16 Il lui dit : " Un homme faisait un grand dîner, auquel il invita beaucoup de monde. |
17 A l'heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : "Venez ; maintenant tout est prêt. " |
18 Et tous, comme de concert, se mirent à s'excuser. Le premier lui dit : "J'ai acheté un champ et il me faut aller le voir ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. " |
19 Un autre dit : "J'ai acheté cinq paires de bœufs et je pars les essayer ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. " |
20 Un autre dit : "Je viens de me marier, et c'est pourquoi je ne puis venir. " |
21 " A son retour, le serviteur rapporta cela à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : "Va-t'en vite par les places et les rues de la ville, et introduis ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. " - |
22 "Maître, dit le serviteur, tes ordres seront exécutés, et il y a encore de la place. " |
23 Et le maître dit au serviteur : "Va-t'en par les chemins et le long des clôtures, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison se remplisse. |
24 Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner. " " |
En bref, le sens principal de la parabole des invités au banquet est que prennent part au festin non pas ceux à qui cela « revient », mais ceux qui en ont besoin. Le serviteur invite ceux qui sont proches de celui qui a organisé le festin, ceux qui avaient déjà été avertis de la fête préparée. Il est évident que le Seigneur vise les Juifs, à qui avait été donnée la foi au Dieu unique et qui attendaient la venue du Christ. Pour nous, il est toutefois essentiel de garder à l'esprit que les soucis immédiats d'ordre matériel ne détournent pas de la participation au Royaume les seuls Juifs. Grâce à deux mille ans de développement de la culture chrétienne, nous sommes tous, d'une manière ou d'une autre, avertis d'avance. Même sans avoir lu l'Évangile, nous savons que l'Église existe, que le Christ et Sa résurrection existent, que la foi et Dieu existent.
Il est tout aussi important de voir quels hommes viennent tout de même à ce festin. Les pauvres, les aveugles, les estropiés : ceux qui en ont le plus besoin. Le fait qu'ils n'aient pas été invités dès le début ne signifie pas qu'ils soient des hommes de seconde catégorie : le genre de la parabole a tout de même ses limites. Le Royaume des Cieux est bien sûr proposé à tous, et chacun de nous, selon son propre choix, se trouve soit invité mais ayant refusé, soit dans le besoin et ayant accepté de venir. Certes, la foi est un don de l'Esprit Saint ; mais, comme l'a dit le Christ, nous ne savons pas d'où Il vient ni où Il va. Pour que ce don advienne malgré tout, pour qu'il devienne réalité, notre décision est sans aucun doute nécessaire, ainsi que notre disponibilité à demander ce don et à en user. Cette décision, avoir besoin de Dieu, répondre et venir au festin dans le Royaume des Cieux, est précisément l'essentiel pour quoi la volonté et la liberté nous ont été données.
16 Il lui dit : " Un homme faisait un grand dîner, auquel il invita beaucoup de monde. |
17 A l'heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : "Venez ; maintenant tout est prêt. " |
18 Et tous, comme de concert, se mirent à s'excuser. Le premier lui dit : "J'ai acheté un champ et il me faut aller le voir ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. " |
19 Un autre dit : "J'ai acheté cinq paires de bœufs et je pars les essayer ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. " |
20 Un autre dit : "Je viens de me marier, et c'est pourquoi je ne puis venir. " |
21 " A son retour, le serviteur rapporta cela à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : "Va-t'en vite par les places et les rues de la ville, et introduis ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. " - |
22 "Maître, dit le serviteur, tes ordres seront exécutés, et il y a encore de la place. " |
23 Et le maître dit au serviteur : "Va-t'en par les chemins et le long des clôtures, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison se remplisse. |
24 Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner. " " |
Les mots «beaucoup sont appelés, mais peu sont élus» sont souvent compris comme l'affirmation d'un certain élitisme. Pourtant, si l'on regarde la parabole plus attentivement, on peut remarquer autre chose. Le festin avait été préparé pour un certain nombre d'invités, qui ont refusé de venir. À leur place, on en a invité d'autres, et leur nombre était sans doute à peu près le même. Mais ensuite on a appelé encore d'autres invités; les élus se sont donc trouvés, au contraire, plus nombreux que les appelés du début. Peut-être cette contradiction apparente a-t-elle troublé l'évangéliste Matthieu et l'a-t-elle conduit à ajouter l'épisode de l'expulsion du nombre des élus.
Mais nous savons bien que, lorsque nous parlons d'une contradiction apparente, il s'agit d'un message important pour nous. Rappelons ces paroles: «Le serviteur dit: maître, ce que tu as ordonné a été fait, et il y a encore de la place». Il nous semble que dans ces mots, «il y a encore de la place», se trouve une indication très importante: dans quelque état désespéré que nous soyons, même s'il nous semble que maintenant «l'abîme va refermer sur moi sa bouche» (Ps 68:16), il y a toujours cette espérance qu'«il y a encore de la place», et qu'en vérité elle existe.
Mais ce refrain sévère résonne tout de même: beaucoup sont appelés, peu sont élus. Oui, et qui a dit que la sévérité soit mauvaise? La sévérité est bonne jusqu'à la limite où celui à qui elle s'applique ne commence pas à tomber dans la dépression, le désespoir, l'abattement, etc. Là, il faut d'urgence remplacer la sévérité par la tendresse.
Bien sûr, il faut sentir qu'une personne est au bord de cette limite. Aucun être humain n'en est capable, même si nous nous rassurons par notre sensibilité intérieure. Mais «ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu». Et Lui place toujours, à côté de la sévérité, une bonté sans limites. Ensuite, Il doit accorder le coeur de l'homme à recevoir l'une ou l'autre, selon l'état où se trouve cette personne. Et cela Lui réussit toujours bien, si l'homme L'aime.
15 A ces mots, l'un des convives lui dit : " Heureux celui qui prendra son repas dans le Royaume de Dieu ! " |
16 Il lui dit : " Un homme faisait un grand dîner, auquel il invita beaucoup de monde. |
17 A l'heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : "Venez ; maintenant tout est prêt. " |
18 Et tous, comme de concert, se mirent à s'excuser. Le premier lui dit : "J'ai acheté un champ et il me faut aller le voir ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. " |
19 Un autre dit : "J'ai acheté cinq paires de bœufs et je pars les essayer ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. " |
20 Un autre dit : "Je viens de me marier, et c'est pourquoi je ne puis venir. " |
21 " A son retour, le serviteur rapporta cela à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : "Va-t'en vite par les places et les rues de la ville, et introduis ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. " - |
22 "Maître, dit le serviteur, tes ordres seront exécutés, et il y a encore de la place. " |
23 Et le maître dit au serviteur : "Va-t'en par les chemins et le long des clôtures, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison se remplisse. |
24 Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner. " " |
25 Des foules nombreuses faisaient route avec lui, et se retournant il leur dit: |
26 " Si quelqu'un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et jusqu'à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. |
27 Quiconque ne porte pas sa croix et ne vient pas derrière moi ne peut être mon disciple. |
28 " Qui de vous en effet, s'il veut bâtir une tour, ne commence par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout ? |
29 De peur que, s'il pose les fondations et ne peut achever, tous ceux qui le verront ne se mettent à se moquer de lui, en disant: |
30 "Voilà un homme qui a commencé de bâtir et il n'a pu achever ! " |
31 Ou encore quel est le roi qui, partant faire la guerre à un autre roi, ne commencera par s'asseoir pour examiner s'il est capable, avec dix mille hommes, de se porter à la rencontre de celui qui marche contre lui avec vingt mille? |
32 Sinon, alors que l'autre est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix. |
33 Ainsi donc, quiconque parmi vous ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple. |
34 " C'est donc une bonne chose que le sel. Mais si même le sel vient à s'affadir, avec quoi l'assaisonnera-t-on ? |
35 Il n'est bon ni pour la terre ni pour le fumier : on le jette dehors. Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende ! " |
Le Royaume de Dieu vient dans ce monde, mais l'homme doit faire un pas à sa rencontre, car il est semblable à un banquet de noces auquel chacun est invité, mais où tout le monde ne veut pas venir. Beaucoup de choses dépendent de ce pas, voilà pourquoi le Christ en parle avec des paroles si graves. Il peut tout demander à l'homme, jusqu'à s'oublier soi-même pour le Royaume. Pour faire ce pas, la Bonne Nouvelle doit devenir plus importante que les choses les plus importantes pour l'homme: la maison, les biens, la famille, l'assurance de l'avenir. (Le couple araméen «aimer-haïr» signifie ici simplement «préférer».)
Mais un pas sérieux exige une décision sérieuse (peut-être même plus sérieuse que la décision du roi ou du bâtisseur de tour dans ces paraboles). Le Christ veut la confiance, mais n'exige pas la folie: l'homme doit «calculer» sobrement si, pour lui, l'Évangile vaut vraiment plus que tout le reste de la vie; et si oui, faire un pas vers lui.
1 Et il advint, comme il était venu un sabbat chez l'un des chefs des Pharisiens pour prendre un repas, qu'eux étaient à l'observer. |
2 Et voici qu'un hydropique se trouvait devant lui. |
3 Prenant la parole, Jésus dit aux légistes et aux Pharisiens : " Est-il permis, le sabbat, de guérir, ou non ? " |
4 Et eux se tinrent cois. Prenant alors le malade, il le guérit et le renvoya. |
5 Puis il leur dit : " Lequel d'entre vous, si son fils ou son bœuf vient à tomber dans un puits, ne l'en tirera aussitôt, le jour du sabbat ? " |
6 Et ils ne purent rien répondre à cela. |
7 Il disait ensuite une parabole à l'adresse des invités, remarquant comment ils choisissaient les premiers divans; il leur disait: |
8 " Lorsque quelqu'un t'invite à un repas de noces, ne va pas t'étendre sur le premier divan, de peur qu'un plus digne que toi n'ait été invité par ton hôte, |
9 et que celui qui vous a invités, toi et lui, ne vienne te dire : "Cède-lui la place. " Et alors tu devrais, plein de confusion, aller occuper la dernière place. |
10 Au contraire, lorsque tu es invité, va te mettre à la dernière place, de façon qu'à son arrivée celui qui t'a invité te dise : "Mon ami, monte plus haut. " Alors il y aura pour toi de l'honneur devant tous les autres convives. |
11 Car quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé. " |
12 Puis il disait à celui qui l'avait invité : " Lorsque tu donnes un déjeuner ou un dîner, ne convie ni tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins, de peur qu'eux aussi ne t'invitent à leur tour et qu'on ne te rende la pareille. |
13 Mais lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles; |
14 heureux seras-tu alors de ce qu'ils n'ont pas de quoi te le rendre ! Car cela te sera rendu lors de la résurrection des justes. " |
15 A ces mots, l'un des convives lui dit : " Heureux celui qui prendra son repas dans le Royaume de Dieu ! " |
16 Il lui dit : " Un homme faisait un grand dîner, auquel il invita beaucoup de monde. |
17 A l'heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : "Venez ; maintenant tout est prêt. " |
18 Et tous, comme de concert, se mirent à s'excuser. Le premier lui dit : "J'ai acheté un champ et il me faut aller le voir ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. " |
19 Un autre dit : "J'ai acheté cinq paires de bœufs et je pars les essayer ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. " |
20 Un autre dit : "Je viens de me marier, et c'est pourquoi je ne puis venir. " |
21 " A son retour, le serviteur rapporta cela à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : "Va-t'en vite par les places et les rues de la ville, et introduis ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. " - |
22 "Maître, dit le serviteur, tes ordres seront exécutés, et il y a encore de la place. " |
23 Et le maître dit au serviteur : "Va-t'en par les chemins et le long des clôtures, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison se remplisse. |
24 Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner. " " |
25 Des foules nombreuses faisaient route avec lui, et se retournant il leur dit: |
26 " Si quelqu'un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et jusqu'à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. |
27 Quiconque ne porte pas sa croix et ne vient pas derrière moi ne peut être mon disciple. |
28 " Qui de vous en effet, s'il veut bâtir une tour, ne commence par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout ? |
29 De peur que, s'il pose les fondations et ne peut achever, tous ceux qui le verront ne se mettent à se moquer de lui, en disant: |
30 "Voilà un homme qui a commencé de bâtir et il n'a pu achever ! " |
31 Ou encore quel est le roi qui, partant faire la guerre à un autre roi, ne commencera par s'asseoir pour examiner s'il est capable, avec dix mille hommes, de se porter à la rencontre de celui qui marche contre lui avec vingt mille? |
32 Sinon, alors que l'autre est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix. |
33 Ainsi donc, quiconque parmi vous ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple. |
34 " C'est donc une bonne chose que le sel. Mais si même le sel vient à s'affadir, avec quoi l'assaisonnera-t-on ? |
35 Il n'est bon ni pour la terre ni pour le fumier : on le jette dehors. Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende ! " |
La parabole d'aujourd'hui sur le festin de noces touche directement à la question de la vie, de la joie et de l'amour. Nous aspirons tous à cela. Nous en avons tous besoin. Mais, un beau jour, et même plus souvent, nous sommes placés devant un choix : où chercher la vie et la joie ? Nous pouvons commencer à construire notre propre vie, notre propre bonheur, familial ou autre. Ou bien nous pouvons aller au festin de noces, image constante du Royaume du Christ dans l'Évangile. Le choix est entièrement libre.
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