitta l'Égypte sans craindre la fureur du roi: comme s'il voyait l'Invisible, il tint ferme.
28 Par la foi, il célébra la Pâque et fit l'aspersion du sang, afin que l'Exterminateur ne touchât point les premiers-nés d'Israël.
29 Par la foi, ils traversèrent la mer Rouge comme une terre sèche, tandis que les Égyptiens, ayant essayé le passage, furent engloutis.
30 Par la foi, les murs de Jéricho tombèrent, quand on en eut fait le tour pendant sept jours.
31 Par la foi, Rahab la prostituée ne périt pas avec les incrédules, parce qu'elle avait accueilli pacifiquement les éclaireurs.
32 Et que dirai-je encore? Car le temps me manquerait si je racontais ce qui concerne Gédéon, Baraq, Samson, Jephté, David, ainsi que Samuel et les Prophètes,
33 eux qui, grâce à la foi, soumirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent l'accomplissement des promesses, fermèrent la gueule des lions,
34 éteignirent la violence du feu, échappèrent au tranchant du glaive, furent rendus vigoureux, de malades qu'ils étaient, montrèrent de la vaillance à la guerre, refoulèrent les invasions étrangères.
35 Des femmes ont recouvré leurs morts par la résurrection. Les uns se sont laissé torturer, refusant leur délivrance afin d'obtenir une meilleure résurrection.
36  D'autres subirent l'épreuve des dérisions et des fouets, et même celle des chaînes et de la prison.
37 Ils ont été lapidés, sciés, ils ont péri par le glaive, ils sont allés çà et là, sous des peaux de moutons et des toisons de chèvres, dénués, opprimés, maltraités,
38 eux dont le monde était indigne, errant dans les déserts, les montagnes, les cavernes, les antres de la terre.
39 Et toux ceux-là, bien qu'ils aient reçu un bon témoignage à cause de leur foi, ne bénéficièrent pas de la promesse:
40 c'est que Dieu prévoyait pour nous un sort meilleur, et ils ne devaient pas parvenir sans nous à la perfection.
Voilà donc pourquoi nous aussi, enveloppés que nous sommes d'une si grande nuée de témoins, nous devons rejeter tout fardeau et le péché qui nous assiège, et courir avec constance l'épreuve qui nous est proposée,
fixant nos yeux sur le chef de notre foi, qui la mène à la perfection, Jésus, qui au lieu de la joie qui lui était proposée, endura une croix, dont il méprisa l'infamie, et qui est assis désormais à la droite du trône de Dieu.
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Aujourd'hui nous lisons le choix d'un homme. Nous lisons que Moïse «estima l'opprobre du Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l'Égypte, car il regardait vers la récompense». Et que le fondement du choix est la foi. La foi en ce que «Dieu avait prévu pour nous quelque chose de meilleur».

Mais ce n'est pas la foi selon laquelle l'accomplissement de la loi donne une rétribution. C'est une confiance active dans le Christ. La foi en Sa présence constante. La foi en Son amour. La foi comme fidélité, comme fidélité au chemin qu'Il nous propose, fidélité à Son dessein selon lequel nous n'aurions pas dû quitter le paradis. La certitude que la vie avec le Christ est un plus grand labeur et un plus grand travail que tout ce que nous faisons en ce monde, et que c'est ce qu'il y a de plus digne parmi tout ce qui nous est proposé. Sans rejeter les oeuvres de ce monde, mais en ne se souciant que du bien de l'âme et de l'annonce de l'Évangile.

Autres réflexions

 
Pour He 11:32-40
32 Et que dirai-je encore? Car le temps me manquerait si je racontais ce qui concerne Gédéon, Baraq, Samson, Jephté, David, ainsi que Samuel et les Prophètes,
33 eux qui, grâce à la foi, soumirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent l'accomplissement des promesses, fermèrent la gueule des lions,
34 éteignirent la violence du feu, échappèrent au tranchant du glaive, furent rendus vigoureux, de malades qu'ils étaient, montrèrent de la vaillance à la guerre, refoulèrent les invasions étrangères.
35 Des femmes ont recouvré leurs morts par la résurrection. Les uns se sont laissé torturer, refusant leur délivrance afin d'obtenir une meilleure résurrection.
36  D'autres subirent l'épreuve des dérisions et des fouets, et même celle des chaînes et de la prison.
37 Ils ont été lapidés, sciés, ils ont péri par le glaive, ils sont allés çà et là, sous des peaux de moutons et des toisons de chèvres, dénués, opprimés, maltraités,
38 eux dont le monde était indigne, errant dans les déserts, les montagnes, les cavernes, les antres de la terre.
39 Et toux ceux-là, bien qu'ils aient reçu un bon témoignage à cause de leur foi, ne bénéficièrent pas de la promesse:
40 c'est que Dieu prévoyait pour nous un sort meilleur, et ils ne devaient pas parvenir sans nous à la perfection.
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En parlant des hommes de foi et des œuvres de la foi, l'auteur de l'épître affirme qu'eux aussi ont atteint la « perfection », mais, selon ses mots, « pas sans nous ». Par « nous », il entend sans doute les chrétiens, l'Église comme corps du Christ. Bien sûr, ce genre...  Lire la suite

En parlant des hommes de foi et des œuvres de la foi, l'auteur de l'épître affirme qu'eux aussi ont atteint la « perfection », mais, selon ses mots, « pas sans nous ». Par « nous », il entend sans doute les chrétiens, l'Église comme corps du Christ.

Bien sûr, ce genre d'affirmation est souvent compris comme si le christianisme était la religion définitive et la plus juste, contenant toute la plénitude de la Révélation et donc toute la plénitude de la vérité. Dans ce cas, tout ce qui fut vrai dans l'histoire de la Révélation avant le Christ appartiendrait au christianisme, puisqu'il n'y a pas d'autre vérité au monde. Il faut toutefois rappeler que des représentants d'autres religions ont affirmé quelque chose de semblable, chacun pensant évidemment à sa propre tradition. Et si le christianisme était réellement une religion, il y aurait là d'immenses possibilités de disputes, de débats et de rivalités.

Mais le christianisme n'est pas une religion ; c'est la vie avec le Christ dans Son Royaume. Et, en parlant de « perfection », l'auteur de l'épître vise manifestement la plénitude du Royaume, non celle d'une tradition religieuse quelconque. Il en résulte que tous les hommes de foi, en tout temps, cherchaient une seule chose : le Royaume et sa plénitude. Et voici qu'eux aussi ont été associés à cette plénitude, avec les chrétiens.

Bien sûr, si l'on absolutise le temps du monde déchu, il faut se représenter à peu près ceci : tous les justes morts avant le Christ se trouvaient dans le monde des ombres, appelé en hébreu shéol dans les livres de l'Ancien Testament et hadès en grec dans ceux du Nouveau. Là, ils attendent que le Messie vienne les libérer et les introduire dans le Royaume. Mais cette image n'apparaît ainsi que lorsqu'on la perçoit à travers le prisme de la réalité du monde déchu. Ici, le temps est unidimensionnel et absolu, orientant le déroulement de toutes les chaînes de cause à effet qui déterminent l'existence de ce monde.

Dans le Royaume, tout est quelque peu différent. Il n'y a pas de temps unidimensionnel, et les chaînes de cause à effet y existent autrement que sous la forme qui nous est familière. C'est pourquoi la succession des événements y est différente. Dans le Royaume il n'y a ni « d'abord » ni « ensuite » comme nous y sommes habitués. La réalité du Royaume peut se manifester en tout point de l'espace et du temps dans lesquels existe notre monde. Et le degré d'implication d'une personne dans la vie du Royaume n'est déterminé que par la qualité de son existence, par ce qui la définit : la nature déchue ou le souffle de vie de Dieu.

Il n'est donc pas étonnant que les personnes qui ont cherché à bâtir leur vie pour qu'elle ne soit déterminée que par le souffle de vie reçoivent le Royaume et sa vie dans la mesure où elles peuvent atteindre le but fixé. Mais elles n'y parviennent qu'avec la venue du Christ, lorsque le péché perd sur elles tout pouvoir. Pour elles, ce n'est pas l'histoire d'un séjour dans le monde des ombres, comme leur vie peut nous apparaître, mais un chemin vers le Royaume, achevé par la rencontre avec le Christ. Pour nous, une telle rencontre est souvent le premier pas ; pour elles, elle est l'aboutissement après lequel s'ouvre la vie du Royaume dans toute sa plénitude.

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Pour He 11:32-40
32 Et que dirai-je encore? Car le temps me manquerait si je racontais ce qui concerne Gédéon, Baraq, Samson, Jephté, David, ainsi que Samuel et les Prophètes,
33 eux qui, grâce à la foi, soumirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent l'accomplissement des promesses, fermèrent la gueule des lions,
34 éteignirent la violence du feu, échappèrent au tranchant du glaive, furent rendus vigoureux, de malades qu'ils étaient, montrèrent de la vaillance à la guerre, refoulèrent les invasions étrangères.
35 Des femmes ont recouvré leurs morts par la résurrection. Les uns se sont laissé torturer, refusant leur délivrance afin d'obtenir une meilleure résurrection.
36  D'autres subirent l'épreuve des dérisions et des fouets, et même celle des chaînes et de la prison.
37 Ils ont été lapidés, sciés, ils ont péri par le glaive, ils sont allés çà et là, sous des peaux de moutons et des toisons de chèvres, dénués, opprimés, maltraités,
38 eux dont le monde était indigne, errant dans les déserts, les montagnes, les cavernes, les antres de la terre.
39 Et toux ceux-là, bien qu'ils aient reçu un bon témoignage à cause de leur foi, ne bénéficièrent pas de la promesse:
40 c'est que Dieu prévoyait pour nous un sort meilleur, et ils ne devaient pas parvenir sans nous à la perfection.
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En achevant son propos sur la foi et la fidélité, l'auteur de l'épître mentionne les nombreux cas de ces témoignages de fidélité...  Lire la suite

En achevant son propos sur la foi et la fidélité, l'auteur de l'épître mentionne les nombreux cas de ces témoignages de fidélité à Dieu et à l'alliance conclue avec lui, qu'il serait si long d'énumérer qu'il n'aurait tout simplement pas assez de temps pour le faire (v. 32-38). Mais aucun d'eux, dit l'auteur, n'a reçu ce qui était promis, parce qu'ils ne pouvaient le recevoir qu'avec ceux pour qui, selon ses paroles, « Dieu avait prévu quelque chose de meilleur », ceux qui, devenus témoins de la venue du Sauveur dans le monde, ont participé par lui à la vie du Royaume, « étant parvenus à la perfection » (v. 39-40). Il s'agit, semble-t-il, de cette plénitude du Royaume qui, naturellement, ne pouvait être ouverte au monde avant la venue du Messie. Mais maintenant que le Royaume, selon la parole du Sauveur, « s'est approché » et s'est ouvert au monde en le transformant toujours davantage, il s'est révélé que tous ceux qui le cherchaient et l'attendaient, quels que soient le temps où ils ont vécu et le moment où s'est achevé leur chemin terrestre, ont reçu la possibilité de participer à la plénitude de vie qu'ils pressentaient sans pouvoir l'obtenir. Apparemment, l'action du souffle de Dieu qui traverse le Royaume s'étend non seulement au présent et à l'avenir, mais aussi au passé.

Bien sûr, dans les limites de notre monde, qui n'est pas encore transfiguré, une telle action sur le passé serait absolument impossible ; mais le Royaume vit selon d'autres lois, et, en se répandant dans le monde, il inclut manifestement dans ses frontières non seulement tout l'espace existant, mais aussi tout le temps existant ou, comme nous le voyons, tous les temps, le présent et tous les autres, ceux qui sont passés comme ceux qui ne sont pas encore venus. Cela ne signifie évidemment pas que tout ce qui s'est jamais produit ou se produit aujourd'hui dans le monde devienne automatiquement une part du Royaume, en étant transfiguré et associé à sa vie. Seul peut entrer dans le Royaume ce qui lui est apparenté, ce qui ne contredit pas sa nature et ses lois. Le mal dans lequel, selon la parole du Sauveur, le monde gît aujourd'hui n'aura pas de place dans le Royaume, pas plus que ceux qui choisissent consciemment le chemin du mal. Mais ceux qui ont choisi le Royaume et le chemin de la justice y entreront même si les lois du monde non transfiguré ne le permettent pas : car ils sont un avec le Royaume, le Royaume est leur patrie spirituelle, et dès que ses lois atteignent notre monde encore non transfiguré, ceux qui cherchaient et attendaient le Royaume s'y trouvent aussitôt et commencent à vivre selon ses lois, tandis que les lois du monde non transfiguré perdent sur eux tout pouvoir. C'est seulement ainsi que le triomphe du Royaume peut devenir complet, seulement ainsi qu'il peut être reçu par quiconque le cherche, quel que soit le moment où il lui a été donné de parcourir son chemin terrestre.

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Pour He 12:1-4
Voilà donc pourquoi nous aussi, enveloppés que nous sommes d'une si grande nuée de témoins, nous devons rejeter tout fardeau et le péché qui nous assiège, et courir avec constance l'épreuve qui nous est proposée,
fixant nos yeux sur le chef de notre foi, qui la mène à la perfection, Jésus, qui au lieu de la joie qui lui était proposée, endura une croix, dont il méprisa l'infamie, et qui est assis désormais à la droite du trône de Dieu.
Songez à celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle contradiction, afin de ne pas défaillir par lassitude de vos âmes.
Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang dans la lutte contre le péché.
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Paul écrit que Jésus a enduré la croix « au lieu de la joie qui Lui était proposée ». Nous sommes tellement habitués au fait que...  Lire la suite

Paul écrit que Jésus a enduré la croix « au lieu de la joie qui Lui était proposée ». Nous sommes tellement habitués au fait que Jésus est venu sur terre, S'est incarné et est devenu l'un de nous pour mourir pour nous. Cela paraît tellement évident—tout pour notre salut. Et nous oublions simplement que, par Sa nature divine même, le Fils de Dieu était destiné non pas à la mort, mais à la joie. Ce qu'Il a fait pour nous ne va nullement de soi. Il aurait été beaucoup plus naturel pour Lui de venir dans la gloire, avec une armée d'anges, et de S'asseoir sur un trône au-dessus de toute la terre. Le petit problème est que notre salut ne se serait pas accompli. Voilà pourquoi l'apôtre Paul nous rappelle aujourd'hui CE que Jésus a fait pour nous et combien cela était loin d'aller de soi. En outre, cette pensée peut aussi nous soutenir dans nos tentations : lorsque nous voulons suivre la voie de la moindre résistance, il vaut la peine de se souvenir que Jésus avait Lui aussi pleinement accès à un chemin plus facile...

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Pour He 12:1-11
Voilà donc pourquoi nous aussi, enveloppés que nous sommes d'une si grande nuée de témoins, nous devons rejeter tout fardeau et le péché qui nous assiège, et courir avec constance l'épreuve qui nous est proposée,
fixant nos yeux sur le chef de notre foi, qui la mène à la perfection, Jésus, qui au lieu de la joie qui lui était proposée, endura une croix, dont il méprisa l'infamie, et qui est assis désormais à la droite du trône de Dieu.
Songez à celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle contradiction, afin de ne pas défaillir par lassitude de vos âmes.
Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang dans la lutte contre le péché.
Avez-vous oublié l'exhortation qui s'adresse à vous comme à des fils: Mon fils, ne méprise pas la correction du Seigneur, et ne te décourage pas quand il te reprend.
Car celui qu'aime le Seigneur, il le corrige, et il châtie tout fils qu'il agrée.
C'est pour votre correction que vous souffrez. C'est en fils que Dieu vous traite. Et quel est le fils que ne corrige son père?
Si vous êtes exempts de cette correction, dont tous ont leur part, c'est que vous êtes des bâtards et non des fils.
D'ailleurs, nous avons eu pour nous corriger nos pères selon la chair, et nous les respections. Ne serons-nous pas soumis bien davantage au Père des esprits pour avoir la vie?
10 Ceux-là, en effet, nous corrigeaient pendant peu de temps et au juger; mais lui, c'est pour notre bien, afin de nous faire participer à sa sainteté.
11 Certes, toute correction ne paraît pas sur le moment être un sujet de joie, mais de tristesse. Plus tard cependant, elle rapporte à ceux qu'elle a exercés un fruit de paix et de justice.
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Comme son maître, l'auteur de l'épître compare le chemin spirituel à une course de coureurs dans un stade...  Lire la suite

Comme son maître, l'auteur de l'épître compare le chemin spirituel à une course de coureurs dans un stade : chacun a sa course, et seul atteint le but celui qui court sans perdre Jésus de vue, Lui qui a devancé tous les coureurs, de sorte que tous les autres courent derrière Lui, déjà parvenu au but (v. 1–2). Il rappelle en même temps à ses lecteurs que les événements de leur propre vie, qu'ils perçoivent comme un châtiment de Dieu, ne signifient nullement que Dieu les ait rejetés et qu'ils n'aient plus rien à espérer du salut. L'auteur leur donne l'exemple du Christ Lui-même, qui dut supporter un châtiment qu'Il ne méritait pas du tout, mais qu'Il ne pouvait refuser sans renoncer à faire pour ceux qui cherchent le Royaume et le salut ce qu'Il a fait pour eux (v. 3–5). S'appuyant sur la tradition reflétée dans le Livre des Proverbes, il rappelle que le châtiment n'est pas un mal en soi, qu'il fait partie de ce que nous appelons aujourd'hui l'éducation, et même une partie nécessaire ; puisque la relation de Dieu avec l'homme comporte aussi un aspect éducatif, le châtiment devient inévitable, sans quoi la relation entre Dieu et les fidèles ne serait pas celle d'un père avec ses enfants, mais celle d'étrangers les uns aux autres (v. 6–11).

Bien sûr, si l'on garde à l'esprit l'analogie proposée par l'auteur, il faut penser qu'il parle de persécutions pour la foi, ce que suggère directement la phrase « vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang en combattant contre le péché » (v. 4), car les auteurs du Nouveau Testament, lorsqu'ils parlent de sang versé dans le combat, pensent presque toujours à la confession de foi ou au martyre. Mais l'auteur de l'épître apporte des nuances nouvelles à l'expression traditionnelle. Cela tenait peut-être au fait que certains de ses contemporains en étaient venus à percevoir les persécutions dans un esprit juif traditionnel non comme une nécessité, mais comme un châtiment de Dieu pour certains péchés commis par la communauté entière ou par des personnes particulières. L'auteur leur dit clairement que les persécutions peuvent aussi devenir un châtiment pour le péché si les persécutés oublient eux-mêmes les souffrances du Christ. Alors ce qui aurait pu devenir témoignage, comme pour les témoins qui comprenaient le sens de ce qui arrivait, devenait châtiment pour ceux qui cherchaient une voie facile en tentant d'éviter ce dont le Sauveur avait averti Ses disciples de façon directe et sans équivoque, et à plusieurs reprises. Le but du châtiment était alors de rappeler aux fidèles le chemin dont ils s'étaient détournés ou étaient prêts à se détourner, oubliant le prix payé par le Sauveur pour le triomphe du Royaume auquel eux-mêmes avaient été associés en choisissant une voie qui leur paraissait désormais trop lourde.

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Pour He 12:1-17
Voilà donc pourquoi nous aussi, enveloppés que nous sommes d'une si grande nuée de témoins, nous devons rejeter tout fardeau et le péché qui nous assiège, et courir avec constance l'épreuve qui nous est proposée,
fixant nos yeux sur le chef de notre foi, qui la mène à la perfection, Jésus, qui au lieu de la joie qui lui était proposée, endura une croix, dont il méprisa l'infamie, et qui est assis désormais à la droite du trône de Dieu.
Songez à celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle contradiction, afin de ne pas défaillir par lassitude de vos âmes.
Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang dans la lutte contre le péché.
Avez-vous oublié l'exhortation qui s'adresse à vous comme à des fils: Mon fils, ne méprise pas la correction du Seigneur, et ne te décourage pas quand il te reprend.
Car celui qu'aime le Seigneur, il le corrige, et il châtie tout fils qu'il agrée.
C'est pour votre correction que vous souffrez. C'est en fils que Dieu vous traite. Et quel est le fils que ne corrige son père?
Si vous êtes exempts de cette correction, dont tous ont leur part, c'est que vous êtes des bâtards et non des fils.
D'ailleurs, nous avons eu pour nous corriger nos pères selon la chair, et nous les respections. Ne serons-nous pas soumis bien davantage au Père des esprits pour avoir la vie?
10 Ceux-là, en effet, nous corrigeaient pendant peu de temps et au juger; mais lui, c'est pour notre bien, afin de nous faire participer à sa sainteté.
11 Certes, toute correction ne paraît pas sur le moment être un sujet de joie, mais de tristesse. Plus tard cependant, elle rapporte à ceux qu'elle a exercés un fruit de paix et de justice.
12 C'est pourquoi redressez vos mains inertes et vos genoux fléchissants,
13 et rendez droits pour vos pas les sentiers tortueux, afin que le boiteux ne dévie point, mais plutôt qu'il guérisse.
14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur;
15 veillant à ce que personne ne soit privé de la grâce de Dieu, à ce qu'aucune racine amère ne pousse des rejetons et ne cause du trouble, ce qui contaminerait toute la masse,
16 à ce qu'enfin il n'y ait aucun impudique ni profanateur, comme Ésaü qui, pour un seul mets, livra son droit d'aînesse.
17 Vous savez bien que, par la suite, quand il voulut obtenir la bénédiction, il fut rejeté; car il ne put obtenir un changement de sentiment, bien qu'il l'eût recherché avec larmes.
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Paul écrit que Jésus a enduré la croix « au lieu de la joie qui Lui était proposée ». Nous sommes tellement habitués au fait que...  Lire la suite

Paul écrit que Jésus a enduré la croix « au lieu de la joie qui Lui était proposée ». Nous sommes tellement habitués au fait que Jésus est venu sur terre, S'est incarné et est devenu l'un de nous pour mourir pour nous. Cela paraît tellement évident—tout pour notre salut. Et nous oublions simplement que, par Sa nature divine même, le Fils de Dieu était destiné non pas à la mort, mais à la joie. Ce qu'Il a fait pour nous ne va nullement de soi ! Il aurait été beaucoup plus naturel pour Lui de venir dans la gloire, avec une armée d'anges, et de S'asseoir sur un trône au-dessus de toute la terre. Le petit problème est que notre salut ne se serait pas accompli. Voilà pourquoi l'apôtre Paul nous rappelle aujourd'hui CE que Jésus a fait pour nous et combien cela était loin d'aller de soi. En outre, cette pensée peut aussi nous soutenir dans nos tentations : lorsque nous voulons suivre la voie de la moindre résistance, il vaut la peine de se souvenir que Jésus avait Lui aussi pleinement accès à un chemin plus facile...

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Pour He 11:13-31
13 C'est dans la foi qu'ils moururent tous sans avoir reçu l'objet des promesses, mais ils l'ont vu et salué de loin, et ils ont confessé qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre.
14 Ceux qui parlent ainsi font voir clairement qu'ils sont à la recherche d'une patrie.
15 Et s'ils avaient pensé à celle d'où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d'y retourner.
16 Or, en fait, ils aspirent à une patrie meilleure, c'est-à-dire céleste. C'est pourquoi, Dieu n'a pas honte de s'appeler leur Dieu; il leur a préparé, en effet, une ville...
17 Par la foi, Abraham, mis à l'épreuve, a offert Isaac, et c'est son fils unique qu'il offrait en sacrifice, lui qui était le dépositaire des promesses,
18 lui à qui il avait été dit : C'est par Isaac que tu auras une postérité.
19 Dieu, pensait-il, est capable même de ressusciter les morts; c'est pour cela qu'il recouvra son fils, et ce fut un symbole.
20 Par la foi encore, Isaac donna à Jacob et à Ésaü des bénédictions assurant l'avenir.
21 Par la foi, Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph et il se prosterna appuyé sur l'extrémité de son bâton.
22 Par la foi, Joseph, proche de sa fin, évoqua l'exode des fils d'Israël et donna des ordres au sujet de ses restes.
23 Par la foi, Moïse, à sa naissance fut caché par ses parents pendant trois mois, parce qu'ils virent que le petit enfant était joli, et ils ne craignirent pas l'édit du roi.
24 Par la foi, Moïse, devenu grand, refusa d'être appelé fils d'une fille d'un Pharaon,
25 aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que de connaître la jouissance éphémère du péché,
26 estimant comme une richesse supérieure aux trésors de l'Égypte l'opprobre du Christ. Il avait, en effet, les yeux fixés sur la récompense.
27 Par la foi, il quitta l'Égypte sans craindre la fureur du roi: comme s'il voyait l'Invisible, il tint ferme.
28 Par la foi, il célébra la Pâque et fit l'aspersion du sang, afin que l'Exterminateur ne touchât point les premiers-nés d'Israël.
29 Par la foi, ils traversèrent la mer Rouge comme une terre sèche, tandis que les Égyptiens, ayant essayé le passage, furent engloutis.
30 Par la foi, les murs de Jéricho tombèrent, quand on en eut fait le tour pendant sept jours.
31 Par la foi, Rahab la prostituée ne périt pas avec les incrédules, parce qu'elle avait accueilli pacifiquement les éclaireurs.
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Poursuivant son discours sur la fidélité et la confiance en Dieu, l'auteur de l'épître dit des justes anciens qu'ils sont morts...  Lire la suite

Poursuivant son discours sur la fidélité et la confiance en Dieu, l'auteur de l'épître dit des justes anciens qu'ils sont morts sans avoir obtenu ce qui était promis; cela, pourtant, ne les a pas conduits au désespoir et ne les a pas poussés à trahir les promesses données une fois pour toutes ni l'alliance conclue une fois pour toutes avec Dieu: ils ne perdaient pas l'espérance du Royaume dont ils attendaient la venue (v. 13-14). Et cette espérance et cette fidélité s'exprimaient avant tout par le fait qu'aucun d'eux n'a jamais envisagé la possibilité de revenir en arrière et de retourner à cette vie ancienne qu'ils avaient quittée en croyant au Dieu qui S'était révélé à eux et en Le suivant (v. 15-16). L'auteur de l'épître cite de nombreux exemples d'une telle fidélité, bien connus de tout lecteur des livres de l'Ancien Testament (v. 17-31).

Ces rappels, bien entendu, n'étaient pas fortuits: les justes anciens devaient devenir des exemples de fidélité et d'espérance dans le Royaume pour les contemporains de l'auteur de l'épître, dont beaucoup, apparemment, possédaient ces qualités dans une mesure bien moindre que leurs grands prédécesseurs spirituels. La crise vécue par les communautés ecclésiales après la catastrophe de l'an 70 était d'abord une crise spirituelle: beaucoup de ceux qui attendaient le triomphe prochain du Royaume furent déçus dans leurs attentes et, avec cela, dans le messianisme comme tel, se tournant sans doute vers le mode de vie juif traditionnel comme vers une sorte de refuge religieux où ils pourraient traverser leur crise intérieure et l'effondrement d'espérances non réalisées. Certains signes de cette crise étaient apparus dès la vie de Paul, lorsque mouraient des représentants de la première génération chrétienne qui, comme leurs coreligionnaires, étaient convaincus que le Sauveur reviendrait et que le Royaume triompherait encore de leur vivant; mais après l'an 70, elle s'est, peut-on penser, fortement accentuée. Et l'auteur de l'épître donne l'exemple de ceux qui croyaient à la venue du Royaume même quand il restait encore des siècles avant cette venue; ils y croyaient en sachant parfaitement qu'eux-mêmes ne la verraient pas, et ils espéraient ne pas rester à l'écart de son triomphe, même s'ils n'avaient aucune représentation précise de la résurrection des morts, pas plus que de leur propre sort après la mort, et donc aucune garantie qu'ils prendraient eux-mêmes part à ce triomphe. Si, malgré tout cela, les justes anciens ne désespéraient pas, comment ceux à qui le Royaume avait été non seulement promis, mais qui y avaient déjà été associés, pouvaient-ils perdre l'espérance seulement parce que le triomphe promis par le Sauveur se révélait moins proche qu'il ne l'avait paru à ceux qui l'attendaient?

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Lectures du  9 mars 2025

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