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RÉFLEXIONS pour Lc 6:46-7:1

46 " Pourquoi m'appelez-vous "Seigneur, Seigneur", et ne faites-vous pas ce que je dis ?
47 " Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il est comparable.
48 Il est comparable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé, creusé profond et posé les fondations sur le roc. La crue survenant, le torrent s'est rué sur cette maison, mais il n'a pu l'ébranler, parce qu'elle était bien bâtie.
49 Mais celui au contraire qui a écouté et n'a pas mis en pratique est comparable à un homme qui aurait bâti sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s'est rué sur elle, et aussitôt elle s'est écroulée ; et le désastre survenu à cette maison a été grand ! "
Après qu'il eut fini de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm.
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Pour comprendre justement les paroles du Sauveur, il est important d'imaginer comment on construisait les maisons en Judée, et dans toute la Palestine, aux temps évangéliques. Le sol de la plus grande partie de la Palestine est pierreux ; il n'y avait pas besoin des fondations puissantes nécessaires sur des sols argileux ou sablonneux. Il suffisait de dégager la couche supérieure d'alluvions, généralement assez mince, pour atteindre la pierre. Ensuite on posait une fondation très simple, dont la base était formée de grosses pierres d'angle, les pierres angulaires. Mais enlever la couche supérieure était absolument nécessaire, sans quoi, en hiver, pendant la saison des pluies, lorsque des torrents descendent des montagnes vers les vallées, la maison aurait presque certainement « glissé ».

Le Sauveur compare manifestement la vie spirituelle à une maison qu'il n'est sensé de bâtir que sur le roc, après l'avoir préalablement débarrassé de tout ce qui peut gêner la construction. L'image de la maison bâtie sur le roc devait rappeler aux auditeurs qu'écouter et entendre ne sont pas la même chose. Celui qui a entendu passera nécessairement des paroles aux actes, mettant en pratique ce qu'il a entendu. Mais il y aura évidemment aussi ceux qui, après avoir tout écouté, ne voudront rien changer dans leur vie.

Ce n'est pas étonnant : dans la vie spirituelle, le rôle principal n'appartient ni à l'intelligence ni au sentiment, mais à la volonté. C'est par les actes de volonté que se manifeste le « moi » spirituel de l'homme, qui constitue le centre de la personne humaine. Mais souvent l'homme lui-même ne s'en rend pas compte, du moins dans la vie pratique. Et il vit sans comprendre ni les causes véritables ni la véritable portée de ses décisions et de ses actes.

Une telle vie spirituelle inconsciente ressemble vraiment à une maison bâtie sur le sable : les actes de volonté qui déterminent la vie spirituelle de l'homme restent pour la plupart non réfléchis, souvent même inaperçus, de sorte que l'homme, spirituellement, et parfois pas seulement spirituellement, vit littéralement sans savoir comment.

Toute pensée surgie soudain dans l'esprit et tout sentiment ayant saisi le cœur peuvent conduire à des décisions et à des actes totalement inattendus pour l'homme lui-même, qu'il ne peut souvent ni comprendre ni expliquer. Seule la pleine conscience de chaque choix fait et de chaque décision prise rend la vie spirituelle de l'homme, comme sa vie en général, intérieurement entière et cohérente. Alors chacun de ses actes procède de la profondeur de son « moi » spirituel. Sa vie spirituelle se trouve fondée non sur le sable mouvant de pensées et de sentiments fortuits, mais sur le roc d'un choix conscient.

Autres réflexions

 
Pour Lc 6:46-49
46 " Pourquoi m'appelez-vous "Seigneur, Seigneur", et ne faites-vous pas ce que je dis ?
47 " Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il est comparable.
48 Il est comparable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé, creusé profond et posé les fondations sur le roc. La crue survenant, le torrent s'est rué sur cette maison, mais il n'a pu l'ébranler, parce qu'elle était bien bâtie.
49 Mais celui au contraire qui a écouté et n'a pas mis en pratique est comparable à un homme qui aurait bâti sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s'est rué sur elle, et aussitôt elle s'est écroulée ; et le désastre survenu à cette maison a été grand ! "
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Depuis de nombreux siècles déjà, la controverse sur ce qui est le plus important, la foi ou les œuvres, la théorie ou la pratique, s'apaise puis se rallume...  Lire la suite

Depuis de nombreux siècles déjà, la controverse sur ce qui est le plus important, la foi ou les œuvres, la théorie ou la pratique, sur ce qui est premier et ce qui est second, s'apaise puis se rallume. Et pourtant, l'Évangile permet de comprendre clairement qu'une religiosité formelle n'a pas de sens et sera rejetée par Dieu, et que les temples construits pour une prière qui n'est pas soutenue par des actes ni par l'observance des commandements sur l'amour réel, et non verbal, de Dieu et du prochain, s'écrouleront. Et pas seulement les temples: nous aussi, qui prions dans ces temples, nous nous révélerons inconsistants, comme les pharisiens, avec toute notre connaissance de l'interprétation du texte biblique et de la liturgie.

Ainsi, n'espérons pas en notre propre instruction, mais en ce que nos connaissances deviennent une rampe de lancement pour des actes vivants que, d'avance, nous ne sommes peut-être pas capables d'imaginer. Mais le Seigneur nous voit, et Il sait à quel moment et vers quel service nous orienter.

Pourvu seulement que nous discernions Sa volonté et que nous ne la rejetions pas.

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Pour Lc 7:1-10
Après qu'il eut fini de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm.
Or un centurion avait, malade et sur le point de mourir, un esclave qui lui était cher.
Ayant entendu parler de Jésus, il envoya vers lui quelques-uns des anciens des Juifs, pour le prier de venir sauver son esclave.
Arrivés auprès de Jésus, ils le suppliaient instamment : " Il est digne, disaient-ils, que tu lui accordes cela ;
il aime en effet notre nation, et c'est lui qui nous a bâti la synagogue. "
Jésus faisait route avec eux, et déjà il n'était plus loin de la maison, quand le centurion envoya des amis pour lui dire : " Seigneur, ne te dérange pas davantage, car je ne mérite pas que tu entres sous mon toit ;
aussi bien ne me suis-je pas jugé digne de venir te trouver. Mais dis un mot et que mon enfant soit guéri.
Car moi, qui n'ai rang que de subalterne, j'ai sous moi des soldats, et je dis à l'un : Va ! et il va, et à un autre : Viens ! et il vient, et à mon esclave : Fais ceci ! et il le fait. "
En entendant ces paroles, Jésus l'admira et, se retournant, il dit à la foule qui le suivait : " Je vous le dis : pas même en Israël je n'ai trouvé une telle foi. "
10 Et, de retour à la maison, les envoyés trouvèrent l'esclave en parfaite santé.
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Quelle est donc cette foi que le Seigneur n’a pas trouvée en Israël, comme Il le dit à propos de la foi du centurion de Capharnaüm ? Premièrement, le centurion professe sa foi en la nature divine du Christ...  Lire la suite

Quelle est donc cette foi que le Seigneur n’a pas trouvée en Israël, comme Il le dit à propos de la foi du centurion de Capharnaüm ? Premièrement, le centurion professe sa foi en la nature divine du Christ. Il ne s’attend pas à ce que le Maître de Nazareth accomplisse la guérison en touchant le serviteur malade ou par quelque autre moyen exigeant Sa présence personnelle. Selon ses propres paroles, le centurion croit que la seule volonté du Christ, exprimée par Sa parole, suffit pour guérir. Il professe ainsi Sa volonté comme une puissance créatrice agissant dans le monde au-delà des limites des lois physiques, des lois de la nature. De même que les cent hommes placés sous le commandement du centurion lui obéissent, le monde entier obéit au Christ. On peut penser ainsi au Dieu tout-puissant et omniprésent, Créateur du ciel et de la terre, ou à Celui que Dieu Lui-même a envoyé dans le monde. Deuxièmement, cette foi oblige le centurion à porter d’abord son regard sur lui-même. Il ne pense pas à Dieu comme à un moyen de résoudre tel ou tel problème, mais comme à une Personne devant Laquelle il se tiendra lorsque Jésus viendra chez lui. Voilà pourquoi il dit qu’il n’est pas digne de cette visite. Ces deux aspects de la foi du centurion font de lui pour nous un exemple à suivre.

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Pour Lc 7:1-17
Après qu'il eut fini de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm.
Or un centurion avait, malade et sur le point de mourir, un esclave qui lui était cher.
Ayant entendu parler de Jésus, il envoya vers lui quelques-uns des anciens des Juifs, pour le prier de venir sauver son esclave.
Arrivés auprès de Jésus, ils le suppliaient instamment : " Il est digne, disaient-ils, que tu lui accordes cela ;
il aime en effet notre nation, et c'est lui qui nous a bâti la synagogue. "
Jésus faisait route avec eux, et déjà il n'était plus loin de la maison, quand le centurion envoya des amis pour lui dire : " Seigneur, ne te dérange pas davantage, car je ne mérite pas que tu entres sous mon toit ;
aussi bien ne me suis-je pas jugé digne de venir te trouver. Mais dis un mot et que mon enfant soit guéri.
Car moi, qui n'ai rang que de subalterne, j'ai sous moi des soldats, et je dis à l'un : Va ! et il va, et à un autre : Viens ! et il vient, et à mon esclave : Fais ceci ! et il le fait. "
En entendant ces paroles, Jésus l'admira et, se retournant, il dit à la foule qui le suivait : " Je vous le dis : pas même en Israël je n'ai trouvé une telle foi. "
10 Et, de retour à la maison, les envoyés trouvèrent l'esclave en parfaite santé.
11 Et il advint ensuite qu'il se rendit dans une ville appelée Naïm. Ses disciples et une foule nombreuse faisaient route avec lui.
12 Quand il fut près de la porte de la ville, voilà qu'on portait en terre un mort, un fils unique dont la mère était veuve; et il y avait avec elle une foule considérable de la ville.
13 En la voyant, le Seigneur eut pitié d'elle et lui dit : " Ne pleure pas. "
14 Puis, s'approchant, il toucha le cercueil, et les porteurs s'arrêtèrent. Et il dit : " Jeune homme, je te le dis, lève-toi. "
15 Et le mort se dressa sur son séant et se mit à parler. Et il le remit à sa mère.
16 Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu en disant : " Un grand prophète s'est levé parmi nous et Dieu a visité son peuple. "
17 Et ce propos se répandit à son sujet dans la Judée entière et tout le pays d'alentour.
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Nous croyons tous que le Seigneur, qui a créé ce monde, possède un pouvoir absolu sur la nature. C'est aussi simple à imaginer qu'un officier commandant...  Lire la suite

Nous croyons tous que le Seigneur, qui a créé ce monde, possède un pouvoir absolu sur la nature. C'est aussi simple à imaginer qu'un officier commandant des soldats sur un terrain de parade: à son ordre, tous vont à droite; à un autre, à gauche!

Mais croyons-nous que le Seigneur puisse guérir un malade sous nos yeux, tout simplement: il dit un mot, et l'homme guérit? « Eh bien, dirons-nous, en théorie nous le croyons aussi... » Voyons-nous cette immense différence entre la foi théorique en la toute-puissance de Dieu et la foi en un miracle qui nous concerne directement? Dans l'esprit militaire du centurion romain, cet écart n'existait pas: sa foi n'était pas théorique, mais vivante, et le miracle eut lieu. Sans doute le Seigneur ne trouverait-il pas une telle foi non seulement en Israël...

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Pour Lc 7:1-17
Après qu'il eut fini de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm.
Or un centurion avait, malade et sur le point de mourir, un esclave qui lui était cher.
Ayant entendu parler de Jésus, il envoya vers lui quelques-uns des anciens des Juifs, pour le prier de venir sauver son esclave.
Arrivés auprès de Jésus, ils le suppliaient instamment : " Il est digne, disaient-ils, que tu lui accordes cela ;
il aime en effet notre nation, et c'est lui qui nous a bâti la synagogue. "
Jésus faisait route avec eux, et déjà il n'était plus loin de la maison, quand le centurion envoya des amis pour lui dire : " Seigneur, ne te dérange pas davantage, car je ne mérite pas que tu entres sous mon toit ;
aussi bien ne me suis-je pas jugé digne de venir te trouver. Mais dis un mot et que mon enfant soit guéri.
Car moi, qui n'ai rang que de subalterne, j'ai sous moi des soldats, et je dis à l'un : Va ! et il va, et à un autre : Viens ! et il vient, et à mon esclave : Fais ceci ! et il le fait. "
En entendant ces paroles, Jésus l'admira et, se retournant, il dit à la foule qui le suivait : " Je vous le dis : pas même en Israël je n'ai trouvé une telle foi. "
10 Et, de retour à la maison, les envoyés trouvèrent l'esclave en parfaite santé.
11 Et il advint ensuite qu'il se rendit dans une ville appelée Naïm. Ses disciples et une foule nombreuse faisaient route avec lui.
12 Quand il fut près de la porte de la ville, voilà qu'on portait en terre un mort, un fils unique dont la mère était veuve; et il y avait avec elle une foule considérable de la ville.
13 En la voyant, le Seigneur eut pitié d'elle et lui dit : " Ne pleure pas. "
14 Puis, s'approchant, il toucha le cercueil, et les porteurs s'arrêtèrent. Et il dit : " Jeune homme, je te le dis, lève-toi. "
15 Et le mort se dressa sur son séant et se mit à parler. Et il le remit à sa mère.
16 Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu en disant : " Un grand prophète s'est levé parmi nous et Dieu a visité son peuple. "
17 Et ce propos se répandit à son sujet dans la Judée entière et tout le pays d'alentour.
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Aujourd’hui, nous revenons à une notion aussi fondamentale que la foi. Dans la Bible, ce mot signifie le plus souvent non pas simplement le fait de tenir une information pour vraie, mais...  Lire la suite

Aujourd’hui, nous revenons à une notion aussi fondamentale que la foi. Dans la Bible, ce mot signifie le plus souvent non pas simplement le fait de tenir une information pour vraie, mais la capacité, au moment critique, de «s’agripper» à Dieu, de s’appuyer sur lui comme sur une colonne solide ou un rocher.

Le récit d’aujourd’hui sur l’officier romain qui demandait à Jésus de guérir son serviteur, et que le Christ donne en exemple à ses disciples, l’illustre bien. Lui, homme de guerre élevé dans la discipline militaire, est absolument certain que son ordre sera exécuté, tout comme il est lui-même prêt à exécuter l’ordre de son commandant. Dans ses relations avec Dieu, cette certitude ne repose pas sur la discipline et l’ordre militaire, où le soldat est puni de mort pour désobéissance, mais sur quelque chose de non moins fort: précisément la foi.

À proprement parler, lorsque l’Écriture parle de foi, il s’agit d’une foi plus forte même que la mort, si bien que les malades sont guéris et les morts ressuscitent.

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Pour Lc 6:37-49
37 Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés; remettez, et il vous sera remis.
38 Donnez, et l'on vous donnera ; c'est une bonne mesure, tassée, secouée, débordante, qu'on versera dans votre sein ; car de la mesure dont vous mesurez on mesurera pour vous en retour. "
39 Il leur dit encore une parabole : " Un aveugle peut-il guider un aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous les deux dans un trou ?
40 Le disciple n'est pas au-dessus du maître; tout disciple accompli sera comme son maître.
41 Qu'as-tu à regarder la paille qui est dans l'œil de ton frère? Et la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas!
42 Comment peux-tu dire à ton frère : "Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil", toi qui ne vois pas la poutre qui est dans ton œil ? Hypocrite, ôte d'abord la poutre de ton œil ; et alors tu verras clair pour ôter la paille qui est dans l'œil de ton frère.
43 " Il n'y a pas de bon arbre qui produise un fruit gâté, ni inversement d'arbre gâté qui produise un bon fruit.
44 Chaque arbre en effet se reconnaît à son propre fruit; on ne cueille pas de figues sur des épines, on ne vendange pas non plus de raisin sur des ronces.
45 L'homme bon, du bon trésor de son cœur, tire ce qui est bon, et celui qui est mauvais, de son mauvais fond, tire ce qui est mauvais ; car c'est du trop-plein du cœur que parle sa bouche.
46 " Pourquoi m'appelez-vous "Seigneur, Seigneur", et ne faites-vous pas ce que je dis ?
47 " Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il est comparable.
48 Il est comparable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé, creusé profond et posé les fondations sur le roc. La crue survenant, le torrent s'est rué sur cette maison, mais il n'a pu l'ébranler, parce qu'elle était bien bâtie.
49 Mais celui au contraire qui a écouté et n'a pas mis en pratique est comparable à un homme qui aurait bâti sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s'est rué sur elle, et aussitôt elle s'est écroulée ; et le désastre survenu à cette maison a été grand ! "
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La parabole de la maison bâtie sur le roc conclut le sixième chapitre de l’Évangile selon Luc. Elle conclut aussi le Sermon sur la montagne...  Lire la suite

La parabole de la maison bâtie sur le roc conclut le sixième chapitre de l’Évangile selon Luc. Elle conclut aussi le Sermon sur la montagne, dans lequel Jésus explique ce qu’Il attend de Ses disciples et ce que signifie être « fils du Très-Haut ». Dans cette parabole, Il attire encore une fois notre attention sur l’importance non seulement d’écouter et d’accueillir les vérités évangéliques, mais aussi d’agir dans leur esprit.

Si, après avoir entendu les béatitudes, nous disons avec réserve : « Oui, c’est très sage et très beau », mais sans les incarner en aucune manière dans notre vie, nous ne serons pas Ses disciples. Notre christianisme restera seulement un système éthique, qui peut se briser sous l’assaut des épreuves. Mais si nous vivons réellement selon Ses commandements, si nous regardons le monde avec Ses yeux et accomplissons Sa volonté, ce sera un fondement que rien ne pourra plus ébranler.

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Pour Lc 6:37-49
37 Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés; remettez, et il vous sera remis.
38 Donnez, et l'on vous donnera ; c'est une bonne mesure, tassée, secouée, débordante, qu'on versera dans votre sein ; car de la mesure dont vous mesurez on mesurera pour vous en retour. "
39 Il leur dit encore une parabole : " Un aveugle peut-il guider un aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous les deux dans un trou ?
40 Le disciple n'est pas au-dessus du maître; tout disciple accompli sera comme son maître.
41 Qu'as-tu à regarder la paille qui est dans l'œil de ton frère? Et la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas!
42 Comment peux-tu dire à ton frère : "Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil", toi qui ne vois pas la poutre qui est dans ton œil ? Hypocrite, ôte d'abord la poutre de ton œil ; et alors tu verras clair pour ôter la paille qui est dans l'œil de ton frère.
43 " Il n'y a pas de bon arbre qui produise un fruit gâté, ni inversement d'arbre gâté qui produise un bon fruit.
44 Chaque arbre en effet se reconnaît à son propre fruit; on ne cueille pas de figues sur des épines, on ne vendange pas non plus de raisin sur des ronces.
45 L'homme bon, du bon trésor de son cœur, tire ce qui est bon, et celui qui est mauvais, de son mauvais fond, tire ce qui est mauvais ; car c'est du trop-plein du cœur que parle sa bouche.
46 " Pourquoi m'appelez-vous "Seigneur, Seigneur", et ne faites-vous pas ce que je dis ?
47 " Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il est comparable.
48 Il est comparable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé, creusé profond et posé les fondations sur le roc. La crue survenant, le torrent s'est rué sur cette maison, mais il n'a pu l'ébranler, parce qu'elle était bien bâtie.
49 Mais celui au contraire qui a écouté et n'a pas mis en pratique est comparable à un homme qui aurait bâti sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s'est rué sur elle, et aussitôt elle s'est écroulée ; et le désastre survenu à cette maison a été grand ! "
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Comment comprendre la parabole du mauvais ou du bon arbre? Car tous les hommes, y compris nous-mêmes, portent parfois de bons fruits et parfois de mauvais fruits. Il apparaît qu’ici surgit encore la tentation...  Lire la suite

Comment comprendre la parabole du mauvais ou du bon arbre? Car tous les hommes, y compris nous-mêmes, portent parfois de bons fruits et parfois de mauvais fruits. Il apparaît qu’ici surgit encore la tentation de diviser les hommes, et soi-même, en bons et mauvais. (Et parfois il est même agréable de dire: «Oh, comme je suis mauvais!»; cela semblerait utile à l’humilité.) Mais ici encore nous jugeons, alors qu’il est dit: «Ne jugez pas.»

Il s’agit très probablement ici du fait que derrière nos actes se tient une orientation intérieure, spirituelle, qui dépend de nous. C’est pourquoi, pour ne pas être un mauvais arbre, il faut porter un bon fruit, et pour que les paroles du Seigneur nous soient profitables, il faut les accomplir. Voilà la tâche morale fondamentale du chrétien: faire le bien, et non juger. C’est le Christ qui jugera.

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Pour Lc 6:37-49
37 Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés; remettez, et il vous sera remis.
38 Donnez, et l'on vous donnera ; c'est une bonne mesure, tassée, secouée, débordante, qu'on versera dans votre sein ; car de la mesure dont vous mesurez on mesurera pour vous en retour. "
39 Il leur dit encore une parabole : " Un aveugle peut-il guider un aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous les deux dans un trou ?
40 Le disciple n'est pas au-dessus du maître; tout disciple accompli sera comme son maître.
41 Qu'as-tu à regarder la paille qui est dans l'œil de ton frère? Et la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas!
42 Comment peux-tu dire à ton frère : "Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil", toi qui ne vois pas la poutre qui est dans ton œil ? Hypocrite, ôte d'abord la poutre de ton œil ; et alors tu verras clair pour ôter la paille qui est dans l'œil de ton frère.
43 " Il n'y a pas de bon arbre qui produise un fruit gâté, ni inversement d'arbre gâté qui produise un bon fruit.
44 Chaque arbre en effet se reconnaît à son propre fruit; on ne cueille pas de figues sur des épines, on ne vendange pas non plus de raisin sur des ronces.
45 L'homme bon, du bon trésor de son cœur, tire ce qui est bon, et celui qui est mauvais, de son mauvais fond, tire ce qui est mauvais ; car c'est du trop-plein du cœur que parle sa bouche.
46 " Pourquoi m'appelez-vous "Seigneur, Seigneur", et ne faites-vous pas ce que je dis ?
47 " Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il est comparable.
48 Il est comparable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé, creusé profond et posé les fondations sur le roc. La crue survenant, le torrent s'est rué sur cette maison, mais il n'a pu l'ébranler, parce qu'elle était bien bâtie.
49 Mais celui au contraire qui a écouté et n'a pas mis en pratique est comparable à un homme qui aurait bâti sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s'est rué sur elle, et aussitôt elle s'est écroulée ; et le désastre survenu à cette maison a été grand ! "
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En comparant le Sermon sur la montagne chez Matthieu et chez Luc, il apparaît clairement que Luc l'a présenté de manière généralement moins détaillée. Bien sûr, il est peu probable que l'un des évangélistes ait transmis mot pour mot les paroles de Jésus. À l'époque, on avait coutume de compiler les paroles des maîtres et des prédicateurs pour en faire...  Lire la suite

En comparant le Sermon sur la montagne chez Matthieu et chez Luc, il apparaît clairement que Luc l'a présenté de manière généralement moins détaillée. Bien sûr, il est peu probable que l'un des évangélistes ait transmis mot pour mot les paroles de Jésus. À l'époque, on avait coutume de compiler les paroles des maîtres et des prédicateurs pour en faire des textes littéraires d'un genre particulier, et parfois des recueils entiers. Mais même en tenant compte de ce fait, il est évident que Luc a distingué dans la prédication de Jésus ce qu'il tenait pour principal. Pour l'évangéliste, le principal est l'absence de condamnation. « Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés »: ce sont précisément ces paroles du Sauveur que Luc considère comme les plus importantes de tout le Sermon sur la montagne. Pourquoi celles-là? Chez Matthieu, par exemple, il existe beaucoup d'autres thèmes qui ne sont pas moins importants.

Pourtant, l'absence de condamnation peut réellement être considérée comme un critère de la qualité de la vie intérieure de l'homme. Il ne s'agit évidemment pas d'évaluer, mais précisément de condamner. Évaluer un acte concret d'une personne dans une situation donnée est tout à fait naturel. La condamnation est autre chose: il ne s'agit déjà plus de l'acte, mais de la personne elle-même. Un homme devient ainsi le juge d'un autre, alors que Dieu ne l'a nullement établi comme tel. Le chemin d'un homme, son aboutissement et leur évaluation sont la prérogative de Dieu et de Dieu seul. Même si quelqu'un se dirige manifestement tout droit vers l'étang de feu, Dieu seul peut le condamner à cet étang.

Tout homme peut seulement constater que le pécheur avance dans cette direction. Pourquoi donc prononçons-nous si facilement une sentence là où personne ne nous a donné le droit de le faire? Manifestement parce que nous ne voyons pas la situation comme Dieu la voit et que nous ne suivons pas les mêmes critères: non des critères absolus, mais relatifs. Nous ne voyons pas l'homme dans toute la plénitude de la vie que Dieu lui a donnée, mais seulement dans son état concret du moment. Nous appliquons à cet état certains critères formels, le plus souvent moraux et religieux, et nous obtenons naturellement une image entièrement déformée de la réalité. Rien d'étonnant à cela: tant que notre vie est déterminée non par le souffle de vie que Dieu nous a donné, mais par notre propre nature, on ne peut rien attendre d'autre.

Mais si nous vivons de la vie du Royaume, une telle déformation de la réalité est tout simplement impossible. Et si elle existe, c'est que nous sommes encore loin du Royaume, comme l'évangéliste nous en témoigne.

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