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RÉFLEXIONS pour 1Jn 2:25

25 Or telle est la promesse que lui-même vous a faite: la vie éternelle.
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De la vie éternelle, aujourd'hui, les chrétiens ne sont pas les seuls à savoir quelque chose; chacun, sans doute, en a entendu parler. Mais de quoi parle l'apôtre? La réponse paraît évidente: de la vie après la mort, que l'on identifie d'ordinaire au Royaume de Dieu. On suppose alors, comme allant de soi, que la vie éternelle commence «là-bas», «au-delà de la tombe», dans l'après-mort, tandis que la vie que nous vivons ici ne peut, par définition, être que temporaire. Mais est-ce bien ce que Jean a en vue? Selon le sens du texte grec, la «vie éternelle» n'est pas tant une vie qui dure éternellement qu'une vie qui appartient à l'éternité. Or ce n'est évidemment pas la même chose.

En principe, on peut se représenter une vie qui dure éternellement, du moins théoriquement, même appliquée à un homme non transfiguré dans un monde non transfiguré. De plus, la Bible ne nous donne pas de raison de douter qu'avant la chute l'homme, encore non transfiguré mais aussi sans péché, possédait ce qu'on pourrait appeler une immortalité pratique: en principe il pouvait mourir, mais la mort, y compris la mort de vieillesse, n'était pas inévitable pour lui. Pourtant, même cette vie sans péché mais naturelle n'avait pas de rapport avec l'éternité au sens néotestamentaire. En effet, Jean, comme les autres apôtres, parlant de l'éternité, a d'abord en vue le Royaume de Dieu.

L'éternité du Royaume n'est pas une infinité linéaire et mauvaise, ni une suite d'instants qui s'étirent du passé vers l'avenir, mais la plénitude des temps, où tout ce qui existe existe comme un tout unique, non morcelé en instants qui se succèdent, comme il l'est dans le monde non transfiguré. Et l'on ne peut évidemment appeler vie éternelle que la vie liée à cette plénitude des temps, enracinée en elle, et donc enracinée dans le Royaume. Or le Royaume pour nous, si nous sommes chrétiens, n'est pas un avenir, mais un présent. Bien sûr, dans notre monde en voie de transfiguration mais pas encore transfiguré jusqu'au bout, il n'est pas la seule réalité.

Jusqu'à la transfiguration complète, l'ancien ordre des choses continuera d'y subsister et de se manifester, à côté du Royaume qui entre dans le monde. Mais la vie éternelle dont parle l'apôtre peut déjà maintenant être et est réellement une partie du Royaume, indépendamment du lieu où se déroule son existence. Et à la fin des temps, cet enracinement deviendra visible à chacun, afin que chacun de ceux qui ont pris part à la vie éternelle obtienne la plénitude du Royaume qu'il cherchait.

Autres réflexions

 
Pour 1Jn 2:22-28
22 Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus soit le Christ? Le voilà l'Antichrist! Il nie le Père et le Fils.
23 Quiconque nie le Fils ne possède pas non plus le Père. Qui confesse le Fils possède aussi le Père.
24 Pour vous, que ce que vous avez entendu dès le début demeure en vous. Si en vous demeure ce que vous avez entendu dès le début, vous aussi vous demeurerez dans le Fils et dans le Père.
25 Or telle est la promesse que lui-même vous a faite: la vie éternelle.
26 Voilà ce que j'ai tenu à vous écrire au sujet de ceux qui cherchent à vous égarer.
27 Quant à vous, l'onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n'avez pas besoin qu'on vous enseigne. Mais puisque son onction vous instruit de tout, qu'elle est véridique, non mensongère, comme elle vous a instruits, demeurez en lui.
28 Oui, maintenant, demeurez en lui, petits enfants, pour que, s'il venait à paraître, nous ayons pleine assurance, et non point la honte de nous trouver loin de lui à son Avènement.
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Dans la lecture d'aujourd'hui, l'apôtre Jean nous propose des critères pour déterminer la vérité et l'acceptabilité de tel ou tel enseignement ou propos concernant la relation entre l'homme et Dieu...  Lire la suite

Dans la lecture d'aujourd'hui, l'apôtre Jean nous propose des critères pour déterminer la vérité et l'acceptabilité de tel ou tel enseignement ou propos concernant la relation entre l'homme et Dieu. Le premier critère est donné au verset 24 : « Que ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous ; si ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous, vous aussi vous demeurerez dans le Fils et dans le Père ». Autrement dit, la première condition pour demeurer en communion avec Dieu, c'est la fidélité à l'enseignement évangélique. Mais il existe aussi un second critère, dont Jean parle au verset 27 : l'onction. De quoi s'agit-il ? Dans la terminologie juive, l'onction était le signe extérieur de l'élection et de la bénédiction de Dieu. Ici, l'onction désigne sans doute non seulement la bénédiction, mais aussi la présence vivante de l'Esprit Saint dans le cœur ; ce n'est pas par hasard que cette onction « vivante », comme le dit Jean, « nous enseigne toutes choses ». Ainsi, le premier critère est l'enseignement évangélique, le second est notre relation vivante avec Dieu. À l'intersection de ces critères se trouve l'enseignement de l'Église, fondé précisément sur l'Écriture et sur l'expérience vivante de la relation avec Dieu.

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