12 Puis il disait à celui qui l'avait invité : " Lorsque tu donnes un déjeuner ou un dîner, ne convie ni tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins, de peur qu'eux aussi ne t'invitent à leur tour et qu'on ne te rende la pareille. |
13 Mais lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles; |
14 heureux seras-tu alors de ce qu'ils n'ont pas de quoi te le rendre ! Car cela te sera rendu lors de la résurrection des justes. " |
15 A ces mots, l'un des convives lui dit : " Heureux celui qui prendra son repas dans le Royaume de Dieu ! " |
Derrière les paroles de Jésus sur ceux qu’il faut inviter chez soi au festin se tient une tradition juive bien précise, liée à la représentation de la répartition des biens dans le siècle présent et dans le siècle à venir. Au fondement de cette tradition se trouve l’idée que Dieu accorde à chaque homme un certain volume de biens qu’il peut recevoir, commun au siècle présent et au siècle à venir. Par conséquent, plus l’homme en utilise dans le siècle présent, moins il en restera pour le siècle à venir. De ce point de vue, il vaut réellement mieux inviter à sa table ceux qui ne peuvent pas te rendre la pareille dans le siècle présent : ta récompense sera d’autant plus grande dans le siècle à venir.
Dans les paroles du Sauveur, il y a aussi quelque chose de plus, lié au Royaume, à ses lois et à sa vie. Il ne s’agit plus ici du siècle présent ou du siècle à venir, mais de la façon dont nous nous rapportons à nos propres œuvres et actions. Il faut remarquer que, dans presque toutes les traditions ascétiques, se reflète d’une manière ou d’une autre la compréhension du fait que la vie spirituelle normale et la croissance spirituelle ne sont possibles qu’avec une juste attitude envers sa propre activité. Est considérée comme juste une attitude qui ne suppose pas d’attachement aux résultats, aux fruits de son travail.
Toute œuvre doit être pour l’homme, en un certain sens, une fin en soi ; elle doit avoir une valeur en elle-même, et c’est vers elle, non vers les résultats futurs, que doit être dirigée l’intention avec laquelle l’homme s’occupe de son œuvre. Et non parce que l’orientation vers les fruits, vers les résultats en eux-mêmes, peut pousser l’homme à négliger la qualité de son travail afin d’atteindre plus vite le résultat, mais parce qu’en transférant le centre de son effort spirituel vers l’avenir, l’homme se concentre ainsi sur l’irréel, sur quelque chose qui n’existe pas encore, et dont on ne sait pas ce qu’il sera.
Si cela est vrai pour notre monde qui n’est pas encore transfiguré, cela l’est d’autant plus pour le Royaume : car dans le Royaume, le passé et l’avenir non seulement n’existent pas, mais ne peuvent pas exister dans la qualité sous laquelle ils nous sont connus. Appliqué au Royaume, on ne peut parler que de la vie ici et maintenant, et de ce que l’on reçoit ici et maintenant. Et s’il n’y a pas de plénitude ici et maintenant, il n’y en aura pas non plus plus tard. Car le Royaume est un pour tous les temps. Et sa vie aussi.
12 Puis il disait à celui qui l'avait invité : " Lorsque tu donnes un déjeuner ou un dîner, ne convie ni tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins, de peur qu'eux aussi ne t'invitent à leur tour et qu'on ne te rende la pareille. |
13 Mais lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles; |
14 heureux seras-tu alors de ce qu'ils n'ont pas de quoi te le rendre ! Car cela te sera rendu lors de la résurrection des justes. " |
15 A ces mots, l'un des convives lui dit : " Heureux celui qui prendra son repas dans le Royaume de Dieu ! " |
L’enseignement sur le repas auquel il vaut mieux inviter ceux qui en ont besoin et ne peuvent nous rendre la pareille trouve de nombreux parallèles dans les paroles du Christ. Il semble qu’Il en ait parlé souvent, et cette pensée revient à plusieurs reprises dans les récits des évangélistes. « Et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra », dit le Seigneur dans le Sermon sur la montagne. Au fond, Il dit la même chose dans la parabole du Jugement dernier : « Ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits, c’est à Moi que vous l’avez fait. » Ce que nous faisons pour autrui, nous le faisons pour Dieu. À strictement parler, cela constitue en soi une récompense surabondante. En S’abaissant au point d’avoir besoin de nous, Dieu nous élève par là même à une dignité inconcevable, que nous n’avons aucunement méritée. De plus, en agissant ainsi, nous agissons comme Lui-même. Car, lorsque Dieu nous fait du bien, quelle contrepartie peut-Il attendre ? Que pouvons-nous Lui rendre, sinon la gratitude de notre cœur ? Et lorsque nous réalisons la ressemblance avec Dieu qui nous a été accordée, cela signifie que Lui-même agit en nous, car la source de cette ressemblance est en Lui et non en nous. Ainsi s’ouvre en toi la source de la vie éternelle de Dieu.
15 A ces mots, l'un des convives lui dit : " Heureux celui qui prendra son repas dans le Royaume de Dieu ! " |
16 Il lui dit : " Un homme faisait un grand dîner, auquel il invita beaucoup de monde. |
17 A l'heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : "Venez ; maintenant tout est prêt. " |
18 Et tous, comme de concert, se mirent à s'excuser. Le premier lui dit : "J'ai acheté un champ et il me faut aller le voir ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. " |
19 Un autre dit : "J'ai acheté cinq paires de bœufs et je pars les essayer ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. " |
20 Un autre dit : "Je viens de me marier, et c'est pourquoi je ne puis venir. " |
21 " A son retour, le serviteur rapporta cela à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : "Va-t'en vite par les places et les rues de la ville, et introduis ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. " - |
22 "Maître, dit le serviteur, tes ordres seront exécutés, et il y a encore de la place. " |
23 Et le maître dit au serviteur : "Va-t'en par les chemins et le long des clôtures, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison se remplisse. |
24 Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner. " " |
25 Des foules nombreuses faisaient route avec lui, et se retournant il leur dit: |
26 " Si quelqu'un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et jusqu'à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. |
27 Quiconque ne porte pas sa croix et ne vient pas derrière moi ne peut être mon disciple. |
28 " Qui de vous en effet, s'il veut bâtir une tour, ne commence par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout ? |
29 De peur que, s'il pose les fondations et ne peut achever, tous ceux qui le verront ne se mettent à se moquer de lui, en disant: |
30 "Voilà un homme qui a commencé de bâtir et il n'a pu achever ! " |
31 Ou encore quel est le roi qui, partant faire la guerre à un autre roi, ne commencera par s'asseoir pour examiner s'il est capable, avec dix mille hommes, de se porter à la rencontre de celui qui marche contre lui avec vingt mille? |
32 Sinon, alors que l'autre est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix. |
33 Ainsi donc, quiconque parmi vous ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple. |
34 " C'est donc une bonne chose que le sel. Mais si même le sel vient à s'affadir, avec quoi l'assaisonnera-t-on ? |
35 Il n'est bon ni pour la terre ni pour le fumier : on le jette dehors. Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende ! " |
Le Royaume de Dieu vient dans ce monde, mais l'homme doit faire un pas à sa rencontre, car il est semblable à un banquet de noces auquel chacun est invité, mais où tout le monde ne veut pas venir. Beaucoup de choses dépendent de ce pas, voilà pourquoi le Christ en parle avec des paroles si graves. Il peut tout demander à l'homme, jusqu'à s'oublier soi-même pour le Royaume. Pour faire ce pas, la Bonne Nouvelle doit devenir plus importante que les choses les plus importantes pour l'homme: la maison, les biens, la famille, l'assurance de l'avenir. (Le couple araméen «aimer-haïr» signifie ici simplement «préférer».)
Mais un pas sérieux exige une décision sérieuse (peut-être même plus sérieuse que la décision du roi ou du bâtisseur de tour dans ces paraboles). Le Christ veut la confiance, mais n'exige pas la folie: l'homme doit «calculer» sobrement si, pour lui, l'Évangile vaut vraiment plus que tout le reste de la vie; et si oui, faire un pas vers lui.
7 Il disait ensuite une parabole à l'adresse des invités, remarquant comment ils choisissaient les premiers divans; il leur disait: |
8 " Lorsque quelqu'un t'invite à un repas de noces, ne va pas t'étendre sur le premier divan, de peur qu'un plus digne que toi n'ait été invité par ton hôte, |
9 et que celui qui vous a invités, toi et lui, ne vienne te dire : "Cède-lui la place. " Et alors tu devrais, plein de confusion, aller occuper la dernière place. |
10 Au contraire, lorsque tu es invité, va te mettre à la dernière place, de façon qu'à son arrivée celui qui t'a invité te dise : "Mon ami, monte plus haut. " Alors il y aura pour toi de l'honneur devant tous les autres convives. |
11 Car quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé. " |
12 Puis il disait à celui qui l'avait invité : " Lorsque tu donnes un déjeuner ou un dîner, ne convie ni tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins, de peur qu'eux aussi ne t'invitent à leur tour et qu'on ne te rende la pareille. |
13 Mais lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles; |
14 heureux seras-tu alors de ce qu'ils n'ont pas de quoi te le rendre ! Car cela te sera rendu lors de la résurrection des justes. " |
L'Évangile selon Luc nous donne une leçon d'humilité. L'humilité est le contraire de l'orgueil : elle ne consiste pas à se fixer sur soi-même, mais à être attentif aux autres, tout simplement parce qu'ils sont plus importants. Mais elle n'est pas non plus un abaissement de soi affecté, qui, au fond, reste lui aussi tourné vers soi, l'être aimé. La véritable humilité est l'une des manifestations de l'amour, et comme elle nous est difficile. C'est-à-dire qu'elle nous est donnée facilement, car elle est l'un des grands dons de l'Esprit Saint, mais nous l'accueillons avec une immense difficulté.
1 Et il advint, comme il était venu un sabbat chez l'un des chefs des Pharisiens pour prendre un repas, qu'eux étaient à l'observer. |
2 Et voici qu'un hydropique se trouvait devant lui. |
3 Prenant la parole, Jésus dit aux légistes et aux Pharisiens : " Est-il permis, le sabbat, de guérir, ou non ? " |
4 Et eux se tinrent cois. Prenant alors le malade, il le guérit et le renvoya. |
5 Puis il leur dit : " Lequel d'entre vous, si son fils ou son bœuf vient à tomber dans un puits, ne l'en tirera aussitôt, le jour du sabbat ? " |
6 Et ils ne purent rien répondre à cela. |
7 Il disait ensuite une parabole à l'adresse des invités, remarquant comment ils choisissaient les premiers divans; il leur disait: |
8 " Lorsque quelqu'un t'invite à un repas de noces, ne va pas t'étendre sur le premier divan, de peur qu'un plus digne que toi n'ait été invité par ton hôte, |
9 et que celui qui vous a invités, toi et lui, ne vienne te dire : "Cède-lui la place. " Et alors tu devrais, plein de confusion, aller occuper la dernière place. |
10 Au contraire, lorsque tu es invité, va te mettre à la dernière place, de façon qu'à son arrivée celui qui t'a invité te dise : "Mon ami, monte plus haut. " Alors il y aura pour toi de l'honneur devant tous les autres convives. |
11 Car quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé. " |
12 Puis il disait à celui qui l'avait invité : " Lorsque tu donnes un déjeuner ou un dîner, ne convie ni tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins, de peur qu'eux aussi ne t'invitent à leur tour et qu'on ne te rende la pareille. |
13 Mais lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles; |
14 heureux seras-tu alors de ce qu'ils n'ont pas de quoi te le rendre ! Car cela te sera rendu lors de la résurrection des justes. " |
15 A ces mots, l'un des convives lui dit : " Heureux celui qui prendra son repas dans le Royaume de Dieu ! " |
16 Il lui dit : " Un homme faisait un grand dîner, auquel il invita beaucoup de monde. |
17 A l'heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : "Venez ; maintenant tout est prêt. " |
18 Et tous, comme de concert, se mirent à s'excuser. Le premier lui dit : "J'ai acheté un champ et il me faut aller le voir ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. " |
19 Un autre dit : "J'ai acheté cinq paires de bœufs et je pars les essayer ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. " |
20 Un autre dit : "Je viens de me marier, et c'est pourquoi je ne puis venir. " |
21 " A son retour, le serviteur rapporta cela à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : "Va-t'en vite par les places et les rues de la ville, et introduis ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. " - |
22 "Maître, dit le serviteur, tes ordres seront exécutés, et il y a encore de la place. " |
23 Et le maître dit au serviteur : "Va-t'en par les chemins et le long des clôtures, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison se remplisse. |
24 Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner. " " |
25 Des foules nombreuses faisaient route avec lui, et se retournant il leur dit: |
26 " Si quelqu'un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et jusqu'à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. |
27 Quiconque ne porte pas sa croix et ne vient pas derrière moi ne peut être mon disciple. |
28 " Qui de vous en effet, s'il veut bâtir une tour, ne commence par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout ? |
29 De peur que, s'il pose les fondations et ne peut achever, tous ceux qui le verront ne se mettent à se moquer de lui, en disant: |
30 "Voilà un homme qui a commencé de bâtir et il n'a pu achever ! " |
31 Ou encore quel est le roi qui, partant faire la guerre à un autre roi, ne commencera par s'asseoir pour examiner s'il est capable, avec dix mille hommes, de se porter à la rencontre de celui qui marche contre lui avec vingt mille? |
32 Sinon, alors que l'autre est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix. |
33 Ainsi donc, quiconque parmi vous ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple. |
34 " C'est donc une bonne chose que le sel. Mais si même le sel vient à s'affadir, avec quoi l'assaisonnera-t-on ? |
35 Il n'est bon ni pour la terre ni pour le fumier : on le jette dehors. Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende ! " |
La parabole d'aujourd'hui sur le festin de noces touche directement à la question de la vie, de la joie et de l'amour. Nous aspirons tous à cela. Nous en avons tous besoin. Mais, un beau jour, et même plus souvent, nous sommes placés devant un choix : où chercher la vie et la joie ? Nous pouvons commencer à construire notre propre vie, notre propre bonheur, familial ou autre. Ou bien nous pouvons aller au festin de noces, image constante du Royaume du Christ dans l'Évangile. Le choix est entièrement libre.
1 Et il advint, comme il était venu un sabbat chez l'un des chefs des Pharisiens pour prendre un repas, qu'eux étaient à l'observer. |
2 Et voici qu'un hydropique se trouvait devant lui. |
3 Prenant la parole, Jésus dit aux légistes et aux Pharisiens : " Est-il permis, le sabbat, de guérir, ou non ? " |
4 Et eux se tinrent cois. Prenant alors le malade, il le guérit et le renvoya. |
5 Puis il leur dit : " Lequel d'entre vous, si son fils ou son bœuf vient à tomber dans un puits, ne l'en tirera aussitôt, le jour du sabbat ? " |
6 Et ils ne purent rien répondre à cela. |
7 Il disait ensuite une parabole à l'adresse des invités, remarquant comment ils choisissaient les premiers divans; il leur disait: |
8 " Lorsque quelqu'un t'invite à un repas de noces, ne va pas t'étendre sur le premier divan, de peur qu'un plus digne que toi n'ait été invité par ton hôte, |
9 et que celui qui vous a invités, toi et lui, ne vienne te dire : "Cède-lui la place. " Et alors tu devrais, plein de confusion, aller occuper la dernière place. |
10 Au contraire, lorsque tu es invité, va te mettre à la dernière place, de façon qu'à son arrivée celui qui t'a invité te dise : "Mon ami, monte plus haut. " Alors il y aura pour toi de l'honneur devant tous les autres convives. |
11 Car quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé. " |
12 Puis il disait à celui qui l'avait invité : " Lorsque tu donnes un déjeuner ou un dîner, ne convie ni tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins, de peur qu'eux aussi ne t'invitent à leur tour et qu'on ne te rende la pareille. |
13 Mais lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles; |
14 heureux seras-tu alors de ce qu'ils n'ont pas de quoi te le rendre ! Car cela te sera rendu lors de la résurrection des justes. " |
Le repas dans la maison de l'un des pharisiens, en raison de sa riche signification symbolique (le banquet, c'est le Royaume messianique), donne aussitôt à Jésus matière pour de nouvelles paraboles sur le Royaume qu'Il est venu annoncer aux hommes.
Le poisson, comme on le sait, cherche les eaux les plus profondes, et l'homme cherche ce qui lui convient le mieux. Aucun des invités n'a envie de s'asseoir avec un homme défiguré par l'hydropisie; qu'il vienne plutôt un autre jour, car chercher la guérison le jour du sabbat, c'est un péché. Il vaut mieux festoyer avec des amis et des voisins que tu connais, qui sentent bon et qui ne laisseront pas tes mets riches disparaître sans retour: eux aussi t'inviteront à un «repas en retour». Et si tu es invité, il serait encore bon de t'asseoir à la première place, plus près de l'hôte généreux.
C'est la vie humaine ordinaire, mais pour chaque situation Jésus trouve une parole juste, sans moralisme ni dénonciations furieuses. Il nous montre simplement (comme en plaisantant), à nous qui sommes assis avec Lui à table dans la maison du pharisien, toute l'absurdité de notre vie normale quand on la regarde «du point de vue» du Royaume de Dieu.
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