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RÉFLEXIONS pour Mt 9:22

22 Jésus se retournant la vit et lui dit : " Aie confiance, ma fille, ta foi t'a sauvée. " Et de ce moment la femme fut sauvée.
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Un trait frappant de l'Évangile dans les langues les plus diverses est celui des verbes au perfectif (d'ailleurs, dans certaines langues cela s'exprime par d'autres formes verbales). Ce qui importe, c'est que, dans toute une série de cas, le Seigneur parle de faits accomplis. «Ta foi t'a sauvée» (Mt 9:22). «Celui qui écoute Ma parole — est passé de la mort à la vie» (Jn 5:24). «Vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ» (Ga 3:27). Par le sens, quoique non grammaticalement, appartient à la même série : «les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle» (Mt 16:18).

Le fait que toutes ces choses soient déjà des faits accomplis est frappant et beau. C'est précisément cela qui donne sa solidité à la vie dans la foi. C'est précisément cela qui est la source de la joie des chrétiens, une joie absolument incompréhensible pour le monde incrédule. S'il n'en était pas ainsi, la vie serait une occupation très effrayante et, au fond, sans espoir. Mais, heureusement, le salut proposé par Jésus-Christ — guérison, libération, résurrection — se produit. Et salva facta est, comme le dit la version latine de Mt 9:22. Il y a un moment clé, un tournant de l'histoire du monde et de la biographie personnelle de chaque homme, où tout cela s'accomplit, devient un fait. Ce moment est la source de notre vie. «Tout est accompli», dit Jésus en mourant sur la Croix (Jn 19:30). C'est précisément comme à un fait accompli que l'Église recourt au salut dans toute sa vie.

Autres réflexions

 
Pour Mt 9:18-38
18 Tandis qu'il leur parlait, voici qu'un chef s'approche, et il se prosternait devant lui en disant : " Ma fille est morte à l'instant ; mais viens lui imposer ta main et elle vivra. "
19 Et, se levant, Jésus le suivait ainsi que ses disciples.
20 Or voici qu'une femme, hémorroïsse depuis douze années, s'approcha par derrière et toucha la frange de son manteau.
21 Car elle se disait en elle-même : " Si seulement je touche son manteau, je serai sauvée. "
22 Jésus se retournant la vit et lui dit : " Aie confiance, ma fille, ta foi t'a sauvée. " Et de ce moment la femme fut sauvée.
23 Arrivé à la maison du chef et voyant les joueurs de flûte et la foule en tumulte, Jésus dit:
24 " Retirez-vous ; car elle n'est pas morte, la fillette, mais elle dort. " Et ils se moquaient de lui.
25 Mais, quand on eut mis la foule dehors, il entra, prit la main de la fillette et celle-ci se dressa.
26 Le bruit s'en répandit dans toute cette contrée.
27 Comme Jésus s'en allait de là, deux aveugles le suivirent, qui criaient et disaient : " Aie pitié de nous, Fils de David ! "
28 Étant arrivé à la maison, les aveugles s'approchèrent de lui et Jésus leur dit : " Croyez-vous que je puis faire cela ? " - " Oui, Seigneur ", lui disent-ils.
29 Alors il leur toucha les yeux en disant : " Qu'il vous advienne selon votre foi. "
30 Et leurs yeux s'ouvrirent. Jésus alors les rudoya : " Prenez garde ! dit-il. Que personne ne le sache ! "
31 Mais eux, étant sortis, répandirent sa renommée dans toute cette contrée.
32 Comme ils sortaient, voilà qu'on lui présenta un démoniaque muet.
33 Le démon fut expulsé et le muet parla. Les foules émerveillées disaient : " Jamais pareille chose n'a paru en Israël ! "
34 Mais les Pharisiens disaient : " C'est par le Prince des démons qu'il expulse les démons. "
35 Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute langueur.
36 À la vue des foules il en eut pitié, car ces gens étaient las et prostrés comme des brebis qui n'ont pas de berger.
37 Alors il dit à ses disciples : " La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ;
38 priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson. "
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Chaque fois qu'une guérison a lieu dans l'Évangile, un miracle s'accomplit. Ce n'est pas seulement un miracle de nature médicale ou...  Lire la suite

Chaque fois qu'une guérison a lieu dans l'Évangile, un miracle s'accomplit. Ce n'est pas seulement un miracle de nature médicale ou psychologique ; c'est plutôt un miracle de révélation sur Dieu, montrant qu'Il n'est pas tel que nous L'imaginions. Dans presque toutes les guérisons rapportées, le Christ agit véritablement en détruisant les conceptions religieuses existantes : Il touche l'impureté de la maladie et de la mort, Il accueille les rejetés et les infirmes, Il fait dépendre le miracle non de la justice de la personne, mais de sa foi... La Bonne Nouvelle de Jésus ne concerne donc pas seulement ce que Dieu fait, guérir, pardonner, ressusciter, mais surtout ce qu'Il est. Car sur le chemin de la foi et de l'espérance en Dieu se dressent le plus souvent nos conceptions déformées à Son sujet : qu'Il ne voudra pas fouiller notre saleté terrestre, qu'Il ne voudra pas avoir affaire à des gens comme nous et que, s'Il le veut, Il agira selon nos propres conceptions du bien et du mal. Pourtant, nous avons une Bonne Nouvelle : il y a l'espérance qu'Il est différent.

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Pour Mt 9:18-34
18 Tandis qu'il leur parlait, voici qu'un chef s'approche, et il se prosternait devant lui en disant : " Ma fille est morte à l'instant ; mais viens lui imposer ta main et elle vivra. "
19 Et, se levant, Jésus le suivait ainsi que ses disciples.
20 Or voici qu'une femme, hémorroïsse depuis douze années, s'approcha par derrière et toucha la frange de son manteau.
21 Car elle se disait en elle-même : " Si seulement je touche son manteau, je serai sauvée. "
22 Jésus se retournant la vit et lui dit : " Aie confiance, ma fille, ta foi t'a sauvée. " Et de ce moment la femme fut sauvée.
23 Arrivé à la maison du chef et voyant les joueurs de flûte et la foule en tumulte, Jésus dit:
24 " Retirez-vous ; car elle n'est pas morte, la fillette, mais elle dort. " Et ils se moquaient de lui.
25 Mais, quand on eut mis la foule dehors, il entra, prit la main de la fillette et celle-ci se dressa.
26 Le bruit s'en répandit dans toute cette contrée.
27 Comme Jésus s'en allait de là, deux aveugles le suivirent, qui criaient et disaient : " Aie pitié de nous, Fils de David ! "
28 Étant arrivé à la maison, les aveugles s'approchèrent de lui et Jésus leur dit : " Croyez-vous que je puis faire cela ? " - " Oui, Seigneur ", lui disent-ils.
29 Alors il leur toucha les yeux en disant : " Qu'il vous advienne selon votre foi. "
30 Et leurs yeux s'ouvrirent. Jésus alors les rudoya : " Prenez garde ! dit-il. Que personne ne le sache ! "
31 Mais eux, étant sortis, répandirent sa renommée dans toute cette contrée.
32 Comme ils sortaient, voilà qu'on lui présenta un démoniaque muet.
33 Le démon fut expulsé et le muet parla. Les foules émerveillées disaient : " Jamais pareille chose n'a paru en Israël ! "
34 Mais les Pharisiens disaient : " C'est par le Prince des démons qu'il expulse les démons. "
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Encore une « série » de miracles de Jésus. Il est remarquable de voir combien ces quatre guérisons sont différentes. Le cas de la femme atteinte d’une perte de sang est très révélateur : Jésus ne fait ici rien de particulier, la guérison se produit à la suite...  Lire la suite

Encore une « série » de miracles de Jésus. Il est remarquable de voir combien ces quatre guérisons sont différentes. Le cas de la femme atteinte d’une perte de sang est très révélateur : Jésus ne fait ici rien de particulier, la guérison se produit à la suite de la rencontre entre sa foi audacieuse (l’hémorragie rend une personne impure, et elle n’a pas le droit de toucher les autres) et la force qui demeure en Jésus, comme le raconte l’Évangile selon Luc, ce qui entrouvre le mystère des miracles du Seigneur.

La description de chacune des autres guérisons s’achève par la mention de la manière dont les gens y réagissent. Bien sûr, la rumeur au sujet de Jésus se répand ; bien sûr, ceux qu’Il a guéris se révèlent incapables de Lui obéir, ne serait-ce que par gratitude ; et bien sûr, les miracles du Christ, comme Sa prédication, attirent les uns vers Lui et repoussent les autres. Jésus répondra plus tard aux accusations de collaboration avec le prince des démons (il en sera question au chapitre 12).

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Pour Mt 9:18-26
18 Tandis qu'il leur parlait, voici qu'un chef s'approche, et il se prosternait devant lui en disant : " Ma fille est morte à l'instant ; mais viens lui imposer ta main et elle vivra. "
19 Et, se levant, Jésus le suivait ainsi que ses disciples.
20 Or voici qu'une femme, hémorroïsse depuis douze années, s'approcha par derrière et toucha la frange de son manteau.
21 Car elle se disait en elle-même : " Si seulement je touche son manteau, je serai sauvée. "
22 Jésus se retournant la vit et lui dit : " Aie confiance, ma fille, ta foi t'a sauvée. " Et de ce moment la femme fut sauvée.
23 Arrivé à la maison du chef et voyant les joueurs de flûte et la foule en tumulte, Jésus dit:
24 " Retirez-vous ; car elle n'est pas morte, la fillette, mais elle dort. " Et ils se moquaient de lui.
25 Mais, quand on eut mis la foule dehors, il entra, prit la main de la fillette et celle-ci se dressa.
26 Le bruit s'en répandit dans toute cette contrée.
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La guérison de la femme atteinte d’une perte de sang — est un miracle très impressionnant. La question n’est même pas que, selon les règles, elle ne devait toucher personne, mais qu’elle a osé le faire...  Lire la suite

La guérison de la femme atteinte d’une perte de sang est un miracle très impressionnant. La question n’est même pas que, selon les règles, elle ne devait toucher personne, mais qu’elle a osé le faire. Quoi qu’il en soit, nous ne devons pas toujours justifier notre mépris des règles en nous appuyant sur cet exemple. Ce n’est pas pour cela que l’évangéliste rapporte cette histoire, et ce n’est pas cela que le Christ approuve dans ses actes. Ce qui contraste le plus avec notre comportement habituel, c’est qu’elle a véritablement un besoin vital du Seigneur. Toute son espérance se concentre en Lui et toutes les forces de son esprit sont tendues vers ce contact. Elle ne peut vraiment plus vivre si elle ne touche pas le Seigneur Jésus.

C’est précisément un tel besoin de Dieu qui lui a valu la louange du Seigneur. En comparaison, bien des aspects de notre « pratique religieuse » paraîtront languissants et, pour reprendre le terme de l’Apocalypse, tièdes. Peut-être ce qui importe avant tout au Seigneur est-il la force et le caractère total de ce besoin qui brûle dans une personne tout ordinaire, semblable à chacun de nous.

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Pour Mt 9:18-26
18 Tandis qu'il leur parlait, voici qu'un chef s'approche, et il se prosternait devant lui en disant : " Ma fille est morte à l'instant ; mais viens lui imposer ta main et elle vivra. "
19 Et, se levant, Jésus le suivait ainsi que ses disciples.
20 Or voici qu'une femme, hémorroïsse depuis douze années, s'approcha par derrière et toucha la frange de son manteau.
21 Car elle se disait en elle-même : " Si seulement je touche son manteau, je serai sauvée. "
22 Jésus se retournant la vit et lui dit : " Aie confiance, ma fille, ta foi t'a sauvée. " Et de ce moment la femme fut sauvée.
23 Arrivé à la maison du chef et voyant les joueurs de flûte et la foule en tumulte, Jésus dit:
24 " Retirez-vous ; car elle n'est pas morte, la fillette, mais elle dort. " Et ils se moquaient de lui.
25 Mais, quand on eut mis la foule dehors, il entra, prit la main de la fillette et celle-ci se dressa.
26 Le bruit s'en répandit dans toute cette contrée.
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La femme atteinte d'hémorragies est guérie en touchant le Christ. Elle est guérie en passant, alors que le Christ se rend ailleurs...  Lire la suite

La femme atteinte d'hémorragies est guérie en touchant le Christ. Elle est guérie en passant, alors que le Christ se rend ailleurs, là où l'a appelé un homme qui a cru en Lui. Et voilà qu'au moment où chaque minute compte, la femme qui perd du sang touche le Christ.

Pour mesurer la hardiesse de son geste, il faut se rappeler que tout contact physique avec une personne atteinte d'un flux de sang était considéré comme souillant. Une personne souillée par un tel contact n'aurait pas pu entrer dans la maison sans rites de purification; le geste de la femme paraissait donc non seulement audacieux, mais aussi égoïste, car elle pouvait compromettre la guérison de la petite fille mourante. Pourtant, la femme a pris le risque de reconnaître publiquement qu'elle avait commis un acte interdit. Et le Christ non seulement ne la réprimande pas, mais encourage aussi sa hardiesse comme une manifestation de foi.

Il existe, visiblement, des situations où nous devons accomplir des actes qui contredisent les idées reçues et les normes établies de comportement. Mais le Seigneur peut soutenir notre audace si elle naît de la foi.

Et aucun contact ne peut souiller Celui qui est la Pureté même. C'est pourquoi le contact du Christ, qui a porté sur Lui tous les péchés du monde, a relevé du lit de la maladie la fille du chef, et nous relève nous aussi à la vie.

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Pour Mt 9:18-26
18 Tandis qu'il leur parlait, voici qu'un chef s'approche, et il se prosternait devant lui en disant : " Ma fille est morte à l'instant ; mais viens lui imposer ta main et elle vivra. "
19 Et, se levant, Jésus le suivait ainsi que ses disciples.
20 Or voici qu'une femme, hémorroïsse depuis douze années, s'approcha par derrière et toucha la frange de son manteau.
21 Car elle se disait en elle-même : " Si seulement je touche son manteau, je serai sauvée. "
22 Jésus se retournant la vit et lui dit : " Aie confiance, ma fille, ta foi t'a sauvée. " Et de ce moment la femme fut sauvée.
23 Arrivé à la maison du chef et voyant les joueurs de flûte et la foule en tumulte, Jésus dit:
24 " Retirez-vous ; car elle n'est pas morte, la fillette, mais elle dort. " Et ils se moquaient de lui.
25 Mais, quand on eut mis la foule dehors, il entra, prit la main de la fillette et celle-ci se dressa.
26 Le bruit s'en répandit dans toute cette contrée.
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Le récit de la femme qui souffrait d'un flux de sang et fut guérie en touchant le bord du vêtement de Jésus diffère quelque peu des autres récits de guérison. Ce qui frappe d'abord ici, c'est que la femme ne s'adresse pas du tout à Jésus, ne lui demande rien, mais seulement...  Lire la suite

Le récit de la femme qui souffrait d'un flux de sang et fut guérie en touchant le bord du vêtement de Jésus diffère quelque peu des autres histoires de guérison. Ce qui frappe d'abord ici, c'est que la femme ne s'adresse pas du tout à Jésus, ne lui demande rien, mais se contente de le toucher en silence. Dans une autre version de ce récit, il est vrai, Jésus attire tout de même l'attention sur elle, mais il le fait de sa propre initiative, tandis que la femme, au contraire, s'efforce autant que possible de rester inaperçue.

Il semblerait qu'un tel désir d'obtenir ce que l'on souhaite comme en secret, sans rien demander à Celui dont on attend de l'aide, devrait plutôt témoigner contre cette personne. Mais en y regardant de plus près, tout n'est pas si simple: la femme qui souffrait d'un flux de sang était considérée comme impure, et en touchant qui que ce soit, elle souillait inévitablement celui qu'elle touchait. On comprend parfaitement comment aurait réagi une personne ainsi souillée. Le risque était grand et ne se justifiait que par le fait que la femme espérait un miracle, une guérison. En cas de guérison, il n'aurait plus été question de souillure: la maladie avait reculé, le flux de sang n'existait plus, et donc il n'y avait plus rien qui souille. Il ne resterait à la femme guérie qu'à accomplir le rite de purification et à offrir le sacrifice prescrit. Mais si la guérison ne s'était pas produite, on aurait pu accuser la femme d'un délit assez grave.

Malgré cela, elle décida d'agir sans demander la permission. Elle comprenait manifestement très bien que sa demande aurait placé Celui à qui elle s'adressait dans une situation ambiguë: il n'aurait très probablement pas voulu lui refuser, mais, en acceptant, il risquait de se souiller si la guérison ne se produisait pas, ce qui lui aurait été au minimum désagréable. Et il aurait tout de même pu, comme la femme le pensait vraisemblablement, tout simplement refuser, ne voulant pas de problèmes supplémentaires. Elle se décide donc à agir à ses risques et périls, en faisant entièrement confiance à Celui auprès de qui elle cherchait la guérison, tout en désirant réduire au minimum les problèmes possibles pour lui. Manifestement, elle fait pleinement confiance à cet inconnu, elle croit en sa puissance. Et elle reçoit sa récompense, étant guérie de la maladie dont elle souffrait depuis de longues années.

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