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RÉFLEXIONS pour Ex 11:10-12:14

10 Moïse et Aaron accomplirent tous ces prodiges devant Pharaon ; mais Yahvé endurcit le cœur de Pharaon et il ne laissa pas les Israélites partir de son pays.
Yahvé dit à Moïse et à Aaron au pays d'Égypte:
" Ce mois sera pour vous en tête des autres mois, il sera pour vous le premier mois de l'année.
Parlez à toute la communauté d'Israël et dites-lui: Le dix de ce mois, que chacun prenne une tête de petit bétail par famille, une tête de petit bétail par maison.
Si la maison est trop peu nombreuse pour une tête de petit bétail, on s'associera avec son voisin le plus proche de la maison, selon le nombre des personnes. Vous choisirez la tête de petit bétail selon ce que chacun peut manger.
La tête de petit bétail sera un mâle sans tare, âgé d'un an. Vous la choisirez parmi les moutons ou les chèvres.
Vous la garderez jusqu'au quatorzième jour de ce mois, et toute l'assemblée de la communauté d'Israël l'égorgera au crépuscule.
On prendra de son sang et on en mettra sur les deux montants et le linteau des maisons où on le mangera.
Cette nuit-là, on mangera la chair rôtie au feu; on la mangera avec des azymes et des herbes amères.
N'en mangez rien cru ni bouilli dans l'eau, mais rôti au feu, avec la tête, les pattes et les tripes.
10 Vous n'en réserverez rien jusqu'au lendemain. Ce qui en resterait le lendemain, vous le brûlerez au feu.
11 C'est ainsi que vous la mangerez: vos reins ceints, vos sandales aux pieds et votre bâton en main. Vous la mangerez en toute hâte, c'est une pâque pour Yahvé.
12 Cette nuit-là je parcourrai l'Égypte et je frapperai tous les premiers-nés dans le pays d'Égypte, tant hommes que bêtes, et de tous les dieux d'Égypte, je ferai justice, moi Yahvé.
13 Le sang sera pour vous un signe sur les maisons où vous vous tenez. En voyant ce signe, je passerai outre et vous échapperez au fléau destructeur lorsque je frapperai le pays d'Égypte.
14 Ce jour-là, vous en ferez mémoire et vous le fêterez comme une fête pour Yahvé, dans vos générations vous la fêterez, c'est un décret perpétuel.
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Dieu définit la célébration de la Pâque comme une prescription perpétuelle. Éternelle aussi est l'alliance de Moïse, dans laquelle le commandement du sabbat occupe une place particulière. Mais Jésus montre que derrière la loi, derrière les commandements, se tient le souci véritablement éternel de Dieu pour l'homme, et que l'homme est appelé à se laisser guider non par une interprétation littérale des commandements, mais précisément par le même souci, par la miséricorde. Le choix quotidien, à chaque minute, «selon la miséricorde», unit cet instant à l'éternité et fait de nous des porteurs de la bénédiction de Dieu.

Autres réflexions

 
Pour Ex 12:11-14
11 C'est ainsi que vous la mangerez: vos reins ceints, vos sandales aux pieds et votre bâton en main. Vous la mangerez en toute hâte, c'est une pâque pour Yahvé.
12 Cette nuit-là je parcourrai l'Égypte et je frapperai tous les premiers-nés dans le pays d'Égypte, tant hommes que bêtes, et de tous les dieux d'Égypte, je ferai justice, moi Yahvé.
13 Le sang sera pour vous un signe sur les maisons où vous vous tenez. En voyant ce signe, je passerai outre et vous échapperez au fléau destructeur lorsque je frapperai le pays d'Égypte.
14 Ce jour-là, vous en ferez mémoire et vous le fêterez comme une fête pour Yahvé, dans vos générations vous la fêterez, c'est un décret perpétuel.
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Le sens de la fête de la Pâque (qui en hébreu s'appelle Pessah) a changé au cours du temps. Pessah, ou, comme on l'appelle habituellement, la Pâque juive, est aujourd'hui consacrée chez les Juifs au souvenir de l'Exode. Il s'agit d'actualiser cet événement, comme de le revivre à nouveau. De le vivre comme...  Lire la suite

Le sens de la fête de la Pâque (qui en hébreu s'appelle Pessah) a changé au cours du temps. Pessah, ou, comme on l'appelle habituellement, la Pâque juive, est aujourd'hui consacrée chez les Juifs au souvenir de l'Exode. Il s'agit d'actualiser cet événement, comme de le revivre à nouveau. De le vivre comme une libération nouvelle, donnée par Dieu ici et maintenant. Une libération de tout ce qui entrave l'homme sur le chemin vers Dieu.

Mais il n'en a pas toujours été ainsi. Le discours de Moïse adressé à ses compatriotes montre qu'avant l'Exil à Babylone, le sens principal de la fête était la délivrance d'une mort imminente qui menaçait le peuple. L'ange de la mort parcourt le pays, frappant les maisons dont les montants de porte ne sont pas oints du sang de l'animal sacrifié. Ce n'est pas une menace de Dieu contre les hommes. C'est la constatation d'un fait simple et, au fond, évident. Un fait que nous oublions parfois aujourd'hui, mais qui n'en cesse pas pour autant d'être un fait: la vie n'est pas l'état naturel de l'homme, mais un don de Dieu.

Chez les animaux, même les plus élevés, il n'en va pas tout à fait ainsi. La vie leur est donnée précisément comme état naturel. Ils le paient par l'absence de conscience personnelle de soi et par l'impossibilité de la communion avec Dieu. Certes, les animaux, surtout les plus élevés, ressentent la présence de Dieu et y réagissent. Mais ils ne peuvent pas répondre consciemment, comme l'homme, à l'appel de Dieu. L'homme, lui, le peut. Il le peut parce que Dieu n'a donné qu'à lui ce souffle de vie qui rend l'homme unique. Ce souffle rend possibles pour nous aussi bien la conscience de soi que la communion avec Dieu. Mais le souffle est un processus. Un processus d'interaction continue avec Dieu. Et une interaction consciente. Si elle est interrompue, la vie s'interrompt aussi.

Après la chute, cette interaction s'est déjà considérablement affaiblie: la vie humaine n'est devenue qu'une pâle ressemblance de ce qu'elle était avant la chute. Et plus encore de ce qui attend l'homme dans le Royaume. Mais même ce qui reste se maintient en nous grâce à l'action directe de Dieu. Dans la perspective de la pleine transfiguration, sans laquelle ce reste de vie n'a aucun sens. Ce n'est pas un hasard si c'est précisément à Pessah que Jésus rappelle à Ses disciples la victoire totale sur la mort. C'est précisément pendant Pessah qu'Il les fait participer à la plénitude de la vie du Royaume. Par là, Il rend à Pessah son sens originel: celui de la fête du triomphe de la vie, de sa victoire sur la mort. Cette fois, pleine et définitive.

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Pour Ex 12:11-14
11 C'est ainsi que vous la mangerez: vos reins ceints, vos sandales aux pieds et votre bâton en main. Vous la mangerez en toute hâte, c'est une pâque pour Yahvé.
12 Cette nuit-là je parcourrai l'Égypte et je frapperai tous les premiers-nés dans le pays d'Égypte, tant hommes que bêtes, et de tous les dieux d'Égypte, je ferai justice, moi Yahvé.
13 Le sang sera pour vous un signe sur les maisons où vous vous tenez. En voyant ce signe, je passerai outre et vous échapperez au fléau destructeur lorsque je frapperai le pays d'Égypte.
14 Ce jour-là, vous en ferez mémoire et vous le fêterez comme une fête pour Yahvé, dans vos générations vous la fêterez, c'est un décret perpétuel.
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Même un regard rapide sur les douzième et treizième chapitres du livre de l’Exode permet de voir dans ces chapitres un texte rituel...  Lire la suite

Même un regard rapide sur les douzième et treizième chapitres du livre de l’Exode permet de voir dans ces chapitres un texte rituel consacré à la fête de Pessa’h, cette même fête que Jésus célébra avec Ses disciples lorsqu’ils se réunirent pour le repas que nous appelons la Cène. Ce texte ancien, très vraisemblablement antérieur à l’exil, relie le sens de la fête de Pessa’h à la délivrance du peuple de Dieu de la mort : le sang sacrificiel sur les montants des portes détourne de la maison la main de l’ange de la mort.

Par la suite, après l’exil, à l’époque du Second Temple, le seder pascal, c’est-à-dire l’ordre de la célébration de Pessa’h dont le centre était le repas rituel, se trouva lié au thème de l’Exode. Chaque Juif croyant, en célébrant Pessa’h, devait revivre la libération de l’esclavage égyptien que le peuple avait historiquement vécue au moment de l’Exode.

Cette réinterprétation de l’événement central de la fête s’est produite très vraisemblablement pendant l’exil babylonien. Avant l’exil, ce n’était pas tant la libération de l’esclavage qui se trouvait au centre que la délivrance de la mort, et le texte d’avant l’exil que nous lisons aujourd’hui dans le livre de l’Exode nous en témoigne avec une parfaite évidence. Et lors de ce Seder pascal qui devint pour l’Église la première eucharistie, le Sauveur rend de nouveau au seder pascal son sens originel.

Il revient au thème de la délivrance de la mort, thème central du seder de l’époque d’avant l’exil. Mais si, au temps de Moïse, il s’agissait de la délivrance de la mort physique comme d’un événement, pour parler en termes philosophiques, existentiel, absolument significatif alors et là où et quand il s’était produit, il s’agit maintenant d’une délivrance définitive et absolue, d’une délivrance qui concerne le monde entier, toute la plénitude des temps et des espaces, ce que désigne le mot hébreu difficilement traduisible en langues étrangères : « olam ». Jésus rend à la fête son sens initial en le portant à la profondeur absolue qu’est devenue la victoire complète sur la mort par la Résurrection. Ainsi l’Ancienne Alliance s’unit à la Nouvelle, et ce qui a commencé au temps de Moïse s’achève aux jours de la venue du Messie.

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Pour Ex 12:1-28
Yahvé dit à Moïse et à Aaron au pays d'Égypte:
" Ce mois sera pour vous en tête des autres mois, il sera pour vous le premier mois de l'année.
Parlez à toute la communauté d'Israël et dites-lui: Le dix de ce mois, que chacun prenne une tête de petit bétail par famille, une tête de petit bétail par maison.
Si la maison est trop peu nombreuse pour une tête de petit bétail, on s'associera avec son voisin le plus proche de la maison, selon le nombre des personnes. Vous choisirez la tête de petit bétail selon ce que chacun peut manger.
La tête de petit bétail sera un mâle sans tare, âgé d'un an. Vous la choisirez parmi les moutons ou les chèvres.
Vous la garderez jusqu'au quatorzième jour de ce mois, et toute l'assemblée de la communauté d'Israël l'égorgera au crépuscule.
On prendra de son sang et on en mettra sur les deux montants et le linteau des maisons où on le mangera.
Cette nuit-là, on mangera la chair rôtie au feu; on la mangera avec des azymes et des herbes amères.
N'en mangez rien cru ni bouilli dans l'eau, mais rôti au feu, avec la tête, les pattes et les tripes.
10 Vous n'en réserverez rien jusqu'au lendemain. Ce qui en resterait le lendemain, vous le brûlerez au feu.
11 C'est ainsi que vous la mangerez: vos reins ceints, vos sandales aux pieds et votre bâton en main. Vous la mangerez en toute hâte, c'est une pâque pour Yahvé.
12 Cette nuit-là je parcourrai l'Égypte et je frapperai tous les premiers-nés dans le pays d'Égypte, tant hommes que bêtes, et de tous les dieux d'Égypte, je ferai justice, moi Yahvé.
13 Le sang sera pour vous un signe sur les maisons où vous vous tenez. En voyant ce signe, je passerai outre et vous échapperez au fléau destructeur lorsque je frapperai le pays d'Égypte.
14 Ce jour-là, vous en ferez mémoire et vous le fêterez comme une fête pour Yahvé, dans vos générations vous la fêterez, c'est un décret perpétuel.
15 " Pendant sept jours, vous mangerez des azymes. Dès le premier jour vous ferez disparaître le levain de vos maisons car quiconque, du premier au septième jour, mangera du pain levé, celui-là sera retranché d'Israël.
16 Le premier jour vous aurez une sainte assemblée, et le septième jour, une sainte assemblée. On n'y fera aucun ouvrage, vous préparerez seulement ce que chacun doit manger.
17 Vous observerez la fête des Azymes, car c'est en ce jour-là que j'ai fait sortir vos armées du pays d'Égypte. Vous observerez ce jour-là dans vos générations, c'est un décret perpétuel.
18 Le premier mois, le soir du quatorzième jour, vous mangerez des azymes jusqu'au soir du vingt et unième jour.
19 Pendant sept jours il ne se trouvera pas de levain dans vos maisons, car quiconque mangera du pain levé sera retranché de la communauté d'Israël, qu'il soit étranger ou né dans le pays.
20 Vous ne mangerez pas de pain levé, en tout lieu où vous habiterez vous mangerez des azymes.
21 Moïse convoqua tous les anciens d'Israël et leur dit : " Allez vous procurer du petit bétail pour vos familles et immolez la pâque.
22 Puis vous prendrez un bouquet d'hysope, vous le tremperez dans le sang qui est dans le bassin et vous toucherez le linteau et les deux montants avec le sang qui est dans le bassin. Quant à vous, que personne ne franchisse la porte de sa maison jusqu'au matin.
23 Lorsque Yahvé traversera l'Égypte pour la frapper, il verra le sang sur le linteau et sur les deux montants, il passera au-delà de cette porte et ne laissera pas l'Exterminateur pénétrer dans vos maisons pour frapper.
24 Vous observerez cette disposition comme un décret pour toi et tes fils, à perpétuité.
25 Quand vous serez entrés dans la terre que Yahvé vous donnera comme il l'a dit, vous observerez ce rite.
26 Et quand vos fils vous diront : "Que signifie pour vous ce rite ?"
27 vous leur direz : "C'est le sacrifice de la Pâque pour Yahvé qui a passé au-delà des maisons des Israélites en Égypte, lorsqu'il frappait l'Égypte, mais épargnait nos maisons. " Le peuple alors s'agenouilla et se prosterna.
28 Les Israélites s'en allèrent et firent ce que Yahvé avait ordonné à Moïse et à Aaron.
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La Pâque a réuni en elle tous les symboles de la vie accessibles à l’homme. Le printemps, comme réveil de la terre. L’apparition des agneaux et l’offrande...  Lire la suite

La Pâque a réuni en elle tous les symboles de la vie accessibles à l’homme. Le printemps, comme réveil de la terre. L’apparition des agneaux et l’offrande de l’un d’eux en sacrifice. Le sang, symbole de protection et de purification. La bénédiction du peuple, les enfants restés en vie. Le pain sans levain, comme symbole de la disposition à suivre Dieu.

Tout cela devient le symbole de l’union de la famille, du peuple. Une fête de rédemption et de libération, de confiance absolue. Quand, après avoir fermé la porte marquée de sang, les hommes remercient Dieu de les avoir fait sortir de l’esclavage et de leur avoir donné la terre promise.

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Pour Ex 12:1-28
Yahvé dit à Moïse et à Aaron au pays d'Égypte:
" Ce mois sera pour vous en tête des autres mois, il sera pour vous le premier mois de l'année.
Parlez à toute la communauté d'Israël et dites-lui: Le dix de ce mois, que chacun prenne une tête de petit bétail par famille, une tête de petit bétail par maison.
Si la maison est trop peu nombreuse pour une tête de petit bétail, on s'associera avec son voisin le plus proche de la maison, selon le nombre des personnes. Vous choisirez la tête de petit bétail selon ce que chacun peut manger.
La tête de petit bétail sera un mâle sans tare, âgé d'un an. Vous la choisirez parmi les moutons ou les chèvres.
Vous la garderez jusqu'au quatorzième jour de ce mois, et toute l'assemblée de la communauté d'Israël l'égorgera au crépuscule.
On prendra de son sang et on en mettra sur les deux montants et le linteau des maisons où on le mangera.
Cette nuit-là, on mangera la chair rôtie au feu; on la mangera avec des azymes et des herbes amères.
N'en mangez rien cru ni bouilli dans l'eau, mais rôti au feu, avec la tête, les pattes et les tripes.
10 Vous n'en réserverez rien jusqu'au lendemain. Ce qui en resterait le lendemain, vous le brûlerez au feu.
11 C'est ainsi que vous la mangerez: vos reins ceints, vos sandales aux pieds et votre bâton en main. Vous la mangerez en toute hâte, c'est une pâque pour Yahvé.
12 Cette nuit-là je parcourrai l'Égypte et je frapperai tous les premiers-nés dans le pays d'Égypte, tant hommes que bêtes, et de tous les dieux d'Égypte, je ferai justice, moi Yahvé.
13 Le sang sera pour vous un signe sur les maisons où vous vous tenez. En voyant ce signe, je passerai outre et vous échapperez au fléau destructeur lorsque je frapperai le pays d'Égypte.
14 Ce jour-là, vous en ferez mémoire et vous le fêterez comme une fête pour Yahvé, dans vos générations vous la fêterez, c'est un décret perpétuel.
15 " Pendant sept jours, vous mangerez des azymes. Dès le premier jour vous ferez disparaître le levain de vos maisons car quiconque, du premier au septième jour, mangera du pain levé, celui-là sera retranché d'Israël.
16 Le premier jour vous aurez une sainte assemblée, et le septième jour, une sainte assemblée. On n'y fera aucun ouvrage, vous préparerez seulement ce que chacun doit manger.
17 Vous observerez la fête des Azymes, car c'est en ce jour-là que j'ai fait sortir vos armées du pays d'Égypte. Vous observerez ce jour-là dans vos générations, c'est un décret perpétuel.
18 Le premier mois, le soir du quatorzième jour, vous mangerez des azymes jusqu'au soir du vingt et unième jour.
19 Pendant sept jours il ne se trouvera pas de levain dans vos maisons, car quiconque mangera du pain levé sera retranché de la communauté d'Israël, qu'il soit étranger ou né dans le pays.
20 Vous ne mangerez pas de pain levé, en tout lieu où vous habiterez vous mangerez des azymes.
21 Moïse convoqua tous les anciens d'Israël et leur dit : " Allez vous procurer du petit bétail pour vos familles et immolez la pâque.
22 Puis vous prendrez un bouquet d'hysope, vous le tremperez dans le sang qui est dans le bassin et vous toucherez le linteau et les deux montants avec le sang qui est dans le bassin. Quant à vous, que personne ne franchisse la porte de sa maison jusqu'au matin.
23 Lorsque Yahvé traversera l'Égypte pour la frapper, il verra le sang sur le linteau et sur les deux montants, il passera au-delà de cette porte et ne laissera pas l'Exterminateur pénétrer dans vos maisons pour frapper.
24 Vous observerez cette disposition comme un décret pour toi et tes fils, à perpétuité.
25 Quand vous serez entrés dans la terre que Yahvé vous donnera comme il l'a dit, vous observerez ce rite.
26 Et quand vos fils vous diront : "Que signifie pour vous ce rite ?"
27 vous leur direz : "C'est le sacrifice de la Pâque pour Yahvé qui a passé au-delà des maisons des Israélites en Égypte, lorsqu'il frappait l'Égypte, mais épargnait nos maisons. " Le peuple alors s'agenouilla et se prosterna.
28 Les Israélites s'en allèrent et firent ce que Yahvé avait ordonné à Moïse et à Aaron.
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Traditionnellement, la fête de Pessa’h, souvent appelée Pâque juive, est liée au thème de l’Exode, à son actualisation. C’est le thème principal du séder pascal (le repas rituel pascal juif), et le sens spirituel de la fête suppose...  Lire la suite

Traditionnellement, la fête de Pessa’h, souvent appelée Pâque juive, est liée au thème de l’Exode, à son actualisation. C’est le thème principal du séder pascal (le repas rituel pascal juif), et le sens spirituel de la fête suppose la nécessité, pour chacun, de revivre l’Exode comme sa propre libération, comme une sortie d’Égypte sans laquelle la rencontre avec Dieu est impossible. Cependant, dans le livre de l’Exode, tel que Moïse le présente, Pessa’h devient moins la fête de la libération du pouvoir de l’Égypte que la fête de la délivrance de la mort.

L’ange de la mort doit passer de nuit dans les maisons des Égyptiens, frappant les premiers-nés, et il le fera en épargnant seulement les maisons des Hébreux, celles dont les montants des portes seront oints du sang sacrificiel. Pessa’h devient la fête de la délivrance de la mort. On pourrait bien sûr dire qu’une chose est liée à l’autre, que les Hébreux devaient précisément quitter l’Égypte pour éviter la mort, mais dans le récit les accents sont manifestement placés autrement, et la perspective elle-même y devient beaucoup plus large et plus profonde que celle qui n’englobe que les seuls événements terrestres.

Cela se comprend : il s’agit d’une situation où le pharaon a dit à Dieu un « non » définitif en disant ce « non » à Moïse, l’homme de Dieu. Désormais, tout pouvait arriver en Égypte. Il ne s’agissait pas de privilèges accordés aux Hébreux ni du châtiment des ennemis, mais du salut de ceux qui, autrement, auraient été condamnés avec tous les autres. En disant « non » à Dieu, le pharaon a dirigé l’Égypte vers l’abîme d’où est sorti l’ange de la mort, et il ne restait plus à Dieu qu’à préserver ceux qui ne devaient en aucun cas tomber dans cet abîme.

Aujourd’hui, nous sommes habitués à percevoir les catastrophes et les cataclysmes comme des événements extraordinaires. Si, de plus, nous sommes religieux, nous nous demandons chaque fois, ou nous demandons aux autres : pourquoi Dieu nous punit-Il ainsi ? Pourtant les catastrophes et les cataclysmes, tout comme la mort elle-même, ne sont nullement une anomalie ni un châtiment. Pour le monde déchu, tout cela est la norme. Si rien de tel n’arrive dans notre vie, c’est la miséricorde de Dieu ; cela signifie que Dieu garde constamment la situation sous Son contrôle immédiat.

Après la venue du Christ, lorsque, selon Sa propre parole, le Royaume de Dieu « s’est approché », tout ce qui vient d’être dit peut être moins visible qu’au temps de Moïse et de l’Exode ; pourtant, au fond, rien dans le monde n’a changé et rien ne changera jusqu’au retour du Christ dans la gloire et jusqu’au triomphe complet du Royaume. Les hommes ne le comprenaient pas toujours alors, et souvent ne le comprennent pas maintenant, vivant comme s’ils avaient réellement un droit complet, naturel et inaliénable à la paix et à la sécurité.

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Pour Ex 12:1-41
Yahvé dit à Moïse et à Aaron au pays d'Égypte:
" Ce mois sera pour vous en tête des autres mois, il sera pour vous le premier mois de l'année.
Parlez à toute la communauté d'Israël et dites-lui: Le dix de ce mois, que chacun prenne une tête de petit bétail par famille, une tête de petit bétail par maison.
Si la maison est trop peu nombreuse pour une tête de petit bétail, on s'associera avec son voisin le plus proche de la maison, selon le nombre des personnes. Vous choisirez la tête de petit bétail selon ce que chacun peut manger.
La tête de petit bétail sera un mâle sans tare, âgé d'un an. Vous la choisirez parmi les moutons ou les chèvres.
Vous la garderez jusqu'au quatorzième jour de ce mois, et toute l'assemblée de la communauté d'Israël l'égorgera au crépuscule.
On prendra de son sang et on en mettra sur les deux montants et le linteau des maisons où on le mangera.
Cette nuit-là, on mangera la chair rôtie au feu; on la mangera avec des azymes et des herbes amères.
N'en mangez rien cru ni bouilli dans l'eau, mais rôti au feu, avec la tête, les pattes et les tripes.
10 Vous n'en réserverez rien jusqu'au lendemain. Ce qui en resterait le lendemain, vous le brûlerez au feu.
11 C'est ainsi que vous la mangerez: vos reins ceints, vos sandales aux pieds et votre bâton en main. Vous la mangerez en toute hâte, c'est une pâque pour Yahvé.
12 Cette nuit-là je parcourrai l'Égypte et je frapperai tous les premiers-nés dans le pays d'Égypte, tant hommes que bêtes, et de tous les dieux d'Égypte, je ferai justice, moi Yahvé.
13 Le sang sera pour vous un signe sur les maisons où vous vous tenez. En voyant ce signe, je passerai outre et vous échapperez au fléau destructeur lorsque je frapperai le pays d'Égypte.
14 Ce jour-là, vous en ferez mémoire et vous le fêterez comme une fête pour Yahvé, dans vos générations vous la fêterez, c'est un décret perpétuel.
15 " Pendant sept jours, vous mangerez des azymes. Dès le premier jour vous ferez disparaître le levain de vos maisons car quiconque, du premier au septième jour, mangera du pain levé, celui-là sera retranché d'Israël.
16 Le premier jour vous aurez une sainte assemblée, et le septième jour, une sainte assemblée. On n'y fera aucun ouvrage, vous préparerez seulement ce que chacun doit manger.
17 Vous observerez la fête des Azymes, car c'est en ce jour-là que j'ai fait sortir vos armées du pays d'Égypte. Vous observerez ce jour-là dans vos générations, c'est un décret perpétuel.
18 Le premier mois, le soir du quatorzième jour, vous mangerez des azymes jusqu'au soir du vingt et unième jour.
19 Pendant sept jours il ne se trouvera pas de levain dans vos maisons, car quiconque mangera du pain levé sera retranché de la communauté d'Israël, qu'il soit étranger ou né dans le pays.
20 Vous ne mangerez pas de pain levé, en tout lieu où vous habiterez vous mangerez des azymes.
21 Moïse convoqua tous les anciens d'Israël et leur dit : " Allez vous procurer du petit bétail pour vos familles et immolez la pâque.
22 Puis vous prendrez un bouquet d'hysope, vous le tremperez dans le sang qui est dans le bassin et vous toucherez le linteau et les deux montants avec le sang qui est dans le bassin. Quant à vous, que personne ne franchisse la porte de sa maison jusqu'au matin.
23 Lorsque Yahvé traversera l'Égypte pour la frapper, il verra le sang sur le linteau et sur les deux montants, il passera au-delà de cette porte et ne laissera pas l'Exterminateur pénétrer dans vos maisons pour frapper.
24 Vous observerez cette disposition comme un décret pour toi et tes fils, à perpétuité.
25 Quand vous serez entrés dans la terre que Yahvé vous donnera comme il l'a dit, vous observerez ce rite.
26 Et quand vos fils vous diront : "Que signifie pour vous ce rite ?"
27 vous leur direz : "C'est le sacrifice de la Pâque pour Yahvé qui a passé au-delà des maisons des Israélites en Égypte, lorsqu'il frappait l'Égypte, mais épargnait nos maisons. " Le peuple alors s'agenouilla et se prosterna.
28 Les Israélites s'en allèrent et firent ce que Yahvé avait ordonné à Moïse et à Aaron.
29 Au milieu de la nuit, Yahvé frappa tous les premiers-nés dans le pays d'Égypte, aussi bien le premier-né de Pharaon qui devait s'asseoir sur son trône, que le premier-né du captif dans la prison et tous les premiers-nés du bétail.
30 Pharaon se leva pendant la nuit, ainsi que tous ses serviteurs et tous les Égyptiens, et ce fut en Égypte une grande clameur car il n'y avait pas de maison où il n'y eût un mort.
31 Pharaon appela Moïse et Aaron pendant la nuit et leur dit : " Levez-vous et sortez du milieu de mon peuple, vous et les Israélites, et allez servir Yahvé comme vous l'avez demandé.
32 Prenez aussi votre petit et votre gros bétail comme vous l'avez demandé, partez et bénissez-moi, moi aussi. "
33 Les Égyptiens pressèrent le peuple en se hâtant de le faire partir du pays car, disaient-ils : " Nous allons tous mourir. "
34 Le peuple emporta sa pâte avant qu'elle n'eût levé, ses huches serrées dans les manteaux, sur les épaules.
35 Les Israélites firent ce qu'avait dit Moïse et demandèrent aux Égyptiens des objets d'argent, des objets d'or et des vêtements.
36 Yahvé fit que le peuple trouvât grâce aux yeux des Égyptiens qui les leur prêtèrent. Ils dépouillèrent ainsi les Égyptiens.
37 Les Israélites partirent de Ramsès en direction de Sukkot au nombre de près de six cent mille hommes de pied - rien que les hommes, sans compter leur famille.
38 Une foule mêlée monta avec eux, ainsi que du petit et du gros bétail, formant d'immenses troupeaux.
39 Ils firent cuire la pâte qu'ils avaient emportée d'Égypte en galettes non levées, car la pâte n'était pas levée: chassés d'Égypte, ils n'avaient pu s'attarder ni se préparer des provisions de route.
40 Le séjour des Israélites en Égypte avait duré quatre cent trente ans.
41 Le jour même où prenaient fin les quatre cent trente ans, toutes les armées de Yahvé sortirent du pays d'Égypte.
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Il n'est pas étonnant que le fondement de la fête juive de Pessa'h (la Pâque vétérotestamentaire) soit devenu le sacrifice, car dans l'Antiquité tous les peuples et toutes les tribus sans exception le percevaient comme une forme de communion avec les puissances supérieures, avec les dieux et les esprits. Et dans le yahvisme, dont l'histoire commence avec l'appel d'Abram et s'achève en 70 apr. J.-C. avec la destruction du Second Temple, le sacrifice est aussi devenu...  Lire la suite

Il n'est pas étonnant que le fondement de la fête juive de Pessa'h (la Pâque vétérotestamentaire) soit devenu le sacrifice (v. 3-7), car dans l'Antiquité tous les peuples et toutes les tribus sans exception le percevaient comme une forme de communion avec les puissances supérieures, avec les dieux et les esprits. Et dans le yahvisme, dont l'histoire commence avec l'appel d'Abram et s'achève en 70 apr. J.-C. avec la destruction du Second Temple, le sacrifice est aussi devenu le fondement du culte, car là encore il était le principal moyen de communion avec Dieu. On considérait le repas sacrificiel comme un repas commun de Dieu et des hommes, que rien ne pouvait remplacer. Et ce que Dieu sanctifiait avant tout, c'était le sang sacrificiel : car le sang était tenu dans l'Antiquité pour le réceptacle du principe vital, que la Bible appelle souvent « âme » (Gn 9:4, 10, 12, 15). Ainsi, le principe de vie sanctifié par Dieu unissait l'homme à Dieu.

Mais Moïse parle au peuple d'autre chose : il parle du sang sanctifié qui délivre d'une mort autrement inévitable (v. 12-13). À première vue, cela peut paraître quelque peu étrange. Mais si l'on y réfléchit, nous avons en réalité devant nous un cas concret qui reflète l'état général des choses. Celui-ci consiste en ce que la vie en général, et la vie humaine en particulier, n'est pas un droit inaliénable, mais un don de Dieu, que l'homme n'a pas et ne peut pas avoir sans relation avec Dieu.

Dans le monde animal, où Dieu ne crée pas des individus isolés mais des espèces entières, de sorte que chaque animal est créé selon l'image propre à son espèce (« selon leur espèce », comme l'exprime le langage de l'Ancien Testament, Gn 1:24-25), la vie d'un individu particulier ne compte pour rien devant Dieu ; seule est précieuse l'espèce dont l'existence entre dans le dessein de Dieu sur le monde. Avec l'homme, créé non selon l'image de son espèce biologique mais selon l'image et la ressemblance de Dieu, la situation est différente, mais elle ne peut l'être que si la relation de l'homme avec Dieu n'est pas détruite. Si cette relation n'existe pas, l'homme se trouve devant Dieu dans la position de l'animal, n'étant plus que le représentant de son espèce biologique. Bien sûr, Dieu voit encore l'homme comme Son image et Sa ressemblance ; mais sans relation avec Dieu, cette image se déforme dans l'homme, et rien ne peut y être changé sans la volonté de l'homme, car si l'homme ne veut pas laisser Dieu entrer dans sa vie, Il n'y fera pas irruption de force. Alors l'homme est voué à la mort. Il y est voué comme représentant de son espèce, parce que selon les lois de la nature le plus fort survit, et la vie de chaque représentant concret de telle ou telle espèce biologique n'est en rien garantie par Dieu. Et il y est voué comme phénomène de la nature vivante, mortelle en tant que telle : il n'y avait apparemment pas d'animaux immortels dans le dessein de Dieu.

Ce n'est que dans le contexte de la relation avec Dieu que l'homme reçoit l'espérance de la vie. Pour l'instant, dans la nuit de la Pâque de l'Ancien Testament, l'espérance d'une vie temporelle. Le temps viendra où, dans une autre nuit, la nuit de la Pâque de la Nouvelle Alliance, il recevra l'espérance de la vie éternelle.

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Pour Ex 12:1-41
Yahvé dit à Moïse et à Aaron au pays d'Égypte:
" Ce mois sera pour vous en tête des autres mois, il sera pour vous le premier mois de l'année.
Parlez à toute la communauté d'Israël et dites-lui: Le dix de ce mois, que chacun prenne une tête de petit bétail par famille, une tête de petit bétail par maison.
Si la maison est trop peu nombreuse pour une tête de petit bétail, on s'associera avec son voisin le plus proche de la maison, selon le nombre des personnes. Vous choisirez la tête de petit bétail selon ce que chacun peut manger.
La tête de petit bétail sera un mâle sans tare, âgé d'un an. Vous la choisirez parmi les moutons ou les chèvres.
Vous la garderez jusqu'au quatorzième jour de ce mois, et toute l'assemblée de la communauté d'Israël l'égorgera au crépuscule.
On prendra de son sang et on en mettra sur les deux montants et le linteau des maisons où on le mangera.
Cette nuit-là, on mangera la chair rôtie au feu; on la mangera avec des azymes et des herbes amères.
N'en mangez rien cru ni bouilli dans l'eau, mais rôti au feu, avec la tête, les pattes et les tripes.
10 Vous n'en réserverez rien jusqu'au lendemain. Ce qui en resterait le lendemain, vous le brûlerez au feu.
11 C'est ainsi que vous la mangerez: vos reins ceints, vos sandales aux pieds et votre bâton en main. Vous la mangerez en toute hâte, c'est une pâque pour Yahvé.
12 Cette nuit-là je parcourrai l'Égypte et je frapperai tous les premiers-nés dans le pays d'Égypte, tant hommes que bêtes, et de tous les dieux d'Égypte, je ferai justice, moi Yahvé.
13 Le sang sera pour vous un signe sur les maisons où vous vous tenez. En voyant ce signe, je passerai outre et vous échapperez au fléau destructeur lorsque je frapperai le pays d'Égypte.
14 Ce jour-là, vous en ferez mémoire et vous le fêterez comme une fête pour Yahvé, dans vos générations vous la fêterez, c'est un décret perpétuel.
15 " Pendant sept jours, vous mangerez des azymes. Dès le premier jour vous ferez disparaître le levain de vos maisons car quiconque, du premier au septième jour, mangera du pain levé, celui-là sera retranché d'Israël.
16 Le premier jour vous aurez une sainte assemblée, et le septième jour, une sainte assemblée. On n'y fera aucun ouvrage, vous préparerez seulement ce que chacun doit manger.
17 Vous observerez la fête des Azymes, car c'est en ce jour-là que j'ai fait sortir vos armées du pays d'Égypte. Vous observerez ce jour-là dans vos générations, c'est un décret perpétuel.
18 Le premier mois, le soir du quatorzième jour, vous mangerez des azymes jusqu'au soir du vingt et unième jour.
19 Pendant sept jours il ne se trouvera pas de levain dans vos maisons, car quiconque mangera du pain levé sera retranché de la communauté d'Israël, qu'il soit étranger ou né dans le pays.
20 Vous ne mangerez pas de pain levé, en tout lieu où vous habiterez vous mangerez des azymes.
21 Moïse convoqua tous les anciens d'Israël et leur dit : " Allez vous procurer du petit bétail pour vos familles et immolez la pâque.
22 Puis vous prendrez un bouquet d'hysope, vous le tremperez dans le sang qui est dans le bassin et vous toucherez le linteau et les deux montants avec le sang qui est dans le bassin. Quant à vous, que personne ne franchisse la porte de sa maison jusqu'au matin.
23 Lorsque Yahvé traversera l'Égypte pour la frapper, il verra le sang sur le linteau et sur les deux montants, il passera au-delà de cette porte et ne laissera pas l'Exterminateur pénétrer dans vos maisons pour frapper.
24 Vous observerez cette disposition comme un décret pour toi et tes fils, à perpétuité.
25 Quand vous serez entrés dans la terre que Yahvé vous donnera comme il l'a dit, vous observerez ce rite.
26 Et quand vos fils vous diront : "Que signifie pour vous ce rite ?"
27 vous leur direz : "C'est le sacrifice de la Pâque pour Yahvé qui a passé au-delà des maisons des Israélites en Égypte, lorsqu'il frappait l'Égypte, mais épargnait nos maisons. " Le peuple alors s'agenouilla et se prosterna.
28 Les Israélites s'en allèrent et firent ce que Yahvé avait ordonné à Moïse et à Aaron.
29 Au milieu de la nuit, Yahvé frappa tous les premiers-nés dans le pays d'Égypte, aussi bien le premier-né de Pharaon qui devait s'asseoir sur son trône, que le premier-né du captif dans la prison et tous les premiers-nés du bétail.
30 Pharaon se leva pendant la nuit, ainsi que tous ses serviteurs et tous les Égyptiens, et ce fut en Égypte une grande clameur car il n'y avait pas de maison où il n'y eût un mort.
31 Pharaon appela Moïse et Aaron pendant la nuit et leur dit : " Levez-vous et sortez du milieu de mon peuple, vous et les Israélites, et allez servir Yahvé comme vous l'avez demandé.
32 Prenez aussi votre petit et votre gros bétail comme vous l'avez demandé, partez et bénissez-moi, moi aussi. "
33 Les Égyptiens pressèrent le peuple en se hâtant de le faire partir du pays car, disaient-ils : " Nous allons tous mourir. "
34 Le peuple emporta sa pâte avant qu'elle n'eût levé, ses huches serrées dans les manteaux, sur les épaules.
35 Les Israélites firent ce qu'avait dit Moïse et demandèrent aux Égyptiens des objets d'argent, des objets d'or et des vêtements.
36 Yahvé fit que le peuple trouvât grâce aux yeux des Égyptiens qui les leur prêtèrent. Ils dépouillèrent ainsi les Égyptiens.
37 Les Israélites partirent de Ramsès en direction de Sukkot au nombre de près de six cent mille hommes de pied - rien que les hommes, sans compter leur famille.
38 Une foule mêlée monta avec eux, ainsi que du petit et du gros bétail, formant d'immenses troupeaux.
39 Ils firent cuire la pâte qu'ils avaient emportée d'Égypte en galettes non levées, car la pâte n'était pas levée: chassés d'Égypte, ils n'avaient pu s'attarder ni se préparer des provisions de route.
40 Le séjour des Israélites en Égypte avait duré quatre cent trente ans.
41 Le jour même où prenaient fin les quatre cent trente ans, toutes les armées de Yahvé sortirent du pays d'Égypte.
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Le sang sur les montants des portes, qui arrête la mort à l’entrée de la maison, témoigne que les habitants...  Lire la suite

Le sang sur les montants des portes, qui arrête la mort à l’entrée de la maison, témoigne que les habitants de cette maison ont partagé le repas avec Dieu, sont devenus participants de Sa vie et se trouvent donc sous Sa protection.

L’Exode n’est pas seulement la fuite légendaire d’un peuple hors de l’esclavage imposé par un autre. Aux yeux de l’auteur biblique, c’est le début de la création d’une communauté de croyants dans le Dieu unique. Ici, pour la première fois, il emploie ce mot : « assemblée », « communauté ». Si auparavant l’axe de l’Histoire sainte était constitué par les récits de la foi de personnes isolées, désormais tout un peuple apparaît comme interlocuteur, comme participant aux œuvres de Dieu.

C’est sans doute une bonne définition de la notion d’« Église » : non seulement une communauté cultuelle, une organisation caritative, un « département spirituel », mais une communauté unie par une participation commune à l’histoire des relations entre Dieu et l’humanité.

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Pour Ex 11:1-10
Yahvé dit à Moïse : " Je vais encore envoyer une plaie à Pharaon et à l'Égypte, après quoi il vous renverra d'ici. Quand il vous renverra, ce sera fini, et même, il vous expulsera d'ici.
Parle donc au peuple pour que chaque homme demande à son voisin, chaque femme à sa voisine, des objets d'argent et des objets d'or. "
Yahvé fit que le peuple trouvât grâce aux yeux des Égyptiens. Moïse lui-même était un très grand personnage au pays d'Égypte, aux yeux des serviteurs de Pharaon et aux yeux du peuple.
Alors Moïse dit : " Ainsi parle Yahvé : Vers le milieu de la nuit je parcourrai l'Égypte,
et tous les premiers-nés mourront dans le pays d'Égypte, aussi bien le premier-né de Pharaon qui doit s'asseoir sur son trône, que le premier-né de la servante qui est derrière la meule, ainsi que tous les premiers-nés du bétail.
Ce sera alors, dans tout le pays d'Égypte, une grande clameur, telle qu'il n'y en eut jamais et qu'il n'y en aura jamais plus.
Mais chez tous les Israélites, pas un chien ne jappera contre qui que ce soit, homme ou bête, afin que tu saches que Yahvé discerne Israël de l'Égypte.
Alors tous tes serviteurs que voici viendront me trouver et se prosterneront devant moi en disant : "Va-t'en, toi et tout le peuple qui marche à ta suite ! " Après quoi je partirai. " Et, enflammé de colère, il sortit de chez Pharaon.
Yahvé dit à Moïse : " Pharaon ne vous écoutera pas, afin que se multiplient mes prodiges au pays d'Égypte. "
10 Moïse et Aaron accomplirent tous ces prodiges devant Pharaon ; mais Yahvé endurcit le cœur de Pharaon et il ne laissa pas les Israélites partir de son pays.
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L’affrontement approche de son dénouement. Pour l’auteur biblique, dans la mort des premiers-nés égyptiens et dans le salut des Israélites...  Lire la suite

L’affrontement approche de son dénouement. Pour l’auteur biblique, dans la mort des premiers-nés égyptiens et dans le salut des Israélites, on voit avec une parfaite clarté le « doigt de Dieu » ; le Seigneur Lui-même traverse l’Égypte, frappant et sauvant. Une tâche difficile nous est confiée : mettre d’une manière ou d’une autre la catastrophe en relation avec l’intervention de Dieu dans l’histoire, sachant qu’Il apporte la vie, non la mort, et sachant en même temps que c’est Sa voix, Son appel adressé aux hommes. Ce n’est pas par hasard que nous nous souvenons de Dieu précisément dans les situations de catastrophe et d’horreur.

Le Dieu d’Israël est un Dieu redoutable, terrible : Il conduit Son peuple à la victoire en frappant et en punissant ses ennemis, et en cas d’infidélité Sa colère se retourne aussi contre les Israélites. Voir en ce Dieu le Dieu d’amour, de pardon, de sacrifice de soi n’est pas seulement une tâche d’« apologie de la Bible », de conciliation de ses éléments ; c’est la tâche de voir, dans ce monde terrible et magnifique, la présence à la fois du Dieu Tout-Puissant et du Dieu de liberté et d’amour. Cela exigera de nous la capacité d’accueillir une vérité paradoxale, et donc aussi notre propre unité intérieure.

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Pour Ex 11:1-10
Yahvé dit à Moïse : " Je vais encore envoyer une plaie à Pharaon et à l'Égypte, après quoi il vous renverra d'ici. Quand il vous renverra, ce sera fini, et même, il vous expulsera d'ici.
Parle donc au peuple pour que chaque homme demande à son voisin, chaque femme à sa voisine, des objets d'argent et des objets d'or. "
Yahvé fit que le peuple trouvât grâce aux yeux des Égyptiens. Moïse lui-même était un très grand personnage au pays d'Égypte, aux yeux des serviteurs de Pharaon et aux yeux du peuple.
Alors Moïse dit : " Ainsi parle Yahvé : Vers le milieu de la nuit je parcourrai l'Égypte,
et tous les premiers-nés mourront dans le pays d'Égypte, aussi bien le premier-né de Pharaon qui doit s'asseoir sur son trône, que le premier-né de la servante qui est derrière la meule, ainsi que tous les premiers-nés du bétail.
Ce sera alors, dans tout le pays d'Égypte, une grande clameur, telle qu'il n'y en eut jamais et qu'il n'y en aura jamais plus.
Mais chez tous les Israélites, pas un chien ne jappera contre qui que ce soit, homme ou bête, afin que tu saches que Yahvé discerne Israël de l'Égypte.
Alors tous tes serviteurs que voici viendront me trouver et se prosterneront devant moi en disant : "Va-t'en, toi et tout le peuple qui marche à ta suite ! " Après quoi je partirai. " Et, enflammé de colère, il sortit de chez Pharaon.
Yahvé dit à Moïse : " Pharaon ne vous écoutera pas, afin que se multiplient mes prodiges au pays d'Égypte. "
10 Moïse et Aaron accomplirent tous ces prodiges devant Pharaon ; mais Yahvé endurcit le cœur de Pharaon et il ne laissa pas les Israélites partir de son pays.
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À la lecture des chapitres du Livre de l'Exode consacrés au récit des plaies d'Égypte, une question surgit involontairement: quel était donc, au départ, le dessein de Dieu concernant tout ce qui se passait? Dieu dit à Moïse...  Lire la suite

À la lecture des chapitres du Livre de l'Exode consacrés au récit des plaies d'Égypte, une question surgit involontairement: quel était donc, au départ, le dessein de Dieu concernant tout ce qui se passait? Dieu dit à Moïse: le pharaon n'a pas écouté, afin que les «miracles se multiplient» en Égypte. Dans beaucoup d'autres cas, l'auteur sacré indique directement que c'est Dieu qui a endurci le coeur du pharaon, au sens où Il l'a rendu dur, inflexible, intraitable. Avec un tel coeur, l'homme devient obstiné, comme le fut le pharaon dans l'histoire avec Moïse. Les demandes et appels forcés au prophète ne comptent pas: parfois les circonstances extérieures peuvent briser même un homme très obstiné, mais cela ne signifie pas encore qu'il se soit libéré de son obstination.

Dans d'autres cas, cependant, les mêmes chapitres disent que le pharaon endurcit lui-même son coeur. Qu'en est-il donc? La réponse à cette question n'est pas univoque; il y a là une antinomie, qui apparaît toujours là où il s'agit de la rencontre de la volonté de Dieu avec la liberté humaine. Chacun est libre de décider lui-même à quel point son coeur sera dur, car c'est bien l'homme qui détermine le degré de sa propre obstination. Dieu, bien sûr, peut toujours changer la situation, car tous les coeurs humains Lui sont accessibles et ouverts.

Mais changer cette situation ou non, c'est une question à laquelle personne ne peut répondre, sinon Dieu. D'ailleurs, même si Dieu nous expliquait pourquoi, dans tel cas concret, Il intervient ou n'intervient pas, pourquoi Il fait fondre le coeur des uns et ne touche pas les autres, nous ne comprendrions tout de même rien. Pour comprendre de telles choses, il faut connaître d'un coeur humain concret autant que Dieu en sait de lui. À aucun d'entre nous, les hommes, un tel savoir ne peut être accessible par définition. Une chose est claire: si Dieu n'intervient pas, s'Il laisse la situation à la volonté de l'homme, c'est qu'Il a pour cela de solides raisons.

Cela ne L'empêche cependant nullement d'accomplir Son plan déjà sans la participation de celui qui ne veut pas participer à son accomplissement. Dans ce cas, celui qui ne veut pas cesse d'être sujet de la providence de Dieu et en devient l'objet; alors les miracles de Dieu seront manifestés, pour ainsi dire, à ses dépens. Celui qui ne veut pas vivre comme il faut, comme Dieu le conduit, montre involontairement et visiblement au monde comment il ne faut pas vivre. L'histoire du pharaon et de l'Exode est justement devenue une telle démonstration, mais par la volonté du pharaon lui-même, et nullement de Dieu.

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Pour Ex 11:1-10
Yahvé dit à Moïse : " Je vais encore envoyer une plaie à Pharaon et à l'Égypte, après quoi il vous renverra d'ici. Quand il vous renverra, ce sera fini, et même, il vous expulsera d'ici.
Parle donc au peuple pour que chaque homme demande à son voisin, chaque femme à sa voisine, des objets d'argent et des objets d'or. "
Yahvé fit que le peuple trouvât grâce aux yeux des Égyptiens. Moïse lui-même était un très grand personnage au pays d'Égypte, aux yeux des serviteurs de Pharaon et aux yeux du peuple.
Alors Moïse dit : " Ainsi parle Yahvé : Vers le milieu de la nuit je parcourrai l'Égypte,
et tous les premiers-nés mourront dans le pays d'Égypte, aussi bien le premier-né de Pharaon qui doit s'asseoir sur son trône, que le premier-né de la servante qui est derrière la meule, ainsi que tous les premiers-nés du bétail.
Ce sera alors, dans tout le pays d'Égypte, une grande clameur, telle qu'il n'y en eut jamais et qu'il n'y en aura jamais plus.
Mais chez tous les Israélites, pas un chien ne jappera contre qui que ce soit, homme ou bête, afin que tu saches que Yahvé discerne Israël de l'Égypte.
Alors tous tes serviteurs que voici viendront me trouver et se prosterneront devant moi en disant : "Va-t'en, toi et tout le peuple qui marche à ta suite ! " Après quoi je partirai. " Et, enflammé de colère, il sortit de chez Pharaon.
Yahvé dit à Moïse : " Pharaon ne vous écoutera pas, afin que se multiplient mes prodiges au pays d'Égypte. "
10 Moïse et Aaron accomplirent tous ces prodiges devant Pharaon ; mais Yahvé endurcit le cœur de Pharaon et il ne laissa pas les Israélites partir de son pays.
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De toutes les plaies d'Égypte, la dernière, la mort des premiers-nés, paraît la plus cruelle et la plus injuste. Certes, une situation où, à cause du choix d'un seul homme, même doté d'un pouvoir illimité, tous souffrent ne paraît...  Lire la suite

De toutes les plaies d'Égypte, la dernière, la mort des premiers-nés, paraît la plus cruelle et la plus injuste. Certes, une situation où, à cause du choix d'un seul homme, même doté d'un pouvoir illimité, tous souffrent ne paraît juste ni du point de vue humain ni du point de vue divin. Le problème, toutefois, est que le monde déchu n'est pas juste du tout. La nature ne connaît pas la justice; de même, la société qui vit selon des lois rappelant beaucoup celles de la nature, les lois du troupeau ou de la meute, ne la connaît pas non plus. Or une société composée d'hommes déchus vit précisément ainsi. Dans le monde naturel, il arrive souvent que l'erreur du chef perde le troupeau; il en va de même chez les hommes, lorsque l'erreur d'un dirigeant investi du pouvoir et ne connaissant pas Dieu perd tout un peuple.

On pourrait croire qu'il est au pouvoir de Dieu d'empêcher un tel cours des événements, et qu'un Dieu qui veut du bien à l'homme devait nécessairement le faire. C'est vrai, mais avec une réserve: on ne pouvait les empêcher que si le pharaon avait reconnu l'autorité de Dieu sur lui. La dernière plaie ne diffère en rien des autres à cet égard. Il ne s'agit pas de la vengeance de Dieu contre ceux qui Le rejettent, mais du fait que, sans une telle reconnaissance, l'homme ne pourra tout simplement pas profiter du salut que Dieu peut lui donner. Il est impossible de saisir la main qui t'est tendue et, en même temps, de la repousser.

Or le pharaon finit par décider précisément de la repousser, et de la repousser grossièrement et durement, en menaçant Moïse de mort s'il reparaissait devant lui (Ex 10:28). Toutes les relations avec Moïse, à la fois comme homme et comme prophète de Dieu, furent rompues, et Moïse lui-même le confirma (Ex 10:29). Désormais le pharaon allait rencontrer la puissance de Dieu dans toute sa plénitude, tandis que l'amour et la miséricorde de Dieu lui étaient devenus entièrement cachés. Pour Dieu, un tel choix du pharaon signifie d'immenses possibilités pour l'Égypte, perdues pour toujours (v. 9). Ce qu'elles étaient et quels miracles Dieu aurait pu manifester dans ce pays, on ne peut que le deviner.

Pour le pharaon, la rencontre avec la puissance de Dieu devait devenir vraiment terrible, d'autant plus que son coup ne tombait pas seulement sur lui personnellement, mais aussi sur tous ses sujets. Mais, compte tenu de la position prise par le pharaon envers Moïse et envers le Dieu d'Israël, c'était la seule possibilité d'accomplir le plan de Dieu. Désormais la situation se formera de telle sorte que presque rien ne dépendra plus du choix du pharaon, et la seule pensée des Égyptiens sera le désir de se débarrasser de Moïse lui-même, de son peuple et de son Dieu, dont le pharaon a rejeté la miséricorde, Le rendant pour lui-même vraiment redoutable.

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