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RÉFLEXIONS pour He 11:32-40

32 Et que dirai-je encore? Car le temps me manquerait si je racontais ce qui concerne Gédéon, Baraq, Samson, Jephté, David, ainsi que Samuel et les Prophètes,
33 eux qui, grâce à la foi, soumirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent l'accomplissement des promesses, fermèrent la gueule des lions,
34 éteignirent la violence du feu, échappèrent au tranchant du glaive, furent rendus vigoureux, de malades qu'ils étaient, montrèrent de la vaillance à la guerre, refoulèrent les invasions étrangères.
35 Des femmes ont recouvré leurs morts par la résurrection. Les uns se sont laissé torturer, refusant leur délivrance afin d'obtenir une meilleure résurrection.
36  D'autres subirent l'épreuve des dérisions et des fouets, et même celle des chaînes et de la prison.
37 Ils ont été lapidés, sciés, ils ont péri par le glaive, ils sont allés çà et là, sous des peaux de moutons et des toisons de chèvres, dénués, opprimés, maltraités,
38 eux dont le monde était indigne, errant dans les déserts, les montagnes, les cavernes, les antres de la terre.
39 Et toux ceux-là, bien qu'ils aient reçu un bon témoignage à cause de leur foi, ne bénéficièrent pas de la promesse:
40 c'est que Dieu prévoyait pour nous un sort meilleur, et ils ne devaient pas parvenir sans nous à la perfection.
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En parlant des hommes de foi et des œuvres de la foi, l'auteur de l'épître affirme qu'eux aussi ont atteint la « perfection », mais, selon ses mots, « pas sans nous ». Par « nous », il entend sans doute les chrétiens, l'Église comme corps du Christ.

Bien sûr, ce genre d'affirmation est souvent compris comme si le christianisme était la religion définitive et la plus juste, contenant toute la plénitude de la Révélation et donc toute la plénitude de la vérité. Dans ce cas, tout ce qui fut vrai dans l'histoire de la Révélation avant le Christ appartiendrait au christianisme, puisqu'il n'y a pas d'autre vérité au monde. Il faut toutefois rappeler que des représentants d'autres religions ont affirmé quelque chose de semblable, chacun pensant évidemment à sa propre tradition. Et si le christianisme était réellement une religion, il y aurait là d'immenses possibilités de disputes, de débats et de rivalités.

Mais le christianisme n'est pas une religion ; c'est la vie avec le Christ dans Son Royaume. Et, en parlant de « perfection », l'auteur de l'épître vise manifestement la plénitude du Royaume, non celle d'une tradition religieuse quelconque. Il en résulte que tous les hommes de foi, en tout temps, cherchaient une seule chose : le Royaume et sa plénitude. Et voici qu'eux aussi ont été associés à cette plénitude, avec les chrétiens.

Bien sûr, si l'on absolutise le temps du monde déchu, il faut se représenter à peu près ceci : tous les justes morts avant le Christ se trouvaient dans le monde des ombres, appelé en hébreu shéol dans les livres de l'Ancien Testament et hadès en grec dans ceux du Nouveau. Là, ils attendent que le Messie vienne les libérer et les introduire dans le Royaume. Mais cette image n'apparaît ainsi que lorsqu'on la perçoit à travers le prisme de la réalité du monde déchu. Ici, le temps est unidimensionnel et absolu, orientant le déroulement de toutes les chaînes de cause à effet qui déterminent l'existence de ce monde.

Dans le Royaume, tout est quelque peu différent. Il n'y a pas de temps unidimensionnel, et les chaînes de cause à effet y existent autrement que sous la forme qui nous est familière. C'est pourquoi la succession des événements y est différente. Dans le Royaume il n'y a ni « d'abord » ni « ensuite » comme nous y sommes habitués. La réalité du Royaume peut se manifester en tout point de l'espace et du temps dans lesquels existe notre monde. Et le degré d'implication d'une personne dans la vie du Royaume n'est déterminé que par la qualité de son existence, par ce qui la définit : la nature déchue ou le souffle de vie de Dieu.

Il n'est donc pas étonnant que les personnes qui ont cherché à bâtir leur vie pour qu'elle ne soit déterminée que par le souffle de vie reçoivent le Royaume et sa vie dans la mesure où elles peuvent atteindre le but fixé. Mais elles n'y parviennent qu'avec la venue du Christ, lorsque le péché perd sur elles tout pouvoir. Pour elles, ce n'est pas l'histoire d'un séjour dans le monde des ombres, comme leur vie peut nous apparaître, mais un chemin vers le Royaume, achevé par la rencontre avec le Christ. Pour nous, une telle rencontre est souvent le premier pas ; pour elles, elle est l'aboutissement après lequel s'ouvre la vie du Royaume dans toute sa plénitude.

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Pour He 11:32-40
32 Et que dirai-je encore? Car le temps me manquerait si je racontais ce qui concerne Gédéon, Baraq, Samson, Jephté, David, ainsi que Samuel et les Prophètes,
33 eux qui, grâce à la foi, soumirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent l'accomplissement des promesses, fermèrent la gueule des lions,
34 éteignirent la violence du feu, échappèrent au tranchant du glaive, furent rendus vigoureux, de malades qu'ils étaient, montrèrent de la vaillance à la guerre, refoulèrent les invasions étrangères.
35 Des femmes ont recouvré leurs morts par la résurrection. Les uns se sont laissé torturer, refusant leur délivrance afin d'obtenir une meilleure résurrection.
36  D'autres subirent l'épreuve des dérisions et des fouets, et même celle des chaînes et de la prison.
37 Ils ont été lapidés, sciés, ils ont péri par le glaive, ils sont allés çà et là, sous des peaux de moutons et des toisons de chèvres, dénués, opprimés, maltraités,
38 eux dont le monde était indigne, errant dans les déserts, les montagnes, les cavernes, les antres de la terre.
39 Et toux ceux-là, bien qu'ils aient reçu un bon témoignage à cause de leur foi, ne bénéficièrent pas de la promesse:
40 c'est que Dieu prévoyait pour nous un sort meilleur, et ils ne devaient pas parvenir sans nous à la perfection.
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En achevant son propos sur la foi et la fidélité, l'auteur de l'épître mentionne les nombreux cas de ces témoignages de fidélité...  Lire la suite

En achevant son propos sur la foi et la fidélité, l'auteur de l'épître mentionne les nombreux cas de ces témoignages de fidélité à Dieu et à l'alliance conclue avec lui, qu'il serait si long d'énumérer qu'il n'aurait tout simplement pas assez de temps pour le faire (v. 32-38). Mais aucun d'eux, dit l'auteur, n'a reçu ce qui était promis, parce qu'ils ne pouvaient le recevoir qu'avec ceux pour qui, selon ses paroles, « Dieu avait prévu quelque chose de meilleur », ceux qui, devenus témoins de la venue du Sauveur dans le monde, ont participé par lui à la vie du Royaume, « étant parvenus à la perfection » (v. 39-40). Il s'agit, semble-t-il, de cette plénitude du Royaume qui, naturellement, ne pouvait être ouverte au monde avant la venue du Messie. Mais maintenant que le Royaume, selon la parole du Sauveur, « s'est approché » et s'est ouvert au monde en le transformant toujours davantage, il s'est révélé que tous ceux qui le cherchaient et l'attendaient, quels que soient le temps où ils ont vécu et le moment où s'est achevé leur chemin terrestre, ont reçu la possibilité de participer à la plénitude de vie qu'ils pressentaient sans pouvoir l'obtenir. Apparemment, l'action du souffle de Dieu qui traverse le Royaume s'étend non seulement au présent et à l'avenir, mais aussi au passé.

Bien sûr, dans les limites de notre monde, qui n'est pas encore transfiguré, une telle action sur le passé serait absolument impossible ; mais le Royaume vit selon d'autres lois, et, en se répandant dans le monde, il inclut manifestement dans ses frontières non seulement tout l'espace existant, mais aussi tout le temps existant ou, comme nous le voyons, tous les temps, le présent et tous les autres, ceux qui sont passés comme ceux qui ne sont pas encore venus. Cela ne signifie évidemment pas que tout ce qui s'est jamais produit ou se produit aujourd'hui dans le monde devienne automatiquement une part du Royaume, en étant transfiguré et associé à sa vie. Seul peut entrer dans le Royaume ce qui lui est apparenté, ce qui ne contredit pas sa nature et ses lois. Le mal dans lequel, selon la parole du Sauveur, le monde gît aujourd'hui n'aura pas de place dans le Royaume, pas plus que ceux qui choisissent consciemment le chemin du mal. Mais ceux qui ont choisi le Royaume et le chemin de la justice y entreront même si les lois du monde non transfiguré ne le permettent pas : car ils sont un avec le Royaume, le Royaume est leur patrie spirituelle, et dès que ses lois atteignent notre monde encore non transfiguré, ceux qui cherchaient et attendaient le Royaume s'y trouvent aussitôt et commencent à vivre selon ses lois, tandis que les lois du monde non transfiguré perdent sur eux tout pouvoir. C'est seulement ainsi que le triomphe du Royaume peut devenir complet, seulement ainsi qu'il peut être reçu par quiconque le cherche, quel que soit le moment où il lui a été donné de parcourir son chemin terrestre.

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Pour He 11:24-12:2
24 Par la foi, Moïse, devenu grand, refusa d'être appelé fils d'une fille d'un Pharaon,
25 aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que de connaître la jouissance éphémère du péché,
26 estimant comme une richesse supérieure aux trésors de l'Égypte l'opprobre du Christ. Il avait, en effet, les yeux fixés sur la récompense.
27 Par la foi, il quitta l'Égypte sans craindre la fureur du roi: comme s'il voyait l'Invisible, il tint ferme.
28 Par la foi, il célébra la Pâque et fit l'aspersion du sang, afin que l'Exterminateur ne touchât point les premiers-nés d'Israël.
29 Par la foi, ils traversèrent la mer Rouge comme une terre sèche, tandis que les Égyptiens, ayant essayé le passage, furent engloutis.
30 Par la foi, les murs de Jéricho tombèrent, quand on en eut fait le tour pendant sept jours.
31 Par la foi, Rahab la prostituée ne périt pas avec les incrédules, parce qu'elle avait accueilli pacifiquement les éclaireurs.
32 Et que dirai-je encore? Car le temps me manquerait si je racontais ce qui concerne Gédéon, Baraq, Samson, Jephté, David, ainsi que Samuel et les Prophètes,
33 eux qui, grâce à la foi, soumirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent l'accomplissement des promesses, fermèrent la gueule des lions,
34 éteignirent la violence du feu, échappèrent au tranchant du glaive, furent rendus vigoureux, de malades qu'ils étaient, montrèrent de la vaillance à la guerre, refoulèrent les invasions étrangères.
35 Des femmes ont recouvré leurs morts par la résurrection. Les uns se sont laissé torturer, refusant leur délivrance afin d'obtenir une meilleure résurrection.
36  D'autres subirent l'épreuve des dérisions et des fouets, et même celle des chaînes et de la prison.
37 Ils ont été lapidés, sciés, ils ont péri par le glaive, ils sont allés çà et là, sous des peaux de moutons et des toisons de chèvres, dénués, opprimés, maltraités,
38 eux dont le monde était indigne, errant dans les déserts, les montagnes, les cavernes, les antres de la terre.
39 Et toux ceux-là, bien qu'ils aient reçu un bon témoignage à cause de leur foi, ne bénéficièrent pas de la promesse:
40 c'est que Dieu prévoyait pour nous un sort meilleur, et ils ne devaient pas parvenir sans nous à la perfection.
Voilà donc pourquoi nous aussi, enveloppés que nous sommes d'une si grande nuée de témoins, nous devons rejeter tout fardeau et le péché qui nous assiège, et courir avec constance l'épreuve qui nous est proposée,
fixant nos yeux sur le chef de notre foi, qui la mène à la perfection, Jésus, qui au lieu de la joie qui lui était proposée, endura une croix, dont il méprisa l'infamie, et qui est assis désormais à la droite du trône de Dieu.
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Aujourd'hui nous lisons le choix d'un homme. Nous lisons que Moïse «estima l'opprobre du Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l'Égypte, car il regardait vers la récompense». Et que le fondement...  Lire la suite

Aujourd'hui nous lisons le choix d'un homme. Nous lisons que Moïse «estima l'opprobre du Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l'Égypte, car il regardait vers la récompense». Et que le fondement du choix est la foi. La foi en ce que «Dieu avait prévu pour nous quelque chose de meilleur».

Mais ce n'est pas la foi selon laquelle l'accomplissement de la loi donne une rétribution. C'est une confiance active dans le Christ. La foi en Sa présence constante. La foi en Son amour. La foi comme fidélité, comme fidélité au chemin qu'Il nous propose, fidélité à Son dessein selon lequel nous n'aurions pas dû quitter le paradis. La certitude que la vie avec le Christ est un plus grand labeur et un plus grand travail que tout ce que nous faisons en ce monde, et que c'est ce qu'il y a de plus digne parmi tout ce qui nous est proposé. Sans rejeter les oeuvres de ce monde, mais en ne se souciant que du bien de l'âme et de l'annonce de l'Évangile.

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